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La nouvelle génération en première ligne pour lutter contre l’excision

Dans la province du Nord de la Sierra Leone, plus de 96 % des filles sont excisées. Cette pratique fait partie d’un rituel traditionnel de passage à l’âge adulte pour les filles âgées à peine d’une quinzaine d’années. Marie, Debora et Isatu, des adolescentes de la province, racontent leur parcours de militante.

Des parcours différents mais édifiants

Marie, 15 ans

Marie a refusé d’être excisée et de recommander l’excision aux filles de la communauté comme le faisait sa mère. Elle est devenue activiste et a rejoint un groupe anti-excision dans son école. Elle mène également des campagnes dans sa communauté sur les grossesses précoces, le mariage forcé et l’importance de l’éducation des filles. Son militantisme a eu un réel impact sur sa mère qui n’a pas pratiqué de mutilations génitales féminines depuis plus de deux ans.

En Sierra Leone, les femmes ont longtemps été désavantagées car seuls les garçons étaient envoyés à l’école. « On attendait des filles qu’elles restent à la maison pour aider aux tâches ménagères, puis qu’elles se marient. C’est ce qui est arrivé à ma mère et une fois mariée, elle est devenue une Sowei – membre d’une société exclusivement féminine pratiquant l’excision sur les jeunes filles », explique Marie. 
Marie n’avait pas conscience des effets négatifs de l’excision avant d’aller à l’école. « Avant cela, je pensais que c’était normal. Le jour où j’ai dit à ma mère que je ne voulais pas être excisée, j’ai eu de la chance car elle a soutenu ma décision. Ces dernières années, de nombreux événements ont eu lieu dans notre communauté pour aider les Soweis à prendre conscience du mal qu’elles faisaient. »

C’est un sentiment formidable de savoir que je contribue à faire la différence.

Marie est dorénavant référente dans son école depuis plus d’un an et aime son travail de sensibilisation. La jeune activiste sensibilise également son père et les plus jeunes enfants de la communauté. « Auparavant, c’étaient les gens des grandes villes comme Kabala qui venaient dans notre village pour nous parler de l’excision alors qu’aujourd’hui, c’est nous les filles, qui prenons les devants et s’exprimons en public. Les mentalités commencent à changer. », s’enthousiasme-t-elle. 

Debora, 26 ans

Debora s’est enfuie de chez elle à l’âge de 12 ans lorsque sa famille a essayé de la forcer à être excisée. Elle est militante depuis 10 ans et effectue un travail de proximité pour sensibiliser les filles aux dangers des mutilations génitales féminines. Son rêve est de devenir avocate spécialisée dans les droits humains afin de pouvoir se battre pour les droits des enfants et protéger les filles de l’excision.

« Dans ma famille, il y a beaucoup de Soweis. Ma grand-mère, ma tante et d’autres membres de ma famille pratiquent l’excision. Elles s’attendaient donc à ce que je fasse de même. Je suis la seule fille de ma fratrie – nous sommes huit au total – et j’ai donc subi une forte pression », explique-t-elle. 

Debora a donc pris la décision de s’enfuir. « Les choses n’ont pas été faciles. Je suis allée dans un refuge loin de chez moi et, bien que j’aie parlé à ma mère de là-bas, elle n’a pas voulu comprendre mon point de vue et a refusé de s’occuper de moi. Je suis donc restée dans ce refuge jusqu’à ce que je termine mes études ». 

Tout au long de sa scolarité, elle a remarqué que beaucoup de filles avaient honte de parler de ce sujet car elles pouvaient recevoir des menaces. « Je l’ai moi-même vécu. Les gens me disaient que j’étais sale et que si je ne subissais pas de mutilations génitales féminines, je serais une fille ‘‘légère’’. Heureusement, j’avais en moi la confiance et le courage nécessaires pour résister à ce genre de commentaires », raconte-t-elle. 

Je me battrai toujours pour les droits des enfants et je continuerai à sensibiliser jusqu’à ce que je voie les choses changer.

Debora veut ainsi contribuer au changement des mentalités. « En Sierra Leone, nous avons désespérément besoin d’abolir cette pratique. Si nous ne parvenons pas à aller dans les villages et à faire évoluer ces points de vue, davantage de filles seront victimes de l’excision », explique-t-elle.

« Nous sommes au 21e siècle. Le changement progresse chaque jour. Les enfants ont le droit d’être écoutés et les parents devraient particulièrement écouter leurs filles ». 

Isatu, 15 ans

Isatu a été excisée à l’âge de 10 ans, puis forcée par sa tante à devenir une Sowei l’année suivante. À ses 13 ans, elle est forcée à se marier et peu après, devient mère. Il y a deux ans, elle est devenue militante contre les mutilations génitales féminines. Elle s’efforce maintenant de persuader d’autres Soweis de son âge de faire de même.

« Le jour de mon excision, il y a eu une grande fête. Dans notre communauté, quand une fille est excisée, les gens font la fête parce qu’ils disent que tu es devenue propre, que tu as appris beaucoup de choses sur le foyer et que tu n’es plus la même petite fille qu’avant », explique-t-elle.

L’année après son excision, Isatu a été forcée par sa famille à devenir une véritable Sowei en recommandant l’excision aux autres filles. « Je savais que l’excision posait beaucoup de problèmes et surtout que la mort était un risque. C’est pour cela que je n’ai jamais voulu le faire. Mais on m’a forcé ».

Aujourd’hui, quand Isatu rencontre d’autres Soweis de son âge, elle leur parle des effets négatifs des mutilations génitales féminines et partage ce qu’elle a appris lors des sessions de formation auxquelles elle participait. « Certaines ont même arrêté grâce à moi. Je me sens heureuse et fière », s’enthousiasme-t-elle. 

Je n’aurais jamais imaginé pouvoir faire la différence et devenir militante. Je ressens un grand changement au fond de moi.

Isatu a une fille de deux ans et ne la laissera jamais être excisée ni être mariée contre son gré. « Si quelqu’un essayait de l’exciser, je le traînerais en justice. Je veux qu’elle puisse aller à l’école. Je ne veux pas que ma fille ait la même vie que moi et je ferai de mon mieux pour protéger toutes les filles de ma communauté. »

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Protéger les filles des dangers des mutilations génitales féminines

Awa est une survivante de l’excision. Aujourd’hui, mère de quatre enfants, elle a décidé de ne pas exciser sa fille et se bat pour sensibiliser le plus de filles et de femmes possible aux dangers des mutilations génitales féminines.

Quelles sont les conséquences des mutilations génitales féminines ? 

Les mutilations génitales féminines constituent une violation des droits humains et de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes. Elles ont des conséquences directes sur la vie des femmes et à long terme, ces pratiques peuvent engendrer de graves séquelles. On retrouve principalement des problèmes vaginaux, menstruels et sexuels, une augmentation des risques de complication sérieuse à l’accouchement, une détresse psychologique mais également un état de choc violent pouvant entraîner la mort. 

Les mutilations génitales féminines sont actuellement pratiquées dans au moins 96 pays. Si cette pratique a été interdite depuis 1996 au Burkina Faso, encore 76% des femmes âgées de 15 à 49 ans en sont victimes, selon les données de l’UNICEF. 

Pour Plan International, il est urgent d’éradiquer cette pratique néfaste qui viole le droit des filles et des femmes à être protégées de toutes les formes de violence et à disposer librement de leur corps.

De graves répercussions

« Ma fille n’est pas excisée », s’enthousiasme Awa, 30 ans, mère de quatre enfants au Burkina Faso. « J’ai été malade pendant six ans à cause de mon excision ». « C’est difficile de s’asseoir et de marcher. Je ne peux pas travailler. C’est à cause de l’excision… J’ai été voir un médecin et il m’a dit qu’il ne pouvait pas me soigner ici, seulement à l’hôpital. »

Awa est une survivante des mutilations génitales féminines. Après avoir accouché de son troisième enfant, elle est tombée malade. Awa vit dans une communauté isolée, avec un accès aux soins limité et par conséquent, elle n’était pas en mesure de recevoir les soins médicaux dont elle avait besoin.

Plan International a immédiatement réagi après avoir entendu l’histoire d’Awa. L’ONG a pu lui trouver un traitement. « L’opération a eu lieu il y a seulement trois mois et aujourd’hui, je ne me sens plus malade », explique-t-elle. 

 

 

 

Sensibiliser aux dangers de l’excision

L’expérience d’Awa a fait d’elle une ardente défenseuse de la lutte contre les mutilations génitales féminines dans sa communauté, et elle est désormais déterminée à ce que sa fille ne subisse pas la même chose. 

Plan International, avec l’Agence Autrichienne de Développement et des partenaires dans la région de Mouhoun ont mis en place un projet communautaire. Il vise à sensibiliser aux dangers de l’excision et à promouvoir l’accès aux services de planning familial et de santé sexuelle et reproductive.

Quand j’étais malade, j’ai beaucoup souffert, alors je sensibilise les gens à ne pas exciser les enfants.

Le projet vise à accompagner les communautés à améliorer leurs connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive, de droits et de dommages causés par les mutilations génitales féminines. 

C’est en renforçant les services sanitaires et sociaux et en soutenant le traitement des filles et des femmes que nous pourrons mettre fin aux mutilations génitales féminines. Les défenseur·seuse·s de cette cause espèrent que le programme contribuera à changer les comportements pour mobiliser le plus possible à l’élimination de cette pratique

Disons stop aux mutilations génitales féminines

Les mutilations génitales féminines :

  • Sont un frein à l’avenir des filles
  • Aggravent la pauvreté
  • Peuvent forcer les filles à quitter l’école
  • Conduisent au mariage des enfants et aux grossesses précoces
  • Peuvent être traumatisantes Constituent une violation des droits des filles et des femmes

                               

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D’anciennes exciseuses abandonnent les mutilations génitales féminines en Guinée

En Guinée, les mutilations génitales féminines (MGF) sont une pratique « normale » et répandue : 96 % des femmes et des adolescentes ont été excisées. Jusqu’à récemment, Kadiatou et Aissatou gagnaient leur vie en tant qu’exciseuses traditionnelles. Cependant, depuis que Plan International a lancé un projet visant à mettre fin à l’excision dans leur communauté, les femmes ont déposé leurs couteaux et ont remplacé cette pratique par une nouvelle tradition.

L’excision, une pratique historiquement ancrée dans la société Guinéenne 

« Dans le passé, les mutilations génitales féminines étaient une tradition qui s’imposait. Une fille qui n’était pas excisée était stigmatisée et même rejetée par la communauté. L’excision était aussi une pratique très bénéfique pour nous, les exciseuses. Chaque fille qui était excisée nous faisait gagner de l’argent, du riz, de l’huile et des vêtements », explique Kadiatou.

« Aujourd’hui, j’ai 65 ans. J’ai hérité ce métier de ma grand-mère qui était une exciseuse renommée dans cette région et qui m’a appris à exciser les filles il y a plus de 30 ans. Chaque année, j’excisais jusqu’à sept groupes de filles, réparties en 10 à 15 par groupe. Nous avions souvent des cas graves de saignements excessifs, mais nous avions l’habitude de garder le secret. Ma grand-mère m’a montré comment utiliser l’écorce des arbres pour arrêter les saignements et traiter les infections ».

Bien qu’elles constituent une violation des droits des filles et soient interdites par la loi en Guinée, les mutilations génitales féminines continuent d’être pratiquées dans tout le pays en raison des normes sociales, culturelles et religieuses qui défendent l’idée qu’elles préservent la chasteté, la propreté et l’honneur de la famille. 

Le projet « Sauver les filles des mutilations génitales féminines » de Plan International travaille avec 80 communautés en Guinée pour aider à mettre fin à cette pratique et à dissiper le mythe selon lequel l’excision est une nécessité pour les filles et les femmes. Plan International sensibilise aux dangers des mutilations sexuelles en impliquant l’ensemble de la communauté dans des sessions de formation sur l’égalité des sexes, la santé, les droits sexuels et reproductifs. 

Des rites alternatifs pour remplacer les mutilations génitales féminines 

Conscients des effets négatifs sur la santé des filles et des femmes, nous encourageons les communautés à abandonner la pratique des mutilations génitales féminines. Nous apportons également un soutien aux femmes et aux filles qui ont souffert de complications suite à leur excision.

J’ai décidé d’abandonner l’excision.

« Nous devons remercier Plan International pour nous avoir montré les conséquences de l’excision. Pendant cinq jours, nous avons été réunis dans une salle de classe pour parler de sujets qui entravent le développement de notre communauté. C’est à la suite de toutes ces réflexions que nous avons parlé des mutilations sexuelles comme un facteur clé des problèmes auxquels notre village est confronté. J’ai alors décidé d’abandonner l’excision », dit Aissatou. 

Après avoir décidé d’abandonner leur profession, qui leur rapportait beaucoup d’argent, Kadiatou et Aissatou ont été aidées à trouver d’autres activités lucratives afin de pouvoir continuer à s’occuper de leur famille. « Pendant les séances de dialogue, nous avons demandé à Plan International comment nous allions survivre si nous renoncions à l’excision. L’organisation nous a aidé à créer des groupes d’épargne et de crédit solidaires, qui nous aident à financer des activités génératrices de revenus. Aujourd’hui, ces activités sont plus rentables que ce que nous gagnions lorsque nous excisions. », dit Kadiatou.

Au lieu de l’initiation traditionnelle à l’excision, Kadiatou et Aissatou passent du temps avec les adolescentes de leur village pour les éduquer aux compétences de la vie courante et leur transmettre les bonnes pratiques. La majorité des filles qu’elles instruisent les remercient de tenir ce rituel alternatif sans pratiquer l’excision. 

« Notre décision reste inchangée, c’est pourquoi nous avons décidé de maintenir l’aspect éducatif de l’initiation. Nous rassemblons les filles du même âge en groupes et nous passons quelques jours en forêt avec elles. Nous utilisons le temps que nous passons pour leur transmettre des connaissances et encourager la compréhension de notre identité à travers des chants et des danses traditionnelles. Au cours des rites alternatifs, les filles apprennent également des choses sur la santé reproductive, la sexualité et la manière de se protéger contre les grossesses non désirées et d’autres maladies », explique Kadiatou.

Au cours des quatre prochaines années, Plan International souhaite que son action atteigne 2,25 millions de filles en Guinée afin qu’elles puissent prendre des décisions éclairées sur leur vie et être protégées contre les MGF, le mariage des enfants et les grossesses précoces.

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« Nous pouvons éduquer nos filles sans les exciser »

La Guinée a le deuxième taux de mutilations génitales féminines (MGF) le plus élevé au monde après la Somalie, avec environ 96 % des femmes et des adolescentes excisées, selon l’UNICEF. Bien qu’interdite par la loi depuis 2000, cette pratique néfaste se poursuit en raison de l’extrême pression sociale qui règne dans la société guinéenne et qui fait craindre aux parents d’être exclus de leur communauté ou de ne jamais pouvoir marier leurs filles si elles n’ont pas été excisées.

Les conséquences de l’excision sur la santé et la sexualité 

Mariame, 22 ans, a été excisée à 15 ans et vit encore les conséquences. « L’excision m’a laissée presque handicapée. Je suis victime de cette pratique. Je ressens encore la douleur et je continue à l’endurer aujourd’hui. Ma grand-mère nous a excisées dans un groupe de 15 filles : nous avons été excisées avec un seul et même couteau et juste après avoir subi l’intervention, certaines comme moi ont commencé à avoir des complications ».

Les mutilations génitales féminines, sont souvent considérées comme une façon d’accéder au mariage ou un moyen de préserver la pureté d’une fille. Elles provoquent de nombreux problèmes de santé qui peuvent être mortels. Les filles sont confrontées à des complications à court terme, telles que des douleurs intenses, des saignements excessifs, des infections et des difficultés à uriner, ainsi qu’à des conséquences à plus long terme sur leur santé sexuelle et reproductive ainsi que sur leur santé mentale.

« Personnellement, je continue à souffrir parce que ma sexualité n’est pas épanouie. Je trouve difficile de ressentir du plaisir avec mon mari », explique Mariame. « J’ai eu des complications lors de l’accouchement, et j’ai même eu du mal à tomber enceinte, car depuis que je me suis mariée il y a six ans, je n’ai eu qu’un seul enfant ». 

Plan International se mobilise pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Guinée

Pour aider à mettre fin à cette pratique néfaste en Guinée, Plan International et nos partenaires locaux ont mis en œuvre un projet de sensibilisation aux dangers des mutilations génitales féminines en impliquant toute la communauté dans des sessions de formation sur l’égalité des sexes, la santé, les droits sexuels et reproductifs. 

Une fois conscients des effets négatifs sur la santé des filles et des femmes, nous encourageons les communautés à abandonner la pratique de l’excision. Nous apportons également un soutien aux femmes et aux filles qui ont souffert de complications suite à leur excision.

Aujourd’hui, la pratique des mutilations génitales féminines dans notre village est un mauvais souvenir.

Grâce à ce projet, la communauté de Mariame est désormais consciente des véritables conséquences des mutilations génitales et Mariame est devenue une figure représentative dans nos sessions de sensibilisation. « Avant, dans ce village, il n’était pas permis de promouvoir l’abandon de l’excision, mais étant donné ce que j’ai vécu, lorsque j’ai appris l’arrivée de Plan International pour lutter contre cette pratique, j’ai été la première à les accueillir et à encourager les parents à assister aux séances de sensibilisation ». 

Le projet a jusqu’à présent obtenu des résultats très prometteurs et a été étendu à 80 nouveaux districts dans les préfectures de Guéckédou, Kissidougou et Coyah ainsi que dans la région de Conakry. Depuis le début de la deuxième phase, dans la seule préfecture de Coyah, près de 1000 filles ont été sauvées de l’excision dans les 21 districts.

« Mon témoignage a permis d’arrêter plusieurs tentatives d’excision. Dans le passé, les filles ne connaissaient pas les conséquences de l’excision, elles pensaient que si elles ne le faisaient pas, elles seraient stigmatisées. J’ai donc dû plaider auprès de mes deux grands-mères qui pratiquaient l’excision pour qu’elles y renoncent », raconte Mariame. « Aujourd’hui, dans notre village, je peux vous assurer que la pratique des mutilations génitales féminines est un mauvais souvenir, car même mes propres parents qui ont encouragé la pratique par le passé le regrettent aujourd’hui. Nous sommes tous d’accord pour dire que nous pouvons éduquer nos filles sans les exciser ». 

Dans la communauté de Mariame, le nombre de filles qui n’ont pas été excisées est maintenant plus élevé que le nombre de filles qui l’ont été.  « Mon message sur les mutilations génitales féminines, s’adresse aux habitants de mon village et à tous les Guinéens, en particulier à nos mères qui pensent que c’est une étape obligatoire dans l’éducation de leurs filles, ce qui est faux. Nous n’avons pas besoin de couteau pour apprendre ce qui est important dans la vie. Nous devons laisser nos jeunes sœurs grandir en toute sécurité », conclut Mariame. 

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Rencontre avec Dioro : un jeune activiste qui lutte contre les MGF au Mali

Dioro, 24 ans, collabore avec Plan International depuis de nombreuses années. Grâce à la formation en plaidoyer qu’il a reçu, il utilise ses compétences pour convaincre les communautés d’abandonner des pratiques néfastes comme les mutilations génitales féminines (MGF).

L’action de Dioro a permis d’éviter l’excision d’une jeune fille 

Le Mali reste l’un des derniers pays africains qui n’a pas encore de loi interdisant les mutilations génitales féminines. D’après une estimation, environ 9 filles et femmes sur 10 ont été excisées dans ce pays. Il travaille avec des familles déplacées dans la région de Ségou et a récemment empêché l’excision d’une jeune fille appelée Samira.

 « Forcés de quitter leur village à cause du manque de sécurité dans cette zone, Samira et sa famille vivent actuellement chez une famille d’accueil. Son père, qui a toujours été contre l’excision, a été influencé par la famille, qui elle, approuve cette pratique. Ils leur ont dit que l’islam l’exigeait et que si ce n’était pas fait, ils deviendraient des parias pour la communauté. Convaincu, son père a promis d’exciser Samira durant le prochain rituel avec les autres filles de la communauté », explique Dioro. 

« La mère de Samira a désespérément essayé de convaincre son mari d’abandonner cette idée, mais il ne pouvait pas être convaincu puisqu’il était persuadé que si Samira n’était pas excisée, elle serait entraînée vers la débauche. »

Au Mali, les mutilations génitales féminines sont généralement pratiquées sur les filles de 13-14 ans, pour les préparer au mariage. Les filles sont souvent retirées de l’école et sont excisées comme rite de passage. 

Quand Dioro apprit que Samira allait être coupée, il a contacté les partenaires de Plan International et un Imam qui est membre d’une structure communautaire influente de protection de l’enfance et de la jeunesse. L’Imam a rencontré le père de Samira pour parler du Coran, et pour lui expliquer qu’il ne s’agissait pas d’une pratique religieuse. 

« J’ai ensuite invité son père à un événement public que j’avais organisé avec l’aide d’un gynécologue obstétrique, un autre activiste et deux leaders de la communauté des déplacés internes. Le gynécologue a pu expliquer les conséquences médicales des mutilations génitales féminines et cela a convaincu le père de Samira de ne pas exciser sa fille. Le futur de Samira a radicalement changé. »

Plan International développe son action de sensibilisation à travers la radio

Il reste nécessaire de poursuivre le travail de sensibilisation et d’autres mécanismes qui, je l’espère, contribueront à changer progressivement les croyances des communautés. 

En parallèle de notre travail de proximité, Plan International a récemment lancé une campagne dans les médias pour mettre fin aux MGF au Mali dans le but de promouvoir un changement de comportement. La prise de conscience à travers la radio est un des meilleurs moyens pour communiquer à une large audience puisqu’au Mali la plupart des habitants ont accès à la radio. 

En travaillant avec des jeunes comme Dioro, nous diffusons des programmes de radio publique avec des discussions sur toute une série de sujets, souvent considérés comme tabous dans les communautés locales comme l’excision.

Un de nos objectifs est d’atteindre les populations déplacées à l’intérieur du pays qui sont influencées par les pratiques de leurs hôtes, et en même temps pour informer les gens sur les conséquences médicales des mutilations génitales féminines.
Malgré ce succès pour Samira, Dioro reste conscient que de nombreuses filles continuent de subir ce préjudice.

« Il reste nécessaire de poursuivre le travail de sensibilisation et d’autres mécanismes qui, je l’espère, contribueront à changer progressivement les croyances des communautés. »

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Une hausse inquiétante des mutilations génitales féminines en temps de COVID-19

La Somalie a le plus haut taux d’excision dans le monde, avec 98% des filles excisées entre 5 et 11 ans. Cette pratique violente, en hausse à cause du contexte sanitaire actuel, est toujours légale dans le pays et toujours très ancrée dans la société. Pour les parents, c’est souvent un passage nécessaire pour maintenir « l’honneur » de la famille et une condition essentielle pour préparer au mariage.

Excision et COVID-19 : un contexte sanitaire qui met en danger la santé des filles 

Les filles en Somalie subissent des mutilations génitales dans les rassemblements de groupe : les taux de pratiques nocives augmentent significativement en raison de la COVID-19. Un récent événement, organisé dans ce but, a regroupé environ 20 filles, selon Plan International. Plan International condamne cette pratique comme une évidence « inquiétante » de l’impact du COVID-19. Comme les filles sont contraintes à passer plus de temps à la maison, cette situation les place souvent dans un risque accru concernant les violences de genre. Sadia Halin, directrice de Plan International Somalie explique : « Nous avons entendu parler de rassemblements de groupes où 20 filles ont subi des mutilations génitales dans des endroits comme Abdaal et Dhalocad, dans la région du Sahel. »

« C’est extrêmement inquiétant, c’est une preuve supplémentaire que la sensibilisation aux dangers de cette pratique nocive a diminué à la suite de la pandémie de COVID-19. » 

Une enquête réalisée par Plan International à Hargeysa et Burao en Somalie l’année dernière a révélé que 42% croient que la déscolarisation augmente le risque de subir des MGF pour une fille, car ces pratiques ont généralement lieu pendant les vacances scolaires.  De plus, les programmes de prévention et de sensibilisation sur les dangers de ces pratiques, ont dû s’arrêter ou être réduits en raison des restrictions de confinement. Dans la même enquête, 61% des répondants disent qu’ils croient que les mutilations génitales féminines ont augmenté à cause de la pandémie. 

Les écoles ont rouvert, mais de nombreuses filles ne sont pas retournées en classe en raison de l’augmentation des taux de mariages précoces, des mutilations génitales féminines, et des pressions économiques causées par le COVID-19. Cette enquête a aussi démontré que 25 % des enfants qui ne fréquentaient pas l’école avant la pandémie, étaient des filles pour près des trois quarts (73 %).

Programmes de sensibilisation et soins prioritaires : Plan International se mobilise

A l’occasion de la journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines, Plan International demande à ce que les programmes visant à prévenir ces pratiques et à fournir des soins aux survivantes soient prioritaires et que leur financement soit considérablement augmenté.

Plan International appelle également les décideurs politiques en Somalie à interdire les MGF et à renforcer les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, tout en s’attaquant aux inégalités et aux normes sociales profondément enracinées qui permettent à cette pratique d’exister.

Tout au long de la pandémie de COVID-19, Plan International et ses partenaires ont continué à sensibiliser le public à la nécessité de protéger les filles contre l’excision.

« Sans de nouveaux efforts, il existe un risque réel que les progrès que nous avons réalisés en matière de sensibilisation aux dangers des mutilations génitales féminines et d’encouragement des communautés à mettre fin à cette pratique soient perdus », explique Sadia Halin.

Tout au long de la pandémie de COVID-19, Plan International et ses partenaires ont continué à sensibiliser le public à la nécessité de protéger les filles contre l’excision. En Somalie, ils ont notamment diffusé des messages radio sur les conséquences dévastatrices que cette pratique peut avoir sur la santé des filles, en précisant que la religion ne l’exige pas et en appelant les communautés à mettre fin à cette pratique.

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Les filles s’engagent dans la lutte contre l’excision

Aujourd’hui plus de 200 millions de filles dans le monde ont survécu à une excision. Cette pratique néfaste a des conséquences graves sur la vie des filles. Nour et Rania, deux jeunes filles vivant en Egypte, parlent de leur lutte contre les mutilations génitales féminines.

UN PROGRAMME POUR LUTTER CONTRE L’EXCISION 

En Egypte, pays d’origine de Nour, il est très rare pour les adolescentes de parler de sujets tels que les mutilations génitales féminines (MGF), le mariage ou encore l’éducation avec leurs pères. Mais Nour, qui se décrit comme « audacieuse », s’est servi de son expérience pour convaincre son père de ne pas soumettre ses jeunes sœurs aux mutilations génitales, après lui avoir expliqué comment cette procédure avait affecté sa vie.

Nour a trouvé le courage de prendre la parole en participant à des sessions de sensibilisation dédiées aux droits des enfants organisées par Plan International et une association de développement communautaire dans le gouvernorat de Qena, où elle habite. Pour elle, ce programme a été un tournant décisif dans sa vie. « Au début, j’étais très timide, je n’osais pas parler ni avoir de discussion, même si j’avais raison », dit-elle. Cependant, avec le temps les sessions ont donné à Nour de plus en plus de confiance en elle et en ses choix. « Au début, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, mais j’ai appris à prendre des décisions et à planifier mon avenir. »

Décrivant certaines des activités qui lui auront permis d’améliorer sa confiance en elle, elle nous confie : « Ce programme m’a permis de connaître les limites de mon corps, de trouver mon chemin et de me découvrir. » 

Rania, 18 ans, a également participé au projet de Plan International pour elle, c’est ce programme qui lui a donné confiance en elle et l’a aidé à connaître ses droits et à exprimer ses sentiments. Il y a trois ans, Rania était très timide et elle ne pensait pas avoir le courage de s’exprimer en public. Elle avait si peur de faire des erreurs qu’elle se cachait dans un « silence permanent ». 

Elle a notamment appris que les filles n’ont pas à subir de mutilations génitales et que celles-ci ont un impact négatif sur leur santé, que ce soit après le mariage ou pendant la grossesse. « Lorsque nous avons débuté le programme, nous avons appris beaucoup de choses à propos du mariage précoce, du harcèlement, et des mutilations génitales féminines », explique Rania, qui a sept sœurs et un frère. De toutes les filles de leur famille, seules les deux plus jeunes, âgées de 10 et 4 ans, n’ont pas subi de mutilation génitale. 

LES FILLES SE MOBILISENT CONTRE L’EXCISION 

Construire ces compétences a eu un réel impact sur la vie de Nour. Elle explique également que le programme a ouvert son esprit sur de nouveaux sujets et questions, notamment sur les risques du mariage précoce. Elle a ainsi persuadé son père d’arrêter de frapper ses jeunes sœurs et de ne pas la marier alors qu’elle était encore enfant. 

« Je voulais poursuivre mon éducation après le collège », continue Nour. « Toutes les personnes de mon réseau m’ont dit que l’éducation n’était pas importante pour les filles, mais j’ai convaincu mon père du contraire, et j’ai pu poursuivre mes études. »
De son côté, Rania sensibilise sa communauté aux conséquences néfastes des mutilations génitales féminines, mais elle a également persuadé sa mère de ne pas soumettre ses jeunes sœurs à cette pratique. 

« Ma mère avait l’intention de leur faire subir une ablation des parties génitales, mais après avoir appris ses effets négatifs sur les filles, je l’ai convaincue de ne pas le faire et d’arrêter d’y penser », explique-t-elle. « Ma mère me disait que l’excision est une tradition, mais après avoir appris beaucoup de choses sur les dommages qu’elles causent grâce aux programmes de Plan International, elle a changé d’avis. »

Grâce à l’insistance de Rania, ses deux jeunes sœurs n’ont pas subi de mutilations. « Nous avons fait une erreur une fois, il n’est pas nécessaire de la reproduire avec mes sœurs », nous confie Rania, 18 ans.  

 Nous avons fait une erreur une fois, il n’est pas nécessaire de la reproduire avec mes sœurs 

Aujourd’hui, elle passe ses journées à participer à des représentations théâtrales et musicales afin de sensibiliser sa communauté aux préjudices causés par cette pratique. « Nous nous produisons dans notre village pour convaincre les gens des dangers des MGF pour qu’ils y mettent fin », explique-t-elle. « Avant le début du projet, je n’aurais pas eu le courage de chanter, et j’aurais été nerveuse si j’avais participé aux nouvelles de l’école, mais Plan International m’a donné l’occasion de me produire et depuis, je n’ai plus peur. »

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Plan International signale une augmentation considérable des MGF en Somalie en période de confinement

L’ONG Plan International, active en Somalie pour lutter contre la pandémie du Covid-19, signale une augmentation considérable des mutilations génitales féminines (MGF) dans le pays en période de confinement.

« Nous observons ces dernières semaines une augmentation massive des MGF (toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme) », alerte Sadia Allin, responsable de l’ONG Plan International en Somalie.

Les familles recourent à cette pratique alors que leurs filles ne vont plus à l’école et restent confinées à la maison. En raison notamment du ralentissement économique engendré par le coronavirus, les exciseuses exercent ces activités de subsistance néfastes et font du porte à porte pour vendre leurs services.

La crise du Covid-19 affaiblit considérablement les efforts pour éradiquer la pratique des MGF en Somalie, où 98 % des femmes demeurent affectées, taux le plus élevé au monde. Alors que l’excision reste légale en Somalie, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) estime que 290 000 filles y subiront une forme de MGF en 2020.

Les restrictions de déplacement imposées pendant le confinement limitent les possibilités de sensibiliser les communautés aux dangers de cette pratique. « Les MGF représentent les formes les plus extrêmes de violence à l’encontre des filles et des femmes », rappelle la responsable de l’ONG Plan International en Somalie. Cette pratique constitue une violation brutale des droits et de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes. « Nous demandons au gouvernement que la réponse au Covid-19 intègre la lutte contre les MGF et contre toutes les violences de genre ! » conclut Sadia Allin.

Alors que plus de 200 millions de filles et de femmes ont subi cette pratique dans le monde, la pandémie pourrait provoquer une augmentation des MGF et affecter 2 millions de filles supplémentaires au cours de la prochaine décennie (prévisions FNUAP).

Pour toute interview :
•    Sadia Allin, responsable de l’ONG Plan International en Somalie
•    Yvan Savy, directeur de l’ONG Plan International en France

Contacts presse :

Julien Beauhaire
+33 1 84 87 03 52
+33 7 86 45 12 10
julien.beauhaire@plan-international.org 

Juliette Bénet
+33 6 50 10 10 85
juliette.benet@plan-international.org

Lire le communiqué de presse.

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Somalie : les filles déscolarisées et mutilées pendant le confinement

L’ONG Plan International, active en Somalie pour lutter contre la pandémie du Covid-19, signale une augmentation considérable des mutilations génitales féminines (MGF) dans le pays en période de confinement.

Une situation déjà dramatique…

« Nous observons ces dernières semaines une augmentation massive des MGF (toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme) », alerte Sadia Allin, responsable de l’ONG Plan International en Somalie.

Les familles recourent à cette pratique alors que leurs filles ne vont plus à l’école et restent confinées à la maison. En raison notamment du ralentissement économique engendré par le coronavirus, les exciseuses exercent ces activités de subsistance néfastes et font du porte à porte pour vendre leurs services. 
La crise du Covid-19 affaiblit considérablement les efforts pour éradiquer la pratique des MGF en Somalie, où 98 % des femmes demeurent affectées, taux le plus élevé au monde. Alors que l’excision reste légale en Somalie, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) estime que 290 000 filles y subiront une forme de MGF en 2020.

…Fortement aggravée par le COVID-19

Les restrictions de déplacement imposées pendant le confinement limitent les possibilités de sensibiliser les communautés aux dangers de cette pratique.

Les MGF représentent les formes les plus extrêmes de violence à l’encontre des filles et des femmes

Cette pratique constitue une violation brutale des droits et de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes. « Nous demandons au gouvernement que la réponse au Covid-19 intègre la lutte contre les MGF et contre toutes les violences de genre ! » conclut Sadia Allin.

Alors que plus de 200 millions de filles et de femmes ont subi cette pratique dans le monde, la pandémie pourrait provoquer une augmentation des MGF et affecter 2 millions de filles supplémentaires au cours de la prochaine décennie (prévisions FNUAP).

 

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Soudan : les mutilations génitales féminines sont désormais considérées comme un crime

L’ONG Plan International salue la décision du Soudan d’interdire les mutilations génitales féminines, telles que l’excision.
Fin avril 2020, le Conseil des ministres du Soudan a modifié le droit pénal pour inclure les mutilations génitales féminines comme infraction pénale passible d’une peine de 3 ans d’emprisonnement. C’est une étape historique dans la lutte pour les droits des filles et des femmes.

Soudan criminalise les mutilations génitales féminines

Une lutte de longue haleine 

Au cours des 20 dernières années, l’ONG Plan International a travaillé sans relâche pour mettre fin aux mutilations génitales féminines au Soudan, en collaboration avec des militant.e.s pour les droits des femmes, de l’ONU, des ONG, du Conseil national pour la protection de l’enfance (NCCW) et du Mouvement Saleema.
Pour éradiquer totalement ces pratiques, nous devons poursuivre la lutte pour garantir la mise en œuvre de la loi.

« Ce n’est que le début. Une fois la loi adoptée, le travail qui nous attend est d’assurer sa mise en œuvre. Cela ne pourra se produire que si tous et toutes – les parents, les dirigeants, et les filles – sont informés de cette décision et de ses répercussions » déclare Anika Krstic, directrice de Plan International au Soudan.

L’excision menace la vie des filles

« Nous devons faire changer les comportements afin que l’excision puisse être éliminée. »

Selon l’OMS, plus de 3 millions de filles sont menacées par l’excision chaque année. Plus de 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont été victimes de mutilations génitales féminines à travers le monde.

Ces pratiques sont fondées sur des traditions, des idées reçues et des stéréotypes sexistes préjudiciables qui imposent un contrôle du corps des femmes. Elles ont des conséquences néfastes sur la santé et sur bien d’autres aspects de la vie des filles.

Le Soudan a toujours un taux de prévalence d’excision très élevé : 86,6 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont subi une forme ou une autre de mutilation génitale féminine. 
Bien qu’il existe des preuves que cette pratique diminue chez les filles de moins de 10 ans, trop de filles au Soudan restent menacées.

Plan International demeure implacable dans son engagement à mettre fin aux mutilations génitales féminines au Soudan, en travaillant au niveau national et communautaire.

Nous appelons les responsables du Soudan à poursuivre cet engagement positif et à garantir la protection des droits des femmes, des filles et des enfants.

 « Maintenant que le Soudan est fortement prêt à criminaliser l’excision, nous devons nous préparer à appliquer cette loi par le biais de mécanismes de responsabilité et de suivi clairs et d’une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale. Nous devons faire changer les attitudes et les comportements afin que les mutilations génitales féminines puissent être éliminées pour toujours ! » conclut Anika Krstic.

 

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