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Crise alimentaire mondiale : l’ONG Plan International France alerte !

Une crise alimentaire mondiale aux conséquences dévastatrices sur la santé des enfants et sur leurs droits sévit actuellement. Les filles sont les premières touchées par le manque de nourriture au Sahel et dans la Corne de l’Afrique : malnutrition aigüe, déscolarisation massive, augmentation dramatique des mariages d’enfants, des mutilations génitales féminines et de l’exploitation… L’ONG Plan International France tire la sonnette d’alarme.

Plan International France est particulièrement préoccupée par la crise alimentaire mondiale qui affecte gravement les enfants et les filles. Parmi les 828 millions de personnes touchées par la malnutrition dans le monde, on compte 70 % de filles et de femmes.

45 millions d’enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition aiguë

Cette situation d’urgence affecte en priorité les plus jeunes : le manque de nourriture et d’accès aux soins met en danger la vie de 45 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans et atteints de malnutrition aiguë. Au Burkina Faso, au Niger, au Mali, en Éthiopie et dans de nombreux autres pays ; l’insécurité alimentaire s’aggrave de jour en jour en raison des conflits, du changement climatique, de la pandémie de Covid-19 et de la flambée des prix liée au conflit en Ukraine. La malnutrition des filles et des adolescentes enceintes ou allaitantes nuit considérablement à leur santé et à celle de leurs enfants : les fausses couches et la mortalité infantile et maternelle augmentent dramatiquement.

Les filles : les premières à souffrir de la faim

Les filles sont les plus durement touchées par le manque de nourriture, contraintes de manger moins et en dernier. La crise alimentaire mondiale met à mal leurs droits : déscolarisation, mariages d’enfants, violences sexuelles et mutilations génitales féminines. Pour subvenir aux besoins de leur famille, une majorité de filles abandonnent l’école. D’autres familles choisissent de les marier pour qu’elles quittent le foyer et représentent une bouche de moins à nourrir. Les adolescentes mariées et déscolarisées deviennent plus vulnérables aux risques de violences sexuelles et aux grossesses précoces.

« La crise alimentaire actuelle a un impact catastrophique sur les enfants et en particulier les filles : leurs droits sont bafoués. En Ethiopie, le nombre de mariages d’enfants a augmenté de 119% dans les régions touchées par la sécheresse. »

Violaine Gagnet, directrice des programmes de l’ONG Plan International France

L’ONG appelle les autorités à :

  • Fournir d’urgence les fonds nécessaires pour éviter à 49 millions de personnes de souffrir de la famine.
  • Ne pas détourner les fonds alloués à la crise alimentaire vers d’autres urgences, y compris le conflit en Ukraine.
  • Respecter les obligations prévues par la signature du Pacte du G7 pour prévenir la famine et les crises humanitaires.

Nos actions : au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Éthiopie et dans d’autres pays, Plan International distribue de la nourriture, des repas scolaires ainsi que des semences et du bétail pour permettre aux familles de nourrir leurs enfants et de les maintenir scolarisés.

Disponibles pour interview :

Jean-Maurice Ripert, président de l’ONG Plan International France.

Violaine Gagnet, directrice des programmes de l’ONG Plan International France.

Pour toute demande d’interview :

Aurélie Bois / + 33 6 87 26 27 68 / aurelie@agencethedesk.com

Clara Saam / + 33 7 86 45 12 10 / clara.saam@plan-international.org

Télécharger le communiqué de presse

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Urgence Ukraine : les actions menées par Plan International

La crise actuelle en Ukraine a un impact psychologique important sur les enfants et les familles. Des milliers d’enfants ont passé près d’un mois à se cacher dans des abris anti-bombes, des caves, des stations de métro et d’autres zones souterraines, tandis que des millions d’autres ont dû fuir vers les pays voisins, laissant derrière eux tout ce qu’ils connaissaient et aimaient. Plan International déploie toutes ses forces pour garantir leur sécurité et le respect de leurs droits. 

1 personne sur 3 a besoin d’une aide humanitaire vitale

La barre des 5 millions de réfugié·e·s liés à l’offensive russe en Ukraine a été franchie mercredi 20 avril. Le conflit ukrainien figure dorénavant parmi les plus grandes populations de réfugié·e·s au monde en se plaçant juste derrière la guerre civile en Syrie qui a engendré plus de 6,8 millions de réfugié·e·s.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) a confirmé que 2 104 civils ont été tués, dont 170 enfants, tout en alertant que les chiffres réels « sont considérablement » plus élevés.
Plan International appelle à un arrêt immédiat des combats et souhaite une paix et justice à long terme pour le bien de tous les enfants et de tous les jeunes.

« Chaque jour où le conflit en Ukraine se poursuit, d’innombrables vies, de foyers et d’enfances sont perdus. Dans ce conflit, les besoins humanitaires se multiplient d’heure en heure et des millions d’enfants continuent d’être témoins de l’horreur de ce conflit. La violence va faire payer un lourd tribut à la santé mentale des jeunes, et en particulier des adolescentes, car la crise les rend plus vulnérables à la violence sexiste et sexuelle », alerte Stephen Omollo, directeur général de Plan International 

Plan International est préoccupé par la protection et la sécurité des filles et des enfants qui arrivent dans les pays voisins. Plus de 100 000 enfants, dont la moitié étant en situation de handicap, sont encore présents en Ukraine dans des centres spécialisés ou internats et risquent d’être séparés de leurs familles. Des rapports indiquent que des établissements tentent de déplacer des enfants à l’abri du conflit dans des pays voisins ou ailleurs à l’étranger. La protection et la sécurité des enfants en déplacement, en particulier des filles, des enfants handicapés et des enfants non accompagnés, doit être une priorité absolue.

La crise aura des conséquences graves et durables pour les enfants.

« Les enfants sont vulnérables à la violence physique, émotionnelle et sexuelle et à des niveaux élevés de détresse psychosociale », avertit Anita Queirazza, responsable de la protection des enfants en situation d’urgence.

Nos équipes sont également particulièrement inquiètes pour les filles et les jeunes femmes qui sont plus vulnérables à l’exploitation sexuelle et à la traite. Elles sont touchées de manière disproportionnée par les conflits et les progrès réalisés dans le domaine des droits des filles et des femmes sont considérablement retardés lorsque les sociétés s’effondrent. Il est donc important de continuer d’agir sans relâche.

Nos actions pour accompagner les enfants

Plan International travaille en étroite collaboration avec des organisations locales et nationales en Moldavie, Pologne et Roumanie, avec l’ONU et les gouvernements pour répondre aux besoins des enfants réfugiés. 

Nos équipes agissent dans trois secteurs clés : 

PROTECTION  

Plan International s’efforce de renforcer un environnement inclusif et sûr adapté aux enfants. Pour cela, nos équipes sont postées aux frontières, dans les centres de transit et les lieux d’accueil des réfugié·e·s en Moldavie, Roumanie et en Pologne. Cela comprend :

  • La mise à disposition d’équipes mobiles de travailleurs sociaux et de spécialistes psychosociaux pour fournir des soins et un soutien aux enfants non accompagnés. 

« L’un des risques qui nous préoccupent le plus est celui des enfants qui arrivent seuls ou avec d’autres personnes, sans savoir avec qui ils voyagent, et bien sûr le risque de traite. Nous savons que dans cette région, le risque de traite et d’enfants arrivant seuls est déjà assez élevé », explique Micol Alberizzi, conseillère en protection de l’enfance dans les situations d’urgence chez Plan International.

Les enfants et les familles qui ne savent pas où aller sont exposés à un risque élevé de traite.

  • Une orientation vers des services de soutien tels que des services juridiques, de santé avec un focus sur la santé mentale et le soutien psychosocial, l’aide en espèces et en bons d’achat et la distribution de matériel scolaire.
  • La protection de l’enfance et une formation safeguarding du personnel de première ligne, des bénévoles et des agent·e·s de services frontaliers, notamment en ce qui concerne l’identification des enfants non accompagnés et des risques de traite.
  • Une cartographie des services avec un renforcement des mécanismes d’orientation en matière de protection de l’enfance.
  • La sensibilisation à la protection des enfants à risques, des procédures d’asile et des droits en orientant les enfants et les personnes qui s’occupent d’eux vers les services disponibles et par le biais d’informations et de services d’assistance adaptés aux enfants.

SANTE MENTALE ET SOUTIEN PSYCHOSOCIAL

Nos spécialistes travaillent aux côtés d’organisations locales pour fournir des soins psychosociaux aux enfants, aux adolescent·e·s et à leurs parents pour les aider à faire face aux horreurs dont ils ont été témoins et à se remettre de leur détresse. 

En Moldavie, Plan International travaille avec le Centre national pour la prévention des abus envers les enfants afin d’accompagner les familles ukrainiennes nouvellement arrivées. Des unités mobiles composées de psychologues, d’éducateur·rice·s et de travailleur·euse·s sociaux·ales ont été affectées à deux centres d’accueil dans le nord et dans le sud de la Moldavie.

« Nous offrons un large éventail de services. Nous faisons de la thérapie par le chant, le dessin et le modelage avec le matériel dont nous disposons. Le chant est particulièrement utile, car les enfants peuvent se détacher de l’endroit où ils se trouvent et de ce qu’ils ont vécu. Il en va de même pour les parents. Ce type de soutien est ce dont ils ont besoin en ce moment », explique Marina, psychologue de l’unité mobile qui a fui Kharkiv en Ukraine.

« Certains enfants veulent parfois s’asseoir sur nos genoux, juste pour être proches et pour être pris dans les bras. D’autres disent que leur audition a commencé à diminuer. Pour l’instant, nous ne savons pas à quoi cela est lié mais nous remarquons que leur attention baisse rapidement et qu’ils ont du mal à se concentrer sur certaines tâches », avertit Marina. 

Viorica travaille également en tant que psychologue pour l’unité mobile et raconte que beaucoup d’enfants souffrent de traumatismes émotionnel : « Un garçon de trois ans a entendu le son d’une perceuse et il s’est tout de suite affolé car cela lui a remémoré le bruit d’une bombe qui avait explosé devant lui alors qu’il rentrait de l’école maternelle en Ukraine. Il a immédiatement commencé à crier et à chercher sa mère. Ceci est un exemple de ce type de traumatisme. »

En période de crise, les enfants se tournent instinctivement vers les adultes pour obtenir une protection et une compréhension de ce qui leur arrive.

En parallèle, Plan International offre :

  • Des formations aux premiers secours psychologiques pour le personnel de première ligne et les bénévoles accueillant les réfugié·e·s à la frontière et dans les centres d’accueil.
  • Un soutien technique et une formation pour les professionnel·le·s travaillant avec les enfants. Les considérations liées au genre, à l’âge et au handicap permettent d’améliorer l’efficacité de leur travail auprès des enfants.

EDUCATION EN SITUATION D’URGENCE 

Plan International travaille avec les autorités gouvernementales et des organisations en Pologne, Roumanie et Moldavie pour soutenir l’intégration des enfants réfugiés dans les écoles locales. Au-delà de l’apprentissage, l’éducation offre un environnement protecteur et constitue un droit fondamental qui doit être protégé.

En Roumanie, Plan International travaille avec le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) sur le projet SIERCAR qui vise à répondre aux besoins éducatifs immédiats des enfants en créant des espaces d’apprentissage temporaires et, à long terme, facilitera l’intégration des enfants ukrainiens dans le système scolaire roumain en travaillant et en s’engageant auprès du gouvernement national.

Dans le cadre de ce projet, des tablettes tactiles ont été distribuées à une centaine d’enfants ukrainiens dans des espaces d’apprentissage temporaire. Les tablettes ont été installées avec un certain nombre d’applications développées par le gouvernement ukrainien pour permettre aux enfants de suivre le programme scolaire ukrainien, ainsi que des applications visant à promouvoir le bien-être des enfants et des enseignant·e·s ou encore des cours de roumain. 

En Moldavie, plus de 500 enfants ont reçu des sacs à dos contenant des fournitures essentielles telles que des stylos, des cahiers, des crayons de couleur et du matériel d’hygiène. Sur les 500 sacs à dos donnés, 200 contiennent des fournitures pour les élèves du primaire, 200 pour les élèves du secondaire et 100 pour les lycéens. Toutes les fournitures, qui comprennent du matériel de promotion de l’hygiène pour aider à prévenir la propagation du COVID-19, ont été achetées auprès de fournisseurs locaux.

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Les femmes : premières engagées dans la lutte contre la malnutrition

L’augmentation des conflits armés, la détérioration de la sécurité, la pauvreté généralisée et le réchauffement climatique menacent la vie de millions de personnes dans le Sahel central. Au Mali, plus de 80 % de la population rurale est confrontée à l’insécurité alimentaire en raison de sa dépendance à l’agriculture vivrière et à l’élevage.

Permettre aux communautés d’être indépendantes

Le village de Fatoumata, dans le centre du Mali, a été confronté à de nombreuses crises alimentaires. La plupart des enfants de la communauté souffrent de malnutrition, car les difficultés financières auxquelles sont confrontées leurs familles ne leur permettent pas de satisfaire les besoins fondamentaux de leurs enfants.

Pour résoudre certains de ces problèmes et s’assurer que les enfants ont accès à une alimentation équilibrée et saine, Plan International a lancé un projet de nutrition pour accompagner les femmes du village à créer leur propre potager communal.

Les femmes ont reçu une formation, un soutien technique et des semences pour faire pousser une grande variété de fruits et de légumes, notamment des papayes, des gombos, des moringas et des bananes.

2 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition​ !

Découvrez le projet de Plan International pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Une méthode efficace pour combattre la crise alimentaire

Fatoumata ne tarit pas d’éloges sur cette initiative. « Ce jardin a vraiment été bénéfique pour nous. Nous produisons ce que nous consommons en famille et nous en vendons une partie. Depuis que nous avons commencé le jardin, nos enfants mangent bien et sont en bonne santé. », s’enthousiasme-t-elle.

Aissata, 22 ans, produit des laitues, des tomates, des aubergines, des poivrons, des carottes, des betteraves et des pommes de terre. Elle nous dit qu’elle est heureuse qu’il n’y ait plus de cas de malnutrition dans le village grâce à la formation que les mères ont reçue. « En cas de problèmes d’allaitement, nous préparons de la purée de pommes de terre pour le bébé », explique-t-elle.

« Avant, nous ne pouvions même pas donner à nos enfants 50 francs CFA pour un goûter, mais maintenant nous le faisons. Nous ne pouvions pas nous occuper correctement de nos enfants, mais maintenant c’est possible avec l’argent que nous gagnons avec les ventes », nous raconte Aissata avec le sourire.

Un projet inspirant dans toute la région

L’entretien du potager dépend exclusivement des femmes. Elles ont mis en place un groupe de jardinage, avec un système d’épargne auquel chaque femme contribue. « Chaque mois, chaque femme donne 250 francs CFA qui sont mis dans la caisse », explique Aissata.

Le chef du village raconte que le système d’approvisionnement en eau du village est tombé en panne récemment et que les femmes ont utilisé leurs économies pour couvrir les frais de réparation. Cependant, le conflit dans la région menace sérieusement la sécurité économique des femmes. Elles ne peuvent plus se rendre aux foires hebdomadaires pour vendre leurs produits, car si certains villages sont déserts, l’accès aux autres est trop risqué.

Le groupe de jardinage des femmes a construit sa réputation dans la région. En effet, elles sont connues pour vendre les meilleurs produits, surtout hors saison. « Nous avons créé plusieurs associations dans le village grâce au projet et cela a unifié la communauté car toutes les femmes sont là et même quelques hommes aussi », témoigne Fatoumata.

« Le projet de nutrition n’a pas seulement contribué à réduire l’insécurité alimentaire dans la communauté, il a également renforcé la cohésion sociale au sein du village. »

Fatoumata

Elles ont l’ambition d’étendre leur jardin mais ont besoin d’un soutien supplémentaire. « Nous n’avons pas assez d’eau potable, il nous faut un autre système d’approvisionnement en eau, un réservoir de stockage. Pour bien conserver nos produits, nous avons également besoin d’un entrepôt de stockage, d’arrosoirs et de râteaux », explique Fatoumata.

A côté de cela, Fatoumata, mère de trois enfants, a un autre rêve. « Je veux aller à l’école. Nous voulons aussi un espace d’apprentissage pour les femmes elles-mêmes. Cela nous permettra de faire nos propres comptes et de gagner plus d’argent. »

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Lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso

Le monde est en proie à la crise alimentaire la plus dévastatrice depuis des décennies. Elle s’aggrave de jour en jour et ce sont les enfants, en particulier les filles, qui en souffrent le plus.

Selon le Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Burkina Faso pourrait atteindre près de 2,9 millions d’ici juillet. Les personnes déplacées à l’intérieur du pays sont particulièrement touchées en raison de la perte de leurs récoltes et de leurs sources de revenus.

Agir au plus vite

Au Burkina Faso, 3,5 millions de personnes ont actuellement besoin d’aide humanitaire, sur une population estimée à environ 21 millions d’habitants.

En temps de crise, les filles sont les plus durement touchées : elles mangent souvent moins et en dernier. Les filles risquent davantage que les garçons d’être exposées aux mariages forcés, à l’exploitation sexuelle, aux grossesses précoces et aux violences sexistes et sexuelles. De nombreuses familles en situation de pauvreté décident également de retirer leurs filles de l’école pour qu’elles travaillent ou aillent chercher de l’eau.

La déscolarisation : une des conséquences de l’insécurité alimentaire

Rihanata, 19 ans, a dû fuir son village du Centre-Nord du Burkina Faso après qu’elle ait été attaquée par des groupes armés. « Quand nous sommes arrivés ici à Kaya, mon père n’a pu inscrire que cinq personnes pour recevoir l’assistance alimentaire alors que nous sommes dix. Chaque jour, nous ne mangeons que du tô (une pâte faite de farine de céréales et d’eau). On cuisine le soir et on mange les restes le matin quand il y en a. », explique-t-elle.

« Dans notre village, on ne payait rien. Nous cultivions nos propres céréales, nous ramassions du bois et des feuilles pour cuisiner. Ici, nous souffrons de la faim », dit Rihanata qui nous confie qu’elle aimerait retourner à l’école et aussi développer une activité qui lui permettrait d’avoir un revenu pour aider à soutenir sa famille.

La situation est similaire pour Aibata, 17 ans, et sa famille qui est également déplacé à Kaya. « Nous avons perdu tout ce que nous avions : notre bétail, notre maison, c’est-à-dire toute notre vie. C’est un vrai combat pour subvenir aux besoins de mes enfants car je suis veuve et je n’ai pas de travail », explique la mère d’Aibata.

Aibata fréquente un espace mis en place par Plan International où elle rencontre d’autres jeunes mais à cause de la faim, elle n’a pas l’occasion d’en profiter beaucoup. « Nous avons toujours faim car notre principal repas est le tô. C’est difficile pour moi de suivre les jeux et les autres activités quand j’ai faim. Quand je n’ai pas assez à manger, je me sens triste et mon esprit est ailleurs. Je mange les biscuits qu’on nous donne là-bas mais ça ne me satisfait pas », explique l’adolescente.

Plus d’ 1 million d’enfants ont quitté leur foyer pour chercher sécurité et soutien ailleurs dans le pays !

Découvrez l’histoire de Fatima, 17 ans.

Des familles contraintes de se sacrifier pour leurs enfants

Bouama et Françoise sont deux réfugiées qui vivent à Fada N’Gourma, dans la région de l’Est. Bouama est âgée de 24 ans. Elle a dû fuir son village avec son mari et ses deux enfants. « Quand nous étions dans notre village, nous ne savions même pas que certaines choses devaient être payées. Ici, il faut acheter même l’eau. Je ne peux plus dormir, chaque nuit je pense à comment faire manger les enfants. Ce que nous voulons, c’est qu’on nous donne à manger. Je ne suis pas difficile, tout ce qu’on me donne, si c’est de la nourriture, je le prends », raconte Bouama.

« Nous luttons pour avoir assez à manger. Si nous avons deux repas par jour, c’est bien. Tant que les enfants mangent pour aller à l’école, c’est bon. Mes enfants sont la priorité. »

Bouama, 24 ans

Françoise, 26 ans, est celle qui s’inquiète le plus. « Nous n’avons jamais imaginé qu’un jour nous devrions mesurer les céréales ou la farine avant de cuisiner. Depuis que nous sommes à Fada, nous pensons toujours à la manière de nous procurer de la nourriture. Tout ce que je veux c’est qu’on nous aide d’abord à nous nourrir, ensuite nous aider à trouver du travail pour que nous n’ayons pas à attendre tout le temps l’aide des autres. ».

Les actions de Plan International pour lutter contre la crise alimentaire

Les besoins pour les enfants et les filles en particulier au Burkina Faso sont immenses. C’est pourquoi il s’agit d’un des pays d’intervention prioritaire de l’ONG Plan International France depuis des années notamment à travers le programme BASE : un projet d’éducation en situation d’urgence qui permet une offre éducative accélérée aux filles et garçons de populations déplacées internes.

En travaillant avec des partenaires locaux, Plan International peut atteindre les enfants, en particulier les filles, dans les régions éloignées et touchées par les conflits. Les équipes sur place prévoient d’étendre le programme d’alimentation scolaire à davantage d’écoles afin de garantir la scolarisation des filles.

Un autre projet de distribution de nourriture et d’argent en liquide est en cours d’extension pour atteindre davantage de familles dans le besoin et une formation destinée aux femmes sur la culture maraîchère et les activités génératrices de revenus est en train d’être mise en place afin de renforcer leur résilience face au changement climatique.

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L’impact de la sécheresse en Ethiopie sur la sécurité alimentaire

Alors que le monde fait face à une crise alimentaire dévastatrice, la sécheresse qui sévit dans le sud et le sud-est de l’Éthiopie a désormais un impact significatif sur la vie et les moyens de subsistance de 6,8 millions de personnes, dont 2,5 millions d’enfants, selon l’ONU.

La sécheresse : le premier effet visible du changement climatique

À Borena, l’une des zones les plus durement touchées de la région d’Oromia, nous avons rencontré Galamo, 30 ans, qui vient de marcher pendant cinq heures pour obtenir de l’eau et recevoir une aide alimentaire. Elle a cinq enfants et a perdu tout son bétail à cause de la sécheresse, ce qui a laissé la famille sans aucun revenu.

« Il y avait trois vaches dans notre troupeau. Elles sont toutes mortes à cause de la sécheresse. Mon mari est parti au Kenya pour chercher du travail après la mort de nos vaches, car nous dépendions tous d’elles. La sécheresse a fait des ravages dans notre foyer, l’un de mes fils a même dû abandonner l’école à cause d’elle. »

Galamo a dû marcher jusqu’à un district voisin pour trouver de l’eau, elle n’a aucune idée du chemin parcouru. « Je suis obligée de venir ici parce qu’il n’y a pas de source d’eau près de chez nous », explique-t-elle.

« La sécheresse a causé toutes sortes de problèmes dans notre vie. Le bétail n’a pas pu paître car il n’y avait plus de pâturages. Il est également difficile pour nous d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité, ce qui a pour conséquence que nos enfants se couchent le ventre vide. Si les choses restent en l’état, nous risquons de mourir de faim. Nous n’avons reçu aucune aide jusqu’à présent », nous dit Galamo.

Un impact direct sur la scolarisation des enfants

De nombreux enfants ont abandonné l’école pour aider leur famille à gagner un revenu quotidien et à chercher de l’eau et des pâturages. Cela les a rendus particulièrement vulnérables à des risques tels que le mariage forcé, les violences sexistes et sexuelles ou encore les grossesses précoces.

Diramu, 63 ans, est la mère de dix enfants, dont quatre qui ont été forcés de quitter l’école. « Mon fils a abandonné l’école et s’est rendu à Yabello pour chercher du travail. Ma fille a également abandonné l’école et nous aide maintenant dans les tâches ménagères. »

« J’aimerais que la pluie revienne et que notre vie redevienne normale. Nous voulons simplement avoir de l’eau et de la nourriture. Mon fils et ma fille doivent retourner à l’école car leur avenir est en jeu. »

Elema, 18 ans, qui est la fille de Diramu était une élève inscrite dans le cycle secondaire lorsqu’elle a dû arrêter.

« Après avoir perdu notre bétail à cause de la sécheresse, j’ai dû arrêter d’aller à l’école car ma mère avait besoin de mon aide pour les travaux ménagers et la collecte de bois de chauffage et de charbon pour la vente. J’utilise un jerrican pour recueillir l’eau et la transporter à la maison. Je prépare aussi les repas pour ma famille et je m’occupe du dernier de nos bovins. »

Elema, 18 ans

L’action d’urgence de Plan International pour protéger les enfants

Selon l’ONU, quelque 3,5 millions de personnes sont confrontées aux conséquences de la sécheresse dans la région d’Oromia. Les gens vivent dans des conditions désastreuses et il est urgent de mettre en place une réponse spécifique pour l’accès à l’eau.

Afin de lutter contre la sécheresse, les équipes Plan International fournissent des formations sur la production de miel et la culture de colonies d’abeilles, ainsi que des ressources telles que des semences après les inondations. Cela aide les familles à rétablir leurs moyens de subsistance après une urgence et à fournir des aliments pour réduire les problèmes de malnutrition.

La gestion de l’eau et de l’assainissement constitue une part importante de notre soutien dans les situations d’urgence. En Éthiopie, nous veillons à ce que les communautés disposent des ressources appropriées pour faire face aux maladies liées à l’eau et leurs conséquences.

Pour cela, Plan International a établi un partenariat avec 42 membres de la communauté, représentants communautaires et comités de l’eau dans le district de Sahala afin de fournir une formation. Ces communautés ont accès à plus de 78 900 sachets pour traiter l’eau, ainsi qu’à 200 kits de filtres à eau et à du chlore. Nos équipes sont également associées à des communautés pour reconstruire des points d’eau et des toits dans les zones touchées afin de garantir leur avenir à long terme. Cela fait une différence significative dans la vie des enfants des zones touchées.

Plan International s’engage

À soutenir les enfants touchés par des crises naturelles ou d’origine humaine et à renforcer la résilience des familles vulnérables et de leurs enfants.

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Crises humanitaires : notre engagement pour la protection des enfants

Plan Info n°67

Votre magazine Plan Info revient sur notre mobilisation pour la protection des enfants touchés par les crises humanitaires. Vous y découvrirez notamment comment l’ONG Plan International France se mobilise pour les enfants en Ukraine.

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Conflit en Ukraine : les ONG de l’Alliance Urgences lancent un appel aux dons

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les besoins humanitaires explosent : 18 millions de personnes risquent d’être affectées dans les 3 prochains mois. Face à l’ampleur de l’urgence, et à l’instar de la mobilisation au Royaume-Uni et en Allemagne, les 6 ONG membres de l’Alliance Urgences – Action Contre la Faim, CARE France, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International et Solidarités International, se mobilisent et lancent un appel aux dons pour venir en aide à la population ukrainienne.

Deux semaines après le début de la crise en Ukraine, la situation humanitaire dépasse les pires scénarios. À l’intérieur du pays, la situation se détériore très rapidement. Et déjà plus de 2 millions de personnes sont réfugiées dans les pays voisins.

Les besoins en nourriture, eau, abris, produits de première nécessité et en soins de santé sont critiques, à la fois pour les populations piégées dans les villes où les hostilités continuent, comme pour celles qui ont fui pour se mettre à l’abri dans les pays voisins.

Les six ONG membres de l’Alliance Urgences se mobilisent et se coordonnent pour soutenir la population en Ukraine et dans les pays voisins. Sur place, les organisations humanitaires de l’Alliance Urgences répondent aux besoins vitaux suivants :

  • Approvisionnement en eau 
  • Aide alimentaire
  • Fourniture de couvertures et de matelas
  • Distribution de kits de première nécessité
  • Soin de santé primaire, soin psychologique et soutien psychosocial
  • Soin post-opératoire et distribution d’équipements paramédicaux
  • Protection des enfants, en particulier des filles

Alliance Urgences – Unis face à l’urgence :

Alliance Urgences est un collectif regroupant 6 grandes organisations humanitaires de terrain, qui agissent lors de catastrophes humanitaires de grande ampleur. Sa mission ? Agir ensemble pour aider le plus de personnes possibles et se coordonner pour apporter une aide plus rapide et de grande ampleur. Pour l’Ukraine, Alliance Urgences lance un appel commun à la générosité pour soutenir l’élan de solidarité et la réponse humanitaire.

L’union fait la force ! 6 ONG, 1 clic, 1 don sur allianceurgences.org.

Contacts presse- Alliance Urgences :
medias@allianceurgences.org – Camille Nozières (07 86 00 42 75) et Jean-Baptiste Matray (06 31 59 90 40). Nos porte-paroles en France et dans les pays d’intervention sont disponibles pour toute interview.
 

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Crise en Ukraine : Plan International se mobilise 

En raison du conflit en Ukraine, des milliers de personnes ont déjà fui vers des pays voisins. Face à cette situation catastrophique pour les enfants, en particulier pour les filles, Plan International se mobilise et lance un appel à dons. 

Enfants marchant de dos avec des valises

En temps de guerre, les enfants sont les plus touchés

Au moment où nous vous écrivons, de nombreuses vies s’éteignent. La guerre en cours en Ukraine oblige les familles à fuir leur pays, sous le feu des bombardements.

Affaiblies par des températures glaciales, des centaines de milliers de personnes sont arrivées dans les pays voisins. Parmi elles, les enfants et en particulier les filles, ont besoin en urgence de soins et de secours. 

Beaucoup, séparés de leur famille, sont particulièrement exposés à la violence, aux abus et à l’exploitation.

Les enfants d’Ukraine sont témoins des horreurs des combats : c’est leur enfance qui est mise à mal ! 

Plan international se mobilise pour les enfants 

Notre expérience dans le monde entier nous a appris que les enfants, en particulier les filles, porteront les blessures visibles et invisibles du conflit, même lorsque les combats auront cessé. Les enfants paient un lourd tribut à la guerre : traumatismes physiques et psychiques. 

Plan International se mobilise en Moldavie, en Pologne et en Roumanie aux côtés de partenaires locaux déjà engagés 24 heures sur 24 pour fournir des soins, répondre aux besoins de première nécessité et apporter une aide psychosociale aux enfants réfugiés et leur famille.

Avec votre soutien, elles seront en mesure d’intensifier les opérations de secours d’urgence pour soutenir les enfants et leurs familles. Les besoins urgents comprennent des abris, de la nourriture et de l’eau, un soutien psychosocial et une éducation.  

 

 

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Ukraine : l’ONG Plan International France est extrêmement préoccupée

Alors que plus de 874 000 personnes ont déjà fui vers les pays voisins, la situation des enfants s’aggrave toujours plus en raison du conflit en Ukraine. Déscolarisation, violences, abus, exploitation sexuelle et détresse psychologique : l’ONG Plan International France alerte sur les risques qu’encourent les enfants, en particulier les filles, et lance un appel aux dons.

L’ONG Plan International France est profondément préoccupée par l’escalade des hostilités en Ukraine qui met en danger la vie et le bien-être des enfants et des jeunes, notamment des filles.

Des millions de filles et de garçons en danger ont besoin d’aide. Alors que 2,9 millions de personnes ont déjà besoin d’une aide humanitaire d’urgence, le nombre de réfugié∙e∙s en Pologne, en Hongrie, en Moldavie, en Roumanie et en Slovaquie augmente considérablement. 5 millions de personnes pourraient être contraintes de fuir dans les prochains jours, dont une majorité de filles et de femmes.

L’ONG Plan International France s’inquiète pour la santé mentale des enfants et des filles, particulièrement confrontées aux violences de genre en situation de crise.

« Alors que les combats et les bombardements se poursuivent, des millions de familles avec des enfants sont obligées de fuir leur maison et se retrouvent déracinées. Les enfants séparés et non accompagnés sont encore plus vulnérables et exposés aux risques d’abus et de traite. La protection et la sécurité des enfants déplacés et réfugiés, en particulier des filles, doivent être des priorités absolues ! », alerte Violaine Gagnet, directrice des programmes de l’ONG.

Plan International se mobilise en Moldavie, en Pologne et en Roumanie aux côtés d’organisations locales

  • Protection des enfants, des adolescent∙e∙s réfugié∙e∙s, en particulier des filles, contre les violences
  • Soutien psychosocial des enfants réfugiés dans les centres d’accueil
  • Renforcement des capacités des professionnels de la protection de l’enfance

L’ONG appelle les autorités concernées à : 

  • Un cessez-le-feu des combats 
  • Respecter le droit international humanitaire, notamment en matière de protection des enfants
  • Ne pas cibler les installations civiles, spécifiquement celles dont les enfants ont besoin comme les écoles et les hôpitaux 
  • Protéger les enfants séparés et non accompagnés, avec une attention particulière pour les filles
  • Respecter le principe de non-refoulement, sans discrimination, en vertu de la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés
  • Garantir l’accès sans entrave au secours et au personnel humanitaires

L’ONG Plan International France lance un appel aux dons pour répondre aux besoins urgents des populations : abris, eau, nourriture, soutien psychosocial. 

Pour toute interview : Violaine Gagnet, directrice des programmes de l’ONG Plan International France

Contact média : Juliette Bénet / + 33 6 50 10 10 85 / juliette.benet@plan-international.org 

Lire le communiqué de presse

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Le droit de vivre en paix pour les enfants ukrainiens

Plan International est profondément préoccupé par l’escalade des hostilités en Ukraine qui met en danger la vie et le bien-être des enfants. Ce conflit constitue une menace majeure pour la vie humaine et entraînera de nouvelles souffrances pour le peuple ukrainien.

Unni Krishnan, Directeur humanitaire mondial de Plan International, a déclaré : « Nos pensées vont aujourd’hui aux enfants et aux jeunes d’Ukraine. Nous sommes inquiet·ète·s pour leur vie et leur bien-être. Nous sommes profondément attristé·e·s de constater la terrible escalade du conflit et les tirs d’armes lourdes. Nous nous joignons ainsi à l’appel international en faveur d’une cessation immédiate des hostilités. 

Nous demandons immédiatement à toutes les parties de respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire et des droits humains, et de garantir la protection des enfants contre toute atteinte. À aucun moment, les parties ne doivent s’attaquer aux équipements dont les enfants ont besoin, tels que les services de santé, les écoles, l’eau et l’approvisionnement vital en électricité qui est nécessaire pour garder les enfants au chaud. » 

Les familles qui sont forcées de quitter leur foyer doivent être autorisées à chercher refuge et soutien. Tous les pays doivent s’engager à respecter leurs obligations au titre de la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés. Le principe de non-refoulement doit être respecté, ce qui signifie que personne ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d’être blessé. 

L’escalade des hostilités fait payer un lourd tribut au bien-être physique et mental et au niveau de vie des enfants, des femmes et des autres personnes qui ont un besoin urgent d’aide humanitaire. 

La protection, notamment la protection des enfants et la prévention de la violence sexiste, l’accès à l’eau, à la nourriture et aux services de santé, ainsi que l’éducation figurent parmi les besoins les plus importants, en particulier pour les familles déplacées de leur domicile. L’escalade militaire pourrait entraîner une augmentation de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. 

Plan International demande impérativement à toutes les autorités concernées de respecter les droits des enfants et l’accès humanitaire des organisations apportant leur soutien aux communautés dans les zones touchées

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