Les pays les plus touchés par une crise alimentaire

Le monde est au cœur d’une crise alimentaire dévastatrice. Dans des pays comme le Mali, le Liban et le Soudan du Sud, les conflits, les chocs climatiques et la pandémie de Covid-19 contribuent à une escalade dramatique de l’insécurité alimentaire.

Filles qui marchent avec des sceaux

La guerre qui sévit actuellement en Ukraine a entraîné une augmentation rapide des prix des denrées alimentaires, ce qui aggrave la situation de la faim dans le monde. Alors que les chaînes d’approvisionnement alimentaire s’effondrent et que les prix grimpent à un rythme jamais vu depuis des décennies, Plan International alerte sur la situation des enfants, et en particulier des filles, qui vivent dans les zones touchées par la faim. 

« La famine frappe littéralement à la porte », déclare le Dr Unni Krishnan, directeur humanitaire mondial de Plan International. « Les récoltes ukrainiennes nourrissent normalement 400 millions de personnes, plus le conflit continue plus nous en ressentons les répercussions à grande échelle. L’augmentation rapide des prix des denrées alimentaires aggrave la situation qui jusqu’ici était déjà extrêmement grave. » 

Selon les Nations unies, quelque 928 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire grave l’année dernière, soit une augmentation de 148 millions par rapport à l’année précédente. Dans ces pays où la faim fait rage, une personne sur huit – dont une majorité de femmes et d’enfants – se couchera affamée ce soir. Les prévisions des Nations unies alertent sur le fait que 300 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour si aucune aide humanitaire coordonnée et rapide est mise en place.

Les pays du continent africain sont les plus impactés

 « La région du Sahel déjà frappée par la faim, est fortement dépendante des importations de blé, dont l’approvisionnement est très perturbé par la crise ukrainienne », ajoute Sven Coppens, directeur de Plan International pour l’Afrique de l’Ouest.« Cette hausse des prix aggrave ainsi la crise alimentaire dans des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger. » 

Carte du monde

En 2022, on prévoyait déjà que plus de 61 millions de personnes auraient besoin d’une protection et aide humanitaire dans la région de l’Afrique centrale et de l’Ouest. Plus de 22 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, un chiffre en hausse par rapport à 2021, année où les besoins humanitaires avaient déjà augmenté au Sahel.  

De l’autre côté du continent, plus de 20 millions de personnes en Éthiopie, au Kenya et en Somalie ont également un besoin urgent de nourriture et d’eau. Des millions de familles ont perdu leurs récoltes, d’autres ont vu leurs animaux d’élevage mourir, alors même que la survie de ces communautés en dépend entièrement.

Depuis de nombreux mois, dans la Corne de l’Afrique, les prix des denrées alimentaires augmentent dramatiquement dans les zones touchées par la sécheresse. Cela s’explique par une combinaison de facteurs : une situation économique fragile et des récoltes inférieures à la moyenne, laissant les familles dans l’incapacité de se procurer les produits de base.

Dans le même temps, de nombreux points d’eau sont à sec, ce qui oblige les femmes et les filles à parcourir de plus longues distances pour accéder à l’eau et augmente le risque qu’elles soient victimes de violences sexistes et sexuelles. 

Des conséquences dévastatrices pour les filles et les femmes

Dans d’autres régions du monde, comme le Guatemala et le Liban, les familles ne peuvent survivre que si elles retirent leurs enfants de l’école pour qu’ils puissent travailler et gagner de l’argent. 

Si les effets de l’insécurité alimentaire se font sentir dans toutes les communautés, les répercussions sur les adolescentes sont souvent méconnues. Les filles sont exposées à de nouveaux risques d’exploitation sexuelle, d’abus, de violence et de harcèlement lors des distributions de nourriture, tout en voyant leur bien-être et leurs perspectives d’avenir mises à mal à cause de la déscolarisation.

Plan International répond ainsi à la crise de la faim dans 17 zones sensibles du monde. Nos équipes mettent en place des programmes d’alimentation scolaire, d’assistance en espèces et en bons d’achat, de transferts monétaires et de distribution de nourriture.

D’autres projets incluent la restauration des moyens de subsistance en distribuant des semences ou du bétail, notamment des vaches ou des moutons, aux communautés touchées par la sécheresse. En cas d’inondations, des équipements de pêche de remplacement tels que des filets peuvent être distribués, ainsi que des bateaux et d’autres fournitures.  

Ci-dessous, retrouvez les témoignages de filles et de femmes vivant dans certains des endroits les plus affamés de la planète.

Soudan du Sud

  • Plus de la moitié des filles (52%) sont déjà mariées avant leur 18 ans 
  • 1,4 million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë 
  • 2,4 million de personne risquent la malnutrition aiguë si elles ne reçoivent pas d’aide  

Le Soudan du Sud est l’un des endroits les plus affamés de la planète. Des décennies de conflit généralisé, de destruction et de déplacement font que le pays est confronté à une urgence humanitaire.   

« Quand j’ai quitté la maison de mes parents, j’étais encore jeune », raconte Adeng. « Je me suis mariée très tôt, j’ai déménagé dans la maison de mon mari, et maintenant je suis enceinte et nous luttons.»

Au Soudan du Sud, les filles risquent davantage d’être mariées à un jeune âge si elles ne sont pas scolarisées, en particulier lorsque la nourriture est rare.

La pratique des promesses de mariage est très répandue dans certaines communautés du Soudan du Sud. De ce fait, des filles peuvent être promises à un prétendant dès l’âge de cinq ans environ. Les personnes âgées de la communauté disent qu’une fois qu’une fille est considérée comme étant en âge de se marier, généralement à l’âge de 15 ans, son « mari » est autorisé à la prendre comme épouse.   

Gayin, 18 ans, était une jeune mariée, mais elle a réussi à persuader son mari de la laisser reprendre ses études. « Quand la sixième année primaire a commencé, je lui ai demandé de m’aider à retourner à l’école. Il m’a dit, pas de problème, retourne à l’école. J’y suis retournée et j’ai terminé la 8ème année de primaire. Je suis très heureuse ! » 

Le travail de Plan International au Soudan du Sud comprend la distribution de nourriture et de compléments nutritionnels dans certaines des régions les plus reculées du pays, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial, un programme d’alimentation scolaire touchant 92 000 enfants, ainsi que des programmes visant à soutenir les filles à l’école et à leur retour. 

Liban

  • 22% des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire
  • Le Liban est le pays accueillant le plus grand nombre de réfugié·e·s par rapport à sa population nationale, équivalent à au moins 25% de la population totale  

Au Liban, l’aggravation de la crise alimentaire contraint les filles et adolescentes à arrêter l’école. En effet, près de 80 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, les filles et adolescentes doivent ainsi soutenir financièrement leur famille. 

« Mes enfants se réveillent en pleurant, il n’y a pas de petit-déjeuner », explique Amana, mère d’une fille. « Ma fille se réveille affamée et veut manger, mais il n’y a pas de pain. Je cuisine essentiellement avec des légumes : courgettes, gombos et haricots ». 

La fille d’Amana, Hiba, est une jeune artiste et aimerait être styliste de mode. Cependant, Hiba ne peut pas poursuivre son rêve car elle est déscolarisée et aide sa mère à trouver de l’argent depuis le début de la crise économique, sociale et financière. « Elle a cette passion pour la mode depuis qu’elle est petite, et j’aimerais pouvoir investir dans son talent », raconte Amana. « Mon souhait est que ma fille retourne à l’école et qu’elle puisse réaliser pleinement de son droit à l’éducation ». 

Pour l’instant, des milliers de filles comme Hiba restent hors de l’école au lieu de poursuivre leurs rêves. Dans les zones de famine comme le Liban, les programmes de Plan International permettent aux filles et à leurs familles de recevoir de la nourriture et de l’argent, de garantir un environnement sûr et adapté aux enfants, ainsi qu’un accompagnement pour qu’elles puissent reprendre leurs études. 

Zambie

  • 48% de la population n’est pas en mesure de satisfaire ses besoins en calories  
  • Plus d’un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance 

En Zambie, les filles sèchent l’école pour trouver du travail afin de se nourrir et nourrir leur famille. Samira, 14 ans, travaille et étudie pour que ses jeunes frères et sœurs aient de quoi manger. 

« Il a été difficile pour moi de survivre sans nourriture», explique Samira. « Parfois, je manque même l’école pour pouvoir m’occuper de mes sœurs afin de m’assurer qu’elles ont assez à manger. Je me sens très mal parce que je manque beaucoup de choses. J’ai envie de pleurer maintenant, il n’y a rien que je ne puisse faire. »

En dehors de l’école, les filles sont également davantages confrontées à des risques d’exploitation sexuelle, d’abus, de violence et de harcèlement. 

Samira ajoute : « C’est dangereux, certaines filles se prostituent ou tombent enceintes parce qu’elles veulent de l’argent pour trouver de la nourriture. » 

Somalie

  • 5,6 millions de personne sont en situation d’insécurité alimentaire 
  • On estime que 300 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition 

En raison de la crise alimentaire dévastatrice en Somalie, les filles abandonnent rapidement l’école.  

Najma, 11 ans, raconte : « Avant, j’étais à l’école, mais j’ai abandonné pour aider ma mère. C’est une mauvaise situation. Quand je vois des gens affamés et confrontés à des pénuries d’eau, cela me rend triste. Cela nous affecte beaucoup lorsque la sécheresse survient, la plupart des élèves ou des enseignants partent dans d’autres régions. » 

Najma aide désormais sa mère à aller chercher de l’eau et à faire des tâches ménagères. « Je vis avec ma famille dans un camp de réfugiés. Mon rêve est de voir les membres de ma communauté connaître une vie meilleure, pouvoir être éduqué et par l’éducation, changer le monde. » 

Des milliers de filles comme Najma souffrent de la faim et ne sont pas scolarisées. Les programmes de Plan International permettent aux filles et à leur famille de recevoir de la nourriture, de l’argent, de garantir un environnement sûr et adapté aux enfants, ainsi qu’un accompagnement pour qu’elles puissent reprendre leurs études. 

Mali

  • En moyenne, 3,6 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire chaque année
  • 30.4% des enfants de moins de 5 ans sont touchés par un retard de croissance

Au Mali, un projet de jardin communautaire mis en place par Plan International a apporté un approvisionnement alimentaire durable aux femmes vivant près de Mopti. Les femmes reçoivent une formation, un soutien technique et des semences pour les aider à entretenir le jardin. Les produits qui en résultent, notamment des tomates, de la salade et des pommes de terre, contribuent à réduire la malnutrition dans cette zone touchée par le conflit. 

Aissata, l’une des femmes qui travaille au jardin, explique qu’avant l’arrivée du projet, les femmes participantes ne pouvaient même pas donner aux enfants 50 francs malien pour un goûter. 

« Ce que nous cultivons est mangé par nos familles, et nous vendons le reste. Nous préparons même de la purée de pommes de terre pour les bébés. Depuis, nous n’avons plus de malnutrition dans le village. Nous n’avons plus de problèmes pour nourrir nos enfants », s’enthousiasme-t-elle. 

Les femmes ont également mis en place des cotisations mensuelles pour soutenir le jardin. « Nous contribuons toutes à l’entretien du jardin », explique Fatoumata, une autre participante. « Il existe plusieurs groupes d’épargne dans le village, auxquels toutes les femmes ont adhéré ». 

Les prochains objectifs pour Plan International sont d’étendre les systèmes d’approvisionnement en eau, d’organiser des formations sur les bonnes pratiques nutritionnelles et de fournir de nouveaux matériaux pour étendre le jardin.  

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« Les grands mots ne remplissent pas les estomacs vides »

Face à l’insécurité alimentaire et à la famine grandissante, 120 ONG lancent dans une lettre un cri d’alarme auprès des dirigeants mondiaux, alors que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) publie aujourd’hui son aperçu humanitaire mondiale et ses plans d’actions. 

Personnes distribuant de la nourriture à des enfants dans une école

Les chiffres viennent de tomber et ils sont dramatiques : 274 millions de personnes dans le monde vont avoir besoin l’an prochain d’une aide humanitaire d’urgence et de protection. C’est une hausse de 17 % en un an, date du lancement de L’Aperçu humanitaire mondial (GHO). Publié le 1er décembre 2020, cette évaluation annuelle et ses réponses avaient pour mission de venir en aide à 160 millions des 235 millions de personnes dans 56 pays les plus confrontées à la faim, aux conflits, aux déplacements, aux effets du changement climatique et à la pandémie Covid-19.

Les déplacements, justement, touchent plus d’1 % de la population mondiale. L’extrême pauvreté augmente à nouveau. La famine demeure le quotidien de 45 millions de personnes dans 43 pays : depuis 8 mois, le nombre de personnes en détresse alimentaire augmente de 370 %. Et dans la majorité de ces contextes humanitaires d’urgence, les filles et les femmes restent les plus vulnérables.

« Que faudra-t-il pour que cette situation change ? »

« Ces chiffres ne disent pas tout. Derrière eux se cachent des personnes qui souffrent énormément d’une crise que nous pouvons prévenir. Que faudra-t-il pour que cette situation change ? », déclarent aujourd’hui 120 organisations de la société civile, dont l’ONG Plan International, dans une lettre commune. Elles exhortent les dirigeants mondiaux à financer pleinement la réponse nécessaire pour prévenir l’insécurité alimentaire et la famine dans le monde et à s’attaquer à ses principales causes : les conflits, la crise climatique, la pandémie de Covid-19 et les chocs économiques. 

Réunis en mai et juin derniers au Royaume-Uni, les pays du G7 avaient, à travers un Pacte sur la prévention de la famine, promis de s’attaquer à ce fléau, en palliant notamment les lacunes de financement. « Il est clair que, depuis lors, la situation n’a fait que se détériorer. Les grands gestes ne remplissent pas les estomacs vides. Comme le secrétaire général des Nations unies l’a récemment signalé, moins de la moitié des fonds nécessaires pour éviter la famine dans 6 pays extrêmement préoccupants – Burkina Faso, Éthiopie, sud de Madagascar, nord-est du Nigeria, Soudan du Sud et Yémen – ont été reçus à ce jour. Parallèlement, certains plans de réponse humanitaire (PRH) sont financés à moins de 20 %. »

Les femmes et les filles exposées à la faim extrême et aux violences sexistes

Les besoins alimentaires de base ne sont pas satisfaits. Pire, les crises humanitaires s’aggravent et avec elles les écarts entre les besoins et le financement humanitaire. Une personne sur 33 dans le monde a désormais besoin d’une aide humanitaire et une personne sur 10 souffre de malnutrition. Le nombre de personnes menacées augmente : 41 millions de personnes menacées de famine il y a quelques mois à 45 millions de personnes menacées dans 43 pays aujourd’hui. Et les coûts associés avec lui : 6,6 milliards de dollars nécessaires à 7 milliards de dollars.

45 millions de personnes sont menacées par la famine aujourd’hui

« Tout porte à croire que les conflits, la crise climatique, les chocs économiques et la pandémie de Covid-19 actuelle devraient plonger davantage de personnes dans des situations de faim et de malnutrition critique en 2022. Les conflits s’intensifient à l’échelle mondiale. Ils obligent des familles à fuir leur foyer et à perdre leurs moyens de subsistance. La faim et la malnutrition qui en découlent touchent de manière disproportionnée les femmes et les filles, ce qui les expose à un risque accru de faim extrême et de violence sexiste. »

« Prendre des mesures urgentes »

Dans les situations de conflit, il est également essentiel de soutenir la consolidation de la paix et la prévention des conflits. « En outre, il est temps que les engagements politiques pris pour faire respecter le droit international, protéger les droits de l’homme et garantir l’accès à l’aide soient suivis d’effets. Toutes les parties à un conflit doivent faciliter l’accès humanitaire, protéger les civils et cesser d’utiliser la famine comme méthode de guerre. Les obstacles à l’action humanitaire, tels que les sanctions et le refus d’accès, aggravent gravement une crise qui ne peut être guérie par le seul argent. »

Les organisations de conclure : « Nous appelons les dirigeants mondiaux à prendre les mesures urgentes qui s’imposent maintenant pour inverser cette tendance en 2022. »

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La « recette miracle » pour prévenir la malnutrition au Niger

La malnutrition est une menace majeure pour la santé et le développement des enfants au Niger, où la famine s’aggrave. Avec le soutien de Plan international, des communautés apprennent à utiliser toutes leurs ressources proches pour nourrir leurs enfants et avoir le bonheur de les voir grandir normalement.

42 % des enfants ont un retard de croissance

Les conflits, la pénurie d’eau, les mauvaises pratiques agricoles et la forte croissance démographique sont autant de facteurs qui contribuent à la crise alimentaire au Niger. En outre, l’augmentation des températures et la réduction des précipitations dues au changement climatique ont pour conséquence des sécheresses récurrentes qui ont érodé les terres agricoles et décimé le bétail.

Le retard de croissance, qui a des conséquences importantes sur la survie et le développement cognitif des enfants, touche 42 % des enfants de ce pays enclavé de la région du Sahel, un des taux1 les plus élevés au monde.

Plan International approvisionne les communautés

Plan International travaille aux côtés des communautés confrontées à l’insécurité alimentaire pour les aider à renforcer leur résilience et à s’adapter au changement climatique. Nous avons réapprovisionné les stocks de céréales, encouragé les communautés à créer des jardins maraîchers, et distribué des chèvres rouges rustiques et des semences de millet aux agriculteurs. 

Nous avons également mis en place des centres d’apprentissage et de nutrition. Les femmes peuvent y faire contrôler le poids de leurs enfants et apprendre les bonnes pratiques en matière de soins aux enfants et de nutrition.

Des cours de cuisine et d’hygiène

Sur l’une des places du village, une vingtaine de femmes d’âges divers, dont des femmes enceintes et des jeunes mamans, attendent le début de leur cours de nutrition. Assises sur des nattes avec leurs enfants sur les genoux ou jouant à proximité, elles bavardent et rient ensemble.

Avant et après le cours de cuisine, les femmes sont encouragées à se laver les mains avec du savon et de l’eau propre en utilisant un dispositif de lavage traditionnel fourni par Plan International. Car une mauvaise hygiène peut provoquer des diarrhées ou une infection par des vers, principales causes de malnutrition infantile.

Le Doungouri Da mo, une recette miracle 

Groupe d'enfants et de femmes en train de manger

Aujourd’hui, les femmes apprennent à préparer le « Doungouri Da mo », l’un des plats les plus populaires du Niger à base de riz et de niébé (un haricot très populaire en Afrique de l’Ouest, et particulièrement nutritif). Certaines femmes appellent cela une recette miracle car elle est simple à faire mais très nutritive pour les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes.

Les femmes travaillent ensemble pour préparer le plat. Certains préparent le niébé tandis que d’autres font le feu et préparent les ustensiles de cuisine. Biba, la bénévole de la communauté qui anime le cours de cuisine d’aujourd’hui, conseille les femmes sur les meilleurs ingrédients locaux à utiliser pour améliorer l’alimentation de leurs enfants.

Les femmes se mettent au travail en dosant le riz et le niébé en fonction du nombre d’enfants pour lesquels elles cuisinent. Chaque enfant reçoit 120 grammes de niébé et 140 grammes de riz. Cela correspond à la bonne quantité de vitamines dont chaque enfant a besoin quotidiennement. Lorsque le Dougouri da mo est prêt, il est servi avec une cuillerée d’huile.

Utiliser des ingrédients locaux, très nutritifs

« Grâce à ces cours de cuisine, j’ai appris des recettes à base de niébé, riz, huile, millet, courge, aubergine et carotte, ainsi que de bonnes pratiques d’hygiène, qui ont contribué à l’amélioration de l’alimentation de mon enfant. Maintenant, ma fille commence à reprendre du poids et grandit normalement », se réjouit Kadidiatou.

Aujourd’hui, nous n’avons aucun cas de malnutrition

Grâce au travail de Biba, les 43 enfants qui souffraient de malnutrition dans le village ont maintenant un poids normal. « Aujourd’hui, nous n’avons aucun cas de malnutrition. Les femmes réalisent des recettes avec des ingrédients faciles à trouver dans notre village, comme le poisson, d’oignons, d’huile, niébé, millet, riz et arachides. Ces aliments sont très nutritifs et bons pour la santé et le développement des enfants », déclare Biba, souriant fièrement.

Ensemble, faisons reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants ! 

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50% d’élèves en plus grâce au programme alimentaire dans les écoles

En Sierra Leone, la pauvreté et la malnutrition vont de pair. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et 31,3% des enfants souffrent d’un retard de croissance. Les restrictions imposées par le COVID-19 ont en outre gravement affecté les revenus de la population et incité les parents à retirer les enfants de l’école. Jusqu’à ce que Plan International lance un programme alimentaire.

Groupe d'enfants à l'école

L’éducation ou les travaux des champs ?

Faire venir les enfants à l’école est un combat quotidien pour Festus Abu Jabbie, le directeur d’une école primaire du district de Bo. « Nous organisons régulièrement des réunions d’engagement communautaire pour expliquer aux parents les raisons pour lesquelles il faut envoyer les enfants à l’école. »

Bien que ces réunions communautaires aient réussi à persuader certains parents, de nombreuses familles n’étaient toujours pas convaincues des avantages de l’éducation. Elles estimaient qu’il était préférable que leurs enfants travaillent dans les champs. Même si ces enfants étaient souvent vu·e·s errant dans les rues pendant les heures de classe.

Un repas par jour et par élève

Un tournant s’est produit lorsque Plan International a lancé un programme alimentaire dans l’école. M. Jabbie a organisé une réunion pour faire part de la bonne nouvelle aux parents : « Chaque enfant recevra désormais une fois par jour un repas sain et nutritif préparé par un groupe de femmes de la communauté ». 

« Quand j’ai appris la nouvelle, c’est comme si on m’avait enlevé un poids sur l’estomac », explique un père. « Ce programme n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment, car les restrictions imposées par le COVID-19 ont gravement affecté les revenus de la population, de nombreuses familles ne réussissant pas à vendre leur production. »

Certains des parents qui ont assisté à la réunion ont fait circuler la nouvelle dans la communauté, si bien que de nombreux parents ont décidé de renvoyer leurs enfants à l’école. 

Plus d’élèves et de meilleurs résultats scolaires 

Au départ, il y avait moins de 200 élèves dans l’école, mais j’en ai maintenant plus de 300

Le nombre d’inscriptions à l’école a augmenté de plus de 50%. « Au départ, il y avait moins de 200 élèves dans l’école, mais j’en ai maintenant plus de 300 », se réjouit M. Jabbie. « Nous avons dû construire une baraque de fortune pour les élèves de l’école maternelle ». 

En outre, grâce à une meilleure alimentation, les élèves sont moins souvent malades. Et leur niveau de concentration et leurs performances se sont améliorés. « Pour la première fois depuis longtemps, nous avons plus de 90% de réussite dans chaque classe ».   

Ensemble, faisons reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants ! 

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Faire reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants

Le 20 novembre, c’est la Journée internationale des droits de l’enfant. Pourtant, encore aujourd’hui, beaucoup trop d’enfants ne peuvent pas jouir de leurs droits fondamentaux, définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989.
L’ONG Plan International France se mobilise pour que tous les enfants aient l’opportunité de réaliser leur potentiel au sein de sociétés qui respectent leurs droits.

Fille assise en train de manger

Les enfants : premières victimes de la crise alimentaire

Ces derniers mois, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a constaté une escalade dramatique de la malnutrition avec au moins 928 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave, dont 45 millions d’enfants.

Cette insécurité alimentaire grandissante peut avoir des conséquences dévastatrices, tout particulièrement sur le développement des enfants. L’augmentation de ce phénomène est notamment liée à la crise sanitaire et menace directement le respect de leurs droits. 

Plan International France reconnait l’école comme un lieu essentiel au bon développement de l’enfant, qui permet un apprentissage de base tout en luttant contre les problèmes de malnutrition. En allant à l’école, certain·e·s enfants ont accès à un repas, ce qui n’est pas toujours le cas une fois qu’ils rentrent chez elles/eux. 

Si davantage de lois garantissent la protection des enfants et de leurs droits et si bon nombre d’entre elles/eux sont en meilleure santé, force est de constater qu’en 2021, le sort de trop d’enfants à travers le monde reste inquiétant. 

Un grand nombre d’enfants dont une majorité de filles, sont obligé·e·s de manquer ou d’abandonner l’école, pour s’occuper de leurs frères et sœurs pendant que les parents travaillent, ou pour travailler elles/eux-mêmes. 

C’est le cas d’Elena, 12 ans, dont la famille survit au Mozambique avec un repas par jour. « Désormais je ne vais plus à l’école, je me concentre uniquement sur la vente de paille ou de noix de cajou pour pouvoir gagner de l’argent pour la nourriture ».

Les actions de Plan International pour lutter contre l’insécurité alimentaire

Depuis toujours, Plan International fait de la défense des droits fondamentaux des enfants, le cœur de son action. L’objectif est que ces droits soient pris en compte et appliqués de manière systématique.

Cette année, Plan International France rappelle à l’occasion du 20 novembre qu’il n’y a pas de hiérarchisation dans les droits fondamentaux des enfants et que tous sont essentiels. Un problème d’alimentation impactera directement tous les autres droits, dont l’accès à l’éducation. Aujourd’hui cette menace concerne des millions d’enfants à travers le monde. 

Plan International fait de la défense des droits fondamentaux des enfants, le cœur de son action

Grâce à des projets de développement et à l’accompagnement des communautés touchées par cette crise grandissante, Plan international France se bat contre la malnutrition chez les enfants à travers différentes actions : assistance en coupons, distributions de nourriture et programmes de repas scolaires.

Le programme AGIR au Bénin lutte contre le décrochage scolaire par l’amélioration des conditions d’accueil, une formation plus qualitative des enseignant·e·s et un suivi scolaire plus poussé de 18 000 enfants de 6 à 11 ans. Depuis la rentrée, les parents d’élèves dédient les champs communautaires à la production alimentaire pour les cantines.

Le programme EDUFI luttant pour l’accès et le maintien à l’éducation fondamentale des populations les plus vulnérables au Bénin, soutenu par l’Agence française de Développement (AFD), permet le déploiement de Centres d’Education Communautaires avec un accès à des cantines solidaires dans le cadre scolaire.

En parrainant un enfant vous lui permettez d’avoir accès à l’école mais aussi à des services essentiels comme la cantine et la garantie d’un repas par jour ainsi qu’une protection assurée par le milieu scolaire.

Ensemble, faisons reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants ! 

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Garder les enfants à l’école au Kenya malgré la faim

Au Kenya, comme de nombreux enfants sous-alimenté·e·s, la petite Mariam, 5 ans, n’avait plus la force d’aller à l’école. Aujourd’hui, elle s’y rend chaque jour grâce au programme d’alimentation à l’école de Plan International.

Fille qui marche dans la rue

Ma fille de 5 ans était trop faible pour aller à l’école

« Avant le programme alimentaire, la vie était difficile pour ma fille de 5 ans. Souvent, elle ne réussissait pas à faire ses devoirs », explique Elizabeth à propos de sa fille Mariam qui, comme des milliers d’enfants au Kenya, souffre de la faim en raison de la grave sécheresse et de la hausse du prix des denrées alimentaires. 

« J’ai compris à quel point elle était affaiblie par la famine le jour où elle est rentrée de l’école plus tard que d’habitude. Je ne comprenais pas pourquoi elle mettait tant de temps alors que notre maison n’est qu’à quelques mètres. 

Le lendemain, je suis allée à sa rencontre et je l’ai trouvée endormie au bord du chemin. Elle était trop faible pour marcher, alors je l’ai portée jusqu’à la maison. Comme c’est arrivé plusieurs fois, j’ai envisagé de la retirer de l’école. » raconte Elizabeth. « Jusqu’à ce que Plan International introduise son programme alimentaire dans les écoles de ma communauté… »

Des repas quotidiens pour 11 000 enfants

Le programme alimentaire de Plan International a été lancé en avril 2017 avec le soutien de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA), dans le comté de Kilifi en avril 2017. En travaillant avec les communautés, Plan International fournit chaque jour des repas à base de riz et de haricots à 11 000 enfants dans 94 écoles.

La majorité des cuisiniers bénévoles sont des parents ayant des enfants dans les écoles. Comme Elizabeth qui raconte : « Lorsque le programme alimentaire a commencé à l’école, je faisais partie des parents qui se sont portés volontaires pour cuisiner à l’école. Je me réveille tôt, je prépare Mariam pour l’école et une fois que j’ai terminé mes tâches ménagères, je vais à l’école pour cuisiner. »

Avant l’intervention de Plan International, de nombreux enfants comme Mariam abandonnaient l’école en raison de la faim causée par la sécheresse, qui a été déclarée catastrophe nationale en février 2017. Nous nous engageons pour maintenir les enfants à l’école, pour éviter qu’ils prennent du retard et que cela ait un impact sur leur éducation.

 « Ma petite fille a changé. Son état de santé s’est améliorée et sa concentration en classe est meilleure. Elle est maintenant capable de faire ses devoirs et le peu que j’ai pour la nourrir, elle et ses frères et sœurs, le soir, est suffisant ». dit Elizabeth.

Ensemble, faisons reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants ! 

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Inde : face à la recrudescence du COVID-19, Plan International se mobilise

L’Inde représente aujourd’hui 1 cas sur 7 de cas de COVID-19 dans le monde. Avec une flambée de l’épidémie sans précédent, le pays fait face à une situation sanitaire catastrophique. Plan International et les ONG membres de l’Alliance Urgence se mobilisent et lancent un appel à dons.

Une situation alarmante 

Depuis plusieurs semaines, l’Inde fait face à une seconde vague de COVID-19 qui plonge ses habitant·e·s dans une situation dramatique. Le deuxième pays le plus peuplé du monde comptabilise aujourd’hui 2,88 millions de cas, plus de 350 000 nouveaux cas par jour et 200 000 morts. 
La situation promet de devenir encore plus catastrophique avec un pic de l’épidémie attendu mi-mai. 

Aujourd’hui, l’Inde manque de tout : lits d’hôpitaux, personnel médical, vaccin, oxygène pour les malades, etc. 

Face à cette situation catastrophique, aux besoins humanitaires en constante augmentation et au manque criant d’équipements sanitaires dans le pays, nous ne pouvons rester inactifs.

Plan International France se mobilise 

Pour les équipes de Plan International en Inde, présentes depuis 1979 dans le pays : « Cette 2e vague de la pandémie de Covid-19 qui frappe encore plus fort l’Inde est la plus grande crise sanitaire de notre vie ! ». 

Plan International France et 5 autres ONG ont décidé d’agir afin de protéger et d’aider les indien·ne·s les plus vulnérables. Dans le cadre de l’Alliance Urgences, aux côtés d’Action contre la Faim, de Care France, d’Handicap International, de Médecins du Monde et de Solidarité International nous unissons nos forces afin de mettre en commun nos spécialités humanitaires pour venir en aide au plus grand nombre.

Sur place, la réponse rapide de Plan International auprès des populations les plus vulnérables dont les enfants se concentre sur la distribution de nourriture, de kits d’hygiène et de dignité pour les adolescentes et les femmes et sur la sensibilisation et la prévention de la population. L’ONG est aussi aux côtés du personnel médical et fournit des équipements de protection et du matériel médial nécessaire aux personnes hospitalisées.

A l’attention des parraines et marraines ayant un filleul·e en Inde : à ce stade, il n’est pas possible d’avoir des informations précises concernant les enfants parrainés. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons plus d’informations. 

Ensemble, agissons face à cette situation dramatique !  

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Ebola en Guinée : l’impact sur le parrainage

Alors que la Guinée pensait avoir vaincu le virus Ebola, apparu pour la première fois en février 2021, celui-ci est réapparu un mois plus tard à quelques kilomètres des premiers cas, dans la région de Nzérékoré. Le 1er avril, une nouvelle épidémie est apparue avec au moins deux nouveaux cas confirmés d’Ebola et trois décès suspects enregistrés.

La reprise du virus Ebola en Guinée perturbe les programmes locaux 

Les nouveaux cas ont été signalés dans la sous-préfecture de Soulouta, où Plan International mène des activités de parrainage avec un total de 506 enfants parrainé⸱e⸱s, dont 70 vivent dans la communauté où la première épidémie d’Ebola s’est déclarée. 

Ces nouveaux cas font suite à trois décès, dont celui d’une femme âgée très respectée qui a été enterrée par les femmes du village selon le processus d’enterrement habituel qui implique le lavage et le nettoyage du corps du défunt. Le ministère guinéen de la santé indique que près de 60 % de tous les cas d’Ebola signalés dans le pays pourraient être liés aux pratiques d’enterrement traditionnelles. 

Francis est le coordinateur des activités de parrainage de Plan International dans la communauté. Lui et son équipe s’inquiètent de l’impact de cette nouvelle épidémie sur le bon déroulement de leurs activités. 

« Actuellement, nous sommes confronté⸱e⸱s à des difficultés, car lorsque nous rendons visite aux familles, nous ne savons pas qui peut être infecté⸱e par Ebola et qui ne l’est pas. Les familles ont également peur puisque nous pouvons les infecter aussi. Nous sommes vraiment préoccupé⸱e⸱s par cette situation. C’est pourquoi nous encourageons les familles à accepter de se faire vacciner pour mieux se protéger et protéger les autres. »

Une réponse d’urgence sanitaire mise en place par Plan International et les pouvoirs publics guinéens

Le ministère guinéen de la santé et de l’hygiène publique a agi rapidement pour mettre en place des sites de vaccination situés dans des zones où des cas de virus ont été enregistrés, chacun ayant la capacité de vacciner 100 personnes par jour – c’est la première fois qu’un vaccin contre Ebola est déployé dans le pays.

Outre la sensibilisation au vaccin, Francis et son équipe exhortent les gens à respecter la mesure de prévention, à se laver les mains régulièrement et à porter un masque. « Nous sommes très bien accueilli⸱e⸱s dans les foyers. Les familles dont les enfants sont parrainé⸱e⸱s par Plan International ont reçu des kits de lavage des mains et des masques pour les enfants. » 

Les familles dont les enfants sont parrainé⸱e⸱s par Plan International ont reçu des kits de lavage des mains et des masques pour les enfants.

Afin d’endiguer rapidement la maladie dans le village et de couper la chaîne de contamination, Plan International et ses partenaires ont également organisé une réunion avec la communauté afin de former les équipes d’intervention, notamment les personnes en charge de la vaccination. Cette approche a été bien accueillie par les membres de la communauté qui comprennent les avantages que le vaccin peut apporter.

« Nous suivons les conseils de Plan International, car nous savons combien de fois cette organisation nous soutient. Nous sommes réconforté⸱e⸱s de voir vos équipes sur le terrain pour sensibiliser les gens. Toute ma famille et moi avons été vacciné⸱e⸱s et nous pensons être hors de danger », dit Fidel, ajoutant : « Personnellement, je ne me suis pas rendu dans la famille où le cas positif a été détecté, mais par mesure de précaution, nous avons été vacciné⸱e⸱s. Tout le village a maintenant peur, et nous demandons à Plan International de continuer à nous aider. »

Dans le cadre de notre stratégie de réponse d’urgence, Plan International apporte son soutien aux familles des enfants parrainé⸱e⸱s avec la livraison de kits d’hygiène contenant du savon et de l’eau de Javel. L’engagement communautaire avec le soutien des assistant⸱e⸱s sociaux permet également de sensibiliser les familles à l’importance de suivre de bonnes pratiques d’hygiène.

Des actions majeures sont également prévues dans la région avec nos partenaires : l’identification des guérisseurs⸱euses traditionnel⸱le⸱s pour freiner la propagation de la maladie, le début des visites à domicile pour les patients de proximité et la recherche sur le virus.  

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Yeyri, Stephanie et Yaya : leur vision d’espoir malgré la situation sanitaire

Le contexte sanitaire actuel met les relations humaines à rude épreuve. Pourtant, cette période est également l’occasion de se réinventer et de se redécouvrir, d’initier des actions de solidarité et d’entraide. Yeyri, Yaya et Stephanie nous communiquent leur vision de l’espoir malgré la situation sanitaire actuelle, et nous expliquent à quel point l’entraide, l’amour et la solidarité sont aujourd’hui plus que jamais essentiels.

Yeyri, 12 ans, habite aux Honduras et adore lire. Elle a lu 189 livres, dont la plupart ont été empruntés à la bibliothèque de Blue Lupin. « Cela nous rend heureux d’attendre ces jours-là avec impatience. Nous portons des masques et nous nous lavons les mains. Nous ne pouvons pas nous approcher trop près les uns des autres ni nous parler beaucoup. Nous faisons la queue devant la bibliothèque et un seul garçon ou une seule fille peut y entrer à la fois. Nous ne pouvons pas toucher trop de livres comme avant, seulement les deux que nous voulons emprunter ».


La vie pendant la quarantaine n’a été facile pour personne, mais Yeyri est heureuse que ses parents ne fassent pas de discrimination parce qu’elle est une fille. « J’aide aux tâches ménagères. Nous aidons toutes et tous : mon frère Johnny fait son lit, nettoie sa chambre, balaie le patio et fait la vaisselle. Ma mère dit que les hommes et les garçons devraient aider aux tâches ménagères et je suis d’accord ».

La solidarité et le soutien mutuel sont d’une grande importance pour les filles et les adolescentes, explique Stéphanie, 16 ans, vivant au Salvador. Elle applique les connaissances acquises à l’école de leadership de Plan International. « Cela m’a beaucoup aidé, car malgré cette pandémie, je peux toujours communiquer avec mes camarades de Plan International. C’est vraiment réconfortant de les voir, même si c’est virtuellement, parce qu’ils me manquent, mais j’espère pouvoir les revoir bientôt », raconte Stephanie. Elle explique que la confiance en soi et l’amélioration des relations avec les autres sont des atouts précieux pendant la situation d’urgence. « J’ai pu aider et donner des informations aux filles de ma communauté, à mes camarades de classe et à mes amis ». 

Yaya, originaire Burkina Faso, a rejoint le programme de parrainage de Plan International à l’âge de 10 ans et a été parrainé par Gina et Mike. Il a une photo du jeune couple et pense encore souvent à eux, se souvenant des cadeaux et des fournitures scolaires qu’il a reçu. « Tout ce temps, j’ai gardé leur photo. J’en ai d’autres qui doivent encore être chez moi dans mon village, avec leurs lettres », dit-il. « L’assistant social nous posait des questions et, en fonction de ce que nous disions, il répondait à nos parrains. Nous parlions des arbres, de nos animaux », se souvient Yaya avec un sourire. Il se souvient également de plusieurs visites de parrains dans son village, car c’était l’occasion de faire la fête en dansant et en chantant. Aujourd’hui âgé de 38 ans, Yaya se souvient de la fierté de ses parents. « Pour mes parents, c’était un honneur d’avoir des parrains, et nous étions heureux de savoir que des gens qui étaient loin nous envoyaient des lettres et des jeux ». 

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Les programmes de l’ONG Plan International France face au COVID-19

Pour faire face à la pandémie de COVID-19 et lutter contre sa propagation, l’ONG Plan International France adapte ses projets dans les pays en développement. Des actions de sensibilisation aux gestes barrières et des distributions d’équipements sanitaires ont notamment été mises en place au Bénin, au Cameroun et au Brésil.

Le Plan de Réponse d’Urgence des projets Edufi et PAESB au Bénin

Dans la région Nord du Bénin, dans le département de l’Atacora, l’ONG Plan International France met en œuvre deux projets : Edufi (« Accès et maintien à l’éducation fondamentale des filles et garçons dans 4 communes rurales de l’Atacora au Bénin ») et PAESB (Projet d’Amélioration de l’Education Secondaire au Bénin).

Dès l’émergence de la pandémie COVID-19 au début de l’année 2020, un Plan de Réponse d’Urgence a été développé pour faire face à la crise sanitaire. Ce plan, élaboré en collaboration avec les ONG partenaires de Plan International France et les autorités locales, comprend notamment les activités suivantes : 

  • Acquisition de kits d’hygiène et de postes de lavage des mains pour les écoles primaires, secondaires et les centres de santé ;
  • Diffusion de spots, d’émissions radios et d’affiches de communication et de sensibilisation sur le COVID 19 et les gestes barrières ; 
  • Acheminement des kits de lavage de mains vers les mairies et les villages ;
  • Formation de 120 éducateurs et 372 enseignant.e.s sur la prévention du COVID-19.  

Les activités du Plan de Réponse d’Urgence découlent essentiellement de la réorientation des actions auparavant exécutées dans le cadre des projets Edufi et PAESB, financés à 90 % par l’Agence française de développement (AFD). Au total, ce sont près de 30 000€ de fonds qui ont été mobilisés au profit de la lutte contre la propagation du virus au Bénin. 

La réadaptation du projet AVENIR au Cameroun

Au Cameroun, l’ONG Plan International France mène le projet AVENIR (« Autonomisation des plus Vulnérables par l’Education Inclusive et la Réinsertion ») dans deux arrondissements de la ville de Yaoundé. Une partie des fonds dédiés à ce programme a été réorientée pour lutter contre la propagation du COVID-19, à travers la mise en place de mesures barrières dans les 38 écoles publiques de l’arrondissement de Yaoundé 2.

Les activités du projet AVENIR ont été modifiées suite à la fermeture des écoles par le gouvernement, du 18 mars au 1e juin 2020, afin de répondre au mieux à cette nouvelle situation et aux besoins qu’elle générait. Les fonds auparavant dédiés aux activités nécessitant des interactions directes rendues impossibles par le virus ont été utilisés pour promouvoir et faciliter les mesures barrières. Des kits ont par exemple été distribués, comprenant entre autres : du savon, des thermomètres, des masques réutilisables et des gels hydro-alcooliques par exemple.

Des séances de brainstorming et une analyse des besoins ont été faites en amont avec les différentes parties prenantes, pour organiser au mieux cette réorientation des fonds. Les établissements scolaires, les partenaires et les autorités locales ont ainsi été consultés pour exprimer leurs besoins et répondre à la crise le plus efficacement possible. 

La lutte contre le COVID-19 au Brésil

L’ONG Plan International France agit au Brésil à travers un support financier extraordinaire octroyé par la Fondation Chanel, un de nos partenaires, pour appuyer à Plan International Brésil dans la mise en place d’un plan de réponse d’urgence pour lutter contre la propagation du COVID-19 et aider les familles vulnérables dans ce contexte de crise sanitaire.

L’action de Plan International Brésil se concentre notamment sur la protection contre les actes de violence, la promotion et la défense des droits sexuels et reproductifs, et le manque de nourriture et d’hygiène. L’ONG opère principalement dans les zones où habitent les enfants parrainés par Plan International et où sont développés ses différents programmes. Cela comprend notamment 3 des quartiers principaux de São Paulo et des communautés de la région Nord-Est du pays, telles que : São Luís, São José de Ribamar, Paço do Lumiar, Teresina, Codó, Timbiras and Peritoró.

Face au COVID-19, les objectifs de Plan International Brésil sont : 

  • Assurer la sécurité de chaque enfant et de leur famille en cette période de confinement et d’isolation ;
  • Répondre aux besoins des jeunes, en particulier les filles, en terme de droits et santé sexuels et reproductifs en cette période de crise sanitaire où certains services de santé sont parfois relayés au second plan car jugés moins importants ;
  • Promouvoir la participation active des jeunes dans les prises de décisions sur les mesures à prendre pour faire face à la crise ;
  • Soutenir les gouvernements locaux et les organisations communautaires en les aidant à garantir un minimum de nourriture et d’hygiène pour les populations les plus vulnérables et celles dont la situation économique s’est dégradé suite à l’arrivée du COVID-19 ;
  • Garantir à chaque enfant parrainé des informations de qualité quant à la situation sanitaire et aux mesures en place pour lutter contre la propagation de la pandémie.

A travers ses actions au Bénin, au Cameroun et au Brésil, l’ONG Plan International France lutte, de manière à la fois directe et indirecte, contre la propagation du COVID-19 dans les zones où l’ONG est présente.

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