.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col

Comment le parrainage permet de briser les stéréotypes de genre et les tabous

Geovana n’a que 20 ans, mais elle aspire déjà à devenir conseillère ou maire de sa municipalité. Se décrivant comme une féministe, elle utilise ses capacités de leadership et d’influence pour briser les stéréotypes et encourager la transformation au sein de sa communauté.

Un accompagnement durable

Pour Geovana, la solidarité contre les comportements sexistes est fondamentale. « Il est temps que les femmes se soutiennent entre elles, car trop souvent la société ne nous soutient pas. », explique-t-elle.

« J’ai commencé à m’engager sur cette voie du leadership depuis que je me suis impliquée dans les activités de Plan International, notamment à travers le programme de parrainage qui m’a aidé pendant près de quatre ans », raconte Geovana. Le programme de parrainage de Plan International touche plus de 700 communautés en Bolivie et soutient environ 40 000 enfants de la naissance à 18 ans. D’autres programmes sont également menés par l’ONG. Geovana a pu notamment participer à la campagne « Girls Get Equal », qui lui a permis d’acquérir des compétences et de renforcer ses capacités de plaidoyer et de leadership.

Pour Geovana, les projets de Plan International ont constitué une étape importante de sa vie et l’ont incitée à lutter pour la transformation de sa communauté. « Il est temps de se mettre au travail », déclare-t-elle.

Inclure les jeunes dans la prise de décision

Se souvenant de la première fois où elle a pris la parole en public, Geovana dit qu’elle ne sait pas où elle a trouvé le courage de lever la main à la réunion de sa communauté locale, mais elle l’a fait. Affrontant sa peur de partager ses idées en public et entourée des autorités et des habitant·e·s de sa ville rurale en Bolivie, elle a demandé que des mesures soient prises pour mettre fin à la pollution.

Dans la ville de Geovana, il est inhabituel pour les jeunes femmes d’exprimer leurs opinions lors de réunions publiques qui sont généralement dominées par les hommes et les adultes.

« Au début, j’avais peur, mais j’ai levé la main et leur ai respectivement donné mon point de vue »

Beaucoup ont été surpris par ses paroles mais ont apprécié ce qu’elle avait à dire. « Nous avons besoin de jeunes comme elle pour nous apporter de nouvelles idées », a déclaré l’un des responsables de la communauté, ce qui a renforcé la confiance de Geovana.

Aussi, le manque de possibilités d’éducation et d’emploi contraint de nombreuses·eux jeunes de la ville de Geovana à migrer vers les villes ou d’autres pays à la recherche d’un travail et d’une vie meilleure.

« On ne voit pas de jeunes dans les réunions, seulement des personnes âgées. La plupart d’entre elles et eux émigrent au Brésil, en Argentine et dans d’autres pays », explique-t-elle. Pour remédier à ce problème, Geovana veut encourager les jeunes à devenir des leaders afin qu’elles et ils puissent lutter pour leurs droits. « Les adultes, les jeunes et les adolescent·e·s ont tous les mêmes objectifs au sein d’une communauté », nous dit-elle.

Geovana, une leader féministe

Se déclarer féministe dans une communauté qui compte tant de tabous autour du genre n’a pas été une décision facile pour Geovana, mais elle le fait avec beaucoup de courage. « Je me considère comme une féministe, depuis que j’ai entendu ce qu’est le féminisme et ce qu’il représente », affirme-t-elle.

Geovana milite particulièrement pour que les adolescentes soient mieux au courant de leurs droits sexuels et reproductifs. Selon elle, le taux élevé de grossesse chez les adolescentes dans sa ville est un problème important car il pousse les filles à abandonner l’école.

La grossesse chez les adolescentes est un défi permanent en Bolivie, qui menace la vie et le bien-être des mères et de leurs enfants. Le taux de maternité adolescente est de 62 pour 1 000 naissances, l’un des plus élevés d’Amérique latine. La situation est pire dans les zones rurales, où les filles sont plus susceptibles de connaître la pauvreté et où une culture machiste et la violence persistent.

Le manque d’informations sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, qui est guidé par les normes sociales et les tabous, notamment au sein des familles, alimente le taux élevé de grossesses chez les adolescentes. « Lorsque j’essaie de parler de ces questions avec certains parents, ils le prennent parfois mal », nous dit Geovana.

Elle affirme que sa vocation est de se battre pour les droits de chacun. « J’aime travailler pour défendre les droits humains. Dans la société dans laquelle nous vivons, il y a beaucoup de violations de nos droits. Même de petites actions peuvent changer les choses, briser les stéréotypes. ».

Suivez-nous

Sur instagram

Grâce au parrainage, j’ai évité le mariage forcé

Élevée dans une famille disposant de peu de moyens financiers, Adarini n’a pas eu un parcours éducatif facile. Cependant, avec une détermination sans faille et l’accompagnement de Plan International, Adarini est devenue une source d’inspiration pour les autres filles de sa communauté au Bangladesh.

Améliorer les conditions de vie des enfants en les parrainant

Originaires du district de Nilphamari au Bangladesh, Adarini et sa famille vivent dans une maison mise à disposition par le gouvernement dans le cadre d’un programme de construction de maisons pour les familles dans le besoin. Sans terre pour cultiver, la famille lutte pour survivre.

Lorsqu’Adarini a été inscrite au programme de parrainage de Plan International, tout le monde s’est réjoui de ce soutien supplémentaire.

Bien qu’Adarini soit une élève brillante qui excelle dans ses études, lorsqu’elle a terminé ses examens à la fin de la dixième année, ses parents ont décidé de la marier. Heureusement, Adarini est une membre active du forum des enfants de sa communauté mis en place par Plan International et a suffisamment appris sur ses droits pour pouvoir tenir tête à ses parents et faire respecter ses droits.

« Les formations et les ateliers sur les droits de l’enfant, la protection et sur les violences sexistes et sexuelles que j’ai reçus dans le cadre du programme de parrainage et du forum des enfants ont renforcé ma confiance et m’ont aidée à croire en ma propre valeur », explique Adarini.

Scolariser une fille, c’est lui permettre de prendre confiance en elle

Le Bangladesh a l’un des taux de mariage d’enfants les plus élevés au monde : 59 % des filles sont mariées avant leur 18e anniversaire et 22 % avant l’âge de 15 ans. Et ce, malgré le fait que l’âge minimum légal du mariage au Bangladesh est de 18 ans pour les femmes et de 21 ans pour les hommes.

Les parents d’Adarini ont finalement abandonné leur projet de mariage et elle a été autorisée à terminer ses études secondaires. En 2014, elle a commencé un cursus de trois ans pour obtenir son diplôme d’infirmière. Lorsqu’elle a obtenu son diplôme, elle a trouvé un emploi dans un hôpital en tant qu’infirmière principale.

Aujourd’hui, elle a obtenu une place dans l’une des formations d’infirmière les plus compétitives du pays pour obtenir un diplôme de troisième cycle en soins infirmiers de santé publique.

« Je veux poursuivre une carrière d’instructrice dans des établissements de soins infirmiers au Bangladesh et je souhaite aider les filles qui m’entourent à se manifester »

Depuis qu’elle a évité son propre mariage forcé, Adarini mène des campagnes actives contre les mariages d’enfants et la violence envers les femmes et les enfants.

Adarini est désormais la seule membre de sa famille à gagner un salaire, ce qui est très inhabituel dans sa communauté patriarcale traditionnelle. Elle a également assumé la responsabilité de payer l’éducation de son jeune frère.

Pour l’avenir, Adarini espère pouvoir continuer à soutenir sa communauté et à rendre sa famille fière. « Lorsque je prodigue des soins aux gens, j’accorde toujours une attention particulière aux femmes et aux filles. Je fais de mon mieux pour leur assurer les meilleurs soins. ».

Suivez-nous

Sur instagram

Le parrainage renforce les droits des filles indigènes en Équateur

Ruth, 17 ans, fait partie du programme de parrainage de Plan International depuis l’âge de cinq ans. Elle appartient à la communauté indigène Puruhá, qui fait partie de la nation Kichwa de l’Équateur. Elle attache une grande importance à ses traditions, ses coutumes et ses vêtements et est très fière d’être une jeune femme indigène parlant le kichwa.

Permettre aux enfants de retrouver la motivation

Ruth marche pendant une heure chaque jour pour se rendre à l’école et est actuellement en première année de lycée.

« Mon père est maçon et travaille dans la construction de logements en ville et ma mère est agricultrice, elle cultive des pommes de terre, de l’ulluque et des fèves, et élève également des animaux », explique Ruth.

Pendant son temps libre et les week-ends, Ruth aide sa famille à cultiver des légumes et d’autres produits, ainsi qu’à nourrir les poulets et les cochons d’Inde. Elle sait que l’argent récolté de ces activités génère le revenu nécessaire pour payer son éducation et celle de ses frères et sœurs, ainsi que leurs besoins en matière de santé et de nourriture.

Ruth raconte qu’elle se considère comme une fille sociable et qu’elle aime passer du temps avec ses camarades de classe et ses professeur·e·s.

A la suite d’une expérience difficile, elle a abandonné l’école pendant deux ans, mais avec le soutien de Plan International, Ruth est récemment retournée à l’école.

« Grâce aux conseils des équipes de Plan International, j’y suis retournée pour continuer mes études et maintenant je vais bien », dit Ruth qui assiste maintenant aux cours trois jours par semaine et apprend chez elle les deux autres jours.

Ruth nous dit qu’elle aime étudier, surtout les mathématiques, et qu’à l’avenir, elle veut se consacrer à la médecine pour aider les personnes de sa communauté.

Acquérir de nouvelles compétences

À l’école, Ruth est chargée d’être trésorière de sa classe, ce qui l’aide à avoir des connaissances approfondies en matière de finances. Elle s’occupe du budget de la classe et décide des achats à effectuer pour assurer le bien-être de ses camarades. Après chaque achat, elle rédige un rapport de responsabilité car elle aime être transparente dans toutes ses activités.

Dès son plus jeune âge, Ruth a participé à des ateliers organisés par Plan International, durant lesquels elle a appris à diriger et à communiquer en public. Elle fait également partie du groupe du Mouvement des filles qui aborde les questions liées à l’égalité filles-garçons et aux droits des filles et des femmes.

« Je suis très reconnaissante envers mes parents, car ils m’ont apporté tout le soutien dont j’avais besoin pour assister à tous les ateliers et activités, et pour participer aux initiatives de mon école ou dans le cadre du Mouvement des filles. ».

Cela l’a motivée à en apprendre davantage sur la gestion d’entreprise, sur la façon de calculer les bénéfices et de générer un revenu. « J’espère que toutes les connaissances que j’ai acquises seront également partagées avec d’autres membres de la communauté, en les aidant à s’informer sur la nutrition, le bon traitement des personnes et les droits des filles et des femmes. ».

Lorsqu’on lui demande qui l’inspire, Ruth répond : « J’admire les femmes indigènes comme Dolores Cacuango et Tránsito Amaguaña qui étaient de grandes leaders et des combattantes pour nos droits. Je suis très reconnaissante d’avoir pris part à différentes activités qui visent à atteindre l’égalité des droits pour les femmes. ».

Suivez-nous

Sur instagram

Mes parrains m’ont aidé à terminer l’école

Au Mozambique, 22% des enfants entre 5 et 14 ans travaillent. Le travail domestique devient souvent le quotidien pour des milliers de filles qui ne vont plus à l’école. Pour lutter contre ce fléau, les équipes de Plan International proposent un accompagnement qui peut changer le destin d’un enfant et de sa famille.

La condition des filles au Mozambique

Dans de nombreux pays d’Afrique comme le Mozambique, les filles et les jeunes femmes sont chargées de répondre aux besoins de leur famille, notamment en allant chercher de l’eau, de la nourriture et en s’occupant de leurs petits frères et sœurs ainsi que des membres âgés de leur famille.
Souvent, dans les communautés traditionnelles, on pense que les filles n’ont pas besoin d’aller à l’école car elles sont destinées à devenir des épouses et des mères. Pour les filles, ces normes sociales conduisent souvent au décrochage scolaire, au mariage précoce et à la grossesse à l’adolescence.

Jeune femme souriante

Après le décès soudain de sa mère, Maria est devenue responsable de son foyer. Trois mois plus tard, sa sœur décède à son tour et Maria doit abandonner l’école pour s’occuper du fils de sa sœur, âgé de trois ans.

La place de l’éducation dans leur vie

« C’était difficile de jongler entre aller à l’école et m’occuper de ma famille lorsque ma mère et ma sœur sont décédées, car l’école ne me semblait pas être une priorité. Je ne voulais pas non plus mettre de pression financière sur mon père pour l’achat de mes fournitures scolaires, alors je lui ai dit que j’allais abandonner l’école pour aider à la maison. C’est alors que mon père a contacté Plan International pour voir si l’on pouvait nous aider », explique Maria, qui vit dans la province d’Inhambane.

Le père de Maria, Julio, était l’un des ouvriers du bâtiment qui a participé à la construction d’une école financée par le programme de parrainage de Plan International. Voulant permettre à sa fille de terminer ses études, Julio a contacté un agent communautaire de Plan International qui a accepté d’inscrire Maria au programme de parrainage de l’organisation.

Si ma marraine n’avait pas été là, j’aurais déjà quitté l’école.

« Ma fille était encore une enfant, elle est très intelligente et je ne voulais pas qu’elle souffre à cause de notre situation. Grâce au programme, Maria a reçu des manuels scolaires, des fournitures et des lettres de ses parrains qui l’ont encouragée. C’est ainsi qu’elle a pu terminer sa scolarité », raconte Julio. 

Après avoir terminé l’école secondaire, Maria a décidé de poursuivre ses études et étudie désormais au collège technique. « Je suis très heureuse d’avoir terminé l’école et je me suis déjà inscrite dans une académie en ville afin d’être mieux qualifiée pour travailler. Si je n’avais pas pu obtenir l’aide de mes parrains, j’aurais déjà quitté l’école », déclare Maria, qui a maintenant 19 ans. 

L’action de Plan International au Mozambique

Le programme de parrainage de Plan International permet aux filles du Mozambique de terminer leurs études. Notre objectif est d’étendre notre réseau de parrainage dans le pays afin que davantage de filles comme Maria puissent avoir accès à une éducation, à une formation de qualité et développer leur potentiel.

Suivez-nous

Sur instagram

Changer des vies grâce au parrainage

L’équipe Parrainage de Plan International Equateur se confie et partage ses missions et anecdotes. Les salariées se remémorent des souvenirs forts et touchants, et reviennent sur les bienfaits qu’apportent les programmes de parrainage de Plan International.

Pourquoi choisir le parrainage ? 

Parrainer une fille ou un garçon à l’autre bout du monde, ce n’est pas seulement verser une contribution mensuelle. Beaucoup de marraines et parrains souhaitent aller plus loin et créer un lien fort avec leur filleul.e, en leur partageant des lettres ou des photos.

Les programmes de parrainage de Plan International permettent des avancées durables au sein des communautés d’intervention. Ils permettent aux enfants de prendre pleinement conscience et de devenir eux-mêmes acteurs de changement en sensibilisant leur communauté.

Gladys, María et Vanessa nous racontent leur expérience en tant que membres de l’équipe Parrainage de Plan International.

Des moments forts en émotion

Vanessa Narvaez, Responsable de Parrainage, se remémore les liens entre une filleule, Cindy, et son parrain.

« Depuis mon arrivée à Plan International, elle est toujours restée en contact avec son parrain allemand. C’est beau de les voir échanger autour de leur vie, par exemple en partageant leur amour des chiens. Cindy, qui a maintenant 17 ans, parle de son rêve de devenir vétérinaire. Son parrain lui apporte toujours son soutien et la motive. D’ailleurs, il lui fait toujours savoir que son chien Bongo, lui passe le bonjour ! »

Gladys Riviera est Responsable de Parrainage chez Plan International en Equateur. Elle a travaillé pendant plus de 20 ans pour l’ONG. « C’était merveilleux. Beaucoup pourraient penser que notre travail est monotone et bien que certains jours le soient, la plupart nous confirment que nous pouvons changer des vies, grâce au parrainage. »

Cela a par exemple été le cas il y a quelques semaines. « J’ai reçu un email m’informant du décès d’un parrain. Malheureusement, il nous arrive de recevoir ce type de nouvelle, mais j’ai été particulièrement touchée par celle-ci. Le parrain s’est éteint avec les photos de ses quatre filleul·e·s entre les mains. Il a voulu prendre soin d’eux jusqu’à la fin. Avant son décès, il a demandé à sa famille de faire un don pour couvrir les mensualités de ses parrainages, jusqu’à ce que ses filleul·e·s atteignent la majorité. »

S’émerveiller de l’évolution des enfants parrainés 

« Voir grandir les enfants parrainés est fantastique », explique Gladys.

Au début, les enfants sont souvent timides et n’osent pas parler de ce qui les affectent, mais au fil du temps, ils deviennent autonomes, affirment leurs opinions et demandent le respect de leurs droits. Cela ne pourrait se faire sans les efforts du réseau de Plan International qui apportent une stabilité dans ces communautés. 

Marìa Fernanda Montero, Responsable de parrainage nous raconte : « Lors d’une visite avec un collègue d’Allemagne, j’ai été bouleversée par le témoignage d’une fille parrainée. Elle nous a expliqué que grâce aux ateliers de Plan International, elle a appris à connaître ses droits et aujourd’hui elle sait que ses parents et ses professeurs doivent les respecter. Ses mots m’ont émue, car j’ai pensé à ma fille qui a le même âge. Je ne lui avais jamais vraiment parlé de ses droits, alors ce jour-là, je suis rentrée à la maison pour le faire. »

Le changement ne se fait pas seulement dans la vie des enfants parrainés mais aussi chez les milliers de marraines et parrains qui correspondent avec leurs filleul·e·s. Certains ont leurs photos dans leur salon, ou sur la porte de leur réfrigérateur. De tels détails montrent qu’un véritable lien s’établit avec les enfants.

Un lien unique

« Le parrainage est une façon unique de rapprocher des communautés à travers la vie et les rêves des enfants. »

Certaines marraines et parrains, voyagent à l’autre bout du monde pour rendre visite à leurs filleul·e·s. C’est le cas par exemple d’un jeune couple, qui s’est rendu sur la côté équatorienne, pendant la saison hivernale. L’équipe de Parrainage les a accompagnés dans une communauté isolée de Santa Elena, inaccessible par la route.

« Après avoir traversé une rivière en voiture, nous avons marché pendant deux heures. Ni le soleil, ni la fatigue ne pouvaient saper leur envie de voir le visage de leur filleule, à qui ils avaient écrit pendant des années. Lorsqu’ils se sont enfin rencontrés, leur filleule a partagé sa joie de savoir que d’autres personnes s’intéresse à sa vie et à son parcours », raconte Gladys.  

Soutenir les enfants parrainés déplacés au Burkina Faso

Au Burkina Faso, les multiples attaques perpétrées contre les civils engendrent des déplacements massifs de population à l’intérieur du pays. Plus d’un million de personnes ont été forcées de quitter leurs foyers pour fuir les violences. Parmi elles, on recense plus de 2000 enfants parrainés, sur les 50 000 enfants parrainés avec Plan International au Burkina Faso.

Une nuit que je n’oublierai jamais

Jeune femme souriante fixant la caméra

Depuis le début de la crise en 2015, des villages ont été attaqués, des enseignants menacés et des écoles pillées. Sur environ 21 millions d’habitants, un million de Burkinabè ont dû fuir leurs foyers. Dont Larissa, 13 ans, parrainée avec Plan International, qui a vécu plusieurs mois dans un camp pour personnes déplacées.

La voix de Larissa tremble lorsqu’elle raconte la terrible nuit où ils ont dû fuir leur village. « Une nuit, nous avons entendu des coups de feu, mon père nous a envoyés nous cacher sur la colline. Nous ne pourrons jamais oublier« . Cette nuit-là, 9 personnes, toutes civiles, ont été tuées.

Toute la famille de Larissa a fui à Kongoussi, à une dizaine de kilomètres de là. Elle rejoignait des dizaines de milliers d’autres personnes qui se retrouvaient dans la même situation. 

Tout le personnel de Plan International mobilisé

Dans les semaines qui ont suivi, la famille de Larissa a reçu de l’aide de Plan International, tout comme les autres familles d’enfants parrainés : de l’argent liquide pour couvrir les frais de santé ou construire un abri, des fournitures de base, du matériel de protection contre le COVID-19. 

Selon Anasthase Ouédraogo, coordinateur du parrainage, l’objectif était de soutenir les enfants parrainés où qu’ils se trouvent. « Il était urgent et impératif pour Plan International de localiser les enfants parrainés afin de leur apporter une assistance. Tout le personnel de Plan International s’est mobilisé. Lorsqu’ils ont été retrouvés, une assistance leur a été fournie, ainsi qu’à leurs familles« . 

6 années d’échange avec son parrain japonais

Grâce à Plan International, j’ai rencontré un ami japonais. Cela fait 6 ans que nous nous écrivons. Cela me rend heureuse

Après avoir passé quelques mois dans le camp de personnes déplacées de Kongoussi, Larissa et sa famille sont retournées dans leur village natal. 

Dans sa maison, parmi les biens laissés intacts, Larissa a retrouvé des lettres de son parrain. « Grâce à Plan International, j’ai rencontré un ami japonais. Cela fait 6 ans que nous nous écrivons. Cela me rend heureuse. » 

Assise à côté de sa mère et de sa tante, Larissa lit à haute voix la dernière lettre qu’elle a reçue de son parrain. « C’est le printemps au Japon. Le temps est plus chaud, mais la semaine dernière encore, il a neigé… » 

Larissa a repris ses études

La principale préoccupation de Larissa était de poursuivre ses études : « A Kongoussi je ne savais pas si je pourrais un jour retourner à l’école. Lorsqu’un animateur de Plan International m’a annoncé qu’une école avait été construite pour les enfants déplacés, ça m’a redonné le sourire. » 

En mars 2021, le village de Larissa a de nouveau été attaqué par des hommes armés venus kidnapper un habitant. Plan International a confirmé que tous les enfants parrainés de la communauté étaient sains et saufs et que leurs familles n’étaient pas affectées. Le parrain de Larissa, contacté par telephone, a été soulagé d’apprendre que sa filleule allait bien. 

Sur les 1 121 960 personnes déplacées enregistrées au Burkina Faso au mois de février 2021, 54 % avaient moins de 14 ans, comme Larissa.

Suivez-nous

Sur instagram

Parrainer un·e enfant pour l’accompagner durablement !

En parrainant un·e enfant vous permettez de lutter durablement contre les discriminations et d’assurer l’égalité pour les filles grâce à l’éducation. C’est ce que révèle l’étude menée par la RMIT University de Melbourne. En tant que marraine ou parrain d’un·e enfant, vous agissez directement sur ses conditions de vie au travers des programmes de parrainage qui bénéficient à l’ensemble de sa communauté.
Merci de votre soutien !

Les chercheuses et les chercheurs du Royal Melbourne Institute of Technology ont étudié l’influence du parrainage sur le développement des enfants ainsi accompagné·e·s. Ils ont épluché pour cela les 12 millions d’enquêtes annuelles menées depuis 2006 par Plan International auprès des enfants parrainé·e·s et les données de la Banque mondiale. Leur constat est sans appel.

Infographie avec des chiffres concernant le parrainage

Le développement individuel des enfants parrainé·e·s se répercute sur toute la communauté à mesure que leur santé s’améliore, qu’ils et elles apprennent davantage, et qu’ils et elles contribuent à apporter des changements positifs.

Des résultats probants

L’étude démontre qu’avec la continuité des financements du parrainage, il est possible d’agir plus en profondeur en matière de lutte contre la pauvreté, d’éducation, de santé, de bien-être psychosocial ou d’infrastructures.

• Il y a davantage d’enfants qui vont à l’école dans les communautés parrainées. Le parrainage contribue à renforcer la fréquentation scolaire en encourageant les parents à déclarer la naissance de leurs enfants.
• Grâce au suivi médical mis en place par Plan International, seuls 6,6 % des enfants parrainé·e·s ont rencontré des problèmes de santé.
• Avoir une marraine ou un parrain participe au bien-être des enfants.

Les filles premières bénéficiaires

Autant d’interventions qui libèrent tout particulièrement le potentiel des filles. Elles prennent davantage confiance en elles au travers du suivi personnalisé et du partage d’expériences. Enfin, le parrainage permet d’améliorer les infrastructures, qu’il s’agisse d’accès à une eau de qualité, de sanitaires plus hygiéniques ou d’écoles rénovées.

 

Suivez-nous

Sur instagram

« Ensemble » les voix de celles et ceux qui font partie du Plan

A travers une série de cinq podcasts intitulée « Ensemble », parrains, marraines et filleul·e·s prennent la parole et nous racontent comment le parrainage a changé leur vie et celle de leur entourage. 

La Journée internationale des filles a été créée et impulsée suite au travail de plaidoyer de Plan International. Le 11 octobre est l’occasion de se mobiliser pour montrer que l’éducation des filles est la solution pour construire une société plus juste. 

Car l’histoire du monde a toujours été liée à de grands destins, à des potentiels qui se sont révélés, il est temps de montrer que le potentiel se conjugue aussi au féminin ! 

Parce que changer le destin des filles, c’est changer le destin du monde, libérons leur #PotentiELLE grâce à l’éducation !

Tous ces destins changés sont la raison d’être de Plan International. Le parrainage est un excellent moyen de lutter durablement contre les discriminations et d’assurer l’égalité entre les filles et les garçons. 
En tant que marraines et parrains, vous pouvez agir directement sur le quotidien d’un enfant et créer une relation aussi enrichissante pour vous que pour les enfants parrainés.

C’est pourquoi Plan International France a souhaité mettre l’expérience de parrainage à l’honneur et quoi de mieux que de demander aux principaux concernés ? 

Cette première édition du podcast « Ensemble », s’intéresse à l’importance de l’école dans la vie des enfants parrainé·e·s. 

En quelques minutes ce format transportera les auditeurs.rices dans un tour du monde débutant au Zimbabwe avec Yeukaï Mugumba et son rêve de devenir avocate, puis avec le témoignage de Loïc et ses filles vivant en Bretagne et parrainant Teresa au Guatemala. 

S’en suivra une brève escale qui vous permettra d’en apprendre un peu plus sur la Journée internationale des filles ainsi que sur le rôle de Plan International France dans ce combat. Puis le voyage reprendra à la découverte du parcours de Jean Baptiste Sawadogo, ancien enfant parrainé, travaillant aujourd’hui pour Plan International au Burkina Faso. 
Ce tour d’horizon s’achèvera avec le témoignage d’Aurélia, marraine de Malik un garçon sénégalais de 6 ans qui déteste les mathématiques mais adore avoir une marraine avec qui il peut échanger et apprendre. 

Découvrez nos podcasts : 

Suivez-nous

Sur instagram

La mannequin Ophélie Guillermand nous parle de son parrainage

La mannequin Ophélie Guillermand, ambassadrice de l’ONG Plan International France depuis 2018, est marraine d’une fille au Kenya. Engagée, elle défend notamment l’éducation comme levier d’émancipation pour les enfants et en particulier pour les filles.

« Parrainer un enfant c’est lui apporter la chance de pouvoir choisir son avenir et son indépendance. »

Suivez-nous

Sur instagram

Notre ambassadeur Juan Arbelaez parle de son parrainage

Le chef cuisinier, Juan Arbelaez a rejoint l’ONG Plan International France comme ambassadeur à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Également parrain d’une fille, en Colombie, il confirme son désir de défendre et de faire progresser les droits des enfants, en particulier ceux des filles. Il nous parle de son expérience de parrain.

« Il faut combattre les injustices faites aux enfants partout dans le monde et surtout lutter contre la différence fille-garçon. J’ai envie de faire partie e la solution. »

Suivez-nous

Sur instagram