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Lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso

Le monde est en proie à la crise alimentaire la plus dévastatrice depuis des décennies. Elle s’aggrave de jour en jour et ce sont les enfants, en particulier les filles, qui en souffrent le plus.

Selon le Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Burkina Faso pourrait atteindre près de 2,9 millions d’ici juillet. Les personnes déplacées à l’intérieur du pays sont particulièrement touchées en raison de la perte de leurs récoltes et de leurs sources de revenus.

Agir au plus vite

Au Burkina Faso, 3,5 millions de personnes ont actuellement besoin d’aide humanitaire, sur une population estimée à environ 21 millions d’habitants.

En temps de crise, les filles sont les plus durement touchées : elles mangent souvent moins et en dernier. Les filles risquent davantage que les garçons d’être exposées aux mariages forcés, à l’exploitation sexuelle, aux grossesses précoces et aux violences sexistes et sexuelles. De nombreuses familles en situation de pauvreté décident également de retirer leurs filles de l’école pour qu’elles travaillent ou aillent chercher de l’eau.

La déscolarisation : une des conséquences de l’insécurité alimentaire

Rihanata, 19 ans, a dû fuir son village du Centre-Nord du Burkina Faso après qu’elle ait été attaquée par des groupes armés. « Quand nous sommes arrivés ici à Kaya, mon père n’a pu inscrire que cinq personnes pour recevoir l’assistance alimentaire alors que nous sommes dix. Chaque jour, nous ne mangeons que du tô (une pâte faite de farine de céréales et d’eau). On cuisine le soir et on mange les restes le matin quand il y en a. », explique-t-elle.

« Dans notre village, on ne payait rien. Nous cultivions nos propres céréales, nous ramassions du bois et des feuilles pour cuisiner. Ici, nous souffrons de la faim », dit Rihanata qui nous confie qu’elle aimerait retourner à l’école et aussi développer une activité qui lui permettrait d’avoir un revenu pour aider à soutenir sa famille.

La situation est similaire pour Aibata, 17 ans, et sa famille qui est également déplacé à Kaya. « Nous avons perdu tout ce que nous avions : notre bétail, notre maison, c’est-à-dire toute notre vie. C’est un vrai combat pour subvenir aux besoins de mes enfants car je suis veuve et je n’ai pas de travail », explique la mère d’Aibata.

Aibata fréquente un espace mis en place par Plan International où elle rencontre d’autres jeunes mais à cause de la faim, elle n’a pas l’occasion d’en profiter beaucoup. « Nous avons toujours faim car notre principal repas est le tô. C’est difficile pour moi de suivre les jeux et les autres activités quand j’ai faim. Quand je n’ai pas assez à manger, je me sens triste et mon esprit est ailleurs. Je mange les biscuits qu’on nous donne là-bas mais ça ne me satisfait pas », explique l’adolescente.

Plus d’ 1 million d’enfants ont quitté leur foyer pour chercher sécurité et soutien ailleurs dans le pays !

Découvrez l’histoire de Fatima, 17 ans.

Des familles contraintes de se sacrifier pour leurs enfants

Bouama et Françoise sont deux réfugiées qui vivent à Fada N’Gourma, dans la région de l’Est. Bouama est âgée de 24 ans. Elle a dû fuir son village avec son mari et ses deux enfants. « Quand nous étions dans notre village, nous ne savions même pas que certaines choses devaient être payées. Ici, il faut acheter même l’eau. Je ne peux plus dormir, chaque nuit je pense à comment faire manger les enfants. Ce que nous voulons, c’est qu’on nous donne à manger. Je ne suis pas difficile, tout ce qu’on me donne, si c’est de la nourriture, je le prends », raconte Bouama.

« Nous luttons pour avoir assez à manger. Si nous avons deux repas par jour, c’est bien. Tant que les enfants mangent pour aller à l’école, c’est bon. Mes enfants sont la priorité. »

Bouama, 24 ans

Françoise, 26 ans, est celle qui s’inquiète le plus. « Nous n’avons jamais imaginé qu’un jour nous devrions mesurer les céréales ou la farine avant de cuisiner. Depuis que nous sommes à Fada, nous pensons toujours à la manière de nous procurer de la nourriture. Tout ce que je veux c’est qu’on nous aide d’abord à nous nourrir, ensuite nous aider à trouver du travail pour que nous n’ayons pas à attendre tout le temps l’aide des autres. ».

Les actions de Plan International pour lutter contre la crise alimentaire

Les besoins pour les enfants et les filles en particulier au Burkina Faso sont immenses. C’est pourquoi il s’agit d’un des pays d’intervention prioritaire de l’ONG Plan International France depuis des années notamment à travers le programme BASE : un projet d’éducation en situation d’urgence qui permet une offre éducative accélérée aux filles et garçons de populations déplacées internes.

En travaillant avec des partenaires locaux, Plan International peut atteindre les enfants, en particulier les filles, dans les régions éloignées et touchées par les conflits. Les équipes sur place prévoient d’étendre le programme d’alimentation scolaire à davantage d’écoles afin de garantir la scolarisation des filles.

Un autre projet de distribution de nourriture et d’argent en liquide est en cours d’extension pour atteindre davantage de familles dans le besoin et une formation destinée aux femmes sur la culture maraîchère et les activités génératrices de revenus est en train d’être mise en place afin de renforcer leur résilience face au changement climatique.

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L’impact de la sécheresse en Ethiopie sur la sécurité alimentaire

Alors que le monde fait face à une crise alimentaire dévastatrice, la sécheresse qui sévit dans le sud et le sud-est de l’Éthiopie a désormais un impact significatif sur la vie et les moyens de subsistance de 6,8 millions de personnes, dont 2,5 millions d’enfants, selon l’ONU.

La sécheresse : le premier effet visible du changement climatique

À Borena, l’une des zones les plus durement touchées de la région d’Oromia, nous avons rencontré Galamo, 30 ans, qui vient de marcher pendant cinq heures pour obtenir de l’eau et recevoir une aide alimentaire. Elle a cinq enfants et a perdu tout son bétail à cause de la sécheresse, ce qui a laissé la famille sans aucun revenu.

« Il y avait trois vaches dans notre troupeau. Elles sont toutes mortes à cause de la sécheresse. Mon mari est parti au Kenya pour chercher du travail après la mort de nos vaches, car nous dépendions tous d’elles. La sécheresse a fait des ravages dans notre foyer, l’un de mes fils a même dû abandonner l’école à cause d’elle. »

Galamo a dû marcher jusqu’à un district voisin pour trouver de l’eau, elle n’a aucune idée du chemin parcouru. « Je suis obligée de venir ici parce qu’il n’y a pas de source d’eau près de chez nous », explique-t-elle.

« La sécheresse a causé toutes sortes de problèmes dans notre vie. Le bétail n’a pas pu paître car il n’y avait plus de pâturages. Il est également difficile pour nous d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité, ce qui a pour conséquence que nos enfants se couchent le ventre vide. Si les choses restent en l’état, nous risquons de mourir de faim. Nous n’avons reçu aucune aide jusqu’à présent », nous dit Galamo.

Un impact direct sur la scolarisation des enfants

De nombreux enfants ont abandonné l’école pour aider leur famille à gagner un revenu quotidien et à chercher de l’eau et des pâturages. Cela les a rendus particulièrement vulnérables à des risques tels que le mariage forcé, les violences sexistes et sexuelles ou encore les grossesses précoces.

Diramu, 63 ans, est la mère de dix enfants, dont quatre qui ont été forcés de quitter l’école. « Mon fils a abandonné l’école et s’est rendu à Yabello pour chercher du travail. Ma fille a également abandonné l’école et nous aide maintenant dans les tâches ménagères. »

« J’aimerais que la pluie revienne et que notre vie redevienne normale. Nous voulons simplement avoir de l’eau et de la nourriture. Mon fils et ma fille doivent retourner à l’école car leur avenir est en jeu. »

Elema, 18 ans, qui est la fille de Diramu était une élève inscrite dans le cycle secondaire lorsqu’elle a dû arrêter.

« Après avoir perdu notre bétail à cause de la sécheresse, j’ai dû arrêter d’aller à l’école car ma mère avait besoin de mon aide pour les travaux ménagers et la collecte de bois de chauffage et de charbon pour la vente. J’utilise un jerrican pour recueillir l’eau et la transporter à la maison. Je prépare aussi les repas pour ma famille et je m’occupe du dernier de nos bovins. »

Elema, 18 ans

L’action d’urgence de Plan International pour protéger les enfants

Selon l’ONU, quelque 3,5 millions de personnes sont confrontées aux conséquences de la sécheresse dans la région d’Oromia. Les gens vivent dans des conditions désastreuses et il est urgent de mettre en place une réponse spécifique pour l’accès à l’eau.

Afin de lutter contre la sécheresse, les équipes Plan International fournissent des formations sur la production de miel et la culture de colonies d’abeilles, ainsi que des ressources telles que des semences après les inondations. Cela aide les familles à rétablir leurs moyens de subsistance après une urgence et à fournir des aliments pour réduire les problèmes de malnutrition.

La gestion de l’eau et de l’assainissement constitue une part importante de notre soutien dans les situations d’urgence. En Éthiopie, nous veillons à ce que les communautés disposent des ressources appropriées pour faire face aux maladies liées à l’eau et leurs conséquences.

Pour cela, Plan International a établi un partenariat avec 42 membres de la communauté, représentants communautaires et comités de l’eau dans le district de Sahala afin de fournir une formation. Ces communautés ont accès à plus de 78 900 sachets pour traiter l’eau, ainsi qu’à 200 kits de filtres à eau et à du chlore. Nos équipes sont également associées à des communautés pour reconstruire des points d’eau et des toits dans les zones touchées afin de garantir leur avenir à long terme. Cela fait une différence significative dans la vie des enfants des zones touchées.

Plan International s’engage

À soutenir les enfants touchés par des crises naturelles ou d’origine humaine et à renforcer la résilience des familles vulnérables et de leurs enfants.

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Eradiquer les discriminations de genre à l’école

Stefany, 15 ans, est passionnée par l’informatique et la robotique. Elle a participé à plusieurs concours scientifiques en Bolivie mais fait face aux stéréotypes de genre. Plan International l’accompagne grâce au programme ARRIBA qui a pour objectif l’élimination de la violence sexiste et la promotion de l’égalité filles-garçons.

Être une fille dans un milieu masculin

La passion de Stefany pour l’informatique a débuté à l’école primaire. Au lycée, ses professeurs ont remarqué son intérêt pour la technologie et lui ont suggéré de s’inscrire au concours national scientifique, créé pour encourager les élèves les plus brilliant·e·s du pays à embrasser une carrière scientifique.

« Au début, je me sentais nerveuse, car, lorsque je suis entrée dans la salle où se déroulait l’examen, j’ai vu que la plupart des participant·e·s étaient des personnes âgées et des garçons. C’était très bizarre car j’étais la seule fille présente », se souvient Stefany, qui avait 13 ans à l’époque. 

J’ai été jugée au début, on me disait : « Pourquoi fait-elle cela, c’est une fille ! », « Ce sont les garçons qui sont faits pour ça », « Ce n’est pas bon pour elle ! ».

Il y a un réel manque d’encouragement pour les filles. « Sans soutien, je ne serais pas arrivée là où j’en suis maintenant. Les filles ont aussi besoin de se sentir épaulées pour développer petit à petit une grande estime de soi et ainsi ne pas se laisser atteindre par les critiques », raconte-t-elle. 

Devenir un modèle pour les futures scientifiques de demain

Au lieu de décourager son intérêt pour les sciences, ces préjugés ont motivé Stefany à concrétiser ses aspirations.

Au cours des trois dernières années, elle a développé trois jeux vidéo dédiés aux enfants. Le premier s’intitule « Mother Earth » en réponse aux incendies de l’Amazonie bolivienne de 2019. Son deuxième jeu apprend aux enfants ce qu’est la pandémie de COVID-19 et le troisième, qui a reçu une médaille d’or, donne des conseils sur la façon de prévenir la pandémie.

Pour Stefany, le monde de la technologie ne se résume pas aux ordinateurs et aux programmes, mais à la possibilité de créer quelque chose de spécial et de le montrer au monde entier. 

Les filles devraient être en mesure de réaliser leurs rêves sans être confrontées aux discriminations de genre. 

Stefany a récemment utilisé ses compétences pour créer un respirateur artificiel à l’usage des patient·e·s atteint·e·s de COVID-19. Elle l’a présenté au bureau du maire et il a été accepté par les médecins qui l’ont utilisé pour oxygéner leurs patient·e·s.

« Les gens étaient souvent surpris d’apprendre qu’une fille avait construit l’invention exposée » s’enthousiasme-t-elle. Petit à petit, d’autres élèves ont commencé à lui demander conseil et à l’écouter.

Lutter contre les discriminations de genre

Plan International Bolivie, avec le soutien financier du gouvernement canadien, a mis en place le projet ARRIBA qui a pour objectif d’éliminer les stéréotypes de genre et promouvoir l’égalité filles-garçons. Il accompagne en parallèle les adolescent·e·s et les jeunes femmes à prendre conscience de leurs droits sexuels et reproductifs afin de prendre des décisions éclairées pour leur futur. 

Stefany fait partie du programme et encourage maintenant les filles à poursuivre leur rêve. « Plan International m’a permis de prendre conscience de mon potentiel et à ne plus me soucier de ce que disent les autres », dit-elle.

Elle demande à ce que les filles et les adolescentes disposent de plus d’espaces pour développer leurs compétences et que la participation des filles ne soit pas bloquée directement à l’entrée de certains concours.

Toutefois, les comportements commencent à changer. « Le fossé qui sépare les filles de ces espaces se réduit petit à petit. Les filles et les femmes sont prises en considération. La société bolivienne commence à se rendre compte du pouvoir que nous avons, qu’il y a beaucoup de choses que nous voulons dire », s’enthousiasme Stefany.

Le prochain défi de Stefany est de reprendre ses cours d’informatique et de robotique, qui ont été interrompus en raison de la pandémie de COVID-19. Elle espère également participer à la prochaine Olympiade scientifique étudiante et représenter la Bolivie au niveau international. 

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La réouverture très attendue des écoles en Ouganda

Après presque deux ans de fermeture, les écoles ont enfin rouvert en Ouganda. Cependant, ces premières semaines ont montré un faible taux de fréquentation en raison des multiples conséquences de la pandémie de COVID-19.

Une trop longue attente

Le 10 janvier 2022 marque la fin de la fermeture des écoles en Ouganda liée à la pandémie de COVID-19. La réouverture des classes dans tout le pays est un enjeu crucial pour garantir une éducation de qualité à tous les enfants.

L’enseignant Matthew Amanzuru sourit en préparant les cours de la journée. « La plupart des élèves sont excités de revenir après deux ans de fermeture », se réjouit-il. « Ils sont tellement prêts à apprendre dans la salle de classe, je suis très enthousiaste ! »

Jane, 18 ans, est déléguée de sa classe et est déjà prête à rattraper le retard perdu pendant ces deux années.  « J’aime tellement l’école ! Mon ambition est de devenir Première ministre de mon pays et pour y arriver je dois beaucoup étudier », dit-elle. 

Une rentrée en demi-teinte

Si les écoles ont rouvert, tout n’est pas revenu à la normale. Le faible taux de fréquentation reste très préoccupant.

De nombreux enfants ont perdu leur confiance, leur conviction et la concentration nécessaire à l’apprentissage après deux ans passés à la maison. « Ils ont deux ans de retard sur le programme actuel », déclare Amanzuru. « Je demanderai aux élèves le temps et les ressources nécessaires pour couvrir ces deux années perdues. Il est difficile pour eux de rattraper ce retard. »

Ma camarade de classe n’est pas revenue à l’école parce qu’elle s’est mariée.

Les filles ont été particulièrement affectées par la situation. Déscolarisées, elles se sont retrouvées davantage exposées aux risques d’exploitation, de violences sexistes et sexuelles, de mariages forcés et de grossesses précoces.    

Moreen, 19 ans, a trouvé le confinement difficile car les tâches domestiques à la maison étaient prioritaires par rapport à ses études. « Pendant le confinement, c’était difficile, car j’étais tellement occupée par les corvées ménagères que je n’avais pas le temps de réviser alors que j’ai pour projet de devenir avocate. »

Matthew Amanzuru raconte que le confinement a eu de graves conséquences. « Certains élèves se sont même suicidés en raison des pressions exercées à la maison, et ils ont perdu tout espoir pour l’école », alarme-t-il.

Encourager l’apprentissage des enfants en temps de COVID-19

« Nous devons utiliser de bonnes méthodes d’enseignement. Nous devons écouter les élèves et les impliquer dans le leadership. Les professeur·e·s doivent s’engager, respecter l’emploi du temps et enseigner de manière cohérente », explique Matthew.

Plan International a soutenu les écoles et les enseignant·e·s tout au long de la fermeture. En ouvrant en parallèle des centres d’apprentissage communautaires, cela a permis aux élèves qui ne vont plus à l’école de rattraper leur retard. 

En collaboration avec le ministère de l’Éducation du pays, Plan International a également élaboré des supports d’apprentissage à domicile et a aidé plus spécifiquement les filles à renforcer leur confiance en elles et leur connaissance de leurs droits.

Aujourd’hui, Plan International fait campagne pour encourager tous les élèves à retourner en classe, y compris ceux qui sont devenus parents. « Il y a 8 enfants-mères dans l’école ici qui allaitent et étudient », dit Amanzuru. « On s’occupe d’elles. Nous leur donnons la possibilité d’apprendre. »

 

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Encourager les filles à faire des études scientifiques

Malgré les progrès réalisés pour parvenir à l’égalité filles-garçons, les filles continuent d’être sous-représentées dans le champ scientifique. L’UNESCO estime que moins de 30 % des chercheurs dans le monde sont des femmes. C’est pourquoi Plan International se mobilise pour encourager les filles à développer leurs compétences scientifiques.

Pour une meilleure accessibilité aux matières scientifiques

Afin d’inciter les filles en Equateur à développer leurs compétences scientifiques et les encourager à considérer la science et la technologie comme des choix possibles de carrière, 80 filles de la ville de Guayaquil ont récemment participé au programme « Futures scientifiques » mené par Plan International et ses partenaires Ajá Science Park et National Polytechnic Université.

Lors de ce cours, les élèves ont appris les mathématiques, l’ingénierie, la physique, la chimie et la biologie en participant à des activités amusantes qui leur ont permis de se familiariser avec les sujets, dans un environnement décontracté et convivial. Les exercices initient les filles aux sciences par l’expérimentation et le jeu, la promotion du raisonnement logique, la résolution de problèmes et l’innovation.

« Nous avons fait beaucoup d’expériences. J’ai pu voir au microscope qu’il y avait des microbes dans l’eau. Et j’ai aussi compris que je ne devais pas utiliser ou me baigner dans de l’eau sale parce qu’il y a plein de bactéries qui pouvaient me transmettre des maladies », explique Darly, 9 ans.

À l’école, mes matières préférées sont la science et les langues. J’aimerais être une scientifique parce que je veux étudier tous les virus et bactéries du monde pour sauver des vies. 

Inciter les parents à soutenir leurs filles

C’est souvent le manque de soutien parental et les normes sociales et culturelles qui empêchent les filles de poursuivre leurs études dans le domaine des sciences. Ainsi, au sein du programme, 70 parents et tuteurs sont inclus. Ils ont pris part à des ateliers sur les mathématiques, l’égalité de genre et la communication pour apprendre comment valoriser leurs enfants et guider leur carrière.

« C’est la première fois que nous travaillons avec des pères, des mères et des grand-mères. Quand ils rentrent à la maison, les enfants continuent à se poser des questions et il est important que les parents continuent à stimuler leur désir d’apprendre », explique Vanessa Salazar, directrice du parc scientifique d’Ajá.

Angela Hidalgo de Plan International Equateur ajoute: « Nous avons réalisé l’importance d’avoir le soutien des parents et nous espérons qu’après la formation, ils donneront à leurs filles leur accord pour qu’elles choisissent des études scientifiques, si elles le souhaitent. »

Pousser les filles au bénéfice de la planète toute entière

Combler le fossé entre les filles et les garçons dans la science est essentiel pour relever les grands défis mondiaux. C’est également un enjeu crucial pour atteindre les Objectifs de Développement Durable fixés à l’Agenda 2030 de l’ONU :

  • Lutter contre les inégalités, l’exclusion et les injustices
  • Faire face au défi climatique
  • Mettre fin à l’extrême pauvreté

« Cette initiative, mise en œuvre en partenariat avec une institution universitaire de premier plan, nous invite à réfléchir sur les opportunités futures pour les filles et démontre l’importance de l’accès à l’éducation et à la technologie pour atteindre l’équité et l’égalité des sexes. » précise Vivianne Almeida, Chef d’unité du programme Guayas de Plan International.

La recherche montre que les élèves décident dès la 2e année s’ils ont des compétences et du goût pour les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. Pour attirer davantage de filles, nous avons besoin d’un effort de collaboration entre enseignants, districts scolaires et fonctionnaires, fondations privées et des organisations corporatives.

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Atténuer les effets de la pandémie de COVID-19 sur l’éducation des filles

Lorsque le COVID-19 s’est propagé au Mozambique, le gouvernement a ordonné la fermeture des écoles. Un an plus tard, en mars 2021, les écoles ont rouvert et les cours ont repris, mais de nombreuses adolescentes manquaient à l’appel car mariées entre temps ou enceintes. Plan International leur proposent ainsi des formations pour acquérir un métier.

Plus de revenu et un bébé

Domingas, 16 ans, de la province d’Inhambane, était en 9e année lorsque la pandémie l’a forcée à quitter l’école. Avant la fermeture, Domingas y vendait des « badjias » (un en-cas salé frit), ce qui lui permettait de gagner l’argent nécessaire pour payer ses fournitures scolaires, des articles d’hygiène tels que des serviettes hygiéniques ou du savon et aussi de la nourriture pour sa famille. La fermeture de son école la laissait alors sans aucun revenu.

« Je savais que si les écoles fermaient, ma famille souffrirait financièrement. Je suis l’aînée de cinq enfants et la seule fille donc je me devais de contribuer aux dépenses de la famille. Lorsque les écoles ont fermé, je me suis enfuie à Maputo (la capitale du Mozambique) pour retrouver mon petit ami. Mais il m’a chassée dès que nous avons découvert que j’étais enceinte », explique Domingas.

Aujourd’hui, mère d’un garçon d’un an, Domingas n’a pas été bien accueillie lorsqu’elle est rentrée à la maison. 

« J’ai beaucoup déçu mes parents. Leur seule source de revenus vient de la vente de noix de coco, ce n’est donc pas suffisant pour subvenir à tous nos besoins. Pour eux, je devrais être mariée. Au lieu de cela, je suis rentrée enceinte et ils doivent me prendre en charge ainsi que mon fils, alors que leurs conditions de vie sont déjà très difficiles », explique Domingas. 

Acquérir un métier pour retourner à l’école et éviter un mariage précoce

La pandémie de COVID-19 a forcé des centaines de milliers de filles mozambicaines à quitter l’école au cours de l’année écoulée. Beaucoup ont rencontré des difficultés financières qui ont entraîné des grossesses précoces et des mariages d’enfants. Plan International a mobilisé les parents, les tuteurs, les enseignants, les élèves et tous les membres de la société pour aider les filles à retourner à l’école en toute sécurité. 

Pour celles qui ne peuvent pas retourner à l’école, des cours de formation professionnelle permettent aux filles de gagner de quoi couvrir leurs frais de subsistance. Ces cours ont également pour objectif de faciliter le retour à l’école, et ainsi de retarder un éventuel mariage jusqu’à ce qu’elles soient adultes et responsables. 

Devenue couturière, je peux subvenir à mes besoins et payer mes fournitures scolaires.

Domingas est devenue couturière et gagne de l’argent

Domingas a choisi d’apprendre la couture, et sait désormais découper des patrons, utiliser une machine à coudre et confectionner toute sorte de vêtements. 

« Ce cours de couture m’a beaucoup aidé car je gagne de l’argent en vendant les vêtements que je fabrique. J’espère que je pourrai retourner à l’école une fois que j’aurai gagné suffisamment pour acheter des fournitures scolaires et ce dont ma mère a besoin pour s’occuper de mon fils pendant que je suis à l’école ». 

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« Tous les enfants devraient avoir la chance d’aller à l’école et de s’épanouir »

La famille de Moussa refusait qu’il aille à l’école et le destinait à être forgeron mais le jeune Malien a pu intégrer un centre d’enseignement accéléré mis en place dans sa communauté par Plan International. Aujourd’hui, Moussa est sur le point d’obtenir son diplôme de fin d’études secondaires et rêve de devenir informaticien.

Jeune homme assit avec un cahier

Au Mali, des enfants travaillent dès 5 ans

Moussa a toujours voulu faire des études mais étant l’aîné, sa famille avait décidé qu’il commencerait à travailler le plus tôt possible car elle manquait d’argent. « J’avais 7 ans et pourtant, je me suis opposé à mon grand-père et à mes oncles. C’était des discussions sans fin et au final, on ne m’a pas inscrit à l’école. », raconte Moussa de la région de Koulikoro.

Les enfants maliens commencent souvent à travailler tôt afin d’apporter un soutien financier à leurs familles. Certains dès l’âge de 7 ans, voire 5 ans. Plus de la moitié des enfants au Mali travaillent sous une forme ou une autre, et un sur trois travaille au lieu d’aller à l’école.

Pass+ pour faciliter le retour des enfants à l’école

Pour aider les enfants non scolarisés à accéder à l’éducation, Plan International et la Fondation Strømme ont lancé le projet PASS+ en Afrique de l’Ouest. L’objectif est que 180 000 enfants retournent en classe, grâce au modèle d’éducation Speed School (en collaboration avec Educate A Child).

Lorsque le projet PASS+ s’est implanté dans sa communauté en 2015, Moussa a enfin cru en sa chance. Moussa est allé au centre d’enseignement accéléré de Plan International sans en avertir sa famille. Lorsque son enseignant l’a appris et en a informé ses proches, des facilitateurs du projet se sont rendus chez lui pour parler avec sa famille et tenter de la convaincre de laisser Moussa suivre ses cours.

« Des centaines d’enfants expérimentent ce genre de comportement de la part de leurs parents qui ne comprennent pas l’importance de l’éducation. Dans la commune de Moussa, il y a plus de 150 enfants dans cette situation », explique Adama Dembélé, spécialiste de l’éducation pour le projet.

82 % des enfants du projet PASS+ intègrent l’enseignement ordinaire 

Après avoir obtenu d’accord de son grand-père, Moussa a intégré officiellement le centre. « J’ai eu un peu de mal au début, mais le conseiller m’a beaucoup aidé et j’ai commencé à mieux comprendre et à m’intégrer. Après cela, je n’ai plus eu de difficultés », raconte Moussa. Curieux et assidu, il a pu quitter le centre au bout d’un an et a rejoint l’école primaire de son quartier.

Environ 82 % des enfants participant au projet PASS+ intègrent l’enseignement ordinaire après un passage au centre d’apprentissage accéléré. Parallèlement, on a constaté une évolution parmi les membres de la communauté qui comprennent désormais l’importance de l’éducation, en particulier pour les filles et les enfants handicapés. 

Le projet PASS+ a également renforcé la cohésion sociale au sein des communautés qui reconnaissent la grande qualité de l’enseignement dans les centres d’apprentissage.

Nous constatons que les enfants du centre ont un meilleur niveau que ceux de l’école traditionnelle. Nous souhaitons que ce projet perdure.

Moussa est la fierté de sa famille

Le projet a également reçu les félicitations du directeur national de l’éducation.  » L’approche innovante du PASS+ arrive à point nommé et contribuera à l’atteinte des objectifs du ministère de l’éducation nationale, à savoir l’accès à l’éducation pour tous les enfants. Ainsi, le PASS+ a contribué à l’amélioration et à la performance du système éducatif malien et a permis d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement dans le secteur de l’éducation. » 

Aujourd’hui, Moussa, 19 ans, est la fierté de sa famille qui le soutient pleinement. Il est en dernière année de lycée et réussit très bien. Il aime la technologie et dit vouloir devenir informaticien. « Certes, nous manquons de documentation et nous n’avons pas de bibliothèque communautaire. Mais je voudrais que tous les enfants aient la même chance que moi, d’aller à l’école et de s’épanouir », s’enthousiasme Moussa.

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Journée internationale de l’éducation : maintenez les écoles ouvertes !

870 millions d’élèves dans le monde voient actuellement leur scolarité perturbée en raison de la pandémie de Covid-19. À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, l’ONG Plan International France rappelle qu’en contexte de crise, l’école reste le lieu fondamental de protection des enfants et des filles en particulier.

Avant la pandémie, 128 millions d’enfants et de jeunes en âge de fréquenter le primaire et le secondaire, dont 67 millions de filles, n’étaient pas scolarisé∙e∙s dans les pays touchés par une crise. Or, c’est précisément dans ces contextes d’urgence que le risque pour les enfants de ne pas aller à l’école est 2 fois plus élevé. Aujourd’hui, 870 millions d’élèves dans le monde voient leur scolarité perturbée en raison de la crise liée au Covid-19. 

Enfant à l'école fixant la caméra

UN RECUL DES DROITS DEPUIS LA PAndémie 

Le Sahel francophone – Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad – connaît actuellement une crise de l’éducation particulièrement forte alors que 7 fois plus d’écoles ont fermé depuis 2017. La pandémie de Covid-19 accentue ces difficultés, avec près de 12 millions d’enfants déscolarisé∙e∙s en 2021. L’ONG Plan International France alerte sur les conséquences dramatiques et invisibles : le décrochage scolaire constitue un risque majeur après 6 mois d’interruption pédagogique.

Cette situation affecte de façon disproportionnée les filles et les adolescentes : 11 millions d’entre elles risquent de ne jamais retourner à l’école après la pandémie. Déscolarisées, elles se retrouvent davantage exposées aux risques d’exploitation, de violence sexuelle et de genre, de mariage d’enfants et de grossesse précoce.    

L’éducation : UN DROIT FONDAMENTAL à  garantir en contexte de crise 

L’éducation constitue non seulement un droit humain fondamental, mais également un levier de protection et d’émancipation, en particulier pour les filles. Elle garantit un espace sûr, un accès à des services de base essentiels tels que la nutrition, l’hygiène et la santé, ainsi que des opportunités de développement socio-économique. Elle permet également de faire évoluer les rapports de pouvoir entre femmes et hommes.

L’éducation constitue non seulement un droit humain fondamental, mais également un levier de protection et d’émancipation, en particulier pour les filles

En situation de crise, l’aide internationale, en articulation avec les politiques publiques nationales, demeure primordiale pour assurer la continuité de l’apprentissage. Une éducation inclusive et de qualité, qui favorise l’égalité de genre, doit constituer une priorité dans tous les plans de réponse humanitaire, ainsi que dans les budgets des gouvernements.  

À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation le 24 janvier, Plan International France organise en partenariat avec la Coalition Éducation, avec l’Agence française de développement et avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères un webinaire : « Comment assurer une coopération éducative de qualité en contexte de crise ? », notamment dans la zone du Sahel.

Retrouvez le webinaire ici.

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24 janvier : journée internationale de l’éducation

Le 24 janvier, journée internationale de l’éducation, est l’occasion de rappeler l’engagement de l’ONG Plan International pour garantir une éducation de qualité à tous les enfants.

Cette journée a été proclamée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations Unies pour célébrer le rôle essentiel de l’éducation dans la construction pour la paix et le développement.

L’éducation pendant la pandémie de COVID-19 

Aujourd’hui, 258 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école. Ceci constitue une atteinte à leur droit à l’éducation et cela est inacceptable. La crise sanitaire de la COVID-19 a mis l’éducation, partout dans le monde, à rude épreuve : plus d’1,6 milliard d’enfants n’ont pas pu se rendre à l’école au plus fort de la crise.

Dans les pays en développement, les équipes de Plan International ont dû s’adapter pour continuer à donner les meilleures conditions d’apprentissage aux enfants et aux jeunes.

Pourtant malgré ces efforts et selon l’UNESCO, ce sont 23,8 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde, du pré-primaire à l’enseignement supérieur, qui pourraient ne plus avoir accès à l’école  en raison du seul impact économique de la pandémie.

Aidez-nous à garantir une éducation de qualité !

Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour garantir une éducation continue et de qualité aux enfants. Grâce au parrainage, Plan International intervient auprès de 19 565 communautés à travers le monde et accompagne les enfants pour changer leur vie durablement.

Concrètement, grâce au soutien de nos marraines et de nos parrains, les équipes de Plan International ont pu :

  • Développer l’enseignement à distance grâce aux radios solaires distribuées aux enfants,
  • Encourager la réouverture de certaines écoles grâce à l’installation de postes de lavage de mains,
  • Distribuer du matériel d’apprentissage à domicile,
  • Former les enseignant·e·s pour garantir aux enfants le soutien éducatif et émotionnel dont ils/elles ont besoin.

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Garantir une bonne scolarité aux enfants du Laos

Dans les zones rurales du Laos, où cohabitent environ 80 groupes ethniques différents, chaque groupe parle son propre dialecte et possède ses propres coutumes et traditions, si bien que de nombreux∙ses enfants ont du mal à progresser à l’école, où toutes les leçons sont enseignées dans la langue officielle, le Lao.

Groupe d'enfants en train d'étudier à l'école

Les différences de langage entre les communautés freinent l’apprentissage des enfants

« J’ai commencé l’école primaire sur le tard, j’avais environ neuf ans. Je me souviens très bien de ce que je ressentais lorsque j’étais surpris par le langage du professeur ; je savais qu’il essayait de nous instruire, moi et mes amis, mais je ne comprenais rien du tout », raconte Anok, 27 ans, père de deux enfants.

La communauté d’Anok est l’un des neuf villages où Plan International travaille pour aider les filles et les garçons à surmonter la barrière de la langue à l’école primaire. Cette communauté isolée – qui abrite 138 Khmus – est située sur le fleuve Mékong et n’est accessible que par bateau, soit un voyage d’environ six heures en amont. 

Comme il n’y a pas de jardin d’enfants ou d’école maternelle dans la communauté, la première fois que les enfants entendent la langue Lao est lorsqu’ils commencent l’école primaire. « J’ai compris ce que mes enfants ont ressenti lorsqu’ils ont commencé leur scolarité. Parfois, j’avais envie d’arrêter, mais heureusement mon père m’en a empêché », raconte Anok.

Plan international accompagne les enfants pour surmonter cette difficulté 

Avec le soutien financier du ministère des Affaires étrangères du Japon, Plan International travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation du Laos et ses partenaires éducatifs locaux pour répondre aux besoins des élèves en offrant une formation aux enseignants afin de les doter des techniques nécessaires pour aider leurs élèves à progresser à l’école.

Pour aider les enfants et leurs parents à se préparer à rentrer en école primaire, Plan International a organisé des séances d’orientation pour les parents afin de les aider à comprendre les droits de leurs enfants, l’égalité des sexes, leur devoir de vigilance et l’importance de l’éducation préscolaire.

Après avoir participé aux réunions communautaires avec Plan International, j’ai compris que l’apprentissage de la langue lao était important pour mes enfants. Ainsi, je communique souvent en lao avec mes fils, Don et Ded, à la maison. Lire un livre avec eux est l’une des nombreuses façons de les aider à améliorer et à accroître leur confiance en la langue « , explique Anok. 

Tous les enfants d’âge préscolaire ont été encouragés à participer à un stage d’été de 10 semaines afin d’acquérir les compétences de base en matière de calcul et de lecture nécessaires à l’école primaire et de les initier à la langue lao dans un environnement ludique et convivial.

« Ce qui me plaît le plus à l’école, c’est étudier la langue lao. Si je sais lire et écrire le lao, je peux apprendre n’importe quel sujet parce qu’il est écrit en langue lao. Quand je serai grand, je veux être policier, car les policiers ont l’air cool en uniforme », a déclaré Don, le fils d’Anouk, âgé de six ans.

Le projet a également permis de fournir aux écoles du matériel pédagogique coloré et intéressant, des jouets et des activités amusantes, qui aident les enfants à apprendre la langue lao par le jeu, par exemple en chantant une chanson, en écoutant une histoire ou en jouant à un jeu qui intéresse les enfants et les aide à se sentir plus heureux d’être à l’école.

« Pendant la saison des récoltes, j’ai demandé à ma fille d’aller dans la rizière et d’y rester avec nous. Elle n’était pas contente et s’est empressée de dire ‘non’. Je lui ai demandé pourquoi et elle a répondu qu’il y avait des activités intéressantes à l’école et des jouets pour jouer avec ses amis. Je suis heureux qu’elle aime aller à l’école », déclare Somnith, 31 ans, père de deux enfants.

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