Les femmes : premières engagées dans la lutte contre la malnutrition

L’augmentation des conflits armés, la détérioration de la sécurité, la pauvreté généralisée et le réchauffement climatique menacent la vie de millions de personnes dans le Sahel central. Au Mali, plus de 80 % de la population rurale est confrontée à l’insécurité alimentaire en raison de sa dépendance à l’agriculture vivrière et à l’élevage.

Permettre aux communautés d’être indépendantes

Le village de Fatoumata, dans le centre du Mali, a été confronté à de nombreuses crises alimentaires. La plupart des enfants de la communauté souffrent de malnutrition, car les difficultés financières auxquelles sont confrontées leurs familles ne leur permettent pas de satisfaire les besoins fondamentaux de leurs enfants.

Pour résoudre certains de ces problèmes et s’assurer que les enfants ont accès à une alimentation équilibrée et saine, Plan International a lancé un projet de nutrition pour accompagner les femmes du village à créer leur propre potager communal.

Les femmes ont reçu une formation, un soutien technique et des semences pour faire pousser une grande variété de fruits et de légumes, notamment des papayes, des gombos, des moringas et des bananes.

2 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition​ !

Découvrez le projet de Plan International pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Une méthode efficace pour combattre la crise alimentaire

Fatoumata ne tarit pas d’éloges sur cette initiative. « Ce jardin a vraiment été bénéfique pour nous. Nous produisons ce que nous consommons en famille et nous en vendons une partie. Depuis que nous avons commencé le jardin, nos enfants mangent bien et sont en bonne santé. », s’enthousiasme-t-elle.

Aissata, 22 ans, produit des laitues, des tomates, des aubergines, des poivrons, des carottes, des betteraves et des pommes de terre. Elle nous dit qu’elle est heureuse qu’il n’y ait plus de cas de malnutrition dans le village grâce à la formation que les mères ont reçue. « En cas de problèmes d’allaitement, nous préparons de la purée de pommes de terre pour le bébé », explique-t-elle.

« Avant, nous ne pouvions même pas donner à nos enfants 50 francs CFA pour un goûter, mais maintenant nous le faisons. Nous ne pouvions pas nous occuper correctement de nos enfants, mais maintenant c’est possible avec l’argent que nous gagnons avec les ventes », nous raconte Aissata avec le sourire.

Un projet inspirant dans toute la région

L’entretien du potager dépend exclusivement des femmes. Elles ont mis en place un groupe de jardinage, avec un système d’épargne auquel chaque femme contribue. « Chaque mois, chaque femme donne 250 francs CFA qui sont mis dans la caisse », explique Aissata.

Le chef du village raconte que le système d’approvisionnement en eau du village est tombé en panne récemment et que les femmes ont utilisé leurs économies pour couvrir les frais de réparation. Cependant, le conflit dans la région menace sérieusement la sécurité économique des femmes. Elles ne peuvent plus se rendre aux foires hebdomadaires pour vendre leurs produits, car si certains villages sont déserts, l’accès aux autres est trop risqué.

Le groupe de jardinage des femmes a construit sa réputation dans la région. En effet, elles sont connues pour vendre les meilleurs produits, surtout hors saison. « Nous avons créé plusieurs associations dans le village grâce au projet et cela a unifié la communauté car toutes les femmes sont là et même quelques hommes aussi », témoigne Fatoumata.

« Le projet de nutrition n’a pas seulement contribué à réduire l’insécurité alimentaire dans la communauté, il a également renforcé la cohésion sociale au sein du village. »

Fatoumata

Elles ont l’ambition d’étendre leur jardin mais ont besoin d’un soutien supplémentaire. « Nous n’avons pas assez d’eau potable, il nous faut un autre système d’approvisionnement en eau, un réservoir de stockage. Pour bien conserver nos produits, nous avons également besoin d’un entrepôt de stockage, d’arrosoirs et de râteaux », explique Fatoumata.

A côté de cela, Fatoumata, mère de trois enfants, a un autre rêve. « Je veux aller à l’école. Nous voulons aussi un espace d’apprentissage pour les femmes elles-mêmes. Cela nous permettra de faire nos propres comptes et de gagner plus d’argent. »

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L’émancipation économique des filles et des femmes en Inde

Plan International France poursuit son engagement auprès des jeunes femmes en Inde, avec une nouvelle phase du programme « Saksham », qui favorise depuis 2010 leur accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Une démarche axée sur les métiers les plus porteurs, développée en partenariat avec les acteurs économiques locaux.

Jeune femme souriante avec le signe égal

Malgré l’essor économique de l’Inde, seul·e·s 5 % des jeunes de 19 à 24 ans suivent une formation et se retrouvent qualifié·e·s. C’est particulièrement vrai chez les jeunes femmes, qui sont deux fois plus nombreuses que les hommes à être concernées.

Le résultat des traditions d’une société patriarcale où l’égalité de genre a encore du mal à cheminer et à s’imposer dans les esprits. C’est donc un travail de fond qu’entreprend le programme déployé à Delhi, ainsi que dans les régions de l’Uttarakhand et de l’Uttar Pradesh.

L’objectif des équipes sur le terrain étant de créer des conditions plus favorables à leur inclusion économique.

Des opportunités d’accès à un emploi

Actuellement, seules 29 % des jeunes Indiennes participent à la vie économique globale du pays. Tout commence donc par des actions de sensibilisation pour mobiliser les jeunes filles, mais aussi pour inciter les entreprises locales à modifier leurs pratiques. Il s’agit également de faire correspondre le contenu des formations proposées aux attentes des entreprises, maximisant enfin les chances d’insertion des jeunes formé·e·s à l’emploi.

Le programme « Saksham » s’attache donc à identifier les opportunités du marché et à développer les formations adaptées. L’accent est particulièrement mis sur l’apprentissage de l’anglais, l’informatique et l’utilisation des outils numériques. En complément, les jeunes bénéficiaires sont préparées aux entretiens d’embauche, sont mises en relation avec des entreprises et bénéficient d’un suivi personnalisé pour repérer d’éventuelles difficultés.

Enfin, de nombreuses sessions de formation en « compétences de vie » viennent compléter le parcours suivi par les bénéficiaires (entre développement personnel, égalité des genres ou encore sécurité numérique). 

Depuis 2010, 12 000 jeunes ont été formé·e·s et 70 % d’entre eux ont été intégré·e·s sur le marché du travail.

Une ouverture sur l’entreprenariat 

Pour lutter contre l’exode rural et favoriser le développement des territoires isolés (principalement dans l’état de l’Uttarakhand), la création d’entreprise est aussi mise à l’honneur.

Des formations dédiées permettent d’acquérir les bases en matière de gestion financière et comptable ou de réalisation d’études de marché. Une action menée en partenariat avec des institutions de formation professionnelle et des entreprises du secteur privé. Le dispositif veille également à favoriser et créer des liens avec des institutions financières facilitant ainsi le financement de ces micro-projets. 

 

 

 

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Développer l’entreprenariat féminin en Guinée

En Guinée, 75 % de la population a moins de 35 ans. Pourtant, les jeunes sont souvent laissés pour compte, n’ayant pas les moyens de gagner leur vie décemment et de subvenir aux besoins de leur famille. Le taux de chômage des jeunes guinéens est estimé à 60 % et une grande partie d’entre eux sont des jeunes femmes qui font l’objet de discriminations supplémentaires en raison de leur genre.

Jeune femme souriante

Encourager l’autonomisation des filles et des femmes

 

Pour aider les filles et les femmes guinéennes à atteindre leur plein potentiel, Plan International a mis en place un projet d’entreprenariat. Il vise à doter les filles et les femmes des compétences dont elles ont besoin pour créer leur propre entreprise et avoir un revenu. 

Mahou, 25 ans, a participé au projet et a décidé de créer une entreprise d’élevage de porcs à la suite de la formation.

« J’ai été informée que Plan International avait mis en place un projet pour former les filles et les femmes dans différents domaines, notamment les activités agricoles. Dès que je l’ai su, je me suis rendue directement au bureau pour m’inscrire et j’ai pu remplir les critères pour faire partie de la première session de cette formation pour une durée de six mois », explique-t-elle.

Mahou a été formée sur les techniques d’élevage des porcs, leur entretien et même leur alimentation. Concernant les activités de maraîchage, elle a été formée sur les différentes cultures et les périodes de culture. « Après six mois de formation, il était temps de mettre en pratique ce que j’avais appris. Maintenant, je suis éleveuse de porcs et maraîchère ».

Libérer la confiance en soi

Aujourd’hui, Mahou est en mesure de subvenir à ses besoins et de payer la scolarité et la santé de ses enfants. « Il n’y a pas longtemps, j’ai vendu deux porcs pour 1 million de francs guinéens chacun, équivalent à 100 euros. J’ai utilisé cet argent pour les besoins de ma famille et pour maintenir mon activité. Cet argent m’aide également à diversifier mes activités pour générer des bénéfices. »

Etant maintenant financièrement indépendante, Mahou dit qu’elle a gagné plus de respect de la part de son mari et de sa famille. « Mon mari n’a plus aucune autorité sur moi et me traite dorénavant avec respect et considération. »

Mahou est optimiste quant à son avenir et se réjouit de développer ses activités agricoles. « Dans les mois à venir, je vais déménager dans un autre endroit et agrandir ma porcherie pour augmenter mon activité. Pour nourrir mes cochons, j’ai créé un jardin où j’ai planté des feuilles de pommes de terre, ces feuilles sont vendues et en même temps elles nourrissent mes cochons. »

Grâce à Plan International, je suis considérée comme un exemple par les filles de ma communauté. 

Au tout début, quand Mahou commençait sa formation, les gens se moquaient d’elle en disant qu’elle avait abandonné ses études. Aujourd’hui, ces mêmes personnes la qualifient de « patronne » et l’envient. « Cette formation a été très bénéfique pour moi, car maintenant je suis capable de me prendre en charge et de créer mes propres revenus », s’enthousiasme-t-elle.

 « Je partage mon expérience avec les filles qui veulent faire la même chose que moi et les encourage à prendre leur travail au sérieux. »  

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Journée internationale des chef·fe·s de cuisine : laissons la place aux femmes !

À l’occasion de la Journée internationale des cuisiniers, le 20 octobre, Plan International France rappelle à quel point les filles et les femmes subissent là encore les stéréotypes. Juan Arbelaez, à la tête de plusieurs restaurants, laisse un temps sa brigade pour écouter et apprendre de Rachida, cheffe camerounaise, formée par l’ONG. Rencontre. 

« Ce n’est pas facile chez nous au Cameroun de trouver des cheffes de cuisine femmes, les chef·fe·s sont à 95 % des hommes ! », confie Rachida à Juan Arbelaez, ambassadeur de Plan International France, alors qu’elle lui apprend la recette du ndolé, un plat typique de son pays. De nombreux stéréotypes de genre freinent encore l’accès des filles et des femmes aux postes à responsabilité, notamment dans le domaine de la cuisine. « Ils estiment que la femme n’est pas complètement libre, qu’elle a des responsabilités familiales… », explique la jeune cheffe. Pour Juan Arbelaez, il s’agit d’un problème mondial : « c’est à nous de nous battre contre ces préjugés ancrés depuis trop longtemps, ça doit changer ! ».

À l’occasion de la Journée internationale des cuisiniers le 20 octobre, Rachida, participante du programme de formation professionnelle AVENIR, mis en œuvre par l’ONG au Cameroun, adresse un message à ses paires : « Je conseille aux filles d’aller au bout de leurs rêves, qu’elles ne se laissent intimider par personne, qu’elles croient en elles ! ». L’occasion également pour Plan International France de rappeler que le mot chef doit aussi s’écrire au féminin et ne pas rester l’apanage des garçons et des hommes.

L’ONG Plan International France met en œuvre depuis 2017 à Yaoundé au Cameroun le programme AVENIR d’éducation des enfants et de formation professionnelle des jeunes. Financé par l’Agence française de développement, il permet à des jeunes femmes comme Rachida d’être formées, d’apprendre un métier et de trouver un emploi dans des domaines porteurs, comme celui de la cuisine.

 

 

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« Je veux inspirer plus de femmes à s’aimer elles-mêmes »

Mery, 43 ans, est née et a grandi dans une communauté de pêcheurs de la province de Santa Elena, en Équateur. Femme charismatique et pleine de ressources, elle s’investit corps et âme dans tout ce qu’elle entreprend. Toujours souriante, elle rayonne de joie lorsqu’elle explique le changement qui s’est opéré en elle depuis qu’elle est devenue volontaire pour Plan International.

Sa vie a changé depuis qu’elle est devenue volontaire avec Plan International 

« Avant, j’étais timide, je ne pouvais pas m’exprimer, j’étais très gênée. Maintenant, je me sens comme une femme transformée, déterminée. Plan International a vraiment changé ma vie » explique Mery.

Elle s’est engagée pour la première fois dans l’organisation après avoir été invitée à rejoindre le réseau de volontaires par ses voisins qui étaient engagés auprès de l’ONG. Elle n’a pas accepté tout de suite car son mari, qu’elle décrit comme le « chef de famille », pouvait être strict et elle devait lui demander d’abord la permission. 

Après que son mari lui ait apporté son soutien, Mery a accepté de devenir volontaire. Son amour des enfants a renforcé son enthousiasme à faire partie de l’équipe. Pour en savoir plus sur les droits des enfants et l’égalité des sexes, Mery a participé à une série d’ateliers de formation où elle a également découvert la santé sexuelle et les droits reproductifs. Cela lui a également permis de renforcer son estime de soi et ses compétences. 

« En 2010, j’étais présidente du groupe de bénévoles de ma communauté. J’ai pris ce rôle avec beaucoup de responsabilité, car il s’agissait d’une réalisation importante dans ma vie. J’ai bénéficié du soutien de mes collègues. Ce poste important m’a permis de renforcer ma confiance en moi et mes connaissances. »

Des projets de développement personnel et professionnel 

Désireuse de continuer à se développer sur le plan personnel et professionnel, Mery s’est inscrite à un programme d’apprentissage accéléré pour enfin terminer ses études. Elle a reçu du matériel d’apprentissage et le soutien dont elle avait besoin.

« J’ai obtenu mon diplôme de bachelor en février 2013, à l’âge de 33 ans. Cela m’a fait du bien de savoir que mon âge n’avait pas d’importance et que j’étais capable de faire tout ce que j’entreprenais », dit-elle avec bonheur en se remémorant cette expérience inspirante.

En 2019, Mery a rejoint un autre programme de formation visant à préparer les personnes à une carrière dans l’enseignement. « J’ai reçu un appel de Plan International me donnant la nouvelle que j’étais sélectionnée pour faire partie de ce cours, je ne pouvais pas y croire, mais j’ai pris cela comme un signe pour moi de continuer à me développer professionnellement. »

Mery nous raconte combien elle a apprécié ce cours qui l’a fait se sentir valorisée. Entre deux sourires, elle raconte : « Les jours où j’ai participé au cours, mon mari était chargé de s’occuper des enfants et de préparer les repas à la maison. Cela s’est fait après que nous ayons discuté du partage des responsabilités, un sujet que nous enseignons dans le réseau de volontaires. »

En juillet 2019, Plan International a mis en œuvre un projet de développement de l’enfance dans la province, qui nécessitait des personnes ayant une expérience du travail avec les enfants. Mery a été sélectionnée et fait désormais partie de l’équipe.

« Cette nouvelle opportunité m’a permis de m’impliquer davantage dans l’éducation de mes enfants et m’a aidé à comprendre que je suis une femme de valeur et que les décisions que je prends sont importantes pour réussir les objectifs que je me suis fixée », déclare Mery.

« Je veux inspirer plus de femmes à s’aimer elles-mêmes et à laisser briller leurs compétences et leurs capacités. Je veux aussi motiver davantage de personnes à réfléchir à leur vie et à chercher de nouvelles voies, malgré les obstacles que la vie peut présenter. »

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Au Mali, des apprenties couturières fabriquent des masques pour leur communauté

Koumba a 15 ans, elle suit une formation en couture au centre d’apprentissage de l’ONG Plan International au Mali. Lorsque le centre a fermé pour limiter la propagation du Covid-19, elle décidé de mettre ces compétences au service de sa communauté en fabriquant des masques grâce à du tissu que nous lui avons fourni.

Koumba, 15 ans, suit une formation en couture au centre d’apprentissage de Plan International dans la région de Koulikoro. « Depuis la fermeture du centre, nous n’avons plus la possibilité d’apprendre, à moins de pratiquer à la maison ».

mali plan international contre covid19

Dès le début du confinement, le prix des masques augmente

Le 25 mars 2020, le premier cas de COVID-19 a été confirmé au Mali. Une semaine auparavant, le gouvernement avait mis en place des mesures préventives, fermant les écoles et interdisant les grands rassemblements publics. Un état d’urgence a depuis été déclaré et un couvre-feu a été mis en place de 21h à 5h.

Immédiatement, les prix des kits de lavage des mains, des gels désinfectants et des masques ont augmenté. « Malgré les instructions du gouvernement recommandant de rendre ces produits accessibles à la population, seuls quelques privilégié·e·s ont la possibilité de les acheter », explique Koumba.

Informer sur le virus et fournir des kits de lavage des mains

L’ONG Plan International s’est engagé sans attendre dans la lutte contre le COVID-19 au Mali. Nous distribuons, avec l’aide de nos partenaires locaux, des kits de lavage des mains. Nous informons la population sur la façon de prévenir la propagation de la maladie, nous avons notamment lancé une campagne radio sur 6 stations de radio.

Cette sensibilisation est essentielle car beaucoup ne croient pas à l’existence du COVID-19 par manque d’informations claires et du fait des mythes et rumeurs qui circulent sur la pandémie. Comme il est habituel de se serrer la main à chaque rencontre, les populations ont du mal à respecter la distanciation sociale.

Déjà 450 masques fabriqués et distribués

« Cette initiative me permet d’aider ma communauté. »

Désirant aider à la lutte contre le virus, Koumba et ses camarades apprenties-couturières ont décidé d’utiliser leurs compétences pour fabriquer des masques en tissu lavable. Plan International leur a fourni du tissu, et ainsi elles ont pu remettre en fonction leurs machines à coudre !

« Cette initiative me permet d’aider ma communauté à lutter contre cette pandémie. Chacun à son niveau devrait contribuer à l’éradication du coronavirus », déclare Koumba.

Jusqu’à présent, 450 masques ont été fabriqués et distribués, notamment aux personnes âgées et aux enfants. Bien que le port de masques ne soit pas obligatoire au Mali, il est fortement conseillé par le gouvernement.

« Ma communauté a reçu des kits de lavage des mains et du savon de Plan International. Les masques sont une mesure de protection supplémentaire. Mais ils sont souvent chers et à usage unique, alors que ceux que nous fabriquons sont réutilisables, ce qui est plus économique. Nous savons comment les réaliser, et nous pouvons montrer aux autres comment le faire, grâce à la formation que nous avons reçue au centre », explique Koumba.

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Mon travail ? Convaincre les familles de laisser leurs filles suivre une formation professionnelle

Mon travail ? Convaincre les familles de laisser leurs filles suivre une formation professionnelle

Anamika Sharma, coordinatrice du projet Saksham pour Plan International en Inde, partage avec nous les difficultés de son métier sur le terrain auprès des familles issues des bidonvilles de Dehli.

« Trouver des filles intéressées par les formations et par un emploi n’est pas la tâche la plus compliquée : notre bureau Plan International mène de nombreuses actions dans les bidonvilles de Delhi depuis des années, nous connaissons bien les gens qui vivent ici et eux connaissent bien nos actions.

Il est cependant bien plus difficile de convaincre les familles de laisser leur fille suivre une formation professionnelle pour accéder à un emploi.

« Ce sont les parents, les grands frères et même les petits frères qui ont autorité sur la vie de ces jeunes filles. » 

Lorsque nous menons ces actions de sensibilisations auprès des parents de jeunes filles, nous tentons de démontrer l’importance de l’école et du travail, en insistant sur le fait que les filles peuvent rapidement gagner plus que leurs parents, et accroître le niveau de vie de leur famille entière, après parfois seulement quelques mois de formations professionnelle.

Mais les parents, les grands frères et même les petits frères ont autorité sur la vie de ces jeunes filles, nous demandons donc qui prend les décisions au sein de la famille dès notre arrivée, car nous savons que c’est cette personne qu’il va falloir convaincre.

Je parle aussi beaucoup aux mères, car ce sont souvent elles qui souhaitent une vie différente pour leur fille. Elles ont souvent dû elles-mêmes rester chez elles toute leur vie, à effectuer les tâches domestiques et à s’occuper de la famille, et savent que plus ses filles grandissent, plus elles auront de difficultés à trouver un emploi décent. »

Découvrez notre programme Saksham, pour l’insertion professionnelle des jeunes femmes en Inde.

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Tanzanie : Former des jeunes handicapés à un métier

À l’âge de 17 ans, James a subi un grave accident de vélo qui lui a endommagé la moelle épinière. Ne pouvant plus marcher, il s’est retrouvé en fauteuil roulant du jour au lendemain. En une nuit, sa vie a totalement basculé : impossible pour lui de se rendre à l’école, ni de jouer au football ou de faire du vélo.

Mais grâce au soutien de Plan International, James a pu rebondir en bénéficiant d’une formation professionnelle ainsi que d’une bourse pour lancer son projet. Il gère désormais un stand de réparation de téléphones dans un carrefour très passant de son village en Tanzanie. 

Mon accident a anéanti tous mes espoirs

« Je rêvais de devenir médecin après mes études, mais l’accident de bicyclette a endommagé ma moelle épinière et anéanti mes espoirs », explique James. « Il m’a fallu du temps pour accepter mon handicap, car je me suis toujours demandé où j’en serais maintenant si je n’avais pas eu mon accident. »

Après une année de convalescence au centre de santé d’Ifakara dans la région de Morogoro, James a été transféré dans une unité spécialisée en physiothérapie. C’est ici qu’il s’est lié d’amitié avec 5 autres jeunes hommes, eux aussi en convalescence. Ensemble, ils ont décidé de s’associer pour créer une coopérative.

Soutenir les jeunes handicapés en les formant à un métier 

Pour les aider à entreprendre leur projet, Plan International a permis au groupe d’amis de participer à une formation professionnelle de 6 mois. Grâce à cette formation, ils ont pu apprendre à créer une entreprise et acquérir des compétences en électronique.

Ce projet a pour but d’aider les personnes les plus vulnérables comme les personnes en situation de handicap à se former et s’insérer dans la vie professionnelle pour être indépendant financièrement. 

À la fin de leur formation, James et ses amis ont reçu un prêt du gouvernement local et du matériel de la part de Plan International pour les aider à lancer leur entreprise. Grâce à cette formation, ils ont pu créer leur entreprise de réparation de téléphones portables et d’ordinateurs. 

Cette formation a changé ma vie

« Je remercie Dieu pour cette formation en électronique. Cela a changé ma vie, je peux maintenant gagner ma vie et cela m’a redonné espoir dans l’avenir », confie James.

 Avant cette formation, James n’avait plus aucun revenu et dépendait de sa famille. Aujourd’hui, il travaille et est capable de subvenir à ses besoins. Depuis la création de son entreprise, James est reconnu dans son village comme le « fundi », le spécialiste des réparations dans sa communauté.

En tant que technicien en téléphonie mobile, James rencontre de nombreuses personnes, ce qui a permis de renforcer sa confiance en lui et d’accepter sa nouvelle vie avec un handicap.

« Je profite maintenant de la vie comme avant. Cette formation a totalement changé ma vie. Elle est arrivée quand je commençais à perdre espoir. En plus de me donner un emploi, je suis maintenant accepté par ma communauté », exprime-t-il. 

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J’ai appris un métier qui a changé ma vie !

J’ai appris un métier qui a changé ma vie !

Len, 19 ans, au Cambodge, n’a pas eu une enfance facile : il y a quelques mois seulement, elle vivait avec sa mère et son père alcoolique et violent, et était forcée d’abandonner l’école. Aujourd’hui, la formation professionnelle qu’elle a reçue de notre ONG l’a aidée à apprendre un métier pour sortir de la pauvreté et vivre dans la dignité. Elle se surprend même à rêver un jour d’ouvrir son propre restaurant.

UNE ENFANCE DIFFICILE

Len n’a pas eu une enfance facile. Elle a enchainé les décrochages scolaires. A 14 ans, elle a fini par abandonner complètement l’école pour travailler dans les rizières et aider sa famille financièrement : réveil à 5h du matin, plus de 12 heures de travail pour 1$ par jour à réaliser des tâches éreintantes pour son jeune âge.

Terrorisée par son père alcoolique qui buvait de plus en plus et devenait de plus en plus violent, elle était contrainte de quitter sa maison pour se réfugier dans un endroit où elle se sentait plus en sécurité et allait souvent se cacher chez ses voisins. « Ma famille avait très peu d’argent  et parfois on n’avait pas assez à manger. C’était vraiment une période difficile, j’étais très stressée. En plus de ça, mon père criait beaucoup lorsqu’il buvait de l’alcool. En tant que fille, ma vie a été parfois très difficile. Les filles sont plus vulnérables à la violence. »

SE FORMER À UN MÉTIER : LA CLÉ POUR S’EN SORTIR

 « Le programme de formation professionnelle de l’ONG Plan International a changé ma vie. Maintenant, j’ai un petit revenu qui me permet de subvenir aux besoins de ma famille » explique Len, confiante.

Len, comme des milliers de jeunes filles au Cambodge, a été contrainte d’arrêter l’école trop tôt pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Beaucoup d’autres sont mariées de force trop jeunes, sans avoir la possibilité de travailler ni d’être indépendantes.

Grâce à Plan International, les jeunes filles peuvent avoir accès à des formations et des stages rémunérés qui leur permettent ainsi de débuter leur carrière. Ces formations professionnelles les aident bien souvent à sortir de la pauvreté et vivre dans la dignité.

Ainsi, Len a pu s’inscrire dans un programme de formation de cuisine. Elle a eu l’opportunité de faire un stage rémunéré de 2 mois dans un hôtel 5 étoiles. Le stage de Len s’est transformé en travail à plein temps. 

Len est désormais sûre d’elle en cuisine : elle coupe les carottes en fines tranches, fait frire le poulet et sert le tout dans une assiette comme une professionnelle. « Maintenant je suis heureuse, je me sens chanceuse de pouvoir travailler dans un grand hôtel et de gagner de l’argent dignement pour subvenir aux besoins de ma famille. L’argent que j’envoie à mes parents tous les mois  est utilisé pour leur élevage de porcs mais également pour acheter des produits ménagers et de la nourriture. »

Maintenant, Len est indépendante et mène une vie d’adolescente ordinaire : elle s’est fait des amis à son nouveau travail et habite en ville en colocation avec certains d’entre eux. Ils partagent les tâches domestiques, les factures et aiment sortir ensemble le week-end. Pendant ses jours de congé, elle rend visite à sa famille. Sa relation avec son père s’améliore, et elle est heureuse d’avoir eu un impact aussi positif sur la vie de sa famille : «  Le programme de formation professionnelle de Plan International a changé ma vie » dit Len. « Plus tard, j’aimerais ouvrir mon restaurant, quelque part en ville pour attirer beaucoup de touristes. »

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Bibata : la plombière qui casse les stéréotypes !

Bibata : la plombière qui casse les stéréotypes !

Bibata est tombée enceinte vers l’âge de 11 ans au Burkina Faso. Elle a réussi malgré tout à s’émanciper et à être indépendante avec l’aide de Plan International. Aujourd’hui plombière, elle lutte contre les stéréotypes de genre !

DES DÉBUTS DIFFICILES

L’histoire de Bibata est unique. La vie n’a pas toujours été facile pour elle. Tombée enceinte en CM2 à l’âge de 11 ans, Bibata a été envoyée vivre chez sa grand-mère, quittant sa Côte d’Ivoire natale pour le Burkina Faso car ses parents étaient très en colère contre elle, ils étaient déshonorés et étaient trop pauvres pour prendre en charge un enfant supplémentaire.

Bibata a alors commencé à vendre de l’arachide et des mangues pour avoir de quoi vivre et se payer des cours du soir. Elle a vite obtenu son certificat de fin d’école primaire mais n’a pas pu poursuivre sa scolarité.

Quand elle a entendu parler des formations professionnelles proposée par Plan International destinées aux jeunes déscolarisés, elle a immédiatement postulé. Plombière a été son premier choix.

Elle a commencé la formation dans une classe de 22 élèves, à part elle, que des garçons.

Bibata a continué les cours du soir et grâce à sa détermination a, en même temps, été diplômée du lycée et achevé sa formation.

Ensuite, elle a tout de suite travaillé comme plombière. C’était la première femme de la région à avoir ces compétences.

BRISER LES STÉRÉOTYPES POUR RÉUSSIR ! 

Aujourd’hui, Bibata emploie deux jeunes comme elle. Malheureusement, ses défis quotidiens ne sont pas juste liés à son travail.

Elle se retrouve souvent confrontée à des clients sans scrupules qui, au lieu de la rémunérer pour ses services de plomberie, lui font des propositions indécentes ou la harcèlent sexuellement.   

« Elle a fait taire ceux qui pensaient qu’être plombier était réservé aux hommes. »

« Je les arrête en leur demandant s’ils se comporteraient ainsi si j’étais un homme », confie Bibata.

Pourtant, cela ne freine pas son ambition : «  Je veux devenir la femme entrepreneur la plus importante du Burkina Faso », s’enthousiasme-t-elle.

« Je suis fier de Bibata, elle a fait taire ceux qui pensaient qu’être plombier était réservé aux hommes », confie Rotimy Djossaya, directeur régional de Plan International en Afrique de l’ouest.

«  Nous avons pour objectif d’aider 100 millions de filles à apprendre, diriger, décider et s’émanciper, je pense que nous avons notre première réussite devant les yeux, c’est Bibata ! », poursuit-il. 

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