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L’impact positif des serviettes hygiéniques réutilisables

On estime qu’une femme utilise et jette en moyenne plus de 10 000 serviettes hygiéniques au cours de sa vie menstruelle, dont la plupart sont composées d’environ 90 % de plastique. En Indonésie, Lia, 27 ans est en train de révolutionner ce secteur. Après avoir participé à une formation de sensibilisation dispensée par Plan International, elle a décidé de créer sa propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables.

À Mataram, la ville où vit Lia, jusqu’à 400 tonnes de déchets sont produites chaque jour, ce qui pose un énorme problème aux autorités municipales qui ne peuvent en gérer qu’environ 75 %.

Pour aider à réduire cette charge, le gouvernement provincial a lancé une campagne environnementale visant à éliminer les déchets de Nusa Tenggara Ouest d’ici 2025.

Lier les enjeux environnementaux et l’hygiène menstruelle

Pour soutenir l’initiative du gouvernement, Plan International a mis en œuvre une série de programmes d’assainissement basés sur l’égalité filles-garçons et l’inclusion sociale.

L’une des activités consiste à apprendre aux jeunes femmes à fabriquer des serviettes hygiéniques respectueuses de l’environnement et à les aider à créer leur propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques destinées à la vente.

L’impact environnemental des produits menstruels jetables est rarement évoqué, mais il a un impact énorme sur notre planète. Les déchets plastiques finissent dans les décharges ou, pire encore, dans les océans, les rivières et les plages.

Le temps qu’il faut à un tampon ou à une serviette pour se dégrader dans une décharge est des siècles plus long que la durée de vie de l’individu qui l’a utilisé.

« Depuis que j’ai participé à la formation, j’ai cessé d’acheter des serviettes hygiéniques jetables. Je ne veux plus contribuer au problème des déchets. De plus, si j’utilise une serviette hygiénique réutilisable que j’ai fabriquée moi-même, il me sera plus facile de vendre ce produit et de convaincre les autres de l’utiliser », explique Lia.

Une initiative bénéfique pour les jeunes femmes du pays

Jusqu’à présent, Lia a vendu plus de 70 de ses serviettes hygiéniques fabriquées à la main.

« Je vends mes serviettes hygiéniques à mes ami·e ·s et à ma famille. J’utilise également les réseaux sociaux pour promouvoir mes serviettes hygiéniques », raconte Lia.

J’ai participé à plusieurs expositions organisées par le département de l’industrie et du commerce de la ville de Mataram.

Lia est maintenant une défenseuse active de l’environnement. Elle fournit des informations et une éducation sur les avantages de l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables à ses réseaux, en particulier aux adolescentes de son quartier. 

Toutefois, il y a encore de nombreux défis à relever. « L’un des problèmes auxquels je suis confrontée est de changer l’état d’esprit des personnes qui ne connaissent pas encore les serviettes hygiéniques réutilisables, et encore moins leur impact positif pour l’environnement. »

Pour Plan International, les jeunes font partie de la solution lorsqu’il s’agit de s’attaquer à certains des principaux problèmes environnementaux auxquels le monde est confronté. 

C’est pourquoi nos équipes soutiennent les jeunes entrepreneuses comme Lia. En renforçant leurs compétences et en mettant en avant leur créativité ainsi que leur sens de l’innovation, ce sont des entreprises prospères et durables pour l’avenir qui se créent. 

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles !                        

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Lutter contre la précarité menstruelle dans le monde

Pour beaucoup, les règles sont un inconvénient mineur dont le sujet ne dépasse pas la sphère privée. Pourtant, des millions de filles et femmes vivent à chaque cycle des périodes d’inégalités et tout particulièrement en milieu scolaire.

1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles

Le 28 mai 2022 pour la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, l’ONG Plan International France lance une nouvelle campagne ayant pour objectif de briser les tabous sur les règles en milieu scolaire. 

A cette occasion, l’ONG souhaite rappeler que l’accès à l’hygiène menstruelle est un droit fondamental. Plan International France réaffirme son engagement en faveur des droits des filles et des jeunes femmes.

Ce rappel est d’autant plus important que l’éducation des filles est, encore aujourd’hui, impactée par la précarité menstruelle et ce partout dans le monde. En effet l’absence d’hygiène, du fait de la difficulté d’obtenir des produits adaptés, peut parfois conduire à la déscolarisation des filles. 

Les chiffres sont encore plus frappant que les mots puisqu’aujourd’hui, encore 2 adolescentes et femmes sur 5 dans le monde, ne vont pas à l’école ou au travail parce qu’elles ont leurs règles. En France 1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles, que ce soit par honte, douleur ou manque de produits d’hygiène. 

Les actions de Plan International France

Dans de nombreux pays, l’impact des idées-reçues sur les menstruations est encore très fort : considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles dérangent. Les mythes et les tabous liés aux normes culturelles, religieuses et patriarcales nuisent aux droits des filles et des femmes et parfois même à leur santé.

Les femmes se retrouvent à vivre dans des conditions extrêmement difficiles : froid, isolement, jugement et exposition à de nombreux autres dangers. 

En Inde et au Népal par exemple, les femmes sont parfois contraintes de quitter leur maison pour toute la durée de leur cycle menstruelle.

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a enfermée dans une hutte à côté de chez moi. Je n’avais pas le droit de voir ni mon père, ni mon frère, car selon la croyance, cela aurait pu les tuer », raconte Swastika, jeune Népalaise de 18 ans.

Plan International France travaille pour briser les tabous autour des règles et offrir aux femmes et aux filles la possibilité de vivre leurs cycles menstruels en sécurité et dans la dignité. 

Pour cela, l’ONG mène plusieurs programmes, notamment en Tanzanie et Bénin, dans lesquels les jeunes filles et garçons sont éduqués à ces sujets afin de déconstruire les idées reçues. Les filles sont également formées à la conception de serviettes hygiéniques réutilisables afin qu’elles aient des solutions adaptées et sans risque pour leur santé.  

Des partenariats engagés pour cette campagne 

Pour mettre à mal les tabous, Plan International France a mis en place plusieurs partenariats avec des marques féministes, qui elles aussi, travaillent à briser les tabous autour des règles et du corps des femmes. 

La marque SistersRepublic, avec qui nous sommes en partenariat depuis plus d’un an, est une marque de lingerie menstruelle écologique et durable. 

Plan international France est fière de pouvoir compter sur le soutien de la marque qui, tous les 28 du mois, reverse 5% de ses bénéfices à l’organisation. A l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée le 28 mai, ce sont 100 % des bénéfices de la vente de leurs produits qui seront reversés à l’ONG.

Pour la première fois cette année, Plan International France s’associe au média Madmoizelle pour créer un podcast intitulé « 4 filles et une culotte tachée ». Chacun des quatre épisodes de ce podcast donne la parole à une fille pour qu’elle raconte ses premières règles. 

Cela permet à l’auditeur∙ice de comprendre leurs quotidiens et comment la culture, la religion ou les normes patriarcales sont influentes au sein de leur pays. 

N’hésitez pas à découvrir ce podcast sur toutes les plateformes d’écoute de Madmoizelle dès le 28 mai 2022 ! 

Rejoignez le mouvement pour en découvrir plus sur nos actions et prendre part à la mobilisation retrouvez toutes nos actions sur nos réseaux sociaux !

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Les tabous liés aux règles : un obstacle majeur à la scolarisation des filles

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le 28 mai 2022, l’ONG Plan International France alerte : les tabous liés aux règles entravent les droits des filles et leur accès à l’éducation.

Fille qui marche de dos

L’ONG Plan International France a mené en avril 2022 une étude inédite en collaboration avec OpinionWay sur l’impact des tabous liés aux règles sur l’éducation des filles. 1002 filles et jeunes femmes en France âgées de 13 à 25 ans ont été interrogées. 

Les croyances sur les règles continuent d’exister

L’étude révèle qu’en France, plus de 2/3 des filles affirment que les règles restent un tabou qui engendre moqueries et humiliations : 35 % des filles interrogées reconnaissent qu’elles ou une de leurs proches en ont déjà été victimes.

Le manque d’informations et les idées reçues persistantes aggravent les discriminations de genre : au Malawi, 82 %  des filles n’avaient jamais entendu parlé des règles avant de les avoir. Considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles demeurent l’objet de mythes et de croyances qui nuisent gravement aux droits des filles. 

Au Népal, la pratique du chaupadi contraint les filles et les femmes menstruées à s’exiler dans des cabanes hors du foyer. Lorsqu’elles ont leurs règles, les filles ne peuvent pas se rendre à l’école. Pourtant interdite en 2005, cette tradition d’exil menstruel perdure : 89 % des jeunes Népalaises subissent toujours une forme d’exclusion ou de restriction pendant leurs menstruations. 

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a envoyée vivre dans une cabane à 5 minutes de chez moi avec seulement des morceaux d’un vieux sari de ma mère. Je ne savais rien sur les règles et personne ne m’avait expliqué comment me servir de ces lambeaux de tissu », témoigne Swastika, adolescente Népalaise de 18 ans

Le manque de protection hygiéniques : un facteur de déscolarisation des filles

En France, une fille sur deux a déjà raté l’école à cause de ses règles. Dans les pays en développement, l’impact sur la déscolarisation est encore plus grave : tous les mois, les filles manquent en moyenne 5 jours d’école à chaque cycle menstruel. 

La précarité menstruelle et l’absence de toilettes propres et adaptées dans les établissements scolaires aggravent la déscolarisation. Au moins 500 millions de filles et de femmes dans le monde manquent d’installations sanitaires adéquates.

En Ouganda, en Indonésie ou au Bangladesh, la puberté marque souvent l’arrêt total de la scolarité.

Cette déscolarisation brutale menace considérablement les droits des filles : mariages d’enfants, grossesses précoces, travail domestique et exploitation. Dans les zones rurales de l’Inde, 20 % des filles quittent l’école lorsqu’elles ont leurs premières règles, car leur famille considère qu’elles sont prêtes à être mariées.  « Quand j’ai eu mes règles à 14 ans, mes parents ne pouvaient pas m’acheter de protections hygiéniques ni de livres scolaires. Un homme m’a alors proposé de me les offrir en échange de relations sexuelles, j’ai accepté. Peu de temps après, je suis tombée enceinte et j’ai dû arrêter l’école. » Asha, jeune Ougandaise de 16 ans. 

Comment agir en faveur de l’hygiène menstruelle ?

L’étude de Plan International France et OpinionWay révèle qu’en France, plus de 8 filles sur 10 (87 %) sont révoltées face à ces discriminations. 80 % d’entre elles affirment vouloir s’engager pour lutter contre les inégalités subies par les filles à cause de leurs règles.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Plan International France et le Plan des jeunes lancent le projet « Changeons les règles ». À travers des ateliers ludiques et collaboratifs, un groupe de jeunes bénévoles soutenu∙e∙s par l’ONG sensibilisent les lycéens et lycéennes d’Île-de-France sur l’impact des règles sur les droits des filles dans le monde.

Plan International agit également dans les pays en développement pour améliorer l’accès à l’hygiène menstruelle. En Ouganda, en Indonésie et au Bangladesh, l’ONG sensibilise dans les écoles à l’hygiène menstruelle, accompagne la création d’entreprises, la distribution de protections menstruelles et la construction de sanitaires sûrs et adaptés dans les établissements scolaires.  

Ce que Plan International demande 

  • Toutes les filles doivent avoir accès, y compris en situation d’urgence, aux services de santé sexuelle et reproductive et d’hygiène menstruelle et à des informations de qualité.
  • Les gouvernements doivent financer des installations sanitaires adaptées à la gestion de l’hygiène menstruelle dans les espaces publics et plus particulièrement dans les établissements scolaires : un élément essentiel pour garantir la scolarisation et l’assiduité des filles. 

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1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles

Tabou, honte, stigmatisation, manque de protections hygiéniques… : les règles restent un obstacle majeur à la scolarisation des filles. À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le 28 mai 2022, l’ONG Plan International France alerte dans sa dernière étude menée avec OpinionWay sur l’impact dramatique des règles sur les droits des filles.

Les discriminations et le manque de protections hygiéniques entravent la scolarisation des filles en France et dans le monde. L’étude exclusive de l’ONG Plan International France révèle qu’une fille en France sur deux a déjà raté l’école lorsqu’elle a ses règles.

Le poids des tabous et des croyances toujours prégnant 

Pour plus de la moitié des filles en France (55 %), les règles restent un sujet tabou à l’école : plus d’1/3 des adolescentes ont honte de les avoir (35 %).

Les stéréotypes et les préjugés liés aux menstruations renforcent considérablement les discriminations de genre : 35 % avouent qu’elles ou une de leurs proches ont déjà subi des moqueries et des humiliations en milieu scolaire. La méconnaissance sur le sujet demeure considérable : la moitié des filles interrogées (49 %) estiment que des personnes considèrent encore les règles comme « sales ».

Dans les pays en développement, l’impact des stigmates est encore plus fort : considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles dérangent. Les mythes et les tabous liés aux normes culturelles, religieuses et patriarcales nuisent plus gravement aux droits des filles et des femmes.

Au Népal, le chhaupadi bannit ces dernières du foyer, les contraint à s’isoler dans des cabanes et les empêche de se rendre à l’école. Cette pratique d’exil menstruel, pourtant interdite en 2005, perdure : 89 % des jeunes Népalaises subissent toujours une forme d’exclusion ou de restriction pendant leurs règles. 

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a enfermée dans une hutte à côté de chez moi. Je n’avais pas le droit de voir ni mon père, ni mon frère, car selon la croyance, cela aurait pu les tuer », raconte Swastika, jeune Népalaise de 18 ans.

La précarité menstruelle : une des principales causes de la déscolarisation

Dans les pays en développement, l’impact sur la déscolarisation est encore plus grave : les filles manquent en moyenne 5 jours d’école tous les mois à cause de leurs menstruations.

« Mes parents ne peuvent pas me payer de protections hygiéniques, donc j’utilise des chiffons, mais lorsqu’ils sont trop déchirés, je préfère quitter l’école que de risquer de tacher mes vêtements », Nyawut, jeune Sud-Soudanaise de 16 ans.

Le manque de protections hygiéniques, de vêtements de rechange, d’eau pour se laver les mains ou encore de toilettes sûres et propres aggravent le décrochage scolaire.

En Inde, plus de ¾ des filles ne peuvent pas se rendre en classe quand elles ont leurs règles.

En Ouganda, en Indonésie ou au Bangladesh, la puberté marque souvent l’arrêt total de la scolarité. Cette déscolarisation brutale menace considérablement les droits des filles : mariages d’enfants, grossesses précoces, travail domestique et exploitation.

Agir pour l’hygiène menstruelle dans le monde : une demande des jeunes femmes en France

Si plus de 80 % des filles en France considèrent que les règles restent un tabou majeur dans les pays en développement, elles ne mesurent pas l’impact néfaste de ces idées reçues sur la vie quotidienne des filles.

Pour plus de 8 filles sur 10 (87 %), la prise de conscience de ces discriminations les révolte : 80 % d’entre elles appellent les gouvernements à lutter contre les inégalités provoquées par le manque d’accès à l’hygiène menstruelle dans le monde.

À l’occasion de la Journée de l’hygiène menstruelle, l’ONG Plan International France et le Plan des jeunes, groupe de jeunes bénévoles engagé∙e∙s en faveur de l’égalité filles-garçons, lancent le projet Changeons les règles. À travers des ateliers informatifs, ludiques et collaboratifs, les jeunes sensibilisent les lycéens et lycéennes d’Île-de-France sur l’impact scolaire des tabous liés aux règles dans le monde.

Les actions de Plan International pour lutter contre la précarité menstruelle

En Ouganda, Plan International combat les idées reçues et sensibilise les filles et leur communauté à l’hygiène menstruelle. Grâce à des ateliers de confection de serviettes hygiéniques, les filles bénéficient de protections réutilisables et peuvent aller à l’école. Ces actions génèrent un revenu aux femmes de la communauté et participent à leur émancipation.

En Indonésie, pour démystifier les croyances, Plan International mène des projets d’éducation à l’hygiène menstruelle dans plus de 200 écoles. Nos équipes construisent des sanitaires adaptés et distribue des sous-vêtements réutilisables pour permettre aux filles une meilleure gestion de leurs règles ainsi qu’une réduction des déchets engendrés par les protections jetables.

Au Bangladesh, Plan International accompagne les filles et les jeunes femmes des régions rurales à créer leur entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques. Les revenus permettent aux filles de subvenir à leurs besoins et de rester scolarisées. Nous distribuons également des protections menstruelles à l’école et mettons en place des ateliers de sensibilisation à l’hygiène menstruelle dans les établissements scolaires.

Plan International demande à ce que toutes les filles doivent avoir accès, y compris en situation d’urgence, aux services de santé sexuelle et reproductive et d’hygiène menstruelle, à des informations de qualité, à des équipements sanitaires adaptés, en particulier à l’école.

Disponibles pour interview : Silvia Devina, experte Plan International Indonésie / Moses Opolot, coordinateur de projet Plan International Ouganda /  Les expert∙e∙s de Plan International France.

Pour toute demande d’interview : Juliette Bénet, + 33 6 50 10 10 85 / juliette.benet@plan-international.org

Télécharger le communiqué de presse

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Aider les filles des camps de réfugiés du Tigré à garder leur dignité

Cela fait maintenant plus de six mois que le conflit a éclaté dans la région éthiopienne du Tigré, et la crise a un impact dévastateur sur les enfants et leurs familles. Les filles sont particulièrement affectées par ces conditions de vie, notamment lorsqu’elles ont leurs règles.

Être une fille dans les camps de réfugiés

Des abris informels ont vu le jour dans des écoles, des églises et d’autres bâtiments communaux pour accueillir le nombre croissant de personnes déplacées par les combats. Worke, 14 ans, vit depuis sept mois dans un abri à Gondar Nord, dans la région d’Amhara, avec son frère et sa sœur aînés. 

« Lorsque mes parents vivaient ensemble, nous menions une vie meilleure. Cependant, après le divorce de mes parents, je suis allée au Tigré avec mon frère et ma mère. Notre mère travaillait dans un bar pour nous donner les moyens de survivre », raconte Worke lorsqu’on l’interroge sur sa vie au Tigré.

Lorsque des combats ont éclaté entre les forces de défense nationale éthiopiennes et les troupes érythréennes d’une part, et les combattants du Front de libération du peuple du Tigré d’autre part, Worke et sa famille ont fui, craignant pour leur vie, avec uniquement leurs vêtements sur le dos.

La vie dans le camp est dure, avec peu d’intimité et des conditions de surpopulation. La nourriture est rare et les rations sont irrégulières et insuffisantes. « Nous recevons principalement du blé que nous rôtissons pour en faire notre repas, mais c’est ennuyeux de manger la même chose tous les jours », raconte Worke. 

La gestion de ses règles est un autre défi majeur. Sans argent, elle ne peut pas acheter les produits essentiels dont elle a besoin, notamment du savon, des produits d’hygiène menstruelle et des vêtements de base, qui sont nécessaires pour préserver sa santé et sa dignité.

Lorsque Worke est arrivée dans le camp, elle a reçu un kit de dignité, mais les serviettes hygiéniques sont maintenant épuisées. « Ils m’ont donné quatre paquets contenant trente serviettes. Je n’ai plus de serviettes maintenant. Je ne sais pas quoi faire. Peut-être que je vais déchirer mes vieux vêtements en morceaux pour m’en servir de serviettes. »

« Quand j’étais au Tigré, je pouvais acheter des serviettes hygiéniques », explique Worke. « Comme il n’y a pas d’argent maintenant, je ne peux plus les acheter. La somme d’argent que je dépensais pour les serviettes avant pourrait servir à m’acheter un kilo d’oignons ici. » 

Les règles: un tabou renforçant les inégalités de genre

Les menstruations sont un sujet tabou chez les filles et les femmes du camp, dont beaucoup connaissent mal leur propre corps et n’ont jamais reçu d’éducation sur leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs. Beaucoup de gens croient également que lorsqu’une fille commence à avoir ses règles, cela signifie qu’elle est en âge de se marier.

« Comme il n’y a pas d’éducation aux questions de genre dans la région où je vivais, lorsqu’une fille a ses règles, elle ressent de la honte et de l’humiliation. Seules les filles qui peuvent se permettre d’acheter des serviettes hygiéniques ont a chance d’aller à l’école et de poursuivre leur éducation. Les autres n’ont pas cette possibilité. Elles doivent rester à la maison, même si elles doivent passer un examen, elles ne peuvent pas le faire si elles n’ont pas de serviettes hygiéniques ».

Seules les filles qui peuvent se permettre d’acheter des serviettes hygiéniques ont a chance d’aller à l’école et de poursuivre leur éducation.

Worke raconte qu’elle et ses amies ont souvent vécu des expériences humiliantes lorsqu’elles avaient leurs règles. « Si une fille en période de menstruation s’assoit sur un banc et y laisse une trace de sang, personne ne s’y assiéra plus. De plus, une fois qu’une fille a commencé à avoir ses règles, elle ne peut plus rencontrer ses amis comme elle le faisait auparavant. » 

Plan International lutte pour la dignité des filles  

Plan International travaille dans les camps des régions du Tigré, de l’Amhara et de l’Afar pour améliorer les conditions de vie des enfants et de leurs familles et répondre aux problèmes de protection de l’enfance. Nous avons fourni à des milliers de filles des kits de dignité pour les aider à gérer leurs règles. Chaque kit contient des produits d’hygiène de base tels que du savon, des barres détergentes, et des produits d’hygiène menstruelle tels que des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements et d’autres articles essentiels. 

Les kits de dignité protègent non seulement les filles des problèmes potentiels d’hygiène et de santé, mais améliorent également leur bien-être psychosocial et physique. Alors qu’elles vivent dans des conditions de surpopulation et sont privées d’activités génératrices de revenus, les kits aident les femmes et les filles déplacées à retrouver un sentiment de dignité et de normalité.

« Actuellement, les filles qui vivent dans les abris doivent recevoir des serviettes hygiéniques en plus de la nourriture. Nous avons donc besoin que des organisations humanitaires comme Plan International nous viennent en aide en ce moment », lance M. Worke.  

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« Mes premières règles m’ont surprise, je ne savais pas comment m’y prendre »

Dans certaines communautés du Burkina Faso les règles sont encore source de stress pour les jeunes filles, qui ne disposent pas des produits nécessaires et d’une éducation suffisante au sujet de leur hygiène menstruelle.

Des jeunes filles mal informées sur la menstruation

Emma a été surprise par l’arrivée de ses premières règles. « J’ai dit à une amie que je saignais, mais je ne savais pas pourquoi. » Elle lui a dit que c’était normal à son âge et l’a renseignée sur la façon dont elle peut gérer ses règles en utilisant des morceaux de tissu ou des serviettes jetables. « J’ai paniqué la première fois que j’ai eu mes règles. Après ç, j’ai su quoi faire ».

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Emma, 17 ans, vit dans la région du centre-est du Burkina Faso. Elle a d’abord appris à calculer son cycle menstruel après avoir participé à un atelier de formation organisé par Plan International, qui fournit également aux filles des kits pour les aider à gérer leurs règles. 

Plan International apporte une aide matérielle et éducative aux jeunes filles

Plan International travaille avec les jeunes déplacés et les communautés d’accueil de la région pour favoriser la paix et l’inclusion. Pour cela, il est essentiel de veiller à ce que les filles aient accès à l’éducation et aux produits d’hygiène menstruelle, afin d’éviter qu’elles manquent les cours ou qu’elles abandonnent complètement l’école. 

Valérie, une camarade de classe d’Emma, affirme que les cours de santé sexuelle et reproductive organisés par Plan International dans son école l’ont aidée à gérer ses règles, et ont également permis de réduire les grossesses non désirées et la violence sexiste parmi ses camarades de classe.

« Il y a eu beaucoup d’avantages, car avant nous utilisions des chiffons. Plan International nous a montré comment utiliser des serviettes hygiéniques. On nous a donné à chacune du savon, deux pantalons et deux paquets de serviettes jetables. Nous savons maintenant comment les utiliser ; nous sommes libres et pouvons aller à l’école ». 

L’utilisation de serviettes réutilisables nous permet d’assister régulièrement aux cours

L’année prochaine, les filles apprendront à fabriquer des serviettes réutilisables. « L’utilisation de serviettes réutilisables nous permet d’assister régulièrement aux cours et, comme elles sont faites de produits naturels, elles peuvent prévenir les infections. Après utilisation, on peut les laver avec du savon non parfumé et les mettre à sécher au soleil », explique Emma.

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Comment les « serviettes miracles » de Dzifa changent la vie des filles au Ghana

Au Ghana, les filles sont souvent élevées avec peu ou pas d’informations sur leur corps, la puberté ou les menstruations. Parler de ces questions est considéré comme un tabou et il existe de nombreuses idées fausses sur les règles qui sont néfastes pour les filles et les femmes, notamment la croyance traditionnelle selon laquelle les femmes qui ont leurs règles sont impures.

Coudre des serviettes réutilisables pour lutter contre les tabous autour des règles

Les parents négligent souvent leurs filles pendant leurs règles et, pour ceux qui sont prêts à les soutenir, le coût élevé de l’achat de serviettes hygiéniques signifie que de vieux morceaux de tissu ou des chiffons sont utilisés à la place. Sans protection adéquate, les filles manquent souvent l’école pendant leurs règles par peur des taches de sang sur leurs uniformes et par manque d’installations de lavage.

Lorsque Plan International a lancé un projet d’eau, d’assainissement et de santé en milieu rural dans la région de Volta, la couturière Dzifa a vu l’occasion d’aider sa jeune sœur à gérer ses règles en participant à un atelier de formation pour apprendre à coudre des serviettes hygiéniques réutilisables.

« J’ai décidé de participer à la formation pour pouvoir aider ma jeune sœur, car je sais qu’elle vit la même agonie mensuelle que moi quand j’étais petite. Ma famille n’avait pas les moyens de payer les 10 cedi (1,73 $) mensuels pour acheter des serviettes hygiéniques, alors elle utilisait des morceaux de tissu qui restaient dans mon atelier après avoir cousu les vêtements. Je sais que cette pratique n’est pas bonne, mais c’était mieux que de ne pas avoir de soutien du tout. » 

Admirant l’un des nouveaux jeux de protections qu’elle vient de fabriquer, elle sourit et déclare : « J’ai été optimiste dès le départ, car je n’avais jamais entendu parler d’une protection réutilisable, alors j’ai décidé d’essayer. Et ce, après qu’un des formateurs ait expliqué en quoi consistait tout ce concept. »

Dzifa a participé à la formation d’une semaine et a donné sa première série de protections faites maison à sa jeune sœur, qui les a testées et lui a rapporté leur efficacité. Dzifa a ensuite commencé à fabriquer des serviettes pour ses tantes et ses voisines. Rapidement, la nouvelle de ses « protections miracles » s’est répandue et les femmes de sa communauté ont commencé à venir les lui acheter. 

« J’ai commencé à coudre gratuitement pour ma sœur et ses amies avec le tissu de démarrage qui nous a été donné pendant la formation, mais lorsque j’ai réalisé que je commençais à manquer de tissu et que je n’avais pas d’argent pour acheter de nouveaux stocks, j’ai décidé de vendre les trois derniers ensembles restants. J’ai vendu un paquet pour 15 cedis (2,60 $). J’ai également dispensé une formation sur l’utilisation des serviettes, sur la base des notes que j’ai prises lors de l’atelier ». 

Des activités de formation à la couture participent à l’émancipation économique des femmes

Dzifa vend maintenant ses serviettes réutilisables sur le marché local et a rejoint un club de gestion de l’hygiène menstruelle au sein de sa communauté afin d’éduquer les filles sur leur cycle menstruel et sur la manière de gérer correctement leurs règles. Jusqu’à présent, elle a vendu plus d’une centaine de jeux de serviettes réutilisables et les filles et les femmes d’autres communautés sont de plus en plus demandeuses de ses serviettes. 

Désormais formatrice, Dzifa a transmis ses compétences à cinq autres femmes de sa communauté pour qu’elles puissent coudre leurs propres protections réutilisables. Elle envisage également de former d’autres femmes des communautés voisines. 

Je suis heureuse d’être un point d’impact et de permettre à d’autres femmes de changer l’histoire des filles de notre communauté.

« Je suis heureuse d’être un point d’impact et de permettre à d’autres femmes de changer l’histoire des filles de notre communauté. Toute fille qui peut gérer son hygiène menstruelle est une fille autonome et je suis fière de participer à ce changement. Cela contribuera grandement à aider les filles à rester à l’école ».

Dzifa fait désormais vivre son mari et sa famille grâce aux revenus générés par la vente de serviettes hygiéniques et reçoit l’aide d’un enseignant de l’école communautaire qui lui apprend à marquer et à emballer les serviettes pour la vente en gros, afin qu’elle puisse transformer son entreprise naissante en une activité à plein temps. 

« Je suis reconnaissante à Plan International pour cette formation. Elle a changé la situation de ma famille. Non seulement je gagne de l’argent avec la vente des serviettes pour répondre aux besoins de ma famille, mais je sais que lorsque l’on mentionne les noms des personnes qui ont apporté des changements dans cette communauté, mon nom sera également mentionné et cela me réjouit. »

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autour des règles ! 

 

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Les kits d’hygiène aident plus de 3 800 filles à gérer leurs règles au Malawi

Depuis l’épidémie de coronavirus au Malawi, avoir ses règles est devenu de plus en plus difficile pour Phoebe, 17 ans. Même si elle utilise des serviettes réutilisables pour économiser de l’argent, il n’est pas facile de les laver sans savon.

Un risque d’augmentation des mariages précoces et grossesses précoces 

« Le savon s’est raréfié dans les magasins de notre communauté. En raison des restrictions, les propriétaires de magasins sont à court de produits et n’ont pas pu se réapprovisionner. Cela m’a affecté car j’ai besoin de savon pour laver mes serviettes pendant mes règles. »

Phoebe et ses amies sont également préoccupées par le manque d’accès à l’eau potable. Elles savent qu’elles doivent se laver les mains régulièrement mais il n’y a pas d’eau courante dans le village, les filles doivent donc faire une longue marche chaque jour pour aller chercher de l’eau.

« Mon village n’a qu’un seul forage, qui est situé loin de chez moi. J’ai l’habitude d’aller chercher de l’eau à la rivière, ce qui est un défi car avec des mouvements limités à cause de la situation sanitaire, comment faire pour se laver les mains et les serviettes ? »

Phoebe n’est pas la seule à s’inquiéter. Caroline, 16 ans, craint que les filles ne finissent par se marier ou par avoir des grossesses non désirées, car certaines d’entre elles sont approchées par des hommes plus âgés et financièrement stables en échange de l’argent nécessaire à l’achat de serviettes hygiéniques.

« En restant à la maison, nous n’avons pas grand-chose à faire, à part les tâches ménagères. Plusieurs amies sont tombées enceintes entre février et mai. Lorsque nous sommes à l’école, nous devons nous concentrer sur nos études, mais la fermeture de l’école nous laisse sans rien à faire. Je pense que d’autres filles vont tomber enceintes pendant cette période », s’inquiète Caroline.

Plan International fournit des kits de santé et d’hygiène au Malawi

Pour répondre aux besoins des filles en matière d’hygiène menstruelle, Plan International leur fournit des kits de dignité contenant des articles de santé et de première nécessité. Jusqu’à présent, plus de 3 800 filles de la région Sud ont reçu du savon, des seaux et des serviettes hygiéniques. 

Lorsqu’on lui demande ce que les filles souhaitent en situation de COVID-19, Phoebe nous répond : « Je demande instamment au gouvernement et aux ONG de soutenir les petites entreprises, afin qu’elles disposent en permanence de produits essentiels comme le savon, pour que nos besoins menstruels soient satisfaits. »

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autour des règles !

Demandes de l’ONG Plan International France 

  • Lorsqu’elle n’est pas gérée de façon appropriée, la menstruation perturbe le quotidien et la scolarité des filles et des adolescentes. En raison du manque d’installations ou d’un sentiment de honte, les filles manquent souvent des jours d’école lorsqu’elles ont leurs règles, ce qui entrave leur accès à l’éducation et affecte leurs résultats scolaires.
  • Toutes les filles et les jeunes femmes doivent avoir accès aux informations exactes sur la menstruation, ainsi qu’aux équipements sanitaires adaptés dans tous les espaces publics, en particulier dans les écoles. 

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Brisons les tabous #Onchangelesrègles !

Chaque jour, environ 300 millions de femmes et de jeunes filles dans le monde ont leurs règles. Pourtant, les mythes et les fausses informations sur les règles sont courants et conduisent souvent à la stigmatisation des filles et des femmes.

Mythes et stigmates 

Au moins 500 millions de filles et de femmes ne disposent pas de ce dont elles ont besoin pour gérer leurs règles, qu’il s’agisse de serviettes hygiéniques ou de l’accès à des toilettes propres.

En Inde et au Népal, par exemple, dans certaines communautés, il est interdit de dormir dans sa propre maison si l’on a ses règles. Dans d’autres cultures, vous ne pouvez pas visiter les lieux de culte, manger certains aliments ou même cuisiner.

Au Ghana, Yayra témoigne : « Il y a l’idée qu’une fille qui a ses règles ne doit pas être vue en public tant que ses règles ne sont pas terminées. Dans ma communauté, les menstruations sont un véritable tabou. »

En raison de la culture du silence qui entoure les règles, les produits hygiéniques tels que les serviettes ne sont pas disponibles, abordables ou considérés comme des dépenses prioritaires pour les ménages. Les filles et les femmes sont obligées d’utiliser des matériaux non hygiéniques comme de vieux journaux, des chiffons, de la terre, du sable, des cendres, de l’herbe ou des feuilles, qui sont inconfortables et peuvent provoquer des infections.

Hygiène menstruelle et éducation des filles

Aujourd’hui encore, 2 femmes et adolescentes sur 5 dans le monde, ne vont pas à l’école ou au travail parce qu’elles ont leurs règles. Chaque mois, la douleur ou la honte les empêchent de mener leur vie normalement. 

En 2021, les règles constituent encore l’un des principaux freins à l’éducation des filles partout dans le monde.

En Ouganda et en Indonésie, par exemple, la moitié des adolescentes ne vont pas à l’école lorsqu’elles ont leurs règles, ce qui leur fait manquer jusqu’à 24 jours d’école par an.

Les règles ne s’arrêtent pas pendant la pandémie ! 

Pour de nombreuses jeunes filles et femmes, le COVID-19 a rendu les produits hygiéniques encore moins abordables, car la pandémie a affecté les moyens de subsistance et les finances des ménages, tout en faisant augmenter le coût des produits de base en raison des pénuries et des chaînes d’approvisionnement perturbées. 

A cela s’ajoute le manque d’accès à ces produits d’hygiène en raison de la fermeture des magasins et pharmacies liée aux confinements répétés partout dans le monde. 

Par ailleurs, les écoles ayant fermé dans le monde entier, l’accès des filles aux informations sur leurs premières règles et sur la façon de gérer leur santé menstruelle a été encore plus limité.

En Inde, Manisha explique : « À l’heure actuelle, les adolescentes et les femmes sont confrontées à de gros problèmes en raison du manque de serviettes hygiéniques pendant leurs règles. Par conséquent, nous n’avons d’autre choix que d’utiliser des vêtements propres que nous avons sous la main pour rester dignes et nous protéger des maladies. »

Notre partenariat avec Sisters Republic 

L’ONG Plan International France est fière d’annoncer notre partenariat avec Sisters Republic, une marque engagée et écologique qui lutte contre les tabous autour des règles, pour que cet événement qui touche 300 millions de filles par jour ne soit plus considéré comme sale ni dégradant. 

A l’occasion de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle, ce 28 mai, la marque Sisters Republic s’engage à nos côtés en reversant 100% des bénéfices réalisés à notre ONG.

Faire un don régulier pour les filles

Avec 10€ par mois, vous avez le pouvoir de faire la différence ! Vos dons participent chaque mois au financement des programmes menés par Plan International France dans les pays en développement, pour améliorer la vie et les droits de milliers de filles et de jeunes femmes.

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autour des règles !  

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Briser les tabous liés aux menstruations au Bangladesh

Dans le district de Barisal, au Bangladesh, où vit Lucky, 40 ans, le sujet des menstruations est rarement abordé. Les filles et les femmes ne parlent pas de l’hygiène menstruelle et la plupart n’ont pas accès à des serviettes hygiéniques parce qu’elles coûtent trop cher. Elles sont obligées d’utiliser de vieux morceaux de tissu pour absorber le sang chaque mois ce qui les confrontent à des situations très inconfortables et peu hygiéniques.

Le tabou de la menstruation et l’abandon de l’école

« La plupart des femmes de notre village ne sont pas à l’aise pour acheter des serviettes hygiéniques ici« , explique Lucky Begum, mère de trois enfants. « Les vendeurs sont pour la plupart des hommes, et les femmes se sentent donc très gênées. » 

« En plus de cela, de nombreuses femmes sont même gênées de faire sécher au soleil le tissu qu’elles utilisent pendant leurs menstruations, car c’est un sujet tellement tabou. Le tissu reste donc humide, ce qui entraîne souvent des infections« , ajoute-t-elle.

Par conséquent, de nombreuses filles ne vont pas à l’école pendant leurs règles en raison des difficultés à gérer les saignements et de la gêne que cela peut provoquer. La plupart des écoles ne disposent pas d’installations pour aider les filles pendant leurs règles – elles ne fournissent pas de serviettes hygiéniques, par exemple, ni d’endroit approprié pour les jeter.

Lorsque les filles manquent l’école, parfois jusqu’à quatre jours par mois, elles manquent les cours et ont de mauvaises notes. Avec le temps, elles abandonnent ensuite l’école parce qu’elles sont démotivées. 

Développer l’autonomie financière pour encourager la poursuite des études

Lucky a été mariée à l’âge de 14 ans, mais elle est déterminée à faire changer cette pratique cruelle. Lucky dirige un SaniMart – une petite boutique située dans un bazar accessible. En plus de fournir des toilettes hygiéniques aux clients, le SaniMart vend des serviettes hygiéniques, de la lessive, du savon, du nettoyant pour toilettes, des brosses à dents, du dentifrice et des articles de première nécessité.

SaniMart n’offre pas seulement à Lucky une indépendance financière vis-à-vis de son mari, mais cela permet également aux jeunes filles de la région de générer leur propre revenu, ce qui les encourage à poursuivre leurs études.

J’ai réussi à convaincre 15 adolescentes de travailler avec moi

Outre l’autonomisation économique des femmes et des filles, l’initiative SaniMart a également permis aux femmes de reprendre le pouvoir de décision en matière de santé. Les filles qui travaillent dans le magasin encouragent d’autres commerçants, des pharmacies, des écoles et des collèges à acheter leurs produits sanitaires. 

Grâce à leur campagne de communication et à leurs activités de sensibilisation, elles fournissent désormais des serviettes hygiéniques à 138 écoles, 12 pharmacies, de nombreux magasins et cliniques, ainsi que directement aux particuliers. 

« J’ai réussi à convaincre 15 adolescentes de travailler avec moi« , raconte Lucky. Maintenant, nous produisons 1 700 serviettes hygiéniques par semaine, ce qui nous permet de réaliser un bénéfice de BDT 4460 (55 dollars américains). Je gagne donc un bon revenu et nous espérons qu’un jour cette petite initiative se transformera en une grande entreprise commerciale. »

Ramener les filles à l’école

Depuis son lancement, SaniMart et ses installations sanitaires et d’hygiène ont permis aux filles de se sentir plus à l’aise pour aller à l’école pendant leurs règles. Maintenant que les serviettes hygiéniques sont abordables et accessibles, elles se sentent en confiance pour quitter la maison pendant leurs règles, elles ne sèchent plus l’école et obtiennent de meilleurs résultats dans leurs études.

Elles ont confiance en leurs performances en classe et sont plus déterminées à poursuivre leurs études. On peut donc espérer qu’à terme, SaniMart contribuera à l’indépendance sociale et économique des filles et réduira l’incidence du mariage des enfants en incitant davantage de filles à rester à l’école.

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autour des règles !  

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