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Eradiquer les discriminations de genre à l’école

Stefany, 15 ans, est passionnée par l’informatique et la robotique. Elle a participé à plusieurs concours scientifiques en Bolivie mais fait face aux stéréotypes de genre. Plan International l’accompagne grâce au programme ARRIBA qui a pour objectif l’élimination de la violence sexiste et la promotion de l’égalité filles-garçons.

Être une fille dans un milieu masculin

La passion de Stefany pour l’informatique a débuté à l’école primaire. Au lycée, ses professeurs ont remarqué son intérêt pour la technologie et lui ont suggéré de s’inscrire au concours national scientifique, créé pour encourager les élèves les plus brilliant·e·s du pays à embrasser une carrière scientifique.

« Au début, je me sentais nerveuse, car, lorsque je suis entrée dans la salle où se déroulait l’examen, j’ai vu que la plupart des participant·e·s étaient des personnes âgées et des garçons. C’était très bizarre car j’étais la seule fille présente », se souvient Stefany, qui avait 13 ans à l’époque. 

J’ai été jugée au début, on me disait : « Pourquoi fait-elle cela, c’est une fille ! », « Ce sont les garçons qui sont faits pour ça », « Ce n’est pas bon pour elle ! ».

Il y a un réel manque d’encouragement pour les filles. « Sans soutien, je ne serais pas arrivée là où j’en suis maintenant. Les filles ont aussi besoin de se sentir épaulées pour développer petit à petit une grande estime de soi et ainsi ne pas se laisser atteindre par les critiques », raconte-t-elle. 

Devenir un modèle pour les futures scientifiques de demain

Au lieu de décourager son intérêt pour les sciences, ces préjugés ont motivé Stefany à concrétiser ses aspirations.

Au cours des trois dernières années, elle a développé trois jeux vidéo dédiés aux enfants. Le premier s’intitule « Mother Earth » en réponse aux incendies de l’Amazonie bolivienne de 2019. Son deuxième jeu apprend aux enfants ce qu’est la pandémie de COVID-19 et le troisième, qui a reçu une médaille d’or, donne des conseils sur la façon de prévenir la pandémie.

Pour Stefany, le monde de la technologie ne se résume pas aux ordinateurs et aux programmes, mais à la possibilité de créer quelque chose de spécial et de le montrer au monde entier. 

Les filles devraient être en mesure de réaliser leurs rêves sans être confrontées aux discriminations de genre. 

Stefany a récemment utilisé ses compétences pour créer un respirateur artificiel à l’usage des patient·e·s atteint·e·s de COVID-19. Elle l’a présenté au bureau du maire et il a été accepté par les médecins qui l’ont utilisé pour oxygéner leurs patient·e·s.

« Les gens étaient souvent surpris d’apprendre qu’une fille avait construit l’invention exposée » s’enthousiasme-t-elle. Petit à petit, d’autres élèves ont commencé à lui demander conseil et à l’écouter.

Lutter contre les discriminations de genre

Plan International Bolivie, avec le soutien financier du gouvernement canadien, a mis en place le projet ARRIBA qui a pour objectif d’éliminer les stéréotypes de genre et promouvoir l’égalité filles-garçons. Il accompagne en parallèle les adolescent·e·s et les jeunes femmes à prendre conscience de leurs droits sexuels et reproductifs afin de prendre des décisions éclairées pour leur futur. 

Stefany fait partie du programme et encourage maintenant les filles à poursuivre leur rêve. « Plan International m’a permis de prendre conscience de mon potentiel et à ne plus me soucier de ce que disent les autres », dit-elle.

Elle demande à ce que les filles et les adolescentes disposent de plus d’espaces pour développer leurs compétences et que la participation des filles ne soit pas bloquée directement à l’entrée de certains concours.

Toutefois, les comportements commencent à changer. « Le fossé qui sépare les filles de ces espaces se réduit petit à petit. Les filles et les femmes sont prises en considération. La société bolivienne commence à se rendre compte du pouvoir que nous avons, qu’il y a beaucoup de choses que nous voulons dire », s’enthousiasme Stefany.

Le prochain défi de Stefany est de reprendre ses cours d’informatique et de robotique, qui ont été interrompus en raison de la pandémie de COVID-19. Elle espère également participer à la prochaine Olympiade scientifique étudiante et représenter la Bolivie au niveau international. 

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8 mars : Plan International France se mobilise !

Pour la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, l’ONG Plan International France a marché avec le Plan des jeunes aux côtés de dizaines d’organisations féministes. L’occasion de rappeler notre engagement pour les droits des filles, des adolescentes et des jeunes femmes dans le monde.

Journée internationale des droits des femmes : n’oublions par les droits des filles 

En réponse à l’appel à la manifestation « Déferlante pour l’égalité » du collectif féministe #GrèveFéministe, Plan International France, son ambassadrice Ophélie Guillermand et le Plan des jeunes ont marché à Paris le 8 mars 2022, Journée internationale des droits des femmes. 

« Défendons un avenir durable pour les filles ! », scandent les militant∙e∙s du Plan des jeunes, mouvement de jeunes bénévoles engagé∙e∙s auprès de l’ONG. Le combat reste long : déscolarisation, violences sexuelles et sexistes, mariages d’enfant, harcèlement et cyber harcèlement, traite… entravent l’égalité de genre. 

Les objectifs de la mobilisation ?

Les équipes de Plan International France à la manifestation du 8 mars

Affirmer notre solidarité avec les filles et les femmes du monde entier, exiger des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et défendre le droit à une éducation qui lutte contre les stéréotypes de genre. L’occasion pour Plan International France de rappeler qu’1 adolescente et femme sur 3 subit des violences physiques ou sexuelles et que 132 millions de filles restent déscolarisées dans le monde.

L’ONG Plan International France et le Plan des jeunes ont aussi témoigné leur solidarité avec les filles et les femmes affectées par le conflit en Ukraine.

Le cortège parisien a rassemblé 35 000 personnes selon les organisatrices et des dizaines d’autres manifestations en France se sont également déroulées. 

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« Ensemble » pour le 8 mars : les voix de celles qui font partie du plan

Au fil de cette nouvelle série de 4 podcasts, nous donnons la parole à des femmes inspirantes qui ont pu changer leur destin grâce à Plan International. Prenez le temps de découvrir leurs histoires.

Le mardi 8 mars, comme tous les ans, a lieu la Journée internationale des droits des femmes. 

Visuel de podcast

Pour l’ONG Plan International France, c’est une nouvelle occasion de mettre en avant toutes les femmes et les filles qui ont pu libérer leur potentiel grâce à Plan International. 

Défendre l’égalité de genre est au cœur des combats de Plan International. L’un des premiers pas vers cette égalité est de donner plus d’espace aux filles et aux femmes à tous les niveaux dans nos sociétés.
En cela, la date symbolique du 8 mars et la seconde édition de notre podcast « Ensemble » créent l’occasion idéale pour donner la parole à des femmes inspirantes et exemplaires. 

Laissez-vous embarquer pour un tour d’horizon à la rencontre de quatre femmes qui ont participé à des programmes de parrainage de Plan International. 

Vous voyagerez avec elles en commençant par le Kenya. Elles vous emmèneront ensuite jusqu’en République Dominicaine, avant de poursuivre vers le Cambodge et de clôturer le périple en Guinée Bissau.

Un voyage auditif illustrant comment Faith, Binta, Tort et Hilma ont, avec l’accompagnement de Plan International, fait leur place dans un monde patriarcal en s’imposant comme des femmes indépendantes, autonomes et accomplies. 

Toutes ces belles rencontres et ces destins changés sont la raison d’être de notre ONG. 

Découvrez nos podcasts : 

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8 mars 2022 : #1Femme1Avenir

Chaque fille doit être libre de décider de son avenir. Pour la Journée internationale des droits des femmes, l’ONG Plan International France se mobilise pour que toutes les filles d’aujourd’hui deviennent des femmes libres demain grâce à l’éducation. 

Les droits des femmes commencent par les droits des filles 

Faire valoir les droits des femmes commence par faire valoir ceux des filles. L’éducation est un droit fondamental garanti par la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Pourtant, plus de 132 millions de filles sont encore privées d’éducation dans le monde. 

Visuel de campagne pour le 8 mars

Mariages forcés, grossesses précoces, esclavage domestique, exploitation… Trop de filles subissent encore ces violations de leurs droits qui constituent de nombreux freins à leur éducation et leur émancipation.

Pourtant, l’éducation est un puissant levier d’émancipation qui permet aux filles de sortir de la pauvreté, de faire entendre leurs voix et de faire leurs propres choix. De plus, une fille sensibilisée à l’importance de l’éducation deviendra une femme qui veillera plus tard à ce que les autres filles aient une éducation de qualité et luttent ainsi à leur tour contre les discriminations faites à toutes les filles.

C’est pourquoi l’ONG Plan International France lutte contre ces inégalités pour permettre aux filles de se construire un avenir et de devenir des femmes libres.

Mobilisons-nous pour le 8 mars et toute l’année ! 

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’ONG Plan International France se mobilise et lance la campagne « #1Femme1Avenir » pour rappeler que chaque fille peut décider de son avenir et choisir quelle femme elle deviendra ! 

Grâce aux projets menés sur le terrain, Plan International agit concrètement pour favoriser la scolarisation des filles : construction et réhabilitation d’écoles, fourniture de matériel scolaire, sensibilisation des communautés, formation des enseignant·e·s, lutte contre les mariages d’enfants etc.

En parrainant une fille avec l’ONG Plan International France, vous participez directement à la sensibilisation de l’ensemble de sa communauté à l’importance de l’égalité entre les filles et les garçons. Chacun des programmes de parrainage vise à renforcer l’autonomie des femmes et des jeunes filles, d’abord à l’école puis dans la vie sociale et professionnelle.  

 

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8 mars 2022 : Journée internationale des droits des femmes

Plan Info n°66

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, votre magazine Plan Info revient sur notre mobilisation pour que chaque fille puisse décider de son avenir. Vous y découvrirez notamment comment l’ONG Plan International France se mobilise pour que toutes les filles d’aujourd’hui deviennent des femmes libres demain grâce à l’éducation !

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Promouvoir l’égalité filles-garçons dans les écoles au Bangladesh

Au Bangladesh, les filles et les femmes sont confrontées à une violence endémique dans tous les aspects de leur vie. Cette violence affecte la vie des enfants. Plan International a mis en place un programme scolaire de prévention pour sensibiliser à l’égalité filles-garçons.

Identifier les pratiques inégalitaires

Les enfants qui subissent des violences ont souvent de mauvais résultats scolaires, voire même abandonnent l’école. Leur santé et leur bien-être mental peuvent en pâtir. La violence renforce également les stéréotypes de genre et incite les enfants à intégrer ces modèles dès leur plus jeune âge.

Le Mouvement pour l’égalité de genre dans les écoles (GEMS) a été créé dans le but d’éradiquer ces stéréotypes. Ce programme de prévention est conçu pour les enfants scolarisés, âgés de 12 à 14 ans. Mis en place par Plan International, il s’appuie sur des volontaires qui, dans les écoles, créent un environnement propice pour que les élèves remettent en question les comportements sexistes. 

Le programme encourage ainsi des relations égales entre filles et garçons. Il permet d’analyser les stéréotypes qui régissent les rôles des hommes et des femmes dans la société et de sensibiliser à la non-violence à l’école. 

Les enfants inscrits aux sessions du mouvement participent à des activités de groupe qui utilisent des activités innovantes, telles que des jeux de rôle ou des débats pour aider les élèves à remettre en question les pratiques inégalitaires et ainsi proposer des solutions. 

Parler de la violence dans les écoles

Les violences au Bangladesh étant souvent normalisées, beaucoup de personnes ne prennent pas le temps de réfléchir aux conséquences qu’elles peuvent avoir.

Le programme permet ainsi aux enfants de prendre conscience, de reconnaître et de parler des violences dans leurs écoles. De plus en plus d’enfants disent qu’ils interviennent désormais lorsqu’ils aperçoivent un comportement agressif et le font en utilisant des méthodes pacifiques.

Moni, 14 ans, est une élève dans un collège du district de Rangpur. Elle est aujourd’hui une ardente défenseuse de la lutte contre la violence au sein de sa communauté et de son école. « Maintenant je sais identifier les comportements discriminatoires à l’égard des filles et des femmes. J’en parle à la maison et j’essaie de convaincre ma famille de traiter tous les enfants de la même manière », explique-t-elle.

Avant, j’utilisais des chiffons au lieu de serviettes hygiénique, je ne savais pas que c’était dangereux pour ma santé.

Moni assiste régulièrement aux sessions où elle dit avoir appris beaucoup de choses comme l’importance d’une bonne hygiène menstruelle. Elle sait désormais que le harcèlement est un délit, qu’elle peut protester et qu’il existe également un numéro d’assistance téléphonique spécifique en cas de besoin.

Continuer la prévention pendant la crise sanitaire

Ce programme commence à briser petit à petit le stéréotype selon lequel les filles et les garçons ne doivent pas jouer ensemble, ni interagir les uns avec les autres. « Nous faisons passer nos messages au-delà de la salle de classe afin que tou·te·s les élèves soient sensibilisé·e·s à l’égalité filles-garçons. »

Depuis le début de la pandémie de COVID-19 et la fermeture des écoles, les sessions du GEMS se sont poursuivies de manière limitée, dans les cours de récréation et pour un nombre limité d’enfants.

Le programme fournit ainsi une redéfinition des caractéristiques de la masculinité et donne des outils pour éliminer toute forme de violence. A la fin du mois de décembre 2021, un peu plus de 13 000 enfants ont été sensibilisés.     

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Projet « Jeunes contre les mariages d’enfants dans la communauté de Salémata au Sénégal »

Les mariages d’enfants sont très répandus au Sénégal. Afin de contribuer à éradiquer cette pratique, Plan International et l’OIF ont accompagné 5 jeunes militantes de la région de Kédougou dans la réalisation d’une étude sur les raisons du mariage d’enfants.

Cinq jeunes leaders enquêtent sur les déterminants des mariages d’enfant dans leur communauté

Groupe de personnes qui parlent ensemble

Le phénomène du mariage des enfants est très répandu au Sénégal : 31% des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans (rapport de l’EDS, 2019).  La prévalence est plus élevée dans certaines régions. A Kédougou par exemple, 2 filles sur 3 sont concernées. 

Pour contribuer à éradiquer cette pratique, Plan International et l’OIF ont accompagné 5 jeunes militantes de la région de Kédougou dans la réalisation d’une étude sur les déterminants du mariage d’enfants dans leur commune, celle de Salémata.

Les principaux résultats de l’étude sont les suivants :

  • Même si les populations de Salémata ont été informées et sensibilisées à l’existence de la loi interdisant le mariage d’enfants, notamment grâce au personnel de santé et aux relais en santé communautaire, la pratique demeure, surtout dans les zones transfrontalières.
  • Les raisons qui poussent les communautés de Salémata à ne pas respecter la loi selon les parents et les jeunes interrogés sont le respect des coutumes (cité par 57% des pères et 25% des mères, 50% des filles et 40% des garçons), la peur de marginalisation ou d’excIusion sociaIe (citée par 21% des pères et 25% des mères), le respect des prescriptions religieuses (cité par 25% des mères) et le manque de connaissance de la loi (cité par 58% des filles et 46% des garçons).
  • Les autres raisons évoquées sont : la pauvreté, la préservation de l’honneur de la famille en évitant les grossesses hors mariage et le raffermissement des liens familiaux et communautaires, et les belles-mères qui souhaitent être aidées dans les travaux domestiques. Certaines de ces raisons sont ressorties dans les entrevues avec les leaders religieux et traditionnels. 

Les conséquences des mariages d’enfant

L’étude a pourtant montré que les conséquences du mariage d’enfants sont bien connues par les parents et les cibles interrogées. Sur le plan sanitaire, il a été évoqué les grossesses précoces pouvant entraîner un retard de croissance des filles, la naissance de bébés prématurés et des complications à l’accouchement pouvant aller jusqu’à la mortalité maternelle et infantile auxquels s’ajoute la malnutrition des enfants des enfants de moins de 5 ans. Sur le plan social, il a été évoqué la récurrence des divorces à cause entre autres de l’immaturité des jeunes filles à gérer leur ménage, l’abandon scolaire et l’augmentation de la pauvreté.

Des pistes pour un meilleur respect de la loi

Pour une meilleure adhésion des communautés à la loi contre mariage d’enfants, les parents suggèrent une meilleure implication du personnel de santé et des leaders religieux et les jeunes proposent une meilleure implication de leurs associations.
A travers la restitution locale et nationale des résultats de cette étude, les 5 jeunes militantes qui l’ont menée ont pu augmenter l’impact de leurs messages de sensibilisation et de plaidoyer auprès des familles, des leaders traditionnels et des autorités. 

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Plan International France se mobilise pour dire stop aux violences sexistes !

En amont de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre, l’ONG Plan International France a marché avec le collectif féministe #NousToutes pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. L’opportunité de rappeler que les violences de genre commencent dès l’enfance et affectent les filles et les femmes partout dans le monde.

En réponse à l’appel à manifestation du collectif #NousToutes, Plan International France et le Plan des jeunes ont marché aux côtés de dizaines de milliers de personnes à Paris le samedi 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant. 

« Journée internationale des enfants, n’oublions par les droits des filles ! »

L’objectif de la mobilisation : défendre le droit fondamental pour les femmes et pour les filles vivre à l’abri des violences. L’occasion pour Plan International France de rappeler que les violences de genre commencent dès l’enfance : 120 millions de filles restent confrontées aux violences sexuelles dans le monde. De nombreuses personnalités en faveur de la protection des enfants étaient présentes, comme Lyes Louffok et Andréa Bescond, pour porter la voix des enfants victimes des violences.

« Tout commence par l’enfance, c’est ce qui engendre toutes les violences sexistes et sexuelles », rappelle Lyes Louffok, militant des droits de l’enfant et membre du Conseil national de la protection de l’enfance.

736 millions d’adolescentes et de femmes de plus de 15 ans sont survivantes de violences     

De leur côté, les membres du Plan des jeunes marchent et scandent : « Les droits des filles partout pour toutes avec tous et toutes ! ». Le combat reste long : les violences faites aux enfants et aux filles demeurent minimisées et invisibilisées. 

Le cortège parisien a rassemblé plus de 50 000 personnes selon les organisatrices et des dizaines d’autres manifestations en France se sont également déroulées. 

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Mariage d’enfants, déscolarisation, automutilation, suicide, détresse psychologique… le quotidien dramatique des filles en Syrie

Un risque accru de mariages d’enfants, de déscolarisation et de détresse psychologique pèse sur le quotidien des jeunes femmes dans le nord-ouest de la Syrie. Tel est le constat de la dernière étude In Harm’s Way de Plan International et de Women Now for Development, réalisée auprès de 170 participant.e.s – filles, mères, pères, personnels de santé et éducatif – entre mars et mai 2021, et  publié le 25 novembre à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

Aujourd’hui, environ 1 adolescente sur 3 va à l’école (69 % restent non scolarisées). Avant le conflit en 2011, 97 % des enfants en âge de fréquenter l’école primaire étaient scolarisé∙∙e∙s. La plupart des établissements scolaires du nord-ouest de la Syrie sont encore opérationnels, mais les problèmes de sécurité, les déplacements continus, les mariages d’enfants et les obligations familiales, telles que les travaux ménagers et la prise en charge des fratries empêchent encore les filles de suivre les cours.

Privées D’ÉDUCATION, mariées précocement ET de force

Toutes les adolescentes interrogées déclarent que la pandémie de Covid-19 aggrave leur situation : beaucoup d’entre elles ne peuvent toujours pas participer aux cours en ligne. 

En raison du conflit, les données fiables restent rares, mais une enquête menée auprès de jeunes femmes syriennes déplacées au Liban révèle que 41 % d’entre elles ont été mariées avant l’âge de 18 ans. En 2006, 13 % des Syriennes étaient mariées avant leur 18 ans dans le pays et 3 % des filles l’étaient avant leur 15e anniversaire (ONU). 
Selon la loi syrienne, l’âge minimum légal du mariage est de 17 ans pour les filles, mais des lacunes juridiques autorisent le mariage d’enfants dans certaines conditions, comme celle du « meilleur intérêt ».     

Interrogées, 43 % des mères déclarent que, bien qu’elles s’opposent au mariage des enfants en temps de paix, en temps de conflit, il constitue un moyen de protéger les filles du harcèlement et de la violence, tout en allégeant la charge économique de la famille, en particulier lorsque cette dernière est gérée par une femme. Presque toutes les adolescentes rencontrées s’opposent mariage d’enfants et déclarent en moyenne, que l’âge minimum légal devrait être de 20 ans. Il est pour elles plus important de poursuivre leur éducation et d’acquérir des expériences de vie, avant de se marier. Toutefois, le contexte d’urgence explique qu’un quart des filles estime que le mariage précoce représente un moyen d’échapper à la violence domestique et à la pauvreté.    
« Notre recherche peint un tableau déchirant de la réalité actuelle en Syrie. Les filles sont encore une fois les premières victimes de la guerre : les inégalités de genre se sont accentuées au cours des années de violences. Les familles sont obligées de fuir leur foyer et de reconstruire leur vie, souvent plusieurs fois », explique Hiba AlHejazi, responsable du plaidoyer et de l’influence au sein de l’ONG Plan International en Jordanie.

SYRIE : UNE DES URGENCES HUMANITAIRES LES PLUS COMPLEXES

  • 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté
  • 13,4 M de personnes ont besoin d’une aide humanitaire
  • 6,7 M de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays

Le nord-ouest de la Syrie est la zone plus touchée avec :

  • 3,4 M de personnes ont situation de besoin d’aide humanitaire
  • 2,8 M de personnes déplacées
  • 1,7 M de personnes réfugiées

Premières Victimes des violences

La crise continue d’affecter en premier lieu les femmes et les adolescentes. Le conflit renforce le discours patriarcal et contribue à accroître les inégalités et les discriminations auxquelles les filles du nord-ouest de la Syrie sont confrontées quotidiennement : impossibilité de se déplacer librement dans leur quartier en raison du risque d’enlèvement et d’harcèlement sexuel et la persistance de stéréotypes sexistes qui les cantonnent aux tâches domestique, à l’isolement, au manque d’intimité… 

Pour environ un tiers des personnes interrogées (32 %), les mariages d’enfants expliquent les taux d’automutilation et de suicide en hausse dans le pays.
« Le mariage précoce est l’une des principales causes des problèmes psychologiques des filles. Elles deviennent plus agressives ou dépressives en raison de leur incapacité à faire face à leurs nouveaux rôles et responsabilités. Dans certains cas, elles envisagent même le suicide comme une solution à leur misère », témoigne un travailleur social du nord-ouest de la Syrie. 

L’exacerbation de la violence : la puberté forcée

Une dernière tendance alarmante et en augmentation : la puberté forcée. Cette dernière consiste à injecter aux adolescentes des hormones pour provoquer la puberté à des fins de mariage d’enfants ou d’exploitation sexuelle (UNFPA 2020). Une pratique en hausse observée par le corps médical, mais dont la prévalence est encore niée par les communautés.
« La puberté forcée est un acte très préjudiciable pour les filles, qui affecte leur santé sexuelle et reproductive et leur mental », rapporte une gynécologue du nord-ouest de la Syrie.

 « Que l’on évoque les mariages forcés ou l’abandon de l’école, les adolescentes syriennes paient un lourd tribut à ces normes de genres néfastes et discriminatoires. Elles restent invisibilisées et leurs besoins continuent d’être négligés par la communauté internationale. Si les efforts pour protéger et sauvegarder les droits des filles ne sont pas renforcés, c’est toute une nouvelle génération de filles qui risque de rentrer dans l’âge adulte sans avoir eu l’opportunité d’aller à l’école, de devenir économiquement indépendantes et de contribuer de manière significative à la société. Et c’est la société au sens large, la consolidation de la paix et le développement à long terme qui risquent d’être profondément affectés », rappelle Hiba AlHejazi.

CE QUE L’ONG PLAN INTERNATIONAL DEMANDE 

  • Fixer l’âge minimum du mariage à 18 ans, quel que soit le sexe, et combler les lacunes des cadres juridiques qui exposent les filles à un mariage précoce
  • Donner la priorité à la protection des enfants, à la prévention et à la réponse à la violence sexiste
  • Préserver la santé et les droits sexuels et reproductifs des adolescentes
  • Prendre en compte de manière urgente et prioritaire les droits et les besoins spécifiques des adolescentes en Syrie dans les interventions humanitaires
  • Financer des programmes qui répondent aux besoins des adolescentes, qui garantissent leur accès à l’éducation et les protègent contre les violences sexistes

Découvrez le rapport de Plan International et Women Now for Development en intégralité

Pour toute demande d’interview : Julien Beauhaire : 01 84 87 03 52 / 07 86 45 12 10 / julien.beauhaire@plan-international.org

Téléchargez le communiqué de presse.

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« La COP26 n’a pas su reconnaître l’urgence de la crise climatique »

En réponse à l’accord final de la COP26, Plan International prend la parole et regrette le manque de reconnaissance de l’impact du changement climatique sur l’éducation des filles. A lire ci-dessous. 

« La COP26 n’a pas su reconnaître l’urgence de la crise climatique. Les pays les plus vulnérables au climat ont été contraints d’accepter un accord qui ne sera clairement pas suffisant pour les communautés qui subissent déjà des changements climatiques dévastateurs, les enfants et les filles étant les plus durement touchés.

Nous regrettons que les dirigeants n’aient pas réussi à augmenter le financement climatique, qui est essentiel pour soutenir les communautés les plus impactées. L’objectif de 100 milliards de dollars par an – fixé il y a 12 ans, et désormais insuffisant pour répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables – n’a toujours pas été atteint. 

Groupe de jeunes femmes faisant les récoltes dans un champ

L’engagement des pays développés à doubler le financement de l’adaptation ne va pas assez loin pour répondre aux besoins urgents des pays les plus vulnérables au climat, pour qu’ils s’adaptent aux événements climatiques extrêmes auxquels ils sont et seront confrontés aujourd’hui et à l’avenir. En outre, les pays développés n’ont pas tenu leurs engagements sur la question vitale du financement des pertes et dommages, une priorité pour les pays à faible revenu, essentielle pour faire progresser la justice climatique. 

La COP26 était l’occasion de donner la priorité à une éducation climatique de qualité – cruciale pour préparer les enfants et les jeunes à la crise à laquelle ils sont confrontés – et à l’engagement des jeunes, notamment par le biais de l’examen et de l’amélioration du programme de travail de Doha sur l’action en faveur de l’autonomisation climatique (ACE) et de l’événement ministériel de haut niveau sur l’éducation climatique. Les enfants et les jeunes eux-mêmes ont demandé aux dirigeants mondiaux d’investir dans l’éducation climatique.

Nous nous félicitons des engagements pris dans le cadre du nouveau programme de travail de Glasgow sur le ACE (Action for the Climate Emergency) pour un débat en session sur l’engagement des enfants et des jeunes, pour la participation des jeunes dans les délégations officielles et pour un forum annuel dirigé par des jeunes. Malheureusement, le » pacte de Glasgow », approuvé lors de la COP26, ne reconnaît pas suffisamment l’impact disproportionné du changement climatique sur l’éducation des filles et n’inclut pas d’actions clés pour soutenir l’accès des filles à une éducation de qualité. Malgré nos efforts avec la société civile, il ne reconnaît toujours pas le pouvoir de l’éducation intégrant la problématique du genre comme une voie clé vers la justice climatique. Il n’inclut pas non plus suffisamment l’engagement civique, les compétences vertes, les compétences de vie, les processus politiques et l’activisme et, surtout, il ne reconnaît pas l’approche basée sur les droits. 

La combinaison des restrictions du COVID-19, des problèmes de visa, de l’inégalité dans l’accès aux vaccins et des coûts d’hébergement élevés, ainsi que des restrictions importantes de l’accès de la société civile aux principaux espaces de prise de décision, ont fait de la COP26 l’une des plus exclusives et inaccessibles à ce jour. De nombreuses négociations et événements cruciaux – notamment les négociations portant sur la participation du public et des jeunes – étaient inaccessibles aux plus concerné·e·s. Il n’est donc pas surprenant que les documents finaux ne reflètent pas l’urgence du moment.

La COP26 a permis de maintenir l’objectif de 1,5 degré, mais de justesse. Pour les enfants et les filles les plus marginalisés du monde, la différence entre 1,5 et 2 degrés de réchauffement sera énorme. Il est essentiel que tous les pays se rendent à la COP27 en Égypte avec des plans actualisés, une énergie et une volonté nouvelles pour faire de ce 1,5 degré et de la justice climatique une réalité. »
 

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