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Elles sont 12 millions de filles mariées chaque année dans le monde avant l’âge de 18 ans. Si nous n’agissons pas maintenant, plus de 150 millions seront mariées d’ici à 2030 : c’est le message de la nouvelle étude publiée par l’ONG Plan International. Pour lutter contre cette pratique, Plan International agit sur le terrain et porte la voix des filles.

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Le nombre de mariages d’enfants reste dramatiquement élevé

C’est une ambition mondiale. Celle de mettre fin aux mariages d’enfants à l’horizon 2030. Les mariages d’enfants, précoces et forcés, affectent la vie de millions de filles en Asie et nuisent à leur bien-être et à leur santé, tout en les exposant à la violence, et les privent de leurs droits fondamentaux.

Si rien n’est fait, 150 millions de filles auront été mariées avant 18 ans à cette date. C’est le chiffre marquant qui ressort d’une étude réalisée par notre ONG sur les mariages précoces en Asie du Sud et du Sud-Est, avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

Âge moyen, région, causes profondes, grossesses précoces, législation relative aux mariages, mortalité infantile, solutions, recommandations, implication des jeunes… notre rapport analyse les différents aspects de cette pratique traditionnelle néfaste. Plan International mène des actions et soutient des initiatives sur le terrain pour lutter contre les mariages d’enfants.

Ainsi plus de 700 millions de femmes actuellement en vie ont été mariées enfants. Dans les régions d’Asie du Sud et du Sud-Est, le nombre de mariages d’enfants reste dramatiquement élevé, 37 % des femmes âgées de 20 à 24 ans qui ont été mariées avant l’âge de 18 ans.

« Me marier maintenant m’obligerait à m’occuper de mon mari au lieu d’aller à l’école. »

Au Bangladesh par exemple, l’un des pays à la plus forte prévalence de mariages d’enfants, 18 % des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans et 52 % avant l’âge de 18 ans. Au Cambodge, 19 % des filles sont mariées ou en union au même âge.

A 15 ans, Roxana a échappé de peu à un mariage forcé, elle raconte : « C’était horrible quand j’ai découvert que mes parents avaient arrangé mon mariage. Je leur ai dit que je ne voulais pas me marier maintenant mais personne ne faisait attention à ce que je pensais. Me marier maintenant m’obligerait à m’occuper de mon mari au lieu d’aller à l’école. » 

Autre conséquence souvent directe : les grossesses chez les adolescentes sont également en hausse en Asie. Près de la moitié d’entre elles (43 %) sont non désirées – certaines survenant au sein du mariage. Ces grossesses précoces entraînent également un grand nombre d’avortements dans la région, souvent pratiqués dans des conditions dangereuses.

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Les mariages d’enfants nuisent au développement économique et social de nations entières

« Les mariages d’enfants constituent des pratiques nuisibles au développement économique et social des nations dans leur ensemble. Avec ce rapport, nous appelons à accélérer les investissements et les efforts pour faire des mariages d’enfants un fléau du passé », explique Bhagyashri Dengle, directeur régional de l’ONG Plan International en Asie. 

« Il s’agit d’un moment crucial, nous devons tirer parti des progrès réalisés et accroître nos efforts pour faire en sorte qu’aucune fille ne soit laissée-pour-compte ». 
Dans beaucoup de pays, les normes sociales et les visions stéréotypées du rôle des femmes contribuent encore aux mariages d’enfants. Les conditions économiques difficiles qui conduisent également les familles à marier leurs filles persistent. 

Nous devons accélérer nos efforts pour mettre fin aux mariages d’enfants

Cette pratique est une double peine pour les filles : elle porte gravement atteinte à leur santé et les expose notamment à la violence et aux grossesses non désirées, mais elle limite aussi leurs opportunités en matière d’éducation et d’emploi. Au-delà, les mariages d’enfants nuisent au développement économique et social de nations entières.

« Nous devons accélérer nos efforts pour mettre fin aux mariages d’enfants et nous attaquer aux causes des grossesses précoces », déclare Bjorn Andersson, directeur régional du FNUAP pour l’Asie et le Pacifique. « Nous pouvons parvenir à mettre fin aux violences fondées sur le genre et aux pratiques néfastes, telles que les mariages d’enfants, en renforçant les mesures de protection et d’autonomisation des jeunes filles et en travaillant avec la société entière pour lutter contre les causes profondes : l’inégalité de genre, la vulnérabilité et la pauvreté. »

Pour y arriver, Plan International met en place des activités de plaidoyer dirigées par les jeunes et soutient les jeunes activistes, à l’image de Shalini. A 17 ans, cette jeune Indienne a refusé le mariage imposé par ses parents. « Je m’engage contre les mariages précoces car c’est un frein majeur à la scoalrisation des filles. Pourtant une fille instruite peut être indépendante. Elle peut prendre ses propres décisions et faire les choses pour elle-même. »

Une éducation complète à la santé et à la sexualité, l’engagement des hommes et des garçons, ainsi que l’autonomisation des filles constituent autant d’avancées qui permettent de garantir que les choix des filles sont respectés, écoutés et valorisés. La volonté politique et la bonne application de la loi sont également essentielles à la prévention des mariages d’enfants et aux soutien des jeunes dans leur liberté de choisir – une fois adultes – s’ils veulent se marier, quand et avec qui. 

Lire notre communiqué de presse

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