Plan international France au forum mondial 3Zéro : donnons la parole aux jeunesses !

À l’occasion du forum mondial 3Zéro – anciennement forum Convergences –, l’ONG Plan International France organisait le 5 septembre 2022 une table ronde autour de la thématique de l’engagement des jeunes : « Jeune et engagé∙e : tu es légitime ! Comment lutter ensemble contre les inégalités ? » Un débat riche et passionné sur la nécessité de laisser la place aux jeunesses engagées. Retour sur un évènement qui pousse à la mobilisation !


« S’engager, c’est inspirer, connecter, impacter, avec pour point de départ qu’on est tout∙e∙s capables de faire de grandes choses ! », affirme d’emblée Hikma Djoumoi, administratrice d’Engagé·e∙s et Détermin∙é∙es et co-fondatrice de l’association Act’ICI. Elle lance le débat, entourée de Favour Reke, modératrice et membre du Plan des jeunes, Juliette Bénet de l’ONG Plan International France, Lauren Bastide, journaliste et créatrice du podcast La Poudre, Valérie Becquet, sociologue et professeure à Cergy Paris Université et Thibaut Lespagnol, du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE).


« J’ai toujours voulu être actrice de ma génération et changer les choses ! », Favour, membre du Plan des jeunes


Rapidement, la définition de l’engagement fait consensus. Selon Lauren Bastide, l’engagement se vit au quotidien pour des causes nationales comme internationales. « Il ne faut pas oublier le caractère protéiforme de l’engagement des jeunes », rebondit alors Valérie Becquet. Au sein du MEAE, on observe selon Thibaut Lespagnol une mutation de la mobilisation des jeunes, avec davantage de parcours individuels tournés vers la solidarité internationale.

« La légitimité ne se demande pas, elle se revendique : il faut agir sans se poser la question ! », Hikma, d’Act’ICI


Le débat se poursuit sur la question de la légitimité qui freine les jeunes dans leur engagement. « On a l’impression qu’on dit tellement de choses et que le gouvernement et surtout les médias nous ignorent », déplore une militante du réseau féministe #NousToutes depuis la salle. Alors, comment dépasser les obstacles rencontrés ? Selon Valérie Becquet, il faut accueillir toute forme de mobilisation, sans limiter la participation des jeunes. Tous les panélistes se rejoignent et affirment qu’ONG, média, élu∙e∙s et institutions ont un rôle primordial à jouer pour écouter mais aussi outiller, former et autonomiser les jeunes dans leur engagement. La représentation reste également un enjeu primordial.


Un manque criant de représentation des jeunes, en particulier des jeunes femmes


« Comment voulez-vous que les jeunes femmes puissent à leur tour s’engager lorsque les femmes expertes ne constituent que 13 % des prises de paroles dans les médias ? », interroge Lauren Bastide. Cette question du manque de représentation des jeunes et de leur intégration dans le débat public fait l’unanimité. « En tant que jeune femme racisée, j’ai dû combattre les a priori et défendre la cause de mon association », partage à son tour Hikma Djoumoi. Le témoignage de la jeune militante pose la question de l’inclusion de tous les jeunes, en particulier des filles et des minorités. Thibaut Lespagnol rappelle quant à lui que le ministère s’engage à travailler avec l’ensemble des mouvements de jeunesses.

Après 1h30 de débat, le mot de la fin revient à Wahabou, jeune activiste engagé pour l’égalité filles-garçons auprès de Plan International au Burkina Faso, qui témoigne à travers une vidéo : « Les jeunes doivent trouver les solutions aux multiples crises qui nous entourent pour créer un monde égalitaire et juste ! ».

Retrouvez les meilleurs moments du débat en vidéo :

Légitimité et engagement des jeunes : Plan International France au Forum 3Zéro 2022

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Sommet Union africaine-Union européenne : laissons la place aux jeunes !

Le 6ème sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) a eu lieu les 17 et 18 février 2022. L’occasion pour Plan International d’appeler les gouvernements à prendre des engagements forts en faveur de la participation politique des enfants et des jeunes, en particulier des filles et des adolescentes.

Fille qui lit un livre

La société civile – dont les jeunesses -, le secteur privé et les autorités locales d’Afrique et d’Europe se sont réunis en amont du sommet pour échanger autour du nouveau partenariat entre les deux continents. En collaboration avec des réseaux africains de jeunes – Nala Feminist Collective, Afresist et Gender is my Agenda Campaign Young Women Network –, Plan International a organisé un événement conjoint sur la participation politique des jeunes femmes.

L’occasion d’adresser, au travers d’une lettre co-écrite, des recommandations aux chef∙fe∙s d’État et de gouvernement : éducation, accès à l’emploi et autonomie financière et intégration des filles et des femmes à la prise des décisions politiques. 

Encourager le leadership et la participation politique des filles et des jeunes femmes

« Je veux que les filles et les jeunes femmes aient une voix, qu’elles influencent l’agenda », déclare Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la démocratie et de la démographie, lors du webinaire organisé par Plan International et par ses partenaires.

À l’occasion de cet évènement conjoint, Plan International a rappelé aux décideur∙euse∙s de l’UE et de l’UA la nécessité de veiller à ce que les jeunes, et en particulier les jeunes femmes, ne soient pas laissé∙e∙s pour compte dans les espaces de prise de décision.

En tant que jeunes, nous devons nous asseoir à la table et faire entendre notre voix.

« Nous les jeunes, nous devons partager nos expériences, établir des liens avec nos pair∙e∙s, apprendre les un∙e∙s des autres et être prêt∙e∙s à apprendre des personnes qui nous ont précédées », interpelle Ruvarsahe Miti, jeune militante de l’organisation Youth Vibes AfriKa au Zimbabwe.

Serap Altinisik, directrice de bureau européen de Plan International, rappelle quant à elle que les politiques publiques doivent être élaborées avec les jeunes. Il est essentiel que les jeunes soient inclus de façon systématique aux décisions qui les concernent.

Un sommet en demi-teinte : des engagements encore insuffisants

Si l’importance de l’éducation et de l’accès à l’emploi comme leviers d’émancipation des filles et des jeunes femmes a été rappelée par les États, il convient d’aller plus loin. Plan International regrette le manque de transparence et de clarté des engagements financiers qui risquent de ne pas être respectés. Les dirigeant∙e∙s ne doivent pas seulement écouter les jeunesses mais concrétiser leurs aspirations et réellement les impliquer dans la mise en œuvre du nouveau partenariat entre l’UE et l’UA ! 

 

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Promouvoir l’engagement des jeunes indigènes au Guatemala

Les peuples autochtones représentent 43,6% de la population du Guatemala mais font face à l’extrême pauvreté et aux discriminations raciales. Il est donc important que leurs voix soient entendues et que les jeunes soient impliqué·e·s dans les instances de décision de leur communauté. Plan International met en place des ateliers sur le leadership à destination des jeunes indigènes pour leur apporter du savoir et des compétences afin qu’ils bénéficient d’un meilleur avenir.

Jeune femme rigolant avec des chèvre

Permettre aux jeunes de prendre confiance en soi

Julia, 19 ans, a participé au programme sur le leadership pour les filles et jeunes femmes indigènes de Plan International. Issue de la communauté Quiché au Guatemala, un peuple autochtone apparenté aux Mayas, elle raconte que les jeunes ont peu d’espace pour prendre la parole. 

« Il n’y a pas assez de jeunes leaders car les adultes ne nous laissent pas porter nos messages. Quelques années auparavant, j’ai rejoint une organisation où mon père intervenait sur les questions de santé. Il y avait 5 jeunes qui voulaient acquérir plus de responsabilités mais les adultes ont commencé à dire que ce n’était pas possible. Au bout de trois semaines, nous sommes parti·e·s”, raconte Julia.

Dans sa famille, personne n’a jamais été au-delà des premières années scolaires de l’école élémentaire et ses parents n’ont même jamais eu l’opportunité d’étudier à l’école primaire. Toutefois, ses parents étaient déterminés à ce que leurs enfants aient une éducation de qualité. Julia a ainsi fini l’école à 15 ans et veut devenir leader de sa communauté tout en étant musicienne.

Ainsi, Julia a réussi à acquérir de nombreuses compétences, notamment sur des sujets comme les violences domestiques, la prévention des grossesses, l’estime de soi, la participation civique ou encore le plaidoyer politique. « J’ai beaucoup changé, ma famille l’a également remarqué. Avant j’étais souvent seule et très timide, maintenant je n’ai plus peur de parler aux gens », s’enthousiasme-t-elle.

L’une des activités de Plan International à laquelle elle a participé consistait à concevoir un plan d’action pour améliorer sa communauté. Il comprenait des propositions pour obtenir des dons de peinture, de chaises, de tables et de rideaux pour le centre d’apprentissage local.

Pour moi, l’essentiel est l’éducation et je voudrais que tous les enfants de notre communauté puissent étudier.

L’impact du COVID-19 sur l’éducation

Avant la pandémie de COVID-19, Julia a pu se rendre dans la capitale du Guatemala en février 2020, où elle a participé à la Rencontre nationale des jeunes indigènes, organisée par Plan International et le Mouvement des Jeunes Mayas. Elle y a échangé des expériences avec des jeunes d’autres régions du pays et a découvert le travail des femmes autochtones députées.

Alors que Julia participait activement à la série d’ateliers mis en place par Plan International, la pandémie est venue freiner ses ambitions. En effet, les dernières formations étaient seulement accessibles en ligne et Julia ne pouvait plus étudier. Certains cours ne fonctionnaient pas sur son téléphone et elle devait se déplacer dans le foyer de ses cousins pour avoir une connexion internet. 

Décrocher des rôles à haute responsabilité

Ses nouvelles compétences en matière de leadership lui ont ainsi permis d’être acceptée comme membre du Comité de l’eau de sa communauté, en remplacement de son père qui ne pouvait pas être présent pour cause de maladie. « C’est un miracle que je fasse partie du Comité de l’eau à un si jeune âge », dit-elle, car ces postes sont traditionnellement occupés par des adultes.

Tout au long de l’année, le Comité de l’eau se réunit au moins une fois par mois, avec les représentants de 20 communautés, afin d’échanger des informations sur les pénuries d’eau, les dépenses engagées et les tracés des conduites d’eau nouvellement prévues. 

Julia est déterminée à poursuivre ses efforts pour atteindre les objectifs de développement de sa communauté. Elle souhaite notamment que le poste de santé dispose d’un personnel infirmier et médical suffisant, que l’approvisionnement en eau potable soit assuré et que des cours correspondant au niveau de l’enseignement secondaire soient inclus dans le programme du centre d’apprentissage.

« Un bon leader n’abandonne jamais. Je n’ai jamais abandonné, même si les adultes disent que je n’ai pas d’expérience », clame Julia. « Dans cinq ans, je me vois encore étudier, chanter et être toujours impliquée dans l’activisme communautaire ! »

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Jessica, Mau et Christine : une force pour l’égalité des droits pour tous et toutes

Aux Philippines, Jessica, Mau et Christine sont des leaders. Elles travaillent avec Plan International pour promouvoir le changement au sein de leurs communautés. Echanger, coopérer et agir leur fait prendre conscience qu’elles ne sont pas seules et que les choses progressent. 

Jessica, Mau et Christine reviennent ici sur certaines de leurs expériences et réfléchissent à l’importance de fournir aux filles des espaces sûrs où elles peuvent apprendre, s’impliquer et être informées de leurs droits.

Jeune femme fixant la caméra avec les bras croisés

Jessica 

« En 2012, alors que j’étais déjà parrainée par Plan International, j’ai participé à des ateliers organisés par l’ONG. C’est là que j’ai appris à me connaître et que j’ai pris confiance en moi, alors que j’étais plutôt timide. En en sachant plus sur moi-même, je suis plus efficace pour promouvoir le changement. J’ai pris conscience que j’avais la capacité de réaliser des choses qu’avant, je ne pensais pas pouvoir faire.

En 2016, on m’a proposé le poste de responsable locale de l’événement #GirlsTakeover. C’est là que j’ai découvert tout ce que les femmes vivent et endurent dans notre société. Cela m’a ouvert les yeux. 

Je n’oublierai jamais mon voyage en Thaïlande. J’y ai rencontré de nouvelles personnes et j’ai développé des compétences que je n’aurais jamais cru pouvoir acquérir. J’ai eu envie de continuer à travailler auprès des gens et ai décidé de suivre un cours de travailleuse sociale à l’université. 

Au cours de ces années, j’ai appris comme il est important d’aimer les autres femmes et de faire entendre notre voix. Nous devons parler avec notre cœur pour convaincre. »

Mau 

« Au travers du programme Girls Out Loud de Plan International, je peux créer du lien, interagir avec les filles et écouter leurs points de vue. Il est très important pour moi d’aider les plus démuni·es. Je ne pensais pas les violences de genre étaient aussi prégnantes, particulièrement pendant la pandémie.

 
 J’ai utilisé ce que j’ai appris aux Nations unies, où nous avons fait entendre la voix des filles et des jeunes femmes.  Nos voix à nous, les filles des communautés de base, ont été écoutées ! Ça m’a permis de faire passer certains de nos messages.

Aujourd’hui, je pense que nous les filles, nous avons le pouvoir de changer le monde. Nous en avons la capacité. Et je me réjouis à l’idée de toucher, cette année, encore plus de filles et de jeunes femmes, malgré la fracture numérique et la pandémie de COVID-19. »

Christine 

« Je me suis engagée pour la première fois auprès de Plan International lors de l’atelier de leadership de 2019. Je faisais du bénévolat à ce moment-là. Je pensais alors que l’atelier ne serait qu’un événement ponctuel. Bien au contraire, il s’est développé et nous sommes toujours là.

Par rapport à 2019, j’ai beaucoup gagné en confiance. Je pense que cela est essentiel et qu’en général, les filles ne sont pas assez sûres d’elles-mêmes. Plan International m’a aidée à réaliser que je ne suis pas seule et que ce que je fais compte. Je bénéficie de soutien et de conseils.

Je me souviens avoir entendu cette phrase : « Si je peux le voir, je peux être elle ». Et en effet, avoir comme modèles des femmes et des filles m’a aidée. Il faudrait que davantage de personnes prennent également modèles sur des femmes !  

La pandémie nous a appris à connaître nos droits numériques. Et, malgré les difficultés liées à cette crise, nous continuons à aller de l’avant « .

Rapport 2021 sur les filles d’Asie-Pacifique : Voix, choix et pouvoir

Le rapport 2021 sur les filles d’Asie-Pacifique de Plan International révèle comment des filles militantes comme Jessica, Mau et Christine renforce les actions pour l’égalité des sexes dans la région. Le rapport, qui étudie le leadership des filles et des jeunes femmes en Asie-Pacifique, constate que les filles et les jeunes femmes travaillent sans relâche pour promouvoir des changements en matière de genre et d’inclusion sociale. Pourtant, dans certains pays, l’environnement est moins favorable.

Dans toute la région d’Asie-Pacifique, les normes sociales et culturelles continuent de contribuer à l’inégalité des sexes et au manque d’opportunités pour les filles. Plan International est convaincu de l’importance du leadership des filles dans la lutte pour l’égalité des sexes. Pour ce faire, il faut créer des espaces sûrs, inclusifs et ouverts, où les filles peuvent défendre le changement, veiller à l’égalité des droits pour tous et toutes, et développer leur pouvoir collectif et individuel. 

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Appel à candidature : Engagez-vous pour les droits de l’enfant et des jeunes avec le Plan des Jeunes

Le Plan des Jeunes, lancé en 2016 par Plan International France est un groupe de 20 jeunes bénévoles engagés en faveur des droits de l’enfant et des jeunes & de l’égalité filles-garçons. Leur mission est d’augmenter l’impact des actions de sensibilisation et de plaidoyer en France ainsi que de mettre en œuvre le droit à la participation des jeunes.

Des exemples d’actions qui ont été menées par le Plan des Jeunes :

Exemple d’action de plaidoyer : 
•    Rencontres & sensibilisation de 5 eurodéputés aux enjeux liés à l’autonomisation économique des jeunes femmes dans les pays en développement (projet Erasmus +), 
•    Participation aux actions de plaidoyer du groupe Enfance : interpellation de députés sur les réseaux sociaux, rencontre d’une députée dans le cadre de la signature de la charte parlementaire des droits de l’enfant
•    Actions de plaidoyer et relai d’influence sur les réseaux sociaux (plaidoyer auprès du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères et de l’UNESCO, table ronde «30 ans après la Convention Internationale des Droits de l’Enfant: quelles perspectives pour la politique internationale de la France ?» avec le groupe Enfance, conférence en présence de Denis Mukwege à l’AFD : « Les violences sexuelles, une arme redoutable » etc. ).

Exemple d’action de communication et de sensibilisation :
•    Participation à la Journée internationale des filles (jeunes reporters; relai sur les réseaux sociaux de campagnes digitales, prise de poste de notre président),
•    Animation d’ateliers de sensibilisation 
•    Création d’un outil pédagogique et d’animation sur l’égalité de genre,
•    Participation en tant que panélistes au forum « Peace and Me » organisé par IPYG,

Co-animation, avec Plan International France, du Mouvement de jeunes (15-30 ans) pour l’égalité filles-garçons dans les pays en développement :
•    Lancement et gestion d’un appel à projets
•    Rédaction de Newsletters
•    Appui à la gestion et au développement du réseau

En tant que jeune bénévole, vous serez formé·e·s à l’approche, à la stratégie et aux thématiques prioritaires de Plan International France. Vous aurez l’occasion d’échanger avec d’autres groupes de jeunes en France et dans d’autres pays. En vous engageant à nos côtés, vous pourrez agir pour les droits des enfants et des jeunes à votre échelle, faire entendre leurs voix et la vôtre, et mettre vos compétences et vos qualités au profit d’une cause qui vous tient à cœur.

Profils recherchés :

– Vous avez entre 18 et 25 ans ;
– Vous habitez en Île-de-France ;
– Vous êtes prêt·e·s à donner de votre temps sur l’année universitaire, dans la mesure de votre disponibilité (vous devez vous engager à minima sur 1 projet) ;
– Vous êtes motivé·e·s pour vous engager pour les droits de l’enfant et des jeunes & sur les thématiques prioritaires de Plan International ;
– Vous avez envie de vous former au plaidoyer, à la communication et aux problématiques autour des droits de l’enfant et des jeunes, de l’égalité filles-garçons/femmes-hommes ;
– Vous voulez faire partie d’une équipe et vous aimez aller à la rencontre des autres.

Le Plan des Jeunes manque de garçons !
L’égalité filles-garçons ne sera atteinte que si tout le monde s’y met, y compris les garçons. Agir pour l’égalité de genre n’est pas que l’affaire des filles et des femmes. L’égalité de genre concerne tout le monde, garçons, filles, hommes et femmes et nous espérons que le Plan des Jeunes pourra montrer la voie. 

En ce qui concerne l’égalité de genre on voit souvent les garçons comme le problème. En réalité, nous faisons aussi partie de la solution et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’engager aux côtés du Plan des Jeunes.

Vous souhaitez rejoindre le Plan des Jeunes ?

Nous vous invitons à remplir le formulaire de candidature avant le 10 octobre et nous reviendrons vers vous rapidement.

Pour tout renseignement : coordoplandesjeunes@plan-international.org   

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Les rôles modèles prennent la parole au forum mondial 3Zéro

À l’occasion du forum mondial 3Zéro – anciennement forum Convergences –, l’ONG Plan International France organisait le 2 septembre 2021 une table ronde autour de la thématique des figures inspirantes : « Greta, Malala, Hadja…et toi ? Quels rôles modèles dans la mobilisation des jeunesses » ? Un débat riche sur l’engagement des jeunes qui a réuni militant·e·s de la société civile, partenaires institutionnels, fondations et médias. Retour sur cet évènement pour le moins… inspirant !

« On a besoin de rôles modèles parce qu’on a besoin de représentation ! », scande d’emblée Mathilda, militante et membre du Mouvement des jeunes. Entourée de Romain Le Chéquer de la fondation Pierre Bellon, de Joan Valadou du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), d’Elisabeth Roman du magazine Tchika et de l’autrice et créatrice de podcast Axelle Jah Njiké, l’étudiante de 18 ans veut donner la parole aux jeunes. 

« On a toutes et tous besoin de personnalités qui peuvent nous inspirer »

Rapidement, le mot de « rôle modèle » ne semble pas remporter l’unanimité. Joan Valadou revient sur la sémantique « ce terme renvoie au fait qu’on a toutes et tous besoin de personnalités qui peuvent nous inspirer, qui peuvent incarner des causes qui nous dépassent ». Pour le représentant du ministère, ces figures inspirantes sont essentielles, car elles contribuent à produire de la réalité diplomatique et permettent de faire évoluer les normes, les lois et les sociétés. Romain Le Chéquer poursuit et explique l’impact bénéfique des rôles modèles féminins dans les programmes soutenus par sa fondation : « elles témoignent de leurs expériences professionnelles, de leurs parcours de vie, de leurs réussites et de leurs échecs. En plus d’être une source d’inspiration, elles écoutent, conseillent et rassurent les filles ».

Les filles, particulièrement les lectrices de 7 à 12 ans, ont besoin d’être inspirées par d’autres jeunes, par leurs actions et par leurs discours notamment. Élisabeth Roman, fondatrice et rédactrice en chef du magazine Tchika le confirme en quelques mots : « admirer quelqu’un, ça fait du bien ! ». Au-delà de l’espace politique et médiatique, les rôles modèles relèvent également de la sphère intime et familiale : « la proximité est extrêmement importante, les figures inspirantes sont dans votre entourage », précise la militante féministe Axelle Jah Njiké à la salle.

« Le terme de rôle modèle est une énorme pression sur les épaules des jeunes »

Assignation, injonction à la performance, héroïsation, instrumentalisation, harcèlement…les dangers pour les jeunes restent nombreux, en particulier pour les filles. « Le terme de rôle modèle est très fort, c’est une énorme pression mise sur les épaules des jeunes », explique Mathilda. 

Pour Hadja, étudiante de 22 ans et fondatrice du Club des jeunes filles leaders de Guinée, les activistes courent de nombreux risques et doivent absolument être protégé·e·s par les organisations avec lesquelles ils et elles travaillent. La militante guinéenne contre les violences de genre, les mariages d’enfants et les mutilations génitales féminines souhaite rester positive : « nous parvenons à inspirer des millions de jeunes filles dans le monde, à tracer un chemin et à briser les tabous ! », conclut-elle face à une standing ovation.

Retrouvez les meilleurs moments du débat en vidéo :

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« Greta, Malala, Hadja et toi ? Quels rôles modèles dans la mobilisation des jeunesses » ?

Alors que Greta Thunberg apparait cet été en Une du Vogue Scandinavia et qu’une célèbre marque de fast fashion lance une nouvelle campagne intitulée « Role models », la surmédiatisation de jeunes personnalités militantes interroge. Qui sont ces figures d’inspiration propulsées sur le devant de la scène médiatique ? Quel est leur impact sur la société et sur les jeunes en particulier ? L’ONG Plan International France vous donne rendez-vous pour en débattre le 2 septembre 2021 à l’occasion du forum mondial 3Zéro.

« L’activisme permet aux jeunes d’acquérir des compétences, de l’expérience et des réseaux, de s’émanciper et de gagner en autonomie. C’est particulièrement vrai pour les filles qui peuvent ainsi développer leur confiance en elles, leurs ambitions et leur leadership », résume Anne Bideau, directrice de Plan International France.

« Il faut favoriser la visibilité des rôles modèles féminins dans toute leur diversité »

Les rôles modèles constituent un outil pour impliquer les jeunes dans les processus de décision et pour leur donner une représentation politique dans la société. Des figures inspirantes, souvent jeunes et féminines, qui militent pour une cause qu’elles incarnent et qui donnent envie aux autres de s’engager. « Il faut favoriser l’émergence et la visibilité des rôles modèles féminins dans toute leur diversité. C’est essentiel pour inciter les filles à devenir des actrices du changement », explique Michelle Perrot, directrice du plaidoyer et de l’engagement des jeunes de l’ONG.

Les filles 27 fois plus exposées à la violence en ligne

Sources d’inspiration, les rôles modèles sont également la cible de nombreuses critiques et leur hypermédiatisation les expose à différentes formes de violence et d’exclusion, comme le harcèlement, souvent exacerbées à l’encontre des filles et des femmes. Les réseaux sociaux constituent également des espaces de harcèlement. Si les jeunes sont mieux connecté·e·s, les filles et les jeunes femmes se retrouvent toutefois davantage exposées à cette violence : jusqu’à 27 fois plus que les garçons et les hommes. Il incombe à celles et à ceux qui travaillent à leurs côtés – institutionnels, médias, secteur privé, société civile… – de veiller à leur protection physique et morale.

L’ONG vous donne rendez-vous le 2 septembre 2021 à 11h30 au forum mondial 3Zéro pour débattre et poursuivre la réflexion aux côtés de Mathilda, jeune militante du Mouvement des jeunes, partenaire de Plan International France, d’Axelle Jah Njiké, militante et créatrice de podcast, de Joan Valadou du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, d’Elisabeth Roman, créatrice et rédactrice en chef de Tchika et de Romain Le Chéquer, directeur de la fondation Pierre Bellon.

Pour s’inscrire : https://events.convergences.org/fr/registration/purchase 

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Pour une participation authentique des jeunes dans les événements de haut niveau

L’Agenda 2015-2030 reconnaît le rôle essentiel que les jeunes peuvent jouer pour atteindre les ODD que les Etats se sont unanimement fixés. Les jeunes sont néanmoins encore peu présent·e·s dans les événements de haut niveau en lien avec cet Agenda et lorsqu’ils ou elles le sont, leur rôle est le plus souvent limité à celui de témoin. Or, une participation authentique des jeunes suppose qu’ils·elles puissent pleinement faire entendre leur voix, contribuer au débat et élaborer des recommandations, dans le cadre d’un dialogue institutionnalisé avec les décideurs et décideuses.

Ce document, rédigé par Plan International France pour le compte de la Commission Jeunesses et Solidarité Internationale de Coordination SUD, entend partager ces points d’attention, aussi bien avec les décideuses et décideurs visant une participation authentique des jeunes, qu’avec les OSC susceptibles d’accompagner les jeunes dans cette participation. Ces points sont issus des pratiques des membres de la commission et ont bénéficié de la contribution de jeunes engagés aux côtés de ses membres.

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Les voix des adolescentes au cœur du Forum Génération Égalité

À l’occasion du Forum Génération Egalité, des dizaines de jeunes activistes ont porté leurs recommandations auprès des dirigeant·e·s internationaux. Ce rassemblement mondial pour l’égalité de genre, organisé par ONU Femmes et co-présidé par la France et le Mexique, s’est tenu dans un premier temps à Mexico du 29 au 31 mars 2021. Retour sur la participation de 2 militantes partenaires de l’ONG Plan International : Chanceline du Bénin et Fatu de Sierra Leone.

Elle est catégorique. « Il y a du leadership en chaque fille. Il suffit juste de l’accompagner ! ». Chanceline, 23 ans, fondatrice de l’Académie des jeunes filles leaders du Bénin, en est convaincue : la voix des adolescentes doit être écoutée. Ça tombe bien, leurs recommandations en matière de leadership, d’éducation complète à la sexualité et de lutte contre les violences de genre ont été entendues lors de 3 évènements digitaux : « L’éducation des adolescentes au cœur du Forum Génération Égalité » le 11 février, « Les violences fondées sur le genre » le 16 février et « Agir maintenant pour l’égalité » le 29 mars.

 « IL FAUT ÉDUQUER LES ADOLESCENTES AU LEADERSHIP »

Chanceline milite activement pour les droits des adolescentes au Bénin. « Les filles ne peuvent pas devenir actrices du changement si elles-mêmes ne voient pas à quoi celui-ci peut ressembler ! » explique-t-elle d’emblée. Elle recommande de créer des espaces où elles peuvent s’informer sur leurs droits, développer leurs compétences et rencontrer des modèles afin de devenir des militantes pour l’égalité. Sa demande aux gouvernements est claire : il faut investir davantage dans des programmes scolaires complémentaires, tels que le mentorat, pour permettre aux adolescentes de développer leur leadership. 

DES INVESTISSEMENTS EN FAVEUR DE L’ÉDUCATION COMPLETE À LA SEXUALITÉ

Aujourd’hui encore, l’absence d’éducation complète à la sexualité compromet la scolarisation des filles. Les grossesses précoces demeurent l’une des principales causes de décrochage scolaire chez les adolescentes. « Nous voulons des investissements pour faire de l’éducation complète à la sexualité une réalité dans les systèmes scolaires et en dehors de l’école ! », exhorte Chanceline. La création de centres d’information et l’utilisation d’applications mobiles constituent des outils précieux de sensibilisation des jeunes à ces questions.

LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES DE GENRE EN MILIEU SCOLAIRE

Fatu, jeune militante de Sierra Leone, lutte sans relâche pour le droit des filles à une éducation de qualité. « Les filles ont le droit d’être à l’abri de la violence physique et émotionnelle à l’école et en dehors ! », rappelle-t-elle. Les violences de genre en milieu scolaire restent un obstacle considérable à l’éducation des filles. La jeune activiste encourage les établissements scolaires à se doter de mécanismes appropriés pour mettre un terme à ce fléau : « L’école doit constituer un espace sûr où les filles peuvent acquérir des connaissances pour s’épanouir ! ».

Retrouvez l’ensemble des recommandations formulées par Youth Global Task Force ici.

NOS RECOMMANDATIONS 

  • L’éducation des adolescentes doit être au cœur des priorités des 6 coalitions d’action du Forum Génération Égalité qui se conclut à Paris du 30 juin au 2 juillet 2021.
  • Il faut favoriser le développement du leadership des adolescentes et leur participation citoyenne.
  • Les dirigeant·e·s doivent garantir l’accès à une éducation complète à la sexualité pour tou·te·s les adolescent·e·s, à l’école et en dehors.
  • Les gouvernements doivent mettre en œuvre les réformes législatives nécessaires pour éliminer les violences de genre.

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Découvrez les lauréats de l’appel à projets 2021 du Mouvement des jeunes

A l’issue de plus de deux semaines de compétition acharnée, la plateforme de vote, créée pour départager les six projets présélectionnés, a fermé ses portes jeudi 4 Mars à 17h.

En 18 jours près de 9100 personnes ont participé aux votes et ont permis de désigner les trois nouveaux projets lauréats de l’appel à projets du Mouvement des jeunes en faveur de l’égalité filles-garçons dans les pays en développement. Nous vous les présentons ici. 

Un été pour l’égalité – Malagasy Women Empowerment : 2194 votes

Malagasy Women Empowerment (MWE) est une jeune association qui lutte pour l’amélioration des droits et des conditions de vie des femmes malgaches en promouvant leur autonomie.

Le projet porté par MWE, intitulé « Un été pour l’égalité », a pour objectif principal la sensibilisation des jeunes qui résident en France sur les disparités de droits et de traitement entre les sexes à Madagascar. 

S’inscrivant dans l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable n° 5 (égalité entre les sexes), MWE souhaite organiser des ateliers gratuits sous plusieurs formes (webinaires, groupes de paroles, danse, ateliers artistiques et de travaux manuels) et sur divers sujets tels que les droits des femmes et des filles, l’accès à l’éducation des filles, le mariage forcé et précoce, la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Le trésor d’Aïna : 2158 votes

Marjorie et Julia proposent aux jeunes lycéen·ne·s et collégien·ne·s, via une expérience immersive, d’aller en quête du « Trésor d’Aina », une jeune femme malgache dont ils découvriront l’histoire et les souvenirs à travers un Escape-Game pédagogique. 

Les élèves devront tout au long de la partie résoudre une succession d’énigmes pour réussir à ouvrir un coffre-fort contenant le plus grand trésor d’Aina. Le jeu mettra en évidence comment l’éducation a permis l’émancipation de cette jeune femme et soulignera aussi les difficultés qu’ont pu rencontrer ses proches qui n’ont pas eu cette chance. Il permettra de sensibiliser un public jeune aux inégalités filles-garçons dans les pays en développement. Pour réaliser ce projet, Julia, Marjorie et l’équipe d’animateur.rice.s se rendront dans les classes de collèges/lycées de la région de Rennes au printemps 2021.

Ce projet permettra d’interroger les inégalités, d’ouvrir les échanges sur la notion de solidarité internationale dans laquelle chacun peut jouer un rôle essentiel, et de faire prendre conscience aux jeunes de leur responsabilité en tant que futurs citoyens du monde.

Musas [Urbanas] : 2147 votes

Zoé est une jeune femme de 21 ans qui porte le projet Musas [Urbanas] (Muses Urbaines). Ce projet a pour objectif d’offrir l’opportunité à des filles et des femmes de partager leurs expériences urbaines, afin de les placer au centre de l’espace public.

Ayant grandi à Cuba de 4 à 14 ans, c’est à la Havane que Zoé a commencé à naviguer dans l’espace urbain en tant que fille. Elle nous parle de son projet:

“L’objectif principal est de visibiliser les filles et les jeunes femmes dans l’espace public, en particulier dans les villes de Cuba. Je souhaite que Musas [Urbanas] puisse mettre en lumière les problèmes auxquels font face les femmes dans la ville, dès leur plus jeune âge. En effet, j’ai noté que dès l’écoles les filles adoptent des stratégies d’évitement et de contournement de certains espaces dans lesquelles elles se sentent rejetées ou illégitimes. Une attitude qui rappelle les tactiques adoptées plus tard par les femmes pour se protéger dans les zones urbaines qu’elles jugent peu sûres. C’est pour cela qu’il me semble nécessaire de donner la parole aux filles dès leur plus jeune âge, pour qu’elles puissent petit à petit se replacer au centre et non dans la périphérie de l’espace urbain partagé.

Pour ce faire, je vais interviewer et photographier des filles et des jeunes femmes qui se battent pour investir l’espace public. Ces témoignages seront présentés dans une exposition itinérante qui permettra de décortiquer la question du genre et de la ville. Comment est-ce que la ville a été construite par et pour les hommes ? Quelles ont été les techniques développées par ces femmes pour se sentir mieux dans le milieu urbain ? Comment pouvons-nous nous inspirer du vécu de ces femmes pour faire de nos villes des endroits plus sereins pour toutes et tous ?

Je souhaite montrer à toutes et tous que le féminisme et l’égalité femmes-hommes et filles-garçons se retrouvent dans divers combats, tels que l’urbanisme, l’architecture et le développement urbain. Musas [Urbanas] est un petit pas vers l’avant.”

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