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Que faisons-nous pour l’éducation des enfants ?

Aujourd’hui, l’éducation reste encore un droit inaccessible pour des millions d’enfants dans le monde ! Grâce au parrainage, Plan International agit pour l’éducation des enfants.

263 millions d’enfants, d’adolescent·e·s et de jeunes à travers le monde ne sont pas scolarisé·e·s (en 2018), notamment en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Les freins à l’éducation sont nombreux :

  • pauvreté,
  • mariages forcés et grossesses précoces,
  • violences et insécurité dans les établissements scolaires,
  • travail des enfants,
  • éloignement des établissements scolaires,
  • handicap,
  • barrières linguistiques et culturelles…

Face à cette réalité, Plan International a fait de l’éducation des enfants l’une de ses priorités !

Nos actions en faveur de l’éducation des enfants

L’éducation est un des leviers les plus puissants pour sortir les enfants et leur communauté de la pauvreté ! C’est pourquoi nous accompagnons les enfants vulnérables sur le chemin de l’école :

  • Sensibiliser les autorités locales et religieuses, les communautés et les parents sur l’importance de l’éducation de leurs enfants ;
  • Attribuer des bourses scolaires aux enfants grâce à un financement communautaire ;
  • Mettre en œuvre des groupes d’épargne dans les communautés pour que les parents aient un revenu suffisant pour payer les frais de scolarité ;
  • Construire des écoles sécurisées dans les zones isolées ;
  • Former des enseignant·e·s, des directeurs et directrices et des représentant·e·s du personnel éducatif pour améliorer la qualité de l’apprentissage ;
  • Distribuer des kits scolaires contenant des cartables, des cahiers, des crayons, des uniformes et des outils pour la géométrie et les mathématiques ;
  • Équiper les écoles en eau potable ainsi qu’en puits et sanitaires ;
  • Mettre en place des structures inclusives pour les élèves en situation de handicap.

Permettre à un enfant d’aller à l’école grâce au parrainage

En parrainant un enfant, nos généreux donateurs et généreuses donatrices luttent contre les inégalités et les freins à l’éducation de façon durable. Elles et ils prennent part à l’amélioration des conditions de vie de leur filleul·e ainsi que celle de toute sa communauté ! Rejoignez nos 33 000 marraines et parrains en France et aidez un enfant à se libérer de la pauvreté grâce à l’éducation.

Nos actions pour l’éducation face à la pandémie de COVID-19

En cette année 2020, la pandémie de COVID-19 a frappé les pays du monde entier, empêchant plus de 1,54 milliard d’enfants d’aller à l’école et privant 1/3 d’entre eux de toute forme d’éducation.

Face à cette épreuve, les équipes de Plan International se sont mobilisées pour permettre à chaque enfant de poursuivre sa scolarité.

En plus d’apporter aux enfants les informations et le matériel nécessaires pour lutter contre la propagation du virus, Plan International a distribué des milliers de manuels scolaires, en Indonésie par exemple, pour les familles qui n’avaient pas accès à la radio ou à internet. Dans d’autres communautés, des radios solaires ont été offertes, pour permettre aux enfants de suivre leurs cours à la maison en toute autonomie. C’était le cas au Sierra Leone, où plus de 25 000 radios ont été distribuées.

Enfin, la fermeture des écoles ne signifie pas seulement une baisse du niveau scolaire mais aussi une hausse des discriminations, et notamment des violences sexistes, des mariages d’enfants et des grossesses précoces. Ces phénomènes, en retour, empêchent de nombreuses jeunes filles de retourner à l’école par la suite. L’ONG Plan International s’est donc mobilisée pour lutter contre ces phénomènes. 

En Ouganda par exemple, une ligne d’assistance téléphonique gratuite a été mise en place pour soutenir les filles et jeunes femmes obligées de rester chez elles, ainsi que les personnes touchées par le virus. Entre mars et juin 2020, le centre a traité plus de 8 488 appels de jeunes à la recherche d’informations et de soutien. 

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Notre combat en Tanzanie pour sortir les enfants des mines d’or

Malgré la législation en vigueur, les droits des enfants sont quotidiennement bafoués en Tanzanie. Ils sont des milliers à travailler dans de petites mines d’or non règlementées, subissant violences et maltraitances. Un fléau que combat activement Plan International.

Au nord-ouest de la Tanzanie, la région de Geita vit au rythme de l’activité minière, l’exportation d’or constituant l’une des principales ressources économiques du pays. Malheureusement, la pauvreté qui touche les familles et le nombre élevé de sites miniers incitent de nombreux enfants à y travailler. Déscolarisés et victimes de violences physiques et morales, ils sont privés de leur liberté et d’une scolarité normale pour pouvoir choisir leur avenir.

Alors que la Tanzanie connait l’un des plus fort taux de travail infantile en Afrique – plus de 70% des enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent – la région de Geita est particulièrement touchée par ce fléau. 

Des conséquences gravissimes pour les enfants

Utilisés pour creuser des galeries dans des puits profonds et instables, les enfants travaillent sous terre jusqu’à 24 heures d’affilée et transportent des charges de minerai plus lourdes qu’eux. Ils souffrent de problèmes respiratoires et de douleurs musculaires et osseuses. Ils peuvent aussi se blesser à tout moment, en maniant des outils inadaptés à leur âge.

Les enfants travaillant dans les mines sont surexposés à des risques d’éboulements, mais aussi à des risques sanitaires graves.

En effet, le mercure est manipulé chaque jour par ces enfants pour extraire l’or du minerai. Ce produit extrêmement toxique et utilisé quotidiennement sans protection engendre des troubles neurologiques qui se manifestent par des tremblements, des problèmes de coordination et de vision, des maux de tête, des pertes de mémoire… Et les professionnels de santé locaux n’ont ni la formation ni les équipements nécessaires au diagnostic et à la prise en charge de ce type d’intoxication.

1 fille sur 3 et 1 garçon sur 7 subissent des violences sexuelles dans le cadre de leur travail

Ces enfants, et en particulier les filles, sont aussi régulièrement confrontés aux violences des adultes. Beaucoup de celles qui se voient confier la vente de nourriture sur les sites miniers sont victimes d’exploitation sexuelle. D’autres se voient forcées à se prostituer pour subvenir aux besoins de leur famille. Les conséquences psychologiques et physiques sont graves : grossesses précoces dangereuses, maladies sexuellement transmissibles comme le VIH/Sida, dépressions,…

Enfin, le travail dans les mines tend à renforcer les problèmes de déscolarisation. Un engrenage sans fin, puisque les jeunes qui ne peuvent accéder à l’école secondaire ou à une formation professionnelle devront chercher un emploi… dans les mines.

Notre programme pour sortir les enfants des mines d’or de Geita

Carte d'intervention en Tanzanie

Avec l’appui de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement (AFD), nos équipes interviennent dans 91 villages des districts de Geita, Nyang’hwale et Chato au nord-ouest du pays, afin de sortir les enfants des mines et les réinsérer dans le système éducatif.

Pour éliminer radicalement le travail des enfants, nous devons d’abord réduire la pauvreté des familles pour qu’elle n’aient plus à envoyer leurs enfants travailler. En créant des systèmes villageois d’épargne et de crédit, les familles ont la possibilité de faire face aux frais de scolarité et investir dans une activité économique viable pour dégager des bénéfices.

À travers un vaste programme de sensibilisation et de formation, il s’agit aussi d’informer les communautés et les employeurs des droits des enfants et des conséquences du travail dans les mines sur leur santé.

Les enfants aussi sont impliqués afin de connaitre leurs droits et mieux les défendre. Ils deviennent alors de véritables ambassadeurs auprès des autres enfants de leur communauté.

Ainsi, la mobilisation de Plan International et l’aide financière fournie ont déjà permis :

  • à 5 000 adultes de recevoir un accompagnement dans la création d’activités génératrices de revenus, pour réduire la pauvreté des familles qui incite à faire travailler leurs enfants,
  • à 20 000 enfants de sortir des mines d’or et d’être scolarisés,
  • de fournir livres, fournitures scolaires et uniformes à 4 000 enfants des communautés les plus pauvres,
  • de former des travailleurs para sociaux pour fournir une assistance psychologique aux enfants victimes de violences,
  • de créer 65 écoles maternelles,
  • de former des enseignant.e.s bénévoles.

En savoir plus sur notre programme de lutte contre le travail des enfants dans les mines en Tanzanie.

 

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Le parrainage, c’est une opportunité unique pour moi

Sanmya est une jeune fille parrainée de 13 ans, elle vit dans le nord-est du Brésil. Le projet de Plan International soutenu par son parrain et sa marraine a permis de réhabiliter l’école de sa communauté et de sensibiliser les filles à leurs droits. Une avancée majeure car à l’âge de Sanmya beaucoup de filles sont déjà mariées.

Une école en ruines rénovée pour les enfants

Quand on demande à Sanmya de décrire sa petite communauté quilombo établie dans la campagne du nord-est du Brésil, la jeune fille parrainée évoque d’abord tout ce qu’il y manque. Les routes étroites et sinueuses rendent l’accès difficile.

Les quelques maisons de briques se partagent le petit espace du village avec les huttes de terre et les bottes de paille. Ici, les rues sont en terre et la plupart des maisons n’ont aucune installation sanitaire.

L’école locale où est scolarisée Sanmya s’arrête au collège. Celles et ceux qui veulent continuer leurs études doivent donc prendre le bus pour faire chaque jour le long trajet jusqu’en ville. Chaque année, de nombreux et nombreuses élèves doivent ainsi abandonner le lycée. 

Il y a quelques années cependant, l’accès à l’éducation était encore plus difficile et l’école menaçait de tomber en ruines. Quand Plan International s’est rendue pour la première fois dans cette communauté, nous avons rapidement mis en place un projet pour réhabiliter l’école. Nous avons reconstruit les classes, équipé une salle avec des ordinateurs et installé un terrain de jeu pour les enfants.

« Ce nouvel espace est une bonne chose ; avant les enfants couraient sur la route ou jouaient dans les bois, c’était trop dangereux. Il pouvait y avoir une voiture ou des animaux sauvages. Sur ce terrain de jeu tout le monde est en sécurité », explique Sanmya.

Sensibiliser les filles à leurs droits, grâce au sport

La jeune fille a rejoint le club de football féminin développé par Plan International. A travers le sport, elle est sensibilisée aux questions de genre comme les différences de traitement entre hommes et femmes sur le marché du travail et à l’importance de l’égalité.

« Ce projet nous parle des droits des femmes et des violences sexistes en même temps qu’il nous apprend à jouer au ballon. Les filles comme les garçons peuvent jouer au football, c’est un bel exemple d’égalité. » Sanmya ajoute : « En plus de m’apprendre beaucoup de choses, faire du sport me permet de rester en forme, je ne faisais pas vraiment d’exercice avant. »

Le parrainage : un moyen de changer la vie d’un enfant et d’une communauté

Pour la jeune fille, la présence de Plan International dans sa communauté a fait une vraie différence. « Les activités que nous offre Plan International en dehors de l’école sont très importantes, elles nous aident à grandir. Depuis que Plan International est présente dans notre communauté, les adultes écoutent davantage les enfants, ils comprennent que nous aussi nous avons besoin que notre voix soit entendue et respectée. »

En effet, la prise en compte de la voix des enfants est au cœur de nos projets avec les communautés. Nous incitons les adultes à respecter davantage l’individualité des enfants aux différentes étapes de leur vie pour qu’ils puissent grandir dans de bonnes conditions et en se sentant respecté·e·s. 

« Le travail de Plan International a eu une grande influence sur la vie chez moi et dans ma communauté, par exemple en échangeant avec mes parents et en rénovant notre école. Je me sens soutenue dans tout ce que je fais et on m’encourage toujours à participer à plus d’activités qui m’aideront pour l’avenir », raconte Sanmya. 

Les actions de notre ONG ne sont possibles que grâce au soutien de nos marraines et parrains

Les actions de Plan International dans des communautés comme celles de Sanmya sont possibles grâce au soutien de nos marraines et parrains dont les dons financent nos projets. Sanmya raconte que le couple qui la parraine vit en Autriche, elle a reçu des lettres et elle a toujours été soutenue. 

« Grâce au projet qu’ils soutiennent, je suis plus consciente de mes droits en tant que fille et de comment je devrais me comporter. C’est une opportunité unique pour moi, je sais que beaucoup de filles de mon âge sont déjà mariées ou sont tombées enceintes. »

« Aujourd’hui, je suis moteur des projets auxquels je participe. Je transmets tout ce que j’apprends pour que ces informations puissent atteindre plus de personnes dans ma communauté. J’espère changer leur vie comme Plan International a changé la mienne. »  

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L’éducation permet de redonner le sourire aux enfants en cas de catastrophe

Après le tremblement de terre de septembre 2018 en Indonésie, Nona a rejoint l’équipe d’urgence de Plan International à Sulawesi central.

Elle s’occupe de maintenir l’éducation des enfants en contexte de crise. Découvrez son travail avec ses difficultés et ses petits moments de bonheur.

S’adapter rapidement est essentiel en situation d’urgence

J’ai d’abord rejoint l’équipe Éducation en situation d’urgence de Plan International en Indonésie après le tremblement de terre de Lombok. Après, nous sommes intervenus dans la province de Sulawesi central suite à celui de septembre 2018.

Être capable de s’adapter rapidement est essentiel si vous travaillez en situation d’urgence. Nous devons vite et bien étudier la situation, afin que les victimes bénéficient d’une aide appropriée. 

Au cours de nos réunions de groupe, nous nous coordonnons afin de prendre en compte tous les besoins de la communauté touchée, de mettre en place des distributions de produits de première nécessité et des activités efficaces.

Les organisations humanitaires jouent un rôle important pour sauver des vies, dans les zones de catastrophe ou de conflit, en particulier celles des enfants et des jeunes. 

Nous leur apprenons à identifier les risques et à réagir de manière appropriée en situation d’urgence. Nous formons également les communautés pour qu’elles aient la capacité de protéger leurs enfants, de les nourrir et de préserver leur santé.

En favorisant l’éducation, nous aidons les jeunes victimes à revenir à une situation normale – il est très important de restaurer la stabilité de l’enfant et de lui fournir un soutien psychosocial.

Il y a aussi des moments de bonheur 

Mes débuts en situation d’urgence consistaient à distribuer des kits d’hébergement à Lombok. C’était la première fois que je revoyais la ville après le tremblement de terre. Je me souviens encore du sentiment de tristesse qui m’a envahi devant les ruines. J’ai alors réalisé que ce que je faisais pouvait sauver des communautés.

Ce jour-là, l’équipe a aidé un homme dont la maison s’était effondrée. Il avait passé 8 ans à la construire depuis son arrivée sur l’île en tant que travailleur migrant. Après avoir travaillé si dur pendant tant d’années, il s’est retrouvé en hébergement d’urgence. 

Mais il y a eu aussi des moments de bonheur quand nous avons pu aider les gens et leur redonner espoir. Je me souviens d’un vieil homme qui m’a serré la main très fort après que je lui ai donné une lanterne solaire. Il a dit qu’il prierait pour moi. Je me rappelle encore de son immense sourire.

J’aime aussi voir des enfants courir à côté de notre véhicule et se rassembler autour de nous pendant que nous distribuons des kits scolaires (sacs, livres et papeterie). Ils sont tout excités, nous serrent la main et nous remercient. Ils sont vraiment reconnaissants et nous promettent de bien travailler à l’école.

Quand les salles de classes sont effondrées, certains cours ont lieu dehors. Les enfants sont assis sous les arbres mais ils sont heureux d’être à l’école.

Nous travaillons ensemble, avec et pour les enfants

En cas de catastrophe ou de conflit, les enfants et surtout les filles, sont particulièrement vulnérables. Nous nous concentrons sur leur sécurité. 

Ainsi, nous aménageons des espaces d’apprentissage temporaires près desquels nous construisons des toilettes séparées pour les filles. 

Nous distribuons également des fournitures scolaires et mettons en place des Espaces pour enfants où ils peuvent jouer et apprendre en toute sécurité. 

À tous et toutes, nous apprenons les gestes pour se protéger en cas de catastrophe naturelle et les pratiques d’hygiène pour être en bonne santé.

Nous assurons aussi des cours d’éducation sexuelle aux plus âgé·e·s.

Pour assurer un impact à long terme, nous ne travaillons pas seuls. Nous impliquons des jeunes, des bénévoles locaux et des membres de la communauté dans la planification, l’exécution et l’évaluation de nos projets. 

En se soutenant mutuellement et en se coordonnant, les travailleuses et les travailleurs humanitaires comme moi sont en mesure d’aider efficacement les enfants et leurs familles.

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Après le cyclone Idai, aider les filles à retourner à l’école

En mars dernier, l’un des cyclones les plus meurtriers d’Afrique australe a frappé le Mozambique puis le Malawi et le Zimbabwe. Plus de 1 000 personnes sont mortes et 1,6 millions d’enfants ont été touché·e·s. Les dégâts matériels sont colossaux, des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans abri, de nombreuses écoles ont été détruites mettant l’éducation des enfants fortement en péril.

Nous sommes allés à la rencontre des filles survivantes touchées par le cyclone à Chipinge et Chimanimani au Zimbabwe qui cherchent désespérément à retourner à l’école. Découvrez leurs témoignages.

Chenge, 16 ans « Lorsque le cyclone a frappé, notre maison s’est effondrée »

Chenge a vu sa maison, où elle vivait avec sa grand-mère, être détruite par les inondations. « Lorsque le cyclone a frappé, notre maison s’est effondrée », raconte-t-elle. « Les inondations nous ont obligées à passer toute la nuit debout sur des poteaux en bois. Ma grand-mère a été touchée par des chutes de briques alors qu’elle tentait de récupérer des affaires. Nous étions totalement effrayées. », nous raconte-t-elle.

« Avant le cyclone, j’allais régulièrement à l’’école. Les inondations ont détruit tous mes livres et j’ai perdu mon uniforme scolaire. J’ai arrêté de suivre les cours parce que je n’avais pas de vêtements, ni d’argent pour payer les frais de scolarité. »

Après le cyclone, la grand-mère de Chenge n’a pas pu reprendre son travail à cause de ses blessures. Pour aider sa grand-mère, Chenge a dû prendre un emploi de femme de ménage. 

« Je suis allée travailler pour pouvoir gagner de l’argent et aider ma grand-mère à reconstruire notre maison », explique-t-elle. « J’ai travaillé pendant un mois et j’ai acheté des livres afin de retourner à l’école. »

Sylvia, 14 ans « Nous ne pouvions pas aller à l’école car il était impossible de traverser les ponts »

Sylvia s’est échappée de sa maison qui s’est écroulée pendant le cyclone. « Notre champ a été complètement dévasté. Les murs de la maison sont tombés sur le maïs que nous gardions dans la maison, nous nous sommes retrouvés sans nourriture ni vêtements », raconte-t-elle.

« Nous ne pouvions pas aller à l’école car c’était impossible de traverser les ponts qui étaient totalement submergés. Et, ma mère m’a dit qu’elle ne pouvait plus payer mes frais de scolarité », explique-t-elle.

Aujourd’hui, Sylvia est de retour à l’école, mais elle n’est pas sûre que sa famille puisse payer  pour son prochain trimestre.

« J’ai besoin d’argent pour payer mes frais de scolarité et acheter des livres. À la maison, nous avons dû mal à nous nourrir, nous passons parfois toute la journée sans manger. Avant le cyclone, ma mère élevait des poules. Aujourd’hui, elle doit tout recommencer à zéro. J’aimerais pouvoir obtenir de l’aide et rester à l’école. »

Maria, 18 ans « Si je ne retourne pas à l’école, je continuerai de souffrir »

Lorsque le cyclone Idai a frappé, la mère de Maria emmenait sa petite sœur malade à l’hôpital. Maria était seule à la maison pour s’occuper de ses autres frères et sœurs. Les inondations ayant bloqué toutes les routes autour de leur maison, Maria est restée seule avec ses frères et sœurs pendant plusieurs jours avant que sa mère et son père ne puissent revenir.

« Je ne pouvais pas aller à l’école pendant l’absence de ma mère parce que je ne pouvais pas laisser mes frères et sœurs. Alors j’ai attendu jusqu’à ce que le niveau de l’eau de la rivière baisse et que ma mère puisse traverser. »

Après le passage du cyclone, Maria n’est pas allée à l’école pendant près de deux mois. « Je faisais des petits travaux afin de gagner de l’argent pour acheter de la nourriture et d’autres choses pour nous aider. J’étais bouleversée parce que je savais que ma place était à l’école avec les autres enfants. »

Même si Maria est maintenant de retour à l’école, elle ne peut pas s’y rendre tous les jours : « J’ai recommencé à aller à l’école, mais parfois je n’y vais pas parce que nous n’avons pas assez de nourriture et que je dois aider ma mère à s’en procurer », confie-t-elle.

Maria connait l’importance d’aller à l’école, mais en ce moment, il y a trop d’obstacles qui se dressent sur son chemin. « Ce qui a changé, c’est que les frais de scolarité sont vraiment devenus un problème. Pour l’instant, je n’ai pas assez de livres. Ma mère n’a même pas de quoi m’acheter des serviettes hygiéniques, alors j’utilise des chiffons à la place. »

« Si je ne retourne pas à l’école, je continuerai de souffrir car je ne pourrai pas trouver d’emploi », s’inquiète Maria. 

Patience, 13 ans « Je crains d’être obligée d’aller travailler »

Patience vit avec ses grands-parents. Elle a dû quitter sa maison et se réfugier dans une école voisine lorsque le cyclone a frappé. « Au moment où nous avons quitté notre maison, il pleuvait à torrents. Nous sommes allés nous réfugier dans une école voisine et pour dormir. Quand nous sommes retournés chez nous le matin, nous avons trouvé notre maison détruite par les pluies », nous raconte Patience.

La jeune fille de 13 ans n’a pas pu retourner à l’école après le cyclone. « Nous dormions dans une pièce où nous stockions notre nourriture, nos vêtements et nos livres. Toutes nos affaires d’école ont été ensevelies sous les décombres de notre maison. Mon grand-père ne gagne pas assez d’argent pour payer à la fois la nourriture et nos frais de scolarité. »

Bien que Patience n’ait aucun moyen de payer les frais, elle est récemment retournée à l’école. « Quand j’ai dit à mes grands-parents que je ne pouvais plus rester à la maison, ma grand-mère m’a autorisé à retourner à l’école. Mais quand je serai renvoyée de l’école parce que je ne peux pas payer mes frais, je serai alors obligée de rester à la maison. »

Le grand-père de Patience pense que sa petite-fille devrait commencer à travailler pour contribuer au revenu familial. « Je crains d’être obligée de travailler. En travaillant chez d’autres personnes,j’ai peur d’être maltraitée  et qu’on abuse de moi. »

Ramener les filles à l’école pour de bon

En temps de crise, les filles ont toujours 2,5 fois plus de risques d’être déscolarisées que les garçons. Pourtant, l’éducation est le meilleur moyen pour elles de s’en sortir. Sans école, elles sont privées de toute opportunité de se construire un avenir. 

L’école offre un espace sûr pour apprendre et pour recevoir un soutien psychosocial indispensable après une catastrophe comme le cyclone Idai. L’école permet aussi aux filles de connaître leurs droits et donc de réduire les risques de travail forcé, de mariages d’enfants et de violences sexistes et sexuelles.

Grâce à votre soutien et à vos dons suite au cyclone Idai, nous avons pu contribuer à la mise en place de programmes d’éducation en situation d’urgence au Zimbabwe. Vous nous avez permis de réparer les bâtiments scolaires endommagés et de fournir du matériel d’enseignement et d’apprentissage aux enfants.

Nous avons également pu leur fournir des kits de dignité, des kits de rentrée scolaire, des uniformes et dans certains cas, nous avons pu payer leurs frais de scolarité. 

Nous remercions chacune et chacun d’entre vous qui nous permettez de faire face à l’ampleur des crises humanitaires. Grâce à votre fidélité et votre générosité, nous continuerons à nous mobiliser pour qu’aucun enfant ne soit privé de son droit à l’éducation, même en temps de crise.   

* exemple d’équivalence de dons basée sur le coût des opérations sur le terrain
Afin de répondre efficacement aux crises humanitaires et catastrophes naturelles, votre don sera affecté à la situation la plus urgente, selon les besoins recensés par nos équipes sur le terrain. 

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Venezuela : nous avons tout risqué pour trouver un avenir meilleur

Emma, Mathías, Romaly et Josué font partie des 4,3 millions de personnes qui ont quitté le Venezuela pour échapper aux violences, aux graves pénuries ainsi qu’à l’instabilité politique et économique. Ils et elles affrontent la deuxième pire crise migratoire après celle de la Syrie, découvrez leurs histoires.

Emma*

Entre février et juin 2019, les frontières entre la Colombie et le Venezuela ont été fermées à la suite d’une rupture des relations diplomatiques entre ces deux pays. Avec pour conséquences immédiates, l’émergence de passages clandestins, appelés « trochas », contrôlés par des groupes armés qui ne laissent traverser que celles et ceux qui acceptent de payer. Depuis la fermeture de la frontière, les migrant·e·s se retrouvent à la merci de ces guérilleros. 

Emma n’avait que 20 ans lorsqu’elle a pris le risque de passer du Venezuela à la Colombie via un trocha. Elle a fait le voyage avec 30 autres personnes, dont 3 femmes enceintes et 3 enfants de moins de 6 ans.

« Comme on me l’avait recommandé, je m’étais habillée le plus sobrement possible », explique Emma. « Pour ne pas attirer les regards car, sur les trochas, il y a des hommes armés qui peuvent vous obliger à faire tout ce qu’ils veulent. Mais, je ne pouvais pas rester vivre au Venezuela.

Le salaire minimum ne permet pas de se nourrir et d’étudier et il y a beaucoup de pannes d’électricité. Même si fuir en empruntant ces passages clandestins est une expérience horrible où votre vie ne tient qu’à un fil ».

Mathías

mathias refugié venezuela 

En quittant le Venezuela, Mathías, 25 ans, n’avait qu’un seul rêve : aller directement au Chili, le pays natal de sa mère, pour revendiquer sa nationalité et commencer une nouvelle vie. Mais, ses priorités ont changé lorsqu’il a rencontré des enfants non accompagnés pendant son périple.

« Je n’avais jamais dormi dans la rue avant. J’ai eu très peur la première fois. Et puis, j’ai pensé à ces enfants, à tout ce qui pouvait leur arriver et j’ai compris que je devais faire quelque chose », se souvient Mathias.

Au cours de son trajet, Mathías a accompagné plus de 10 adolescents. « J‘ai peur qu’ils aient des problèmes avec les services de migration ou qu’ils fassent de mauvaises rencontres… Alors je vais vers eux et je m’efforce de gagner leur confiance. Après, je les accompagne là où ils veulent aller et je m’assure que tout va bien pour eux jusqu’à ce qu’ils retrouvent leurs familles. Je me considère un peu comme un grand frère », dit-il.

Romaly 

romaly enfant refugiée venezuela

Depuis le début de la crise, au moins 800 000 enfants et adolescents du Venezuela ont été séparés de leurs parents, selon les chiffres de l’ONG vénézuélienne CECOPAD. Comme Romaly, 10 ans, qui a été laissée à la garde de ses oncles pendant plusieurs mois après le départ de ses parents. 

« Souvent, je fermais les yeux et j’imaginais que j’étais avec mes parents », se souvient-elle. « Je comprends que c’est difficile de voyager avec des enfants, mais il faut quand même les emmener avec vous. Ne laissez pas vos enfants seuls, c’est trop difficile pour eux. Ils risquent d’être maltraités par les personnes qui sont censées s’occuper d’eux.  Et puis, ils pourraient ne pas vous aimer autant à votre retour. »

Les parents de Romaly sont finalement revenus au Venezuela mais ont rapidement décidé de repartir pour le Chili où ils espèrent trouver du travail. Cette fois, ils ont emmené leur fille avec eux.

Romaly ne sait pas encore ce qu’elle voudrait faire plus tard : « Peut-être être enseignante, comme eux », dit-elle en désignant les travailleurs psychosociaux de l’espace pour enfants migrants vénézuéliens géré par Plan International dans la ville frontalière péruvienne de Tumbes.

Josué

josue et sa famille refugiés venezuela

Josué et sa famille ont quitté le Venezuela avec comme objectif d’obtenir des papiers pour résider en Équateur. Ils se sont construit des cabanes de fortune à la frontière entre la Colombie et l’Équateur et attendent de recevoir leurs papiers. Josué ne quitte pas des yeux ses enfants, âgés de 6 et 4 ans.

« J’essaie toujours d’être très vigilant. J’ai peur de m’endormir et que quelque chose arrive à mes enfants », dit-il. « Nous avons entendu de nombreuses histoires d’autres Vénézuéliens à propos de crimes ou d’abus sexuels. 

Nous avons rencontré un homme dont les deux filles ont été kidnappées. Sur la route, il a demandé à quelqu’un de les surveiller pendant qu’il allait aux toilettes mais quand il est revenu, elles avaient disparu. Nous l’avons aidé à les chercher et il les a retrouvées.

Leurs kidnappeurs voulaient les emmener à Bogota, probablement pour les vendre, puis les obliger à mendier ou à se prostituer, comme de nombreux autres enfants, filles et garçons. C’est pour cela que je surveille d’aussi près mes enfants. »

Les actions de Plan International pour aider les réfugié·e·s du Venezuela

Ce sont 5 000 personnes par jour, selon les organisations internationales, qui fuient le Venezuala pour s’installer au Brésil, en Colombie, en Équateur et au Pérou. Depuis 2018, Plan International intervient dans ces pays pour améliorer les conditions de vie des Vénézuélien·e·s réfugié·e·s. 

Nous distribuons de la nourriture, des articles d’hygiène et des abris pour couvrir leurs besoins les plus urgents. 

Nous apportons une vigilance particulière aux besoins des enfants et surtout des filles. Nous leurs distribuons des kits d’hygiène contenant des protections hygiéniques et nous les sensibilisons sur les droits sexuels et reproductifs et sur les violences sexistes et sexuelles.

Nous mettons également en place des espaces pour les enfants qui vivent dans des abris temporaires et développons des activités récréatives dans lesquelles s’impliquent les mamans. Nous voulons créer un environnement plus sûr pour que les enfants jouent et socialisent.

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Les filles, premières victimes du changement climatique

Jamais depuis des décennies, le monde n’aura connu autant de catastrophes naturelles aussi dévastatrices. Face à un contexte d’urgence climatique, personne ne voit son existence mise autant en péril que les filles. Les catastrophes liées au réchauffement climatique mettent non seulement la vie des filles en danger mais aussi, lorsqu’elles survivent, leur avenir.

Les conséquences du changement climatique sur les droits des filles

Le réchauffement climatique développe de graves injustices sociales et intergénérationnelles : celles et ceux qui y contribuent le moins sont souvent les plus touché·e·s. Les filles et les jeunes femmes les plus vulnérables sont les plus affectées par les conséquences du changement climatique et n’ont pas accès aux informations et aux ressources nécessaires pour faire face aux crises écologiques.

Découvrez les lourdes conséquences du changement climatique sur les droits des filles :

  • Éducation

En période de crise, les filles sont souvent les premières à devoir abandonner l’école pour aider leur famille à gagner de l’argent, à participer aux tâches ménagères ou à s’occuper de leurs frères et sœurs. Privées d’école, elles sont alors moins informées sur le changement climatique et sur la manière de gérer ses effets. Sans opportunités de se construire un avenir, ce sont des générations entières qui sont sacrifiées.

  • Mariages d’enfants

Lorsque les revenus des familles sont menacés, le mariage des enfants peut être considéré comme un moyen de survivre.

  • Violences

Pendant et après des crises climatiques extrêmes, les filles courent un risque accru de violence et d’exploitation, y compris de sévices sexuels et physiques, et de traite. Ces risques peuvent se démultiplier lors de la collecte de nourriture, d’eau et de bois, ou lors de séjour dans des refuges temporaires.

  • Santé

Certaines maladies peuvent davantage affecter les filles que les garçons si elles souffrent déjà de malnutrition ou d’un manque d’eau, en particulier pendant leurs règles ou si elles sont enceintes ou jeunes mères. 

La perturbation des services de santé due aux catastrophes augmente les grossesses non planifiées et les problèmes de santé sexuelle et reproductive. Un manque d’accès à l’éducation peut également limiter la connaissance des filles sur ces questions et sur leurs droits.

Comment agit Plan International ? 

Nous aidons les filles et les jeunes femmes à prendre conscience de leurs droits et à être des actrices de premier plan dans l’action climatique. Nous aidons les filles à comprendre le changement climatique, ses impacts et comment elles peuvent s’adapter. 

  • Protéger l’éducation des filles 

L’éducation est essentielle pour développer les connaissances, les compétences et les comportements dont les filles ont besoin pour s’adapter au changement climatique. L’éducation aide aussi les filles à se sentir responsables de l’environnement et à s’impliquer sur ces questions dans leur communauté.

Près de 3,5 millions de filles ont bénéficié d’un meilleur accès à l’éducation grâce aux actions de Plan International en 2018. 

  • Soutenir le leadership des filles et des jeunes femmes

Il est urgent que davantage de filles et de femmes prennent la tête des politiques et des décisions sur l’action climatique. Cela garantira que les actions s’attaquent aux impacts spécifiques sur les droits des filles.

Pour que chaque fille et chaque jeune femme puisse être pleinement actrice du monde de demain, nous les impliquons dans les décisions qui les concernent et les encourageons à se faire entendre au sein de leur communauté. 

  • Soutenir l’emploi des femmes 

Dans le monde, près de 80 % des jeunes ni employé.e.s, ni scolarisé.e.s, ni en formation professionnelle, sont des femmes. Pour que les filles et les jeunes femmes puissent jouer un rôle de premier plan dans l’action climatique, elles doivent pouvoir avoir accès à un métier d’avenir.

Nous soutenons l’emploi des femmes sans stéréotype de genre. Plus de 4 000 jeunes femmes ont bénéficié de nos formations professionnelles au Cameroun, en Chine, en Egypte, en Inde et au Togo. 

La vulnérabilité des filles et des jeunes femmes face au changement climatique est de plus en plus reconnue. Mais cela n’est pas suffisant, nous devons également mettre en avant le rôle crucial joué par toutes ces filles et jeunes femmes dans l’action climatique.

En effet, les filles et les jeunes femmes ont toujours été à l’origine de nombreuses réponses et solutions innovantes face aux défis environnementaux à travers le monde. 

Nous demandons aux gouvernements de : 

  • Reconnaître l’impact social du changement climatique et répondre aux risques auxquels sont confrontés les plus vulnérables.
  • Impliquer les filles dans la création, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs stratégies climatiques.
  • Aidez les filles à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour répondre aux impacts de la crise climatique, jouer un rôle de premier plan dans l’action climatique et demander des comptes aux leaders.
  • Protégez les militantes en première ligne afin qu’elles puissent parler en toute confiance et en toute sécurité 
  • Il faut également mettre en avant le soutien que les filles apportent à leurs foyers et à leurs communautés pour s’adapter et répondre au changement climatique mais aussi pour réduire ses impacts. 

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Notre ville, notre planète et notre avenir dépendent de nous !

Sohagi, 19 ans, vit dans un bidonville de Dacca, capitale du Bangladesh. Environ 3 000 personnes habitent dans ce quartier, tout proche d’un lac artificiel pollué. À l’approche de la mousson, l’eau sale monte et envahit tout pendant des semaines. Mais Sohagi est déterminée à faire bouger les choses et milite en faveur de solutions durables pour assurer la survie de sa ville.

lutter contre changement climatique bangladesh

Notre communauté est noyée sous l’eau pendant des semaines 

Sohagi est depuis longtemps impliquée dans plusieurs projets de développement de Plan International. Elle fait notamment partie d’un groupe de jeunes qui milite pour que les autorités améliorent les conditions de vie dans le bidonville.

« Parmi les nombreux défis que nous rencontrons ici, l’un des plus importants est l’eau. La saison de la mousson arrive plus tôt chaque année, elle dure plus longtemps et est de plus en plus imprévisible. Notre communauté est noyée sous l’eau, parfois pendant des semaines », déclare Sohagi.

Un demi-million de personnes migrent chaque année à Dacca

Au Bangladesh, l’élévation du niveau de la mer rend les zones côtières inhabitables. Les pluies fréquentes et abondantes détruisent les récoltes, année après année. Le changement climatique oblige les habitants des zones rurales impactées à migrer vers la capitale. 

Dacca, mégapole de 20 millions d’habitants, enregistre la croissance la plus rapide au monde : sa population augmente d’environ un demi-million de personnes par an !

« Ces malheureux doivent vivre dans des bidonvilles où l’accès à l’éducation, aux soins et à la protection est limité » déclare Jessica Cooke, responsable des politiques sur la résilience et le changement climatique chez Plan International.

« Mais, l’avenir est très préoccupant pour tous les habitants des villes qui dépendent, pour leur nourriture de ceux qui vivent à la campagne. Si les paysans quittent les zones rurales parce que l’agriculture ne leur permet plus de vivre, les habitants des villes finiront eux aussi par en souffrir ».

Les filles sont encore plus impactées par le changement climatique

Plan International se concentre particulièrement sur les conditions de vie et l’avenir des millions de filles dans le monde, victimes du changement climatique. Ce sont elles, les plus durement touchées :

  • Si les filles ont été retirées de l’école pour aider leurs parents à trouver eau et nourriture, elles n’y retournent généralement pas
  • Comme elles ne vont pas à l’école, elles ne bénéficient pas d’une formation qui leur apprend comment réagir en cas de catastrophes
  • Ce sont les filles qui sont les plus touchées en cas de pénurie alimentaire car elles sont les dernières servies
  • Dans de nombreux endroits, l’aggravation de la pauvreté amène les familles à marier leurs filles très tôt. 

Jessica Cooke explique : « Il est important que les filles soient informées et sensibilisées à la dégradation et la destruction de l’écosystème. Car non seulement cela a des conséquences pour elles aujourd’hui, mais cela en aura encore plus dans l’avenir, particulièrement parce qu’elles sont des filles. »

Notre génération doit s’impliquer

Notre défenseuse des droits des jeunes, Sohagi, et ses ami·e·s sont déterminé·e·s à faire changer les choses. 
« Nous, la prochaine génération, faisons partie de la solution. Nous voulons être partenaires des décideurs et décideuses politiques dans la recherche de solutions durables. L’avenir dépend de nous. Mettons-nous au travail – pour nous, pour Dacca, pour la planète ! », s’exclame-t-elle. 

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Au Cambodge, le réchauffement climatique menace et isole les enfants

Les effets du réchauffement climatique se font déjà ressentir sur la vie des enfants dans les régions rurales du Cambodge. L’assèchement des terres a forcé de nombreux agriculteurs et agricultrices à migrer. À la recherche d’un travail, beaucoup ont été contraint·e·s de laisser leurs enfants seuls à la maison.

C’est le cas de Tein, 19 ans, et de son frère Narin, 14 ans qui vivent seul·e·s depuis plus de 10 ans après que leurs parents sont allés chercher du travail en Thaïlande.

Des enfants livrés à eux-mêmes

Tein est la seule fille de son village à aller à l’école, elle nous raconte que contrairement à elle « d’autres filles ont quitté l’école après la 6e année et sont déjà mariées ».

Tein est une jeune fille très débrouillarde pour son âge. Elle se déplace à mobylette pour aller à l’école et vit dans une petite cahute de quelques mètres carrés. Un morceau de tissu usé fait office de séparation entre la cuisine et le couchage de Tein et de son petit frère. Chaque jour, en rentrant de l’école, Tein s’empresse de préparer un repas à base de riz pour Narin.

Cela fait maintenant 10 ans qu’ils vivent seuls. Quand Tein avait 8 ans, ses parents sont partis à la recherche d’un travail au-delà des frontières cambodgiennes, comme beaucoup d’autres parents du village. Leurs conditions de vie en Thaïlande sont si modestes qu’ils ont été obligés de laisser leurs enfants ici. 

Une fois toutes les deux ou trois semaines, la grand-mère de Tein et de Narin passe la nuit avec eux. « Au début, il était difficile de prendre soin de mon frère toute seule, mais je m’y suis habituée maintenant », nous raconte-t-elle.

Leurs parents reviennent à la maison une fois par an, lors du nouvel an khmer. Le reste du temps, la famille reste en contact par téléphone. Parfois, ils envoient à Tein un peu d’argent pour acheter de la nourriture.

« Maman et papa me manquent plus qu’avant. Mais aujourd’hui, je comprends à quel point c’est difficile pour eux d’être des travailleurs immigrés », se confie-t-elle.

La menace de la sécheresse 

La communauté de Tein a toujours lutté contre la pauvreté et la sécheresse, mais les problèmes se sont aggravés au cours des 10 dernières années et de plus en plus de personnes ont été contraintes à chercher du travail en ville ou à l’étranger.

La faute au réchauffement climatique. La saison sèche est de plus en plus longue et chaude, les agriculteurs et agricultrices n’arrivent plus à récolter le riz 2 fois par an comme auparavant. 

« Je dois partir avant 5 heures du matin pour aller chercher de l’eau au puits. Si ce n’est pas le cas, les autres m’en voudront et le puits sera sec pour le reste de la journée », nous explique Tein.

L’éducation des enfants en péril 

Le réchauffement climatique a également aggravé la saison des pluies. Les inondations et les tempêtes imprévisibles ne cessent d’augmenter. Souvent, l’eau entre dans la maison de Tein et de Narin et il arrive que l’eau dégrade leur nourriture et leur provoque des maladies contagieuses. Ils ont tous deux souffert de fièvre et de diarrhée à plusieurs reprises.

Par ailleurs, lors des pires épisodes de pluies, il est difficile pour eux de se rendre à l’école. Il est déjà arrivé que les inondations bloquent la route pendant plus de 2 semaines. De temps en temps, l’école doit fermer lorsque l’eau inonde les salles de classe.

Aujourd’hui, la saison sèche et chaude, durant laquelle les températures avoisinent les 40 degrés, est sur le point de se terminer. « Je suis très inquiète. Les problèmes causés par le réchauffement climatique sont déjà très graves. Que va-t-il se passer dans le futur ? », se demande Tein.

En fin d’après-midi la jeune fille doit terminer ses devoirs. De temps en temps, elle est autorisée à utiliser la table chez ses voisins car leur cabane ne dispose d’aucun meuble. Souvent, elle doit se lever très tôt pour finir ses devoirs, car les tâches ménagères lui prennent beaucoup de temps.

Mais malgré tous les défis auxquels Tein doit faire face au quotidien, c’est l’une des meilleures élèves de sa classe. « La situation de ma famille m’encourage à étudier. Je veux aider mes parents à rentrer chez nous et à s’en sortir. Je veux aussi aider ma communauté. C’est pourquoi je veux étudier et devenir enseignante pour retourner dans mon propre village. »

« Cela me rend triste que tant d’enfants, et en particulier les filles, doivent abandonner l’école. Je serai une bonne enseignante et j’encouragerai les enfants à continuer d’aller à l’école », exprime-t-elle avec détermination.

Les enfants et les jeunes se mobilisent face au réchauffement climatique

Tein est déjà une leadeuse pour de nombreux enfants. Elle dirige un club d’enfants créé par Plan International où enfants et jeunes apprennent leurs droits et peuvent discuter de sujets importants, comme l’adaptation face au réchauffement climatique. 

Le groupe utilise le théâtre de rue pour diffuser plus largement son message. Leurs jeux sur les conséquences de la consommation des drogues et de l’alcool, ainsi que sur l’impact du réchauffement climatique sont très populaires. Le théâtre de rue éducatif est un formidable moyen pour transmettre des informations dans une communauté où beaucoup ne savent pas lire.

La jeune cambodgienne est également membre régulière des réunions du conseil de village où elle présente les inquiétudes des enfants. La dernière fois, elle a parlé au chef de village de la pénurie d’eau qui affecte particulièrement les filles. Pour arranger la situation, la jeune leadeuse a proposé un projet visant à creuser un étang artificiel afin que les familles aient de l’eau même pendant la saison sèche.

La mise en route de ce projet va demander de la détermination, mais Tein pense que la jeune génération peut et doit faire partie de la solution. « Les enfants et les jeunes sont une ressource importante. Nous pouvons les aider à trouver des solutions aux problèmes communs, même aux effets du réchauffement climatique. »

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Tanzanie : Former des jeunes handicapés à un métier

À l’âge de 17 ans, James a subi un grave accident de vélo qui lui a endommagé la moelle épinière. Ne pouvant plus marcher, il s’est retrouvé en fauteuil roulant du jour au lendemain. En une nuit, sa vie a totalement basculé : impossible pour lui de se rendre à l’école, ni de jouer au football ou de faire du vélo.

Mais grâce au soutien de Plan International, James a pu rebondir en bénéficiant d’une formation professionnelle ainsi que d’une bourse pour lancer son projet. Il gère désormais un stand de réparation de téléphones dans un carrefour très passant de son village en Tanzanie. 

Mon accident a anéanti tous mes espoirs

« Je rêvais de devenir médecin après mes études, mais l’accident de bicyclette a endommagé ma moelle épinière et anéanti mes espoirs », explique James. « Il m’a fallu du temps pour accepter mon handicap, car je me suis toujours demandé où j’en serais maintenant si je n’avais pas eu mon accident. »

Après une année de convalescence au centre de santé d’Ifakara dans la région de Morogoro, James a été transféré dans une unité spécialisée en physiothérapie. C’est ici qu’il s’est lié d’amitié avec 5 autres jeunes hommes, eux aussi en convalescence. Ensemble, ils ont décidé de s’associer pour créer une coopérative.

Soutenir les jeunes handicapés en les formant à un métier 

Pour les aider à entreprendre leur projet, Plan International a permis au groupe d’amis de participer à une formation professionnelle de 6 mois. Grâce à cette formation, ils ont pu apprendre à créer une entreprise et acquérir des compétences en électronique.

Ce projet a pour but d’aider les personnes les plus vulnérables comme les personnes en situation de handicap à se former et s’insérer dans la vie professionnelle pour être indépendant financièrement. 

À la fin de leur formation, James et ses amis ont reçu un prêt du gouvernement local et du matériel de la part de Plan International pour les aider à lancer leur entreprise. Grâce à cette formation, ils ont pu créer leur entreprise de réparation de téléphones portables et d’ordinateurs. 

Cette formation a changé ma vie

« Je remercie Dieu pour cette formation en électronique. Cela a changé ma vie, je peux maintenant gagner ma vie et cela m’a redonné espoir dans l’avenir », confie James.

 Avant cette formation, James n’avait plus aucun revenu et dépendait de sa famille. Aujourd’hui, il travaille et est capable de subvenir à ses besoins. Depuis la création de son entreprise, James est reconnu dans son village comme le « fundi », le spécialiste des réparations dans sa communauté.

En tant que technicien en téléphonie mobile, James rencontre de nombreuses personnes, ce qui a permis de renforcer sa confiance en lui et d’accepter sa nouvelle vie avec un handicap.

« Je profite maintenant de la vie comme avant. Cette formation a totalement changé ma vie. Elle est arrivée quand je commençais à perdre espoir. En plus de me donner un emploi, je suis maintenant accepté par ma communauté », exprime-t-il. 

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