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Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Fin 2013, des mouvements de rébellion éclatent en République Centrafricaine causant la mort de milliers de personnes et la dislocation de centaines de familles. Les enfants, et les filles, enrôlé.e.s dans les groupes armés de gré ou de force, sont les premières victimes. C’est pourquoi l’ONG Plan International aide des centaines d’anciens enfants-soldats à retrouver une vie normale et à s’en sortir. Découvrez le témoignage de Rosalie, 16 ans, maintenant couturière.

JE SUIS DEVENUE ENFANT-SOLDAT À 13 ANS

« J’avais 13 ans, j’étais vendeuse pour ma mère quand la guerre a éclaté dans notre village. Les rebelles ont tué beaucoup de personnes dont mon père.

Quand les groupes d’auto-défense se sont formés, j’ai intégré l’un d’entre eux à Bouca (à 285 km de la capitale Bangui) pour venger la mort de mon père. Mon frère, mes deux sœurs et moi avons intégré successivement deux groupes armés et nous avons combattu jusqu’à Bangui. Dans le groupe, certaines filles et moi étions chargées de préparer de la nourriture et de faire la lessive pour les autres combattants et les chefs.

J’ai passé plusieurs mois dans des groupes successifs avant d’arriver dans la capitale. Heureusement, je n’ai pas subi d’abus de la part des autres combattants, car notre chef était très strict sur ça. Il avait menacé de sanctionner sévèrement les coupables et tout le monde a eu peur.

« Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir. » 

Arrivés à Bangui, nous avons été cantonnés chez notre Général. Mais notre situation devenait très précaire. Il était de plus en plus difficile de trouver de la nourriture.

Nous étions loin de notre village, nous étions de plus en plus livrés à nous même dans la grande ville, sans ressources et loin de nos familles. Alors, j’ai décidé de travailler comme domestique chez une femme qui a promis de m’inscrire à l’école. Cette femme a réussi à négocier avec le chef pour qu’il me libère. Avant de me lâcher, il m’a conseillé d’être sage avec ma nouvelle maman et de profiter de cette occasion.

UN NOUVEAU MÉTIER ET UNE NOUVELLE VIE

J’ai continué à fréquenter mes anciens collègues combattants. Grâce à eux, j’ai eu la chance de découvrir une association qui travaille avec l’ONG Plan International qui cherchait à recenser les anciens enfants soldats pour les aider à retrouver une vie normale. Grâce à cette rencontre, j’ai bénéficié d’une formation en couture, ils se sont beaucoup occupés de moi et de mes amis. Je travaille maintenant dans un atelier comme aide-tailleur.

La couture rapporte beaucoup. J’espère gagner de l’argent pour m’occuper de ma mère au village et de mes frères et sœurs qui sont abandonnés à eux-mêmes ici dans la capitale et qui n’ont pas eu la même chance que moi.

Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir pour devenir des femmes libres et autonomes. Car elles ne vont rien gagner après les combats si ce n’est que de la désolation. Nous pouvons nous occuper de nos parents. Certaines ont perdu leurs pères au cours de cette crise et leurs mères s’occupent d’elles. Elles doivent réussir et gagner leur vie pour aider leurs mères, plutôt que d’être des enfants-soldats. »

Grâce au projet visant à rétablir les services sociaux de base dans le secteur de l’éducation et de la protection des enfants affectés par la guerre en République Centrafricaine, financé par l’Union Européenne, l’ONG Plan International, en partenariat avec une ONG locale, est en train de changer la vie de centaines d’enfants comme Rosalie.

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Je veux éradiquer l’excision de mon village !

Je veux éradiquer l’excision de mon village !

Sensibilisée très tôt aux dangers de l’excision grâce à l’ONG Plan International, Amel, à 9 ans, a pu convaincre ses parents de ne pas être excisée. Aujourd’hui, à son jeune âge, elle lutte pour sensibiliser sa communauté et mettre fin à l’excision dans son village d’Egypte. Découvrez son témoignage.

Amel est une petite fille de 9 ans pleine de vie. Elle vit à Tamouh, un village rural de la région de Giza à l’extérieur du Caire. Elle explique que l’excision peut et doit être éradiquée de la société égyptienne.

L’Egypte fait partie des pays qui pratique le plus l’excision à travers le monde, derrière la Guinée et la Somalie, Amel est déterminée à changer les choses.

 « J’ai hâte de voir cette pratique toucher à sa fin ! » confie-t-elle

Fière d’être égyptienne, Amel adore dessiner ses symboles nationaux comme les pyramides, le Sphinx et autres musées et monuments. Comme tous les enfants, elle aime aussi passer du temps avec ses amis. Cependant, Amel fait partie d’une minorité particulière en Egypte : elle a choisi de ne pas être excisée.

« Je ne veux plus que les filles de mon village soient excisées car c’est mauvais pour notre société et notre santé, cela nous blesse ! » s’exclame-t-elle.

Jeune militante pour les droits des filles, Amel déclare impatiemment :

« Je veux participer et mobiliser tous mes amis pour encourager ma communauté à se battre contre l’excision, informer les gens et que le monde entier mette fin à cette pratique ! »

Amel a refusé d’être excisée après qu’une de ses amies soit morte d’une hémorragie suite à son excision. Elle a suivi des sessions d’informations au Centre communautaire de Tamouh organisées par Plan International.

Le but de ce centre est d’informer filles et garçons sur la santé sexuelle et reproductive, l’égalité des sexes et aussi de réduire les mariages précoces et autres pratiques contraire au respect des droits des filles.

Après en avoir appris plus sur l’impact négatif des violences liées au genre, Amel a réussi à convaincre ses parents de la laisser choisir. Malgré tout, elle sait que beaucoup d’autres filles n’ont pas cette chance : « Les sessions d’informations sont très utiles mais en tant que communauté nous devons faire passer le message. Il doit être répété très souvent pour élever le niveau d’information sur cette pratique à travers le monde. »

COMMENT AMEL LUTTE-T-ELLE CONTRE L’EXCISION ?

« Nous essayons d’informer chaque personne et si une de nos amies doit être excisée nous lui conseillons de ne pas le faire. Nous l’informons des effets négatifs et lui demandons d’en informer à son tour ses parents. Ensuite, nous invitons toute la famille à assister aux sessions d’information du centre pour qu’ils en sachent plus sur les dangers de cette pratique pour la santé de leur fille. »

Amel est optimiste de nature et convaincue que cette pratique touchera à sa fin !

« Les effets négatifs de cette pratique vont être de plus en plus connus à travers le monde jusqu’à ce que cette dangereuse coutume soit éradiquée. »

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Michael, super facteur pour Plan International au Kenya

Michael, super facteur pour Plan International au Kenya

Le parrainage est une expérience incroyable. Vous pouvez aider un enfant à l’autre bout du monde, échanger des lettres avec lui et le voir grandir. Mais, vous êtes-vous déjà demandé qui sont celles et ceux qui livrent le courrier à votre filleul.e ? Portrait de Michael, super facteur pour Plan International au Kenya.

A Bondo, dans l’ouest du Kenya, Michael, 32 ans, parcourt la région sur sa mobylette pour apporter du courrier aux enfants parrainés. Partout où il se rend, les habitants lui réservent un accueil chaleureux. 
    
Michael travaille pour Plan International depuis 2011. Il voulait aider les habitants de sa communauté. Avec les années, il a pris de plus en plus de responsabilités et livre maintenant plus de 500 lettres aux enfants de 16 villages. 

Michael élève seul ses deux enfants âgés de 3 et 5 ans, sa femme est décédée après la naissance de leur plus jeune enfant. Sa fille, elle aussi, est parrainée.

Le jeune père est heureux des actions de Plan International dans sa communauté. 

Il y a plus de toilettes et de points d’eau qu’auparavant. Les parents et les professeurs sont sensibilisés au respect des droits des enfants et à l’égalité entre filles et garçons. 

Quand les lettres arrivent au bureau local de Plan International, Michael enfourche sa mobylette et roule de village en village pour les distribuer à vos filleul·e·s. Parfois, il fait la lecture aux plus jeunes enfants et les aident à vous écrire leurs réponses. 

L’arrivée du courrier est toujours un moment joyeux pour les enfants et leurs parents. 

Michael profite aussi de ces occasions pour discuter avec les autres familles du village et étudier avec elles la possibilité de faire parrainer leurs enfants.
Pour lui, son travail est tellement gratifiant qu’il espère continuer à travailler pour Plan International encore longtemps. 

« Je suis un des champions de Plan International ! », confie Michael fièrement.

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Chaque jour, je lutte pour que les enfants puissent réaliser leurs rêves

Chaque jour, je lutte pour que les enfants puissent réaliser leurs rêves

Dans la région de Geita au nord de la Tanzanie, Martha Lazaro, responsable des programmes pour Plan International, lutte au quotidien avec son équipe pour sortir les enfants des mines d’or de la région et les réinsérer à l’école. Découvrez son témoignage édifiant.

« Je m’appelle Martha Lazaro et je travaille comme responsable des programmes mis en place dans la région de Geita, au nord de la Tanzanie. Cette région est connue pour ses exploitations minières, ainsi que pour la pauvreté de ses habitant.e.s qui poussent les parents à faire travailler leurs enfants dans les mines.

La plupart du temps, les garçons sont chargés de l’extraction du minerai et les filles du concassage et du transport de la poudre de minerai vers la zone de lavage. Mais ce n’est malheureusement pas tout. En dehors de la mine d’or, elles sont aussi amenées à vendre de la nourriture, de jour comme de nuit, et sont souvent forcées à se prostituer pour faire vivre leur famille. Ces activités les exposent directement aux agressions sexuelles et entrainent des risques majeurs de grossesses précoces non désirées et de contaminations au VIH/Sida.

Pour que le travail des enfants cesse, nous travaillons sur deux problématiques différentes.

Premièrement, nous intervenons afin d’améliorer la situation économique des foyers les plus pauvres. Nous savons que si les parents ont de quoi faire vivre leurs enfants, ils n’auront pas à les faire travailler. Nous leur proposons donc d’intégrer des associations d’épargne et de crédit qui leur permettent d’investir et d’augmenter ainsi leurs revenus. Les adultes peuvent aussi recevoir des formations professionnelles afin de les aider à trouver un emploi.

Parallèlement, nous menons des actions de sensibilisation et de soutien psychosocial auprès des enfants, afin qu’ils aient conscience de leurs droits et sachent les défendre. Ils peuvent ainsi à leur tour parler de ces droits auprès des autres enfants et des autorités locales. Ils deviennent ainsi de véritables ambassadeurs des droits des enfants dans leur communauté.

Ce travail de sensibilisation ne s’arrête pas là. Nous informons également directement les employeurs miniers de la région sur les problématiques des droits des enfants, de la loi du travail et des règles de sécurité au travail en vigueur afin qu’ils n’emploient pas des enfants dans leurs mines.

Enfin, nous menons des campagnes d’enregistrement des enfants afin qu’ils aient tous un certificat qui leur donne une identité, un âge et accès à leurs droits. Par ce biais là nous pouvons aussi optimiser et améliorer nos actions, mieux ciblées grâce aux informations que nous recueillons de leur situation.

Nous savons que l’éradication du travail des enfants dans la région ne se fera pas du jour au lendemain, car les enfants des régions voisines sont eux aussi recrutés dans les mines d’or de Geita. Mais nous y croyons fort et mettons toute notre énergie en place pour que cette lutte porte ses fruits bientôt. »

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J’ai appris un métier qui a changé ma vie !

J’ai appris un métier qui a changé ma vie !

Len, 19 ans, au Cambodge, n’a pas eu une enfance facile : il y a quelques mois seulement, elle vivait avec sa mère et son père alcoolique et violent, et était forcée d’abandonner l’école. Aujourd’hui, la formation professionnelle qu’elle a reçue de notre ONG l’a aidée à apprendre un métier pour sortir de la pauvreté et vivre dans la dignité. Elle se surprend même à rêver un jour d’ouvrir son propre restaurant.

UNE ENFANCE DIFFICILE

Len n’a pas eu une enfance facile. Elle a enchainé les décrochages scolaires. A 14 ans, elle a fini par abandonner complètement l’école pour travailler dans les rizières et aider sa famille financièrement : réveil à 5h du matin, plus de 12 heures de travail pour 1$ par jour à réaliser des tâches éreintantes pour son jeune âge.

Terrorisée par son père alcoolique qui buvait de plus en plus et devenait de plus en plus violent, elle était contrainte de quitter sa maison pour se réfugier dans un endroit où elle se sentait plus en sécurité et allait souvent se cacher chez ses voisins. « Ma famille avait très peu d’argent  et parfois on n’avait pas assez à manger. C’était vraiment une période difficile, j’étais très stressée. En plus de ça, mon père criait beaucoup lorsqu’il buvait de l’alcool. En tant que fille, ma vie a été parfois très difficile. Les filles sont plus vulnérables à la violence. »

SE FORMER À UN MÉTIER : LA CLÉ POUR S’EN SORTIR

 « Le programme de formation professionnelle de l’ONG Plan International a changé ma vie. Maintenant, j’ai un petit revenu qui me permet de subvenir aux besoins de ma famille » explique Len, confiante.

Len, comme des milliers de jeunes filles au Cambodge, a été contrainte d’arrêter l’école trop tôt pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Beaucoup d’autres sont mariées de force trop jeunes, sans avoir la possibilité de travailler ni d’être indépendantes.

Grâce à Plan International, les jeunes filles peuvent avoir accès à des formations et des stages rémunérés qui leur permettent ainsi de débuter leur carrière. Ces formations professionnelles les aident bien souvent à sortir de la pauvreté et vivre dans la dignité.

Ainsi, Len a pu s’inscrire dans un programme de formation de cuisine. Elle a eu l’opportunité de faire un stage rémunéré de 2 mois dans un hôtel 5 étoiles. Le stage de Len s’est transformé en travail à plein temps. 

Len est désormais sûre d’elle en cuisine : elle coupe les carottes en fines tranches, fait frire le poulet et sert le tout dans une assiette comme une professionnelle. « Maintenant je suis heureuse, je me sens chanceuse de pouvoir travailler dans un grand hôtel et de gagner de l’argent dignement pour subvenir aux besoins de ma famille. L’argent que j’envoie à mes parents tous les mois  est utilisé pour leur élevage de porcs mais également pour acheter des produits ménagers et de la nourriture. »

Maintenant, Len est indépendante et mène une vie d’adolescente ordinaire : elle s’est fait des amis à son nouveau travail et habite en ville en colocation avec certains d’entre eux. Ils partagent les tâches domestiques, les factures et aiment sortir ensemble le week-end. Pendant ses jours de congé, elle rend visite à sa famille. Sa relation avec son père s’améliore, et elle est heureuse d’avoir eu un impact aussi positif sur la vie de sa famille : «  Le programme de formation professionnelle de Plan International a changé ma vie » dit Len. « Plus tard, j’aimerais ouvrir mon restaurant, quelque part en ville pour attirer beaucoup de touristes. »

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En Equateur, Erika, 18 ans, lutte contre les grossesses précoces

En Equateur, Erika, 18 ans, lutte contre les grossesses précoces

Lorsque son amie est tombée enceinte à 14 ans, Erika a su qu’elle s’impliquerait dans la lutte contre les grossesses précoces. Elle est aujourd’hui une des responsables du programme de Plan International « Zones exemptes de grossesses précoces » qui dispense des formations sur les causes et conséquences des grossesses chez les adolescentes dans la région de Chimborazo en Equateur. Elle a rencontré la première dame d’Equateur pour parler avec elle des droits des filles et de la manière dont la violence basée sur le genre peut être combattue dans son pays. Elle nous raconte son histoire.

TOMBÉE ENCEINTE À 14 ANS, MON AMIE A DÛ RENONCER À SES RÊVES

« Une de mes amies est tombée enceinte à l’âge de 14 ans. J’étais à l’école avec elle et elle me disait toujours que ses parents ne s’intéressaient pas à elle – ils la poussaient à quitter l’école et à s’occuper plutôt des animaux de la famille.

Quand elle est tombée enceinte, la première réaction de ses parents a été de la battre. Le père du bébé, qui avait 17 ans, ne voulait rien savoir et ses parents ont pris son parti en disant que c’était de sa faute à elle si elle était enceinte. Elle a donc quitté l’école et a été contrainte de travailler comme domestique dans une ville voisine.

DES HISTOIRES COMME CELLE-CI RENFORCE MA DÉTERMINATION

Chaque fois que j’entends des histoires comme celle-ci – de filles qui n’ont d’autre choix que de renoncer à leurs rêves car elles ne comptent pas plus aux yeux des autres qu’à leurs propres yeux – ça me rend triste, mais en même temps ça renforce ma détermination à lutter pour faire évoluer les choses.

Mon nom est Erika et je suis l’une des responsables du programme « Zones exemptes de grossesses précoces » de Plan International à Chimborazo. Nous proposons aux jeunes des formations sur les causes et conséquences des grossesses chez les adolescentes, et des ateliers où il est question de santé sexuelle et d’estime de soi.

La grossesse chez les adolescentes est vraiment courante ici. Elle est d’autant plus fréquente qu’il n’existe pas de cours d’éducation sexuelle, que les parents ne communiquent pas avec leurs enfants et que les filles ont une faible estime d’elle- mêmes. Or, une fille qui n’a pas confiance en elle-même se laisse facilement abuser ou manipuler.

Dans ma classe, la plupart des filles n’avaient reçu aucune éducation sexuelle. Elles tombaient donc enceintes à 13 ou 14 ans et devaient quitter l’école. Ces filles étaient souvent désespérées, et le regard que leur renvoyait leur communauté ne les aidait pas, certaines en arrivaient à ne pas vouloir leurs bébés.

LES ADULTES SONT EGALEMENT CONCERNÉ·E·S

L’information sur la contraception et l’accès à celle-ci sont fondamentaux car ils permettent de prévenir une grossesse. Mais l’éducation sexuelle est également très importante, aussi bien pour les jeunes que pour leurs parents, car elle leur permet de décider ce qu’ils souhaitent faire de leurs corps et de leurs vies. Comme les parents et les jeunes échangent très difficilement sur ses sujets, nous organisons des événements pour partager ce que nous avons appris avec nos parents.

LES ATTITUDES CHANGENT, LES FILLES RÉSISTENT MIEUX

Beaucoup de gens pensent que les filles devraient rester à la maison, laver le linge ou faire la vaisselle et qu’il n’est pas nécessaire de les envoyer à l’école, puisqu’elles se marieront jeunes. Pour eux, elles n’existent que pour avoir des enfants…

Mais les attitudes changent. Nous avons beaucoup travaillé sur l’estime de soi et maintenant nous commençons à voir plus de jeunes filles déterminées à réaliser leurs ambitions, de manière responsable.

Pour ma part, j’étudie l’architecture à l’université et je souhaite utiliser un jour ces compétences pour concevoir des écoles pour les communautés pauvres. »

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Mon rôle est d’aider les enfants à avoir confiance en eux

Mon rôle est d’aider les enfants à avoir confiance en eux

Chantal est bénévole communautaire dans un village de la région de Biteng, au centre du Cameroun. Depuis 7 ans, elle accompagne les enfants parrainé·e·s de la communauté. Découvrez son quotidien et son rôle, indispensable pour les enfants !

JE ME SENS UTILE

 « Je suis bénévole communautaire pour l’ONG Plan International au Cameroun depuis 7 ans dans mon village. Chaque jour, je m’occupe de l’animation auprès des enfants, je les aide à s’épanouir. En effet, beaucoup d’enfants sont timides et ont peur de parler devant les gens, alors je m’entraîne avec eux à leur faire prendre la parole. J’essaye aussi de les aider à être joyeux à l’école, à être créatifs lors des activités. J’anime le club des enfants dans lequel ils peuvent écrire, raconter des histoires, danser ou jouer. J’ai le sentiment d’aider tous les enfants de ma communauté, je me sens utile.

Je suis aussi très présente pour aider les enfants parrainé·e·s à écrire à leurs parrains et marraines, surtout les plus petit·e·s qui ne savent pas encore écrire et qui font des dessins. Nous les aidons à trouver des idées.

J’AI AIDÉ LES FEMMES À COMPRENDRE COMMENT ÉPARGNER POUR DEVENIR INDÉPENDANTES

En tant que bénévole communautaire, je ne m’occupe pas que des enfants car j’accompagne aussi le groupe d’épargne et de crédit du village. J’ai aidé les femmes à comprendre comment épargner et à devenir indépendantes.  Je pense que les femmes de mon village doivent être indépendantes et je suis fière de leur apprendre à gérer elles-mêmes leurs finances.

J’AIDE LES FEMMES À ACCOUCHER 

Je m’occupe aussi très souvent des premiers soins dans le village car nous sommes assez éloignés du centre de santé. J’aide les femmes à accoucher et je soigne certaines petites maladies.

Je suis très contente d’aider les gens que je connais et toute ma communauté et je tiens à remercier toutes les marraines et parrains des enfants du Cameroun ».

« Je suis très contente d’aider les gens que je connais et toute ma communauté. »  

Merci à tous nos bénévoles communautaires partout dans le monde qui sont aux côtés des enfants parrainé·e·s et des communautés !

Le parrainage, c’est bien plus que soutenir un seul enfant, c’est aider toute sa communauté. 

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Je me bats contre la traite des enfants au Népal

Je me bats contre la traite des enfants au Népal

La traite des enfants est un vrai fléau au Népal. Pour y mettre fin, Plan International a mis en place des programmes de contrôle aux frontières. Ranjana, ancienne professeure en fait partie. Elle défend les enfants en dépit des grandes difficultés qu’elle rencontre tous les jours. Témoignage.

Avec sa casquette bleue siglée Plan International, Ranjana arrête un à un, tous les véhicules avec des enfants à bord pour traverser la frontière vers l’Inde.

Elle vérifie s’ils sont accompagnés ou non. Ranjana demande les papiers d’identité de l’enfant et de son accompagnateur. S’ils ne sont pas en mesure de les montrer, elle reporte la situation à la police et en garde une copie.

Ranjana travaille pour le programme d’information sur la lutte contre la traite au Népal* mis en place par l’ONG Plan International près de la frontière indienne.

Tous les jours, environ 200 véhicules passent sous son contrôle dont des bus, des camions, des chariots tirés par des chevaux et même des vélos ou des motos.

« J’ai empêché à des centaines de filles et de femmes népalaises d’être victimes de traite. »

Ce n’est pas un travail facile : « Parfois, nous nous faisons crier dessus et menacer. C’est compliqué d’identifier les trafiquants mais nous leur demandons toujours leurs papiers pour vérifier ce qu’ils disent », explique Ranjana.

Cette ancienne professeure a toujours été engagée pour les enfants : « C’est tellement important de protéger la vie des enfants que j’ai décidé de travailler pour eux, peu importe à quel point c’est difficile.

Ici, je peux sauver des vies. Mon travail a contribué à empêcher des centaines de filles et de femmes népalaises d’être victimes de traite en Inde. »

Des points de contrôle similaires ont été créés à Banke à l’Ouest du Népal et à Sunsari à l’Est, région où la traite est la plus importante du pays.

Une étude récente du gouvernement népalais a montré que les enfants les plus à risque sont les enfants marginalisés, en échec scolaire, illettrés et/ou issus de foyer en difficultés sociale et économique.

En plus des contrôles, des informations sur la sécurité pendant la migration et des contacts d’urgence sont distribués aux personnes qui quittent le pays pour des raisons économiques.

Tous les ans, des milliers de personnes émigrent en Inde pour trouver du travail traversant une frontière ouverte qui ne demande aucun passeport pour entrer dans le pays.

Madhuwanti Tuladhar, coordinateur en protection de l’enfance pour Plan International Népal explique : « Nous choisissons des zones de frontières pour ouvrir nos programmes car le taux de traite humaine y est très élevé et il y a beaucoup de passages ».

Pour endiguer le manque d’information des Népalais sur ce fléau, Plan International met également en place des actions de sensibilisation dans les communautés.

Depuis que ces programmes ont été lancés en août 2017, 254 enfants ont pu éviter de passer la frontière. Des cas graves ont été signalés aux autorités, par Ranjana et son équipe.

Après le séisme de 2015, la traite des enfants a augmenté de 15% au Népal.
Pour inverser la tendance, Plan International a ouvert 5 programmes d’informations dans les deux régions affectées par la catastrophe. Ce sont 100 000 véhicules qui ont été contrôlés et 500 cas suspects reportés aux autorités.

*Ce programme a été mis en place par Plan International USA depuis juillet 2017 

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Grâce au parrainage, je vais à l’école

Grâce au parrainage, je vais à l’école

Eudel, 8 ans, est une enfant parrainée au Zimbabwe. La vie n’a pas été facile pour elle et sa famille. À la mort de son père, la mère d’Eudel a dû élever seule ses enfants. Maintenant, Eudel va à l’école. Sa mère a pu payer ses frais de scolarité grâce aux actions mises en place par Plan International dans sa communauté avec le parrainage.

SORTIR LES ENFANTS DE LA PAUVRETÉ EN LES PARRAINANT

Comme toutes les petites filles de 8 ans, Eudel aime aller à l’école, jouer avec ses ami.e.s et passer du temps avec sa grand-mère surtout lorsqu’elles cuisinent ensemble.

Cependant, Eudel et sa famille n’ont pas toujours pu profiter de ces bonheurs simples. Vivre dans une communauté rurale du Zimbabwe avec peu de ressources a été un défi quotidien.

« Nous pouvons maintenant payer les frais de scolarité de nos enfants. Nos enfants peuvent aussi boire de l’eau potable et mieux manger. » 

Le père d’Eudel est décédé, c’est sa mère Shylit qui s’occupe seule de toute la famille. Leur situation était très difficile.

Maintenant, grâce au programme de parrainage mis en place par l’ONG Plan International dans la communauté, Eudel et sa famille ont pu briser le cercle de la pauvreté et commencent à rêver à un avenir meilleur.

Shylit travaille dans la production de beurre de cacahuète, un projet qui a vu le jour dans le cadre du programme de parrainage de Plan International, et Eudel va à l’école.

EUDEL EST HEUREUSE, ELLE VA À L’ÉCOLE ET VEUT RÉUSSIR DANS LA VIE 

Eudel fait partie des 40 000 enfants parrainés au Zimbabwe. Sa communauté accède désormais à l’eau potable, à la croissance économique et surtout à l’école, ce qui est très important pour Eudel.

« Eudel peut mieux apprendre et progresser. » 

« Le parrainage nous aide à nous développer. Les activités génératrices de revenus ont changé nos vies. Nous pouvons maintenant payer les frais de scolarité de nos enfants. Avant ce n’était pas possible. Nos enfants peuvent aussi boire de l’eau potable et mieux manger. Ils bénéficient d’une alimentation plus équilibrée. Cela a réduit la malnutrition dans la communauté », explique Shylit.

« Eudel peut mieux apprendre et progresser à l’école », continue sa mère. « Si elle termine ses études et trouve un emploi, elle pourra à son tour guider les autres enfants dans le besoin et les aider à changer leur avenir. »

Dorénavant, Eudel est heureuse. Elle a toutes les cartes en main pour profiter pleinement de son enfance, aller à l’école et réussir dans la vie. 

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Parrainée à 6 ans, je m’engage avec Plan International au Guatemala à 22 ans

Parrainée à 6 ans, je m’engage avec Plan International au Guatemala à 22 ans

Elizabeth avait 6 ans quand elle a été parrainée par Plan International. Adolescente, elle s’est engagée auprès de notre organisation pour défendre l’égalité filles-garçons. Et aujourd’hui, à 22 ans, elle travaille pour notre ONG au Guatemala, elle est adjointe au parrainage, ce qui finance ses études à l’université. Témoignage.

MES PARENTS M’ONT TOUJOURS SOUTENUE

Ma mère et mon père, qui avaient dû quitter l’école trop tôt, s’étaient toujours promis que leurs enfants auraient plus de chance qu’eux.

Pour obtenir conseils et aide pour élever ses enfants et comprendre quels étaient leurs droits, ma mère a rejoint le Réseau de protection l’enfance de Plan International. Aussi, lorsque j’ai parlé de participer au groupe des jeunes, elle a tout de suite été d’accord.

Dans ce groupe, j’ai beaucoup appris. J’ai développé ma capacité à parler en public. Avant, j’étais gênée parce que je n’étais pas sûre de moi. Maintenant je sais que mes idées sont justes et que je dois les partager avec d’autres

J’AI LE DROIT DE CHOISIR MA VIE

Souvent, les filles de ma communauté emménagent avec leur petit ami vers l’âge de 13 ans. Et il est courant qu’à l’âge de 17 ans, elles reviennent vivre chez leurs parents avec 3 enfants à charge, parce qu’elles ont été abandonnées par leur partenaire.

« Avec Plan International, j’ai appris à dire non, personne n’a le droit de me forcer à faire ce que je ne veux pas faire. »  

Moi, j’ai eu la chance d’apprendre quels sont mes droits et devoirs. Je sais par exemple que je peux faire le choix de ne pas me marier trop jeune. Grâce aux ateliers de Plan International sur la santé sexuelle et les droits reproductifs, j’ai appris à dire non, j’ai appris que personne n’a le droit de me forcer à faire ce que je ne veux pas faire. C’est à moi de choisir le genre de vie que je veux pour moi et ma famille.

NOUS SOMMES LA VOIX DE TOUTES LES FILLES

Avec mon groupe de jeunes, nous nous considérons comme des porte-parole pour l’égalité des sexes. Nous avons voyagé à travers le pays pour partager nos expériences et, en même temps, découvrir comment sont traités les garçons et les filles dans les différentes communautés.

Nous sommes la voix de toutes les filles que nous rencontrons. Nous avons pu parler librement des problèmes qui menacent les filles, tels que la violence et le mariage des enfants. Comme à Carchá dans le centre du pays où nous avons participé à un événement avec le maire.

J’AIME BEAUCOUP MON TRAVAIL CHEZ PLAN INTERNATIONAL

J’ai commencé à travailler avec Plan International à Jalapa dans le sud-est en tant que consultante, et maintenant je suis au bureau de Plan International à Guatemala, la capitale. 

Je suis assistante au service du parrainage. Mon travail consiste à recevoir et enregistrer tous les documents de parrainage et les photographies. J’aime mon travail ici. J’ai beaucoup appris et je me sens très responsable, car toute erreur peut créer des problèmes pour les enfants parrainé·e·s et leurs marraines et parrains.

Ce travail me permet de payer mes études à l’université de Jalapa. Je veux devenir psychologue et obtenir un emploi stable pour soulager les gens qui ont des problèmes psychologiques.

S’impliquer avec Plan International est un excellent moyen d’aider les jeunes et leurs parents. J’ai moi-même pu constater que les adultes pouvaient changer d’avis de manière significative concernant l’éducation des filles et l’égalité des droits entre les filles et les garçons.

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