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Charity dinner contre l’exploitation des enfants au profit de l’ONG Plan International France

Deux ans après le succès de la soirée caritative Woman for Woman, notre ambassadrice Ophélie Guillermand s’est à nouveau mobilisée avec Les Bains, Augustinus Bader et Juan Arbelaez autour d’un Charity dinner et d’une vente aux enchères d’œuvres d’art au profit de l’ONG Plan International France.  Cet événement a permis de récolter près de 55 000 € au profit de programmes contre l’exploitation des enfants dans le monde, menés par l’ONG Plan International France.

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le célèbre établissement parisien Les Bains a co-organisé le 22 juin 2022 – avec la marque de cosmétiques Augustinus Bader et son co-fondateur et directeur général Charles Rosier, le Groupe Drouot, l’ONG Plan International France, son ambassadrice Ophélie Guillermand et son ambassadeur Juan Arbelaez – un évènement caritatif au profit des programmes de l’ONG contre l’exploitation des enfants dans le monde.

« Enfance sacrifiées, vies brisées : c’est encore la réalité de trop nombreux enfants dans le monde. Le travail forcé, mais aussi les conflits et les guerres comme celle qui se poursuit en Ukraine, bafouent les droits des enfants » rappelle dans son discours d’ouverture de la soirée Jean-Maurice Ripert, président de l’ONG Plan International France.

« Il y a encore 160 millions d’enfants qui sont astreints au travail dans le monde. Des chiffres terrifiants qui ne cessent d’augmenter : 8,4 millions d’enfants supplémentaires depuis 2016. Ce fléau doit s’arrêter, je compte sur votre soutien pour que chaque enfant puisse accéder à l’éducation ! », poursuit notre ambassadrice Ophélie Guillermand.

Grâce aux généreuses donations d’artistes collectées par le galeriste Jérôme Pauchant et gracieusement encadrées par Nielsen Design, une quinzaine d’œuvres d’arts ont été vendues sous le marteau du Maître Alexandre Giquello, président du Groupe Drouot. Pour cette seconde édition, de nombreux partenaires ont apporté leur soutien : Atsushi Taniguchi et Le Jardin du I’llony pour la décoration florale, l’agence de relations publiques Avec et sa fondatrice Alisa Volskaya, la marque de caviar Volzhenka et enfin l’agence de presse Karla Otto.

L’ensemble des fonds récoltés lors de cette soirée seront affectés aux programmes de Plan International France qui luttent contre le travail des enfants dans le monde : plus spécifiquement au programme Child Labour en Tanzanie qui rescolarise, protège et sensibilise les enfants à leurs droits.

L’ONG Plan International France remercie chaleureusement l’ensemble des partenaires qui se sont mobilisés pour faire de cette soirée un succès.

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Crises humanitaires : notre engagement pour la protection des enfants

Plan Info n°67

Votre magazine Plan Info revient sur notre mobilisation pour la protection des enfants touchés par les crises humanitaires. Vous y découvrirez notamment comment l’ONG Plan International France se mobilise pour les enfants en Ukraine.

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La terre est bleue comme une orange : un partenariat de l’ONG Plan International France

Déplacements forcés, déscolarisation, traumatismes psychologiques : les conflits ont un impact dramatique sur les enfants. Le film « La terre est bleue comme une orange », dont l’ONG Plan International France est partenaire, raconte les conséquences des affrontements dans le Donbass sur le quotidien d’une famille.

Donner la parole aux enfants

La réalisatrice ukrainienne Iryna Tsilyk a suivi en 2019 la famille Trofymchuk à Krasnohorivka, ville de 15 000 habitant∙e∙s du Donbass dans l’Est de l’Ukraine. Ce documentaire donne à voir l’histoire de Myroslava qui réalise un film sur la vie dans la région depuis le début des conflits en 2014. Véritable mise en abyme, ce documentaire témoigne du pouvoir thérapeutique de l’art. Il illustre également le quotidien de cette famille qui vit dans une zone affectée par les conflits entre l’Ukraine et la Russie. Un documentaire poignant sur l’impact des combats, sur les enfants en particulier, mais aussi sur la détermination d’une jeune-femme à poursuivre son rêve : devenir réalisatrice.

Plan International France s’associe à ce film qui valorise la parole des enfants victimes collatérales de cette crise. Ce témoignage porte un message de résilience, démontre l’importance de l’éducation et de la formation professionnelle : leviers de l’émancipation des filles et des femmes.

Découvrez en salle dès le 8 juin le film La terre est bleue comme une orange d’Iryna Tsilyk.

Avant-première

L’ONG Plan International France a participé, le 8 juin 2022, à l’avant-première du film organisée au cinéma Le Méliès de Montreuil. Cette projection introduite par un discours de la réalisatrice Iryna Tsilyk, a rappelé au public ému à quel point l’art et le cinéma pouvaient être des échappatoires salvatrices face au conflit. L’équipe de distribution du film Juste Doc ainsi que l’ensemble des autres partenaires du documentaire – Cofrade, France Terre d’Asile, Solidarités International et Vision du monde – étaient également présents.  

« Mon film est une manière de répondre à la question : l’art peut-il changer les choses ? Oui, l’art et le cinéma peuvent être des armes », affirme Iryna Tsilyk en introduction de la soirée. La réalisatrice qui accompagne la famille depuis leur rencontre lors d’un camp de cinéma pour adolescent·e·s ukrainien·ne·s, explique que les Trofymchuk vivent et travaillent aujourd’hui à Vilnius en Lituanie. Le film produit par la famille a même reçu un prix du film des étudiants.

À la question « Pourquoi le titre « La Terre est bleue comme une orange ? » », posée par une spectatrice dans la salle, la cinéaste répond « ce titre surréaliste vient d’un poème de Paul Eluard : il a été choisi pour montrer une situation de vie surréaliste où se côtoient la paix et la guerre ». Dans ce quotidien où le conflit devient la norme, il est fondamental d’accompagner les enfants à surmonter leurs traumatismes et d’assurer la continuité de leur éducation.

Mélangeant documentaire et fiction, ce film en immersion dépeint avec justesse et poésie le quotidien dans le Donbass en 2019, une situation toujours d’actualité en 2022.

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Le sport m’a rendue plus forte et je me sens aujourd’hui l’égale des garçons

Le sport m’a rendue plus forte et je me sens aujourd’hui l’égale des garçons

En Inde, Plan International encourage les filles à pratiquer un sport pour leur permettre de prendre confiance en elles et de s’affirmer dans un des pays les plus dangereux du monde pour les femmes. Comme Puja, de nombreuses jeunes filles ont pu trouver une nouvelle motivation dans le sport et renverser les stéréotypes.

DU SPORT POUR LES FILLES, AU-DELÀ DES CLICHÉS

Puja* a 18 ans, elle vit avec sa mère et ses 5 frères et sœurs dans un bidonville de Delhi, dans le nord de l’Inde. Pétillante et sûre d’elle, Puja est une sportive avec un unique rêve : devenir une grande star du Touch rugby. Ce sport est dérivé du rugby traditionnel, avec pour principale différence que les joueurs doivent toucher leurs adversaires au lieu de les plaquer. 

Dans ce quartier marqué par la pauvreté et la criminalité, le harcèlement est un problème de tous les jours pour les filles. Et elles sont rarement incluses dans les activités sportives. Pour beaucoup, qu’une jeune fille comme Puja pratique un tel sport semble insolite.

Si le Touch rugby est devenu populaire dans le quartier de Puja, c’est qu’il a été promu par Plan International dans le cadre d’un projet pour rendre les villes plus sûres. Filles et garçons jouent ensemble dans des équipes mixtes. En dehors du terrain, elles et ils travaillent et réfléchissent sur les problèmes qui touchent les filles au sein de leur communauté.

Jyoti Kandari, le coordinateur local de Plan International explique : « Renforcer la confiance en elles des filles et leur permettre de faire face aux situations d’insécurité qu’elles rencontrent au quotidien, c’est le cœur de notre approche. Le Touch rugby en fait partie intégrante. 
Au début, les parents, en particulier ceux des filles, ont fortement résisté à l’idée que leurs filles fassent du sport surtout avec des garçons. Malgré cela, notre groupe de jeunes, et les filles elles-mêmes, ont réussi à convaincre les parents. Nous avons maintenant une grande équipe de Touch rugby qui comprend 40% de filles. »

AYEZ CONFIANCE ET CROYEZ EN VOUS

La mère de Puja, Meena, témoigne : « Nos voisins et nos proches étaient très critiques quand Puja a commencé à faire du sport avec des garçons. Ils me font encore régulièrement des remarques, ils me disent que ma fille court en short devant des garçons et que je devrais faire plus attention. On me rappelle toujours que j’aurais du mal à lui trouver un mari car elle est trop sûre d’elle et affirmée.
Ça n’a pas été facile pour moi mais j’ai décidé de soutenir ma fille et de l’accompagner dans l’atteinte de ses objectifs. » 

Et Puja a tout fait pour rendre sa mère fière d’elle. Elle a gagné plusieurs compétitions et a rejoint l’équipe nationale de Touch rugby pour représenter son pays dans les tournois internationaux.

« Maintenant je parle et je me comporte avec les garçons comme leur égale. » 

« Je veux faire une carrière dans le sport », raconte Puja avec détermination. « La dernière chose que je souhaiterais aujourd’hui dans ma vie, ce serait de me marier. 
J’ai été une fille très timide mais maintenant je suis une toute nouvelle personne. Les autres filles de l’équipe ont changé, comme moi. Au début, ça nous semblait curieux de parler aux garçons et encore plus de jouer avec eux. Petit à petit, on s’est habitué et on s’est rendu compte qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur. Rien que pouvoir porter des vêtements de sport, des shorts ou des T-shirts, c’était déjà une chance. Ça nous a vraiment donné confiance en nous. »

« Le sport m’a rendue plus forte. Je n’ai plus peur maintenant. Je parle et je me comporte avec les garçons comme leur égale. Je peux voyager seule et affronter toutes les situations.
‘Ayez confiance et croyez en vous’c’est le seul message que je voudrais donner aux filles qui doutent de leur potentiel. Je sais que ce changement n’est pas facile à atteindre mais il n’a rien d’impossible. »

* Le nom a été modifié par souci d’anonymat

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La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle

La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle

En Tanzanie, l’âge légal minimum pour travailler est fixé à 14 ans, et l’âge moyen pour travailler dans les mines est de 18 ans. Pourtant, plus de 70 % des enfants de 5 à 17 ans travaillent. Plan International intervient auprès des enfants travailleurs pour les sortir de cette situation illégale et les réinsérer à l’école. Découvrez l’histoire de Limi, 11 ans, qui était obligée d’aller travailler dans la mine pour survivre avant d’être aidée par Plan International.

« Je m’appelle Limi. J’ai 11 ans et je vis avec ma maman et mon petit frère Oscar de 2 ans dans la région de Geita. Avant, j’allais travailler à la mine d’or à côté de la maison avec maman. Je travaillais à la mine tous les matins, puis j’allais à l’école l’après-midi. Mais le samedi et le dimanche je travaillais toute la journée à la mine. J’étais très fatiguée quand je finissais ma journée. J’avais souvent mal au dos et parfois même du mal à respirer. Un jour j’ai entendu dire que la mine était dangereuse pour ma santé et celle des autres enfants à cause du mercure que l’on utilise sans être protégés.

Quand je n’étais pas à la mine ou à l’école, je m’occupais de mon petit frère qui tombait souvent malade. Il a même attrapé la malaria un jour. Maman et moi on était très inquiètes. Surtout qu’Oscar restait souvent seul à la maison pendant que nous étions à la mine. Ça me faisait peur de le laisser seul, il pouvait lui arriver quelque chose… mais maman et moi n’avions pas le choix.

J‘étais obligée d’aller à la mine pour aider maman à acheter à manger, à payer l’école, les fournitures scolaires et l’uniforme. Seule, maman n’y arrivait pas, alors je devais l’aider pour elle et pour mon petit frère.

Un jour, Plan International est venu dans notre village pour nous dire que les enfants ne devaient pas aller à la mine parce que c’était trop dangeureux. Ils ont aidé maman à avoir plus d’argent grâce à un groupe d’épargne pour que je ne sois pas obligée d’aller travailler à la mine. Maintenant, je vais à l’école toute la journée ! 

J’ai hâte qu’Oscar grandisse pour qu’il puisse aller à l’école comme moi. C’est vraiment un endroit que j’aime. Je me sens en sécurité là-bas et j’apprends plein de choses ! Grâce à l’école je vais pouvoir réaliser mon rêve : devenir médecin pour pouvoir soigner les gens. Je pourrai gagner plus d’argent et vivre dans une maison plus sûre avec ma famille. La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle. »

En savoir plus sur notre programme de lutte contre le travail des enfants dans les mines d’or en Tanzanie.

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Tort, ancienne enfant parrainée en situation de handicap, défend l’éducation dans son village

Tort, ancienne enfant parrainée en situation de handicap, défend l’éducation dans son village

Tort, 23 ans, est née dans une des campagnes les plus pauvres du Cambodge, avec un seul bras. Parrainée très jeune, elle a pu suivre grâce à Plan International une scolarité brillante malgré son handicap. Aujourd’hui, elle s’investit pour promouvoir l’éducation dans sa communauté et rêve d’enseigner au lycée.

Lorsqu’on lui demande quels sont ses rêves, Tort rit doucement, assise au milieu des fascicules colorés de la bibliothèque où elle travaille. Personne ne lui avait posé cette question jusqu’à présent. Pourtant, la jeune femme a une idée bien précise de ce qu’elle veut faire de son avenir. Convaincue de l’importance de l’éducation, elle souhaite la défendre dans sa communauté et devenir professeure de littérature au lycée.

FAIRE PLUS QUE CE DONT ON LA CROIT CAPABLE

Tort vit dans un village isolé de la province de Siem Reap, au Nord du Cambodge. Ses parents y possèdent trois petites maisons de bois et le champ de riz dont ils vivent. 
Marqué par des années de guerre civile et la dictature des Khmers Rouges, le Cambodge reste un des pays les plus pauvres et les moins développés d’Asie du Sud-Est. Dans les campagnes, l’éducation est rarement une priorité, en particulier pour les filles et les enfants en situation de handicap. La famille de Tort a ainsi été une des seules de son village à envoyer ses 8 enfants à l’école. Et parmi eux, c’est la jeune fille qui a obtenu les meilleurs résultats ! 

Khenny, sa mère, l’a beaucoup soutenue pendant sa scolarité. Elle explique : « Plus jeune, Tort était souvent triste, elle voulait être comme les autres mais maintenant elle est très motivée. Elle veut montrer à tout le monde qu’elle peut faire plus que ce dont on la croit capable. » 

Tort a pu être une des premières à bénéficier du programme de parrainage lancé par Plan International au Cambodge en 2002. Depuis ses 10 ans, elle a échangé avec sa marraine allemande et conserve précieusement ses lettres. « Je lui racontais ce que je faisais dans ma vie de tous les jours, ce que je mangeais ou à quoi ressemblait mon village », se rappelle Tort. Cette relation l’a aidé à garder sa motivation.
Grâce à ce programme, Tort a pu bénéficier d’une éducation de qualité. Plan International a formé des enseignants et financé et équipé les locaux de l’école dans son village. 

RENDRE À MON VILLAGE, APRÈS TOUT CE QUE J’AI REÇU

Avec son handicap, les études sont pour Tort le seul moyen de gagner sa vie sans dépendre de ses parents.

Alors aujourd’hui diplômée de son lycée, elle souhaite à son tour permettre aux jeunes de sa communauté d’avoir accès à une bonne éducation. Elle défend la scolarisation pour tou·te·s auprès des familles qui hésiteraient encore à envoyer leurs enfants à l’école.  
Le diplôme de professeure qui permettra à Tort d’enseigner au lycée demande 4 ans d’études dans la capitale, Phnom Penh. Pour le financer et pour soutenir ses parents, Tort travaille à la bibliothèque de l’école du village où elle fait aussi la lecture aux élèves.

Avec son diplôme, la jeune fille souhaite pouvoir transmettre ses matières préférées : l’anglais et la littérature Khmer, la langue de son pays. En attendant, elle enseigne aussi l’anglais bénévolement dans l’école de son village. Tous les après-midi, elle enfile sa blouse bleue d’enseignante et retrouve ses élèves qui ont entre 7 et 12 ans. 
 
Aujourd’hui, les enfants apprennent les noms des fruits. La grande salle de classe en bois est entièrement remplie. La trentaine d’élèves reprennent en chœur les noms des fruits que leur montre Tort. “Watermelon – right or wrong?”
« L’anglais est une matière si importante, c’est la deuxième langue dans notre pays », explique la jeune professeure. « Avec ces cours, je veux rendre un peu à mon village, après tout ce que j’ai reçu dans ma vie. »

Convaincue du pouvoir de l’éducation et avec son expérience, Tort ne devrait pas tarder à obtenir son diplôme pour enseigner dans son village. L’occasion de confirmer encore une fois ce qui est devenu sa devise : « Moi aussi, j’en suis capable ! ».

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COVID-19 : Plan International intervient pour protéger les plus vulnérables

UNE PANDÉMIE SANS PRÉCÉDENT

Dans le monde, les chiffres sont alarmants : 

  • Plus de 32 millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie.
  • Au moins 980 000 morts depuis l’apparition du virus en décembre en Chine.
  • 3 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau et au savon (source Unicef) : la mise en œuvre de gestes barrières est très loin d’être évidente dans de nombreuses régions du monde.
  • 2 écoles sur 5 dans le monde ne disposaient pas d’installations de base pour le lavage des mains avant l’arrivée de la pandémie COVID-19.
  • 90,2 % des élèves ont été descolarisé.e.s dans le monde en raison des fermetures d’écoles liées au Covid-19 (source Unesco).
  • 1,54 milliard d’enfants et de jeunes, dont près de 743 millions de filles, ont été forcés d’arrêter l’école et pour certains ont des risques majeurs de déscolarisation à moyen et long terme (source Unesco). Parmi les 743 millions de filles, plus de 111 millions vivent dans les pays les moins développés du monde.
  • 463 millions d’enfants n’avaient accès à aucune forme d’enseignement.
  • En Afrique subsaharienne, 89 % des élèves n’ont pas accès aux ordinateurs familiaux et 82 % n’ont pas internet.
  • Plus de 300 millions de jeunes enfants à travers le monde sont privés de cantine en raison de la pandémie de coronavirus, notamment en Afrique où l’école assure souvent l’unique repas de la journée (source ONU).
  • 13 millions de filles pourraient être mariées précocement entre 2020 et 2023 en raison du COVID-19.
  • Suite à l’interruption des programmes de prévention des mutilations génitales féminines pour lutter contre le COVID-19, 2 millions de cas de mutilations génitales féminines supplémentaires risquent d’être recensés.

Notre expérience montre que les filles et les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables en contexte d’urgence, y compris en urgence sanitaire. De plus, la pandémie affectera l’environnement dans lequel les enfants grandissent et se développent. 

Les conséquences pour les enfants, en particulier les filles, seront nombreuses : 

  • Scolarisation perturbée voire suspendue.
  • Accroissement des risques de violence sexuelle.
  • Accroissement des risques pour la santé mentale.
  • Accroissement des risques de mariage précoce et forcé.

En effet, Plan International et l’UNESCO alertent sur les conséquences d’une augmentation des taux d’abandon scolaire qui concerneront de manière disproportionnée les adolescentes, renforceront les disparités de genre dans le domaine de l’éducation et se traduiront par un nombre accru de cas d’exploitation sexuelle, de grossesses précoces et de mariages précoces et forcés.

LA RÉPONSE DE PLAN INTERNATIONAL CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19

Pour répondre au mieux à cette crise sanitaire, l’ONG Plan International s’appuie sur son expérience de réponse aux urgences médicales telles que l’épidémie d’Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest. Cette crise a, par ailleurs, montré que les communautés marginalisées sont les plus sévèrement touchées par les répercussions sanitaires, sociales et économiques d’une pandémie.

« Nous pouvons agir maintenant et empêcher le pire de se produire. » 

Notre objectif est de lutter contre la propagation du Coronavirus et de soutenir les enfants et les communautés les plus vulnérables (en particulier les femmes et les filles) de la meilleure façon possible à travers plusieurs domaines d’intervention.

Santé et hygiène :

  • Distribution de kits d’hygiène.
  • Installation de dispositifs de lavage des mains dans les écoles et les communautés où nous sommes présents.
  • Distribution de produits d’hygiène menstruelle et diffusion d’informations de santé sexuelle aux adolescentes. 
    Fournir un soutien en espèces à au moins 100 000 ménages vulnérables pour faire face à la perte de moyens de subsistance
  • Diffusion à la radio d’informations sur les meilleures pratiques d’hygiène, en collaboration avec les gouvernements et les partenaires locaux. 

Éducation : 

  • Travail avec les enseignant·e·s, les parents et les prestataires de soins pour garantir aux enfants le soutien éducatif et émotionnel dont ils ont besoin pendant cette crise.
  • Mise en place de système d’éducation à distance : en ligne ou à la radio.
  • Distribution de matériel d’apprentissage à domicile. 

Aide aux plus vulnérables : 

  • Soutien plus intense et diffusion des mesures préventives dans les camps de réfugié·e·s où nous travaillons actuellement.
  • Maintien d’un contact, même à distance, avec nos communautés d’intervention pour diffuser des informations et rester à l’écoute des préoccupations des habitant·e·s. 
  • Promotion de programmes de protection sociale tels que des abris sûrs et des services d’assistance téléphonique pour signaler des violences à l’égard des enfants et des femmes.
  • Soutien financier à au moins 100 000 ménages vulnérables pour qu’ils fassent face à la perte de leurs moyens de subsistance.

« La pandémie qui a secoué les systèmes de santé les plus développés au monde peut se frayer un chemin simplement à travers un pays vulnérables comme le Niger. Mais si nous apprenons des expériences de la Chine, de l’Europe et de l’Amérique, et si nous intervenons maintenant, nous pourrons réduire la vitesse de propagation du COVID-19, sauver des vies et compenser les souffrances des filles, des garçons et des communautés les plus vulnérables dans le monde.

Ensemble, nous pouvons informer sur le Coronavirus et les gestes barrières, fournir des kits et des connaissances pour bien se laver les mains. Nous pouvons agir maintenant et empêcher le pire de se produire », explique Mohamed Ibrahima Bah, directeur de Plan International au Niger.

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Grâce à Plan International, j’ai abandonné ma pioche pour un crayon

Grâce à Plan International, j’ai abandonné ma pioche pour un crayon

Daudi, 17 ans, a dû travailler pendant de longues années dans une mine d’or en Tanzanie. Grâce aux actions de l’ONG Plan International pour lutter contre le travail des enfants dans la région de Geita, l’adolescent a pu sortir des mines et retourner à l’école. Découvrez le témoignage de ce garçon dont les rêves se sont réalisés.

« Je m’appelle Daudi et j’ai 17 ans. Je vis avec mon frère et ma mère dans une petite maison du village de Mawemeru (province rurale de Nyarugusu, dans la région de Geita, au nord-ouest de la Tanzanie). Depuis le décès de mon père, nous vivons dans la pauvreté. Mon frère et moi avons dû aller travailler au lieu d’aller à l’école pour compléter le maigre salaire de ma mère, ouvrière dans une petite ferme voisine.

Je travaillais avec mon frère dans une mine d’or désaffectée près de chez moi. Selon les jours, je creusais des tunnels, broyais des pierres ou participais à l’extraction du minerai. Je travaillais vraiment dur, parfois même 23 heures d’affilée, de 6h du matin à 5h du matin le surlendemain. Je sais que ce n’est pas normal…

Un jour, j’ai été témoin de plusieurs accidents graves qui ont touché d’autres enfants que je connaissais. Ça a été l’élément déclencheur : j’ai commencé à avoir peur pour moi mais surtout pour mon frère.

« Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. » 

Auparavant, je ne pensais pas trop aux risques que ce genre de travail pouvait avoir sur ma santé, comme les risques pour la peau, les poumons et les muscles, ou encore d’être ensevelis à cause d’un éboulement. Je portais des charges souvent plus lourdes que moi et ça m’a souvent fait souffrir. Nous avions besoin d’argent pour vivre, pour pouvoir acheter de quoi manger alors on ne bronchait pas. On travaillait de longues heures au fond de cette mine sans protection, sans manger, sans boire.

Avant d’être aidé par Plan International France, je ne savais pas que le travail que je faisais était interdit pour les enfants, je le sais maintenant.

Plan International France menait à ce moment-là des actions de sensibilisation dans mon village et aux alentours, sur nos droits et contre l’exploitation des enfants dans les mines d’or dans la région.

Les équipes de l’ONG m’ont aidé à prendre conscience que c’était mon droit de retourner à l’école et d’avoir un meilleur avenir. Au même moment, l’État a décidé de baisser les frais de scolarité pour les écoles primaires et secondaires. Alors, j’ai sauté le pas ! J’ai abandonné ma pioche pour un crayon ! Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. Je ne regrette pas du tout ! J’adore les sciences, les mathématiques et la géographie.

Depuis tout petit, je veux devenir médecin mais avec ce travail très contraignant, ce rêve s’était peu à peu éloigné. Je pensais rester au fond de la mine toute ma vie ! Mais grâce à l’école, je sens que ce rêve est de nouveau à ma portée. En tout cas, je vais tout faire pour ! »

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Mon travail ? Convaincre les familles de laisser leurs filles suivre une formation professionnelle

Mon travail ? Convaincre les familles de laisser leurs filles suivre une formation professionnelle

Anamika Sharma, coordinatrice du projet Saksham pour Plan International en Inde, partage avec nous les difficultés de son métier sur le terrain auprès des familles issues des bidonvilles de Dehli.

« Trouver des filles intéressées par les formations et par un emploi n’est pas la tâche la plus compliquée : notre bureau Plan International mène de nombreuses actions dans les bidonvilles de Delhi depuis des années, nous connaissons bien les gens qui vivent ici et eux connaissent bien nos actions.

Il est cependant bien plus difficile de convaincre les familles de laisser leur fille suivre une formation professionnelle pour accéder à un emploi.

« Ce sont les parents, les grands frères et même les petits frères qui ont autorité sur la vie de ces jeunes filles. » 

Lorsque nous menons ces actions de sensibilisations auprès des parents de jeunes filles, nous tentons de démontrer l’importance de l’école et du travail, en insistant sur le fait que les filles peuvent rapidement gagner plus que leurs parents, et accroître le niveau de vie de leur famille entière, après parfois seulement quelques mois de formations professionnelle.

Mais les parents, les grands frères et même les petits frères ont autorité sur la vie de ces jeunes filles, nous demandons donc qui prend les décisions au sein de la famille dès notre arrivée, car nous savons que c’est cette personne qu’il va falloir convaincre.

Je parle aussi beaucoup aux mères, car ce sont souvent elles qui souhaitent une vie différente pour leur fille. Elles ont souvent dû elles-mêmes rester chez elles toute leur vie, à effectuer les tâches domestiques et à s’occuper de la famille, et savent que plus ses filles grandissent, plus elles auront de difficultés à trouver un emploi décent. »

Découvrez notre programme Saksham, pour l’insertion professionnelle des jeunes femmes en Inde.

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Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Fin 2013, des mouvements de rébellion éclatent en République Centrafricaine causant la mort de milliers de personnes et la dislocation de centaines de familles. Les enfants, et les filles, enrôlé.e.s dans les groupes armés de gré ou de force, sont les premières victimes. C’est pourquoi l’ONG Plan International aide des centaines d’anciens enfants-soldats à retrouver une vie normale et à s’en sortir. Découvrez le témoignage de Rosalie, 16 ans, maintenant couturière.

JE SUIS DEVENUE ENFANT-SOLDAT À 13 ANS

« J’avais 13 ans, j’étais vendeuse pour ma mère quand la guerre a éclaté dans notre village. Les rebelles ont tué beaucoup de personnes dont mon père.

Quand les groupes d’auto-défense se sont formés, j’ai intégré l’un d’entre eux à Bouca (à 285 km de la capitale Bangui) pour venger la mort de mon père. Mon frère, mes deux sœurs et moi avons intégré successivement deux groupes armés et nous avons combattu jusqu’à Bangui. Dans le groupe, certaines filles et moi étions chargées de préparer de la nourriture et de faire la lessive pour les autres combattants et les chefs.

J’ai passé plusieurs mois dans des groupes successifs avant d’arriver dans la capitale. Heureusement, je n’ai pas subi d’abus de la part des autres combattants, car notre chef était très strict sur ça. Il avait menacé de sanctionner sévèrement les coupables et tout le monde a eu peur.

« Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir. » 

Arrivés à Bangui, nous avons été cantonnés chez notre Général. Mais notre situation devenait très précaire. Il était de plus en plus difficile de trouver de la nourriture.

Nous étions loin de notre village, nous étions de plus en plus livrés à nous même dans la grande ville, sans ressources et loin de nos familles. Alors, j’ai décidé de travailler comme domestique chez une femme qui a promis de m’inscrire à l’école. Cette femme a réussi à négocier avec le chef pour qu’il me libère. Avant de me lâcher, il m’a conseillé d’être sage avec ma nouvelle maman et de profiter de cette occasion.

UN NOUVEAU MÉTIER ET UNE NOUVELLE VIE

J’ai continué à fréquenter mes anciens collègues combattants. Grâce à eux, j’ai eu la chance de découvrir une association qui travaille avec l’ONG Plan International qui cherchait à recenser les anciens enfants soldats pour les aider à retrouver une vie normale. Grâce à cette rencontre, j’ai bénéficié d’une formation en couture, ils se sont beaucoup occupés de moi et de mes amis. Je travaille maintenant dans un atelier comme aide-tailleur.

La couture rapporte beaucoup. J’espère gagner de l’argent pour m’occuper de ma mère au village et de mes frères et sœurs qui sont abandonnés à eux-mêmes ici dans la capitale et qui n’ont pas eu la même chance que moi.

Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir pour devenir des femmes libres et autonomes. Car elles ne vont rien gagner après les combats si ce n’est que de la désolation. Nous pouvons nous occuper de nos parents. Certaines ont perdu leurs pères au cours de cette crise et leurs mères s’occupent d’elles. Elles doivent réussir et gagner leur vie pour aider leurs mères, plutôt que d’être des enfants-soldats. »

Grâce au projet visant à rétablir les services sociaux de base dans le secteur de l’éducation et de la protection des enfants affectés par la guerre en République Centrafricaine, financé par l’Union Européenne, l’ONG Plan International, en partenariat avec une ONG locale, est en train de changer la vie de centaines d’enfants comme Rosalie.

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