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Bangladesh : « Raziya montre l’exemple en fabriquant des masques »

Depuis le 7 mars, date à laquelle le Bangladesh a annoncé son premier cas confirmé d’infection au COVID-19, le nombre de cas dans le pays a considérablement augmenté. Le 22 mai, plus de 30 000 personnes ont été testées positives au COVID-19 et 432 sont mortes des suites de cette maladie.
Face à ce contexte préoccupant, Raziya, 14 ans, s’est érigée en modèle pour sa communauté. Cette enfant parrainée aide ses voisins à lutter contre la propagation du COVID-19.

L’idée de Raziya pour protéger sa communauté du COVID-19

« Dès que j’ai appris ce qu’était le COVID-19, j’ai demandé à ma famille, à mes ami.e.s et à mes voisins de rester chez eux, de porter un masque pour sortir et de laver leurs mains régulièrement avec du savon afin de se protéger du virus », raconte Raziya, 14 ans. 

En plus d’être une enfant parrainée avec Plan International, Raziya est aussi membre de l’Equipe d’Action des Filles de son école, dans le quartier de Rangpur. C’est lors d’une de ces réunions d’équipe que Raziya a entendu parler du COVID-19 et des méthodes pour s’en protéger. Elle a ensuite appris l’importance de porter un masque.

« En tant qu’enfant parrainée avec Plan International, je suis une ambassadrice au sein de ma communauté. »

Distribuer des masques et des conseils sanitaires

Lorsque les écoles ont fermé au Bangladesh, Raziya a décidé d’utiliser son temps libre pour faire des masques et aider les gens à se protéger du COVID-19. Elle a discuté de cette idée avec sa mère, qui est couturière, et ensemble elles ont se sont renseignées sur la meilleure façon de fabriquer des masques en utilisant les chutes de tissu de l’atelier de couture.

Désormais, tou.te.s les membres de la communauté de Raziya portent les masques fabriqués par la jeune fille et sa mère. Elles ont déjà fabriqué plus de 300 masques pour leurs ami.e.s et voisin.e.s.
Quand elle distribue les masques, Raziya prend aussi le temps d’expliquer comment se laver les mains correctement avec du savon et de manière régulière. Jusque-là, personne dans sa communauté n’a contracté le COVID-19.

« Raziya a montré l’exemple en nous distribuant des masques. J’ai eu un masque gratuitement. Les gens pauvres et vivant en milieu rural comme nous ne sont pas au courant de l’importance de porter un masque. Si nous le savons c’est grâce à Raziya et à sa détermination. » témoigne Rupali, le voisin de Raziya..

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COVID-19 : Plan International intervient pour protéger les plus vulnérables

UNE PANDÉMIE SANS PRÉCÉDENT

Dans le monde, les chiffres sont alarmants : 

  • Plus de 32 millions de personnes contaminées depuis le début de la pandémie.
  • Au moins 980 000 morts depuis l’apparition du virus en décembre en Chine.
  • 3 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau et au savon (source Unicef) : la mise en œuvre de gestes barrières est très loin d’être évidente dans de nombreuses régions du monde.
  • 2 écoles sur 5 dans le monde ne disposaient pas d’installations de base pour le lavage des mains avant l’arrivée de la pandémie COVID-19.
  • 90,2 % des élèves ont été descolarisé.e.s dans le monde en raison des fermetures d’écoles liées au Covid-19 (source Unesco).
  • 1,54 milliard d’enfants et de jeunes, dont près de 743 millions de filles, ont été forcés d’arrêter l’école et pour certains ont des risques majeurs de déscolarisation à moyen et long terme (source Unesco). Parmi les 743 millions de filles, plus de 111 millions vivent dans les pays les moins développés du monde.
  • 463 millions d’enfants n’avaient accès à aucune forme d’enseignement.
  • En Afrique subsaharienne, 89 % des élèves n’ont pas accès aux ordinateurs familiaux et 82 % n’ont pas internet.
  • Plus de 300 millions de jeunes enfants à travers le monde sont privés de cantine en raison de la pandémie de coronavirus, notamment en Afrique où l’école assure souvent l’unique repas de la journée (source ONU).
  • 13 millions de filles pourraient être mariées précocement entre 2020 et 2023 en raison du COVID-19.
  • Suite à l’interruption des programmes de prévention des mutilations génitales féminines pour lutter contre le COVID-19, 2 millions de cas de mutilations génitales féminines supplémentaires risquent d’être recensés.

Notre expérience montre que les filles et les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables en contexte d’urgence, y compris en urgence sanitaire. De plus, la pandémie affectera l’environnement dans lequel les enfants grandissent et se développent. 

Les conséquences pour les enfants, en particulier les filles, seront nombreuses : 

  • Scolarisation perturbée voire suspendue.
  • Accroissement des risques de violence sexuelle.
  • Accroissement des risques pour la santé mentale.
  • Accroissement des risques de mariage précoce et forcé.

En effet, Plan International et l’UNESCO alertent sur les conséquences d’une augmentation des taux d’abandon scolaire qui concerneront de manière disproportionnée les adolescentes, renforceront les disparités de genre dans le domaine de l’éducation et se traduiront par un nombre accru de cas d’exploitation sexuelle, de grossesses précoces et de mariages précoces et forcés.

LA RÉPONSE DE PLAN INTERNATIONAL CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19

Pour répondre au mieux à cette crise sanitaire, l’ONG Plan International s’appuie sur son expérience de réponse aux urgences médicales telles que l’épidémie d’Ebola de 2014 en Afrique de l’Ouest. Cette crise a, par ailleurs, montré que les communautés marginalisées sont les plus sévèrement touchées par les répercussions sanitaires, sociales et économiques d’une pandémie.

« Nous pouvons agir maintenant et empêcher le pire de se produire. » 

Notre objectif est de lutter contre la propagation du Coronavirus et de soutenir les enfants et les communautés les plus vulnérables (en particulier les femmes et les filles) de la meilleure façon possible à travers plusieurs domaines d’intervention.

Santé et hygiène :

  • Distribution de kits d’hygiène.
  • Installation de dispositifs de lavage des mains dans les écoles et les communautés où nous sommes présents.
  • Distribution de produits d’hygiène menstruelle et diffusion d’informations de santé sexuelle aux adolescentes. 
    Fournir un soutien en espèces à au moins 100 000 ménages vulnérables pour faire face à la perte de moyens de subsistance
  • Diffusion à la radio d’informations sur les meilleures pratiques d’hygiène, en collaboration avec les gouvernements et les partenaires locaux. 

Éducation : 

  • Travail avec les enseignant·e·s, les parents et les prestataires de soins pour garantir aux enfants le soutien éducatif et émotionnel dont ils ont besoin pendant cette crise.
  • Mise en place de système d’éducation à distance : en ligne ou à la radio.
  • Distribution de matériel d’apprentissage à domicile. 

Aide aux plus vulnérables : 

  • Soutien plus intense et diffusion des mesures préventives dans les camps de réfugié·e·s où nous travaillons actuellement.
  • Maintien d’un contact, même à distance, avec nos communautés d’intervention pour diffuser des informations et rester à l’écoute des préoccupations des habitant·e·s. 
  • Promotion de programmes de protection sociale tels que des abris sûrs et des services d’assistance téléphonique pour signaler des violences à l’égard des enfants et des femmes.
  • Soutien financier à au moins 100 000 ménages vulnérables pour qu’ils fassent face à la perte de leurs moyens de subsistance.

« La pandémie qui a secoué les systèmes de santé les plus développés au monde peut se frayer un chemin simplement à travers un pays vulnérables comme le Niger. Mais si nous apprenons des expériences de la Chine, de l’Europe et de l’Amérique, et si nous intervenons maintenant, nous pourrons réduire la vitesse de propagation du COVID-19, sauver des vies et compenser les souffrances des filles, des garçons et des communautés les plus vulnérables dans le monde.

Ensemble, nous pouvons informer sur le Coronavirus et les gestes barrières, fournir des kits et des connaissances pour bien se laver les mains. Nous pouvons agir maintenant et empêcher le pire de se produire », explique Mohamed Ibrahima Bah, directeur de Plan International au Niger.

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Soutenir les jeunes mères pendant la crise COVID-19

Au Kenya, Diana, 21 ans, est impliquée dans le projet Girls Advocacy Alliance de l’ONG Plan International. Elle a perdu son emploi au début de l’épidémie de COVID-19, mais Plan International a pu lui venir en aide dans le cadre de son projet de soutien aux jeunes mères isolées.

Au Kenya, Diana est tombée enceinte juste après avoir terminé ses études secondaires. Elle a rencontré un homme qui lui a promis de prendre bien soin d’elle. « Je pensais qu’il m’aimait sincèrement. Mais non, il m’utilisait pour satisfaire ses plaisirs sexuels.

Les choses ont brusquement changé quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Il a refusé d’assumer sa responsabilité et a disparu. Je suis restée seule sans savoir quoi faire », confie-t-elle.

Si la situation perdure, qu’allons-nous devenir ?

Diana a dû retourner chez ses parents où elle vit maintenant avec sa petite fille de 6 mois. Mais, ne disposant d’aucun revenu, elle a du mal à subvenir à ses besoins et à ceux de son bébé.

« Avant la crise, je travaillais comme vendeuse dans un centre commercial, mais j’ai perdu mon emploi à cause du COVID-19 et maintenant je reste toute la journée à la maison. Autour de moi, les gens sont très anxieux et parfois désespérés. 

Je m’inquiète pour ma fille. Je vis actuellement grâce à mes petites économies mais, si la situation perdure, je ne sais pas ce que nous allons devenir. »

Plan International nous fournit des produits de base

Comme 50 autres jeunes mères, Diana a reçu un kit sanitaire, de Plan international au Kenya et de la fondation Inua Dada, pour l’aider à traverser cette période difficile. Chaque kit contenait des serviettes hygiéniques, des couches, de la farine, de l’huile de cuisson, du savon, des masques et du papier toilette. 

« Toutes les jeunes femmes apprécient énormément ces kits car depuis la pandémie, nous n’avions plus accès aux serviettes hygiéniques et aux couches, fournies par les écoles avant qu’elles ne soient fermées. »

Un soutien psychosocial et matériel aux jeunes femmes

Diana est membre du projet Girls Advocacy Alliance de l’ONG Plan International qui vise à mettre fin au mariage des enfants et à l’exploitation économique des filles et des jeunes femmes. 
Depuis le début de la pandémie, le projet fournit un soutien psychosocial aux filles touchées par la crise et essaie de garantir aux jeunes mères et aux femmes un accès à des kits d’hygiène gratuits et à des installations sanitaires sûres.  

« Notre réponse au COVID-19 dans les zones rurales vulnérables vise à donner une autonomie socio-économique à celles qui ont peu ou pas de ressources pour répondre à leurs besoins quotidiens pendant cette période où les emplois sont rares », explique Nancy Okoth, chef de projet Girls Advocacy Alliance de Plan International.

Ensemble, nous avons le pouvoir de limiter les conséquences de cette crise et de protéger les plus fragiles.

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COVID-19 : La situation accablante des étudiants haïtiens

A Haïti, la pandémie de COVID-19 apparaît comme un défi supplémentaire dans un pays où 6 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté.
Privés d’école depuis le 19 mars, la majorité des jeunes et des enfants de l’île craignent pour leur avenir. C’est le cas de Barbara, 22 ans, habitante de Croix-des-Bouquets et étudiante à l’université.

L’arrivée du COVID-19 dans un contexte déjà difficile

Le 19 mars 2020, les autorités sanitaires ont confirmé les deux premiers cas de COVID-19 sur le territoire haïtien. Le gouvernement a alors décidé de fermer toutes les écoles et les universités du pays, à peine remis de la crise économique et sociale qui a fait rage l’année précédente.
Les pénuries de carburant et la hausse des prix du pétrole avaient en effet provoqué de grandes manifestations et un ralentissement de l’activité économique des villes haïtiennes à la fin de l’année 2019.
Suite à ces événements, les écoles étaient restées fermées de septembre à décembre 2019.

« Pour rester en contact avec mes amis de l’université, nous avons créé un groupe WhatsApp pour échanger nos idées sur les problèmes de notre pays, reprendre nos cours et partager des conseils sur comment rester à la maison en toute sécurité », raconte Barbara. « Mais c’était très difficile de rester en contact, à cause du manque d’électricité et des problèmes de réseau. »

Les difficultés du confinement

Dans la communauté de Barbara, les habitant.e.s bénéficient généralement de quatre heures d’électricité par jour. Barbara vit avec sa grand-mère et sa tante, avec qui elle s’entend très bien. Elles passent le confinement ensemble.

La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur la vie quotidienne de la jeune fille, et plus encore sur son éducation.
« Le jour où j’ai appris que le virus était à Haïti, je revenais de l’université », témoigne-t-elle. « Ma première réaction fut de me demander : « Que m’arrivera-t-il si ma grand-mère et ma tante sont infectées ? ».

« Mes camarades de classe et moi nous essayons de rester en contact via WhatsApp, malgré les difficultés. J’essaye aussi d’étudier à la maison mais c’est compliqué : il m’est difficile de rester concentrée avec tout ce qui se passe dans ma région, entre la pandémie et les problèmes politiques », explique Barbara.

« La situation est vraiment accablante. Même si tu as des projets ou des objectifs, tu ne peux pas les atteindre. C’est comme s’il n’y avait plus rien de certain : ce que tu as prévu, ce que tu veux devenir, plus rien n’est sûr. » déplore Barbara.

La réponse de Plan International

Avant l’arrivée de la pandémie, 40 % de la population souffrait déjà d’insécurité alimentaire, selon l’ONU. Avec la fermeture des classes liée au confinement, près de 300 000 enfants sont privés de leur déjeuner quotidien, ce qui risque de causer des retards de croissance parmi les enfants les plus jeunes.

Pour aider les enfants et leurs familles, l’ONG Plan International a lancé un programme d’urgence :
•    distribution de kits alimentaires aux familles les plus vulnérables ;
•    transmission d’informations nécessaires sur la pandémie, ses symptômes et surtout les mesures à prendre pour éviter sa propagation ;
•    installation de stations de lavage des mains disponibles pour tous les membres des communautés ;
•    lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

En tant que secrétaire adjointe au Conseil Consultatif des Jeunes, Barbara a bénéficié d’une formation sur le leadership et la participation communautaire :
« C’est comme être membre du groupe. Cela me permet de gagner en expérience, en particulier quand je vais dans les communautés », explique-t-elle.

Pour prévenir les violences de genre pendant le confinement, l’ONG Plan International a mis en place une campagne de sensibilisation à la radio et sur les réseaux sociaux.

Nous vivons dans des temps extrêmement difficiles.

Quand on lui demande quels sont les meilleurs moyens pour soutenir et protéger les filles et les femmes pendant la crise du COVID-10, Barbara répond :
« Nos besoins doivent être pris en compte, y compris ceux en lien avec notre santé sexuelle et reproductive et notre santé mentale. Les enfants requièrent une attention particulière. Il faut que quelqu’un leur enseigne ce qu’est le COVID-19 et l’impact qu’il pourrait avoir sur leurs vies et celles de leurs familles ».

Ensemble, nous avons le pouvoir de limiter les conséquences de cette crise et de protéger les plus fragiles.

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En première ligne : Comment Michael conduit notre réponse au Covid-19 en Sierra Leone

Chauffeur pour Plan International en Sierra Leone, Michael, 29 ans, conduit les convois de distributions pour venir en aide aux communautés les plus vulnérables. Il nous livre le récit de sa mission pour nourrir les enfants victimes des pénuries alimentaires causées par le COVID-19 et le confinement.

Il est exactement 14h59 quand l’équipe de distribution arrive dans la communauté de Mamaka, dans la région de Port-Loko. Avec un grand sourire, Michael sort de sa voiture et commence à décharger les boîtes de denrées alimentaires que l’équipe a apporté pour les enfants. Michael est un chauffeur : il travaille en première ligne dans la réponse d’urgence de Plan International en Sierra Leone et il est fier d’aider les enfants de son pays.

Pendant les deux prochaines semaines, il sera l’un des 5 chauffeurs à se rendre dans 6 zones et 61 communautés des provinces du Nord et du Sud de la Sierra Leone. Là-bas, il fournira une aide humanitaire essentielle aux communautés laissées sans nourriture pendant le confinement mis en place pour lutter contre le virus COVID-19. Il raconte :

D’importants préparatifs

« Notre voyage n’est censé durer que 14 jours. Nous allons distribuer 22 kilogrammes de riz à 13 889 enfants et à leurs familles dans 5 559 foyers vulnérables, pour atteindre au total 83 333 personnes.

La mission a commencé par des arrangements logistiques complexes. Puisque le gouvernement a restreint les déplacements entre les différentes régions du pays, l’ONG Plan International a été  obligée d’obtenir des laissez-passer pour chaque véhicule engagé dans la distribution, y compris les poids lourds loués pour transporter les tonnes de riz à distribuer. Une fois les laissez-passer obtenus, nous avons conduit de Freetown, la capitale, au bureau de terrain, où nous avons passé la nuit.

Les journées de distribution débutent dès 6h du matin, heure à laquelle nous nous levons pour nous préparer. Je rejoins le bureau de terrain à 7h et commence par nettoyer la voiture et faire les vérifications nécessaires. Ensuite, je vais à l’hôtel chercher mes collègues. Nous avons une réunion pour organiser la journée et planifier nos arrêts dans les différentes destinations. Puis, la journée de distribution commence vraiment.

Un voyage dangereux

Nous déplaçons le convoi avec tous les véhicules fermés. Tous les intervenants portent des lunettes et des masques. Les voitures de Plan International avancent, suivies des camions chargés des denrées alimentaires. Atteindre les communautés bénéficiaires peut parfois s’avérer très difficile car les routes sont mauvaises et remplies de nids de poule, de ponts brisés et des chemins boueux.

Parfois des villageois, frustrés de ne pas recevoir d’aide eux aussi, tentent de nous attaquer ou d’abîmer le convoi. Une fois, nous avons même vu des machettes et des couteaux laissés sur la route, sans personne autour. J’ai donné le signal au convoi d’accélérer et de rester groupé, avec nos feux de détresse allumés.

Quand nous arrivons dans la zone de distribution, nous nous garons très proches les uns des autres, pour des raisons de sécurité. 
C’est alors que commence la deuxième partie de ma mission. J’aide à décharger le camion et à compter les denrées. Une fois que tout est fait, je participe à l’identification des bénéficiaires et m’assure le respect des distanciations sociales. Pendant ce temps, je garde toujours un œil sur les voitures et les camions, pour être sûr qu’ils soient en sécurité.

Les sourires des enfants

Les sourires sur les visages des enfants et de leurs parents quand ils reçoivent leurs denrées alimentaires sont plus que gratifiants. Ils me font oublier les longues journées de travail sous le soleil et la pluie. Ils me motivent. Chaque fois que je vais me coucher après une journée de distribution, je me dis « Michael, tu n’as pas les moyens financiers d’aider tous ces enfants mais tu peux les aider en offrant tes services alors continue à faire de ton mieux. ».

« Je ne me considère pas comme un simple chauffeur mais plutôt comme quelqu’un qui contribue au bien-être des enfants. »

A mes collègues chauffeurs, je voudrais simplement leur dire : « Ne vous considérez jamais comme de simples chauffeurs. Voyez-vous plutôt comme quelqu’un qui participe à la réalisation de l’objectif de Plan International en tirant parti de votre domaine d’expertise. C’est votre domaine, donnez le meilleur de vous-même. »  

 

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COVID-19 : La bataille d’une mère et de sa fille pour s’adapter à leur nouvelle vie

Au Ghana, les vies de Christabel, 12 ans, et de sa mère, Catherine, ont été bouleversées par la pandémie de COVID-19. Depuis l’arrivée du virus, de nombreuses familles ont fui la région du Haut Ghana Occidental, déjà durement touchée par la méningite cérébrospinale. Les membres de leur communauté encore dans la région vivent dans la peur perpétuelle que le nombre de morts généré par l’une des deux maladies n’augmente.

Une peur constante

Catherine, la mère de Christabel, s’inquiète pour sa santé et celle de sa fille. Pourtant, elle n’a d’autre choix que de se rendre au marché chaque jour, pour gagner de l’argent et acheter de la nourriture.

« J’ai entendu qu’il n’y avait pas de traitement pour le COVID-19 mais qu’avec un dépistage rapide, des soins adaptés et beaucoup de chance, les personnes touchées avaient une chance de survivre », déclare Catherine.
« J’ai peur chaque jour quand je sors de chez moi, parce que je ne peux pas voir la maladie et ne peux pas l’éviter. Ma plus grande peur est d’attraper le virus sans m’en rendre compte et d’infecter ma fille. J’ai aussi peur de mourir et de laisser ma fille seule derrière moi. »

Ma plus grande peur est d’attraper le virus sans m’en rendre compte et d’infecter ma fille.

Même s’il n’y a pas de restriction de mouvement dans leur village, tout y est très calme. A cause de cela, Christabel ne se sent pas en sécurité quand sa mère sort pour aller au marché.
« J’ai très peur quand ma mère me laisse pour aller au marché parce qu’il n’y a personne avec moi à la maison. » explique-t-elle. « Je veux aller avec elle mais elle refuse du coup je veux rejoindre ma grand-mère dans le village d’à côté. ».

Un quotidien solitaire

Catherine a dit à Christabel de rester à l’intérieur et de ne pas jouer avec les autres enfants pour éviter d’attraper le COVID-19. La jeune fille passe donc la majeure partie de ses journées à jouer seule, devant sa maison.
Christabel explique : « Je ne vois pas mes amis. Si je veux discuter, je me mets d’un côté du mur et je crie. Quand mes amis de l’autre côté m’entendent, ils viennent me voir et nous parlons à travers le mur. ».

L’action de Plan International Ghana pour lutter contre la propagation du COVID-19

Le Ghana présente des cas de COVID-19 depuis le mois de mars 2020. L’impact de la pandémie va bien au-delà du nombre de personnes touchées. Nombre de ghanéen.ne.s n’ont plus accès aux services de santé. Les enfants sont particulièrement touchés, puisque nombre d’entre eux n’ont plus accès à l’école et beaucoup sont confrontés à un risque accru d’abus.

En réponse à cette situation, Plan International Ghana travaille en partenariat avec les services de santé du pays pour prévenir la propagation du virus et assurer le maintien des services de santé sexuelle et reproductive.
L’organisation a aussi fourni des équipements de protection, du désinfectant pour les mains, du savon, des sceaux et des comprimés pour purifier l’eau à l’équipe régionale d’urgence et aux services de santé ghanéens de la région du Haut Ghana Occidental.
Dans la communauté de Christabel, Plan International Ghana a offert 10 stations de lavage des mains, des comprimés pour purifier l’eau, 50 bouteilles de désinfectant et 100 bouteilles de savon, du matériel qui bénéficiera à plus de 1 400 personnes.
Les informations essentielles au sujet du COVID-19 et des méthodes pour empêcher sa propagation ont aussi été transmises à près de 4 000 habitant.e.s du village de Christabel et des communautés voisines.

Ces mesures visent à faciliter la vie des ghanéen.ne.s de la région, comme Christabel et Catherine, en leur donnant les moyens d’affronter leur peur et de lutter contre la propagation du COVID-19.

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Vietnam : un enfant parrainé fabrique un distributeur de gel désinfectant pour limiter la propagation du COVID-19

Âgé de 14 ans, Chung est passionné d’électronique. Il est connu dans son village pour son habileté à réparer les radios et les téléphones cassés. Lorsque le premier cas de COVID-19 a été confirmé au Vietnam, Chung a décidé de concevoir un appareil qui pourrait aider à limiter la propagation du virus.

« J’étais malheureux de ne plus aller à l’école et de ne plus voir mes amis et mes professeurs. J’étais obligé de rester à la maison, alors j’ai commencé à faire des recherches sur Internet », explique Chung, enfant parrainé avec Plan International au Vietnam.

Il a décidé d’essayer de réaliser un dispositif automatique de désinfection des mains, simple et pratique. Après avoir dessiné son prototype, il a cherché les pièces en ligne et les a achetées avec ses économies.

Mon dispositif évite tout contact inutile

Cela a pris 15 jours à Chung pour réaliser son premier exemplaire.

« C’est assez simple et ça fonctionne avec un capteur infrarouge. Il suffit de mettre les mains sous le distributeur et le capteur envoie un signal au processeur. Le processeur commande alors à l’appareil de distribuer une quantité prédéterminée de gel. Ce qui évite tout contact inutile comme on peut le voir sur les instructions écrites sur les côtés de l’appareil. Comme seulement 2 à 3 secondes sont nécessaires pour récupérer le gel, les habitant·e·s n’hésitent pas à se désinfecter les mains souvent. »

Le dispositif de Chung a été placé bien en évidence dans le bureau du Comité populaire de la communauté. « Chaque fois que je vais au bureau, je me désinfecte les mains avec cette machine. Je n’ai pas besoin d’appuyer sur un bouton. Je pense que c’est une très bonne initiative qui a un grand effet sur la prévention de la maladie », a déclaré Mme Phong.

Ce dispositif devrait aussi bénéficier aux villages alentour

Quand le prototype a été au point, Chung a demandé à ses parents l’autorisation de le présenter au Comité populaire local de son village.

« J’ai conçu cet appareil pour aider à prévenir la propagation du COVID-19, afin que la vie revienne vite à la normale. »

M. Sy, secrétaire de l’Union des jeunes de la communauté lui a alors attribué un prix pour son travail et son engagement : « Ce distributeur de gel désinfectant automatique pour les mains présente de nombreux avantages et doit être reproduit en de multiples exemplaires. L’Union communale de la jeunesse propose aux syndicats de jeunesse de la région de récompenser Chung pour son implication dans la prévention du COVID-19. »

Plan International se réjouit que l’un de ses filleuls ait fait preuve de tant d’initiative, d’intelligence et de détermination pour aider à préserver la santé de sa communauté et de celles alentour.

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Covid-19 Pénurie de produits, difficultés d’acheminements, manque de moyens : comment les ONG de l’Alliance Urgences s’adaptent

Pour la première fois, la communauté internationale est confrontée à une crise sanitaire mondiale de très grande ampleur, mais les moyens pour y faire face sont très inégaux selon les pays. Pénurie de produits, difficultés d’acheminements, manque de moyens financiers et humains : sur le terrain, les membres d’Alliance Urgences adaptent leurs programmes pour faire face à ces nombreux obstacles, mais redoutent l’arrêt de certaines de leurs actions faute de matériels de protection suffisants.

coronavirus alliance urgences

Les associations humanitaires confrontées à la compétition mondiale de l’approvisionnement

Pour permettre aux pays les plus vulnérables de faire face à l’épidémie, 100 millions de masques et gants, 25 millions de respirateurs et 2,5 millions de tests de diagnostic seront nécessaires chaque mois selon l’Organisation Mondiale de la Santé . En Afrique uniquement, les ONG de l’Alliance estiment d’ores et déjà que plus de 5 millions de masques sont aujourd’hui nécessaires pour protéger les personnels soignants, les agents de santé communautaire et les travailleurs humanitaires du Covid-19. 

Or, cette crise sanitaire mondiale entraîne une compétition très forte autour des mêmes produits – comme les gels, les masques – et pour la première fois, les ONG comme les acteurs privés sont en compétition avec les États. Face à l’explosion des demandes, les prix s’envolent, alors que la qualité n’est pas assurée et les garanties réduites. 

« A la différence des urgences humanitaires que nous avons connues par le passé, nous sommes actuellement confrontés à un triple défi : une compétition féroce pour acheter les mêmes produits (masques, gels…) qui peuvent être réquisitionnés à tout moment par les États ; des transporteurs qui fonctionnent à minima ; et des pays qui ont pris des mesures drastiques de fermeture. Dans ce contexte très contraint, le travail commun de nos ONG pour être plus efficientes ensemble est fondamental », explique Florence Daunis, Directrice des Opérations de Handicap International, ONG membre d’Alliance Urgences.

Assurer la garantie de l’acheminement des produits jusqu’aux populations les plus vulnérables

Face à ce contexte, les ONG regroupées autour des membres d’Alliance Urgences s’organisent pour mutualiser leurs commandes en grand volume et rendre plus efficients leurs envois. Une mutualisation essentielle à l’heure où la concurrence mondiale est inédite :

« Groupage des commandes, des expéditions, affrètement d’avions en commun, plaidoyer auprès des autorités pour faciliter les procédures douanières… Face à un marché sous tension et des possibilités de transports restreintes, les membres d’Alliance Urgences ont fédéré une dizaine d’ONG autour d’eux pour pouvoir acheter et envoyer, ensemble, le plus rapidement possible le matériel dont nos équipes ont besoin sur le terrain afin de lutter contre l’épidémie et continuer nos activités d’urgence. Alliance Urgences coordonne ainsi l’acheminement de matériel, -mais aussi de personnel- sur les terrains humanitaires pour 16 organisations », explique Fabrice Perrot, Directeur Logistique de Solidarités International, ONG membre d’Alliance Urgences.

Sur le terrain, fabrication de gel hydroalcoolique, de masques…

Sur le terrain enfin, les ONG d’Alliance Urgences s’adaptent là encore pour surmonter les défis logistiques auxquels elles sont confrontées et répondre aux nouveaux besoins. 

« Certains membres se sont lancés dans la fabrication de gels hydroalcooliques, de masques ou encore de visières. A titre d’exemple : Handicap International réfléchit à utiliser ses imprimantes 3D, habituellement utilisées pour la fabrication de prothèses et d’orthèses, pour la production de visières et de masques. En Somalie, CARE travaille avec des fournisseurs de réseaux mobiles pour transmettre des messages de prévention Covid-19 à plus de 270 000 familles et ainsi atténuer les risques de transmissions », indique Renaud Douci, délégué général de l’Alliance Urgences.

Pour pouvoir protéger les personnels soignants et humanitaires, essentiels et en première ligne de la réponse, les ONG de l’Alliance Urgences demandent à l’ensemble de la communauté internationale de faire preuve de solidarité en facilitant l’exportation et l’importation d’équipements de protection.  La pandémie est mondiale. Seule la solidarité en viendra à bout.

Contacts presse :
medias@allianceurgences.org – Fanny Mantaux (06 09 17 35 59) et Camille Nozières (07 86 00 42 75)

Alliance Urgences

L’Alliance Urgences est mobilisée pour répondre à l’urgence Coronavirus en France, tout comme dans les zones les plus vulnérables de la planète. Pour soutenir nos actions, nous avons lancé un appel à dons : 6 ONG, 1 clic, 1 don sur allianceurgences.org et au 01 70 84 70 92.

Ensemble, nous sommes plus forts et complémentaires : Action Contre la Faim, CARE France, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International et Solidarités International.

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Nourrir les enfants de Zambie pendant la pandémie du Covid-19

Depuis que les écoles ont fermées en Zambie pour limiter la propagation du Coronavirus, les programmes d’alimentation scolaire sont suspendus. Préoccupé par la santé des enfants qui dépendent des repas scolaires pour se nourrir et risquent de souffrir de malnutrition, l’ONG Plan International a mis en place des points de distribution de denrées alimentaires.

alimentation enfants Zambie COVID-19

Lutter contre la famine en Afrique australe

En Zambie, 2,3 millions de personnes sont en état d’insécurité alimentaire sévère, à cause de la sécheresse qui frappe l’Afrique australe, une des régions les plus touchées par le changement climatique. Ainsi, le pays, qui dépend fortement de l’agriculture, connait une baisse significative de la production céréalière au cours des 36 derniers mois et n’a eu qu’une seule récolte normale depuis 5 ans.

Avant la crise du Covid-19, Plan International avait mis en œuvre un programme d’alimentation scolaire dans 6 écoles de la province centrale du pays, pour soutenir les enfants et les encourager à rester à l’école. 
L’alimentation est essentielle à la santé des enfants et leur permet de poursuivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Trois fois par semaine, des parents d’élèves bénévoles préparaient du porridge à partir de céréales fournies par l’ONG. 

S’assurer que les enfants mangent au moins une fois par jour malgré le confinement

« A l’annonce de la fermeture des écoles à la suite de la découverte de deux cas de COVID-19 dans le pays, un sentiment de panique m’a envahi lorsque j’ai réalisé l’impact que cela aurait sur les 5 000 enfants qui dépendent, pour se nourrir, du programme d’alimentation scolaire », explique Christopher Lungu, directeur de programme de Plan International pour la région du Centre.

Pour éviter que ces enfants n’aient faim, des ajustements ont été apportés au programme :  « Nous avons dû mettre sur pied une nouvelle organisation pour permettre aux enfants de continuer à bénéficier de repas scolaires. Nous distribuons des rations alimentaires aux parents qui préparent les repas de leurs enfants, confinés à la maison », explique Bridget, une agent de terrain communautaire.

Avec l’approbation du ministère zambien de la Santé, Plan International a mis en place des points de distribution de rations alimentaires. « Nous avons dû agir très rapidement, avant l’éventuelle survenue d’un confinement total », explique Elliot Ncube, coordinateur de la protection de l’enfance en situation d’urgence.

Respecter les consignes sanitaires pour empêcher la propagation du virus

aide enfants Zambie COVID-19

Plan International fournit des installations de lavage des mains avec du savon liquide et un désinfectant pour tous ceux qui viennent aux distributions d’aliments. Nous nous assurons qu’ils se lavent les mains avant et après la collecte de leurs rations. Notre personnel et nos bénévoles qui manipulent les aliments utilisent des gants chirurgicaux pour éviter la contamination pendant l’emballage et la distribution.

« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le ministère de la Santé pour nous assurer que les parents étaient conscients de l’importance de maintenir la distanciation sociale, de se laver les mains avec du savon et de ne pas se serrer la main lors de la distribution de rations alimentaires », explique Elliot Ncube.

Tandis que notre équipe d’intervention d’urgence distribue les rations alimentaires, le personnel du ministère de la Santé fournit aux parents des informations importantes sur le COVID-19 pour sensibiliser aux dangers de la maladie et enseigner à la communauté comment se protéger et empêcher la propagation du virus.

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COVID-19 : Offrir un enseignement à distance aux élèves du Ghana

Assise devant le porche devant sa maison, Emma, 14 ans, lave une pile de vêtements. C’est aujourd’hui lundi et Emma devrait être à l’école, mais ce n’est pas le cas. Car, comme toutes les écoles du Ghana, la sienne a été fermée pour freiner la propagation du COVID-19. L’ONG Plan International met en place des systèmes d’éducation à distance pour éviter la déscolarisation des enfants.

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Contrairement à mes frères, je suis obligée de rester à la maison

Pour Emma, comme beaucoup de filles de sa communauté dans la région du Centre du Ghana, la vie a changé. Elle passe ses journées à la maison soit à faire les tâches ménagères, soit à s’occuper de sa famille.

« L’école a été fermée sans préavis. On ne nous a pas donné beaucoup de devoirs et je n’ai pas de manuels scolaires à moi, donc je passe la journée à laver, à nettoyer, préparer les repas et faire des courses pour ma mère. »

Le Ghana a enregistré ses 2 premiers cas de COVID-19 le 12 mars 2020 et depuis lors, le nombre de cas a continué d’augmenter. Au 9 avril, il y avait 378 cas avec 6 décès, ce qui suscite l’inquiétude dans le pays.

« Cette situation m’inquiète beaucoup. Comment empêcher le coronavirus de nous infecter, moi et ma famille ? En plus, à cause de ce virus, je suis obligée de rester à la maison et de faire le ménage du matin au soir tandis que mes frères passent la journée avec leurs amis », s’agace Emma en montrant ses deux frères jouant au football avec le petit voisin.

On nous apprend les gestes barrières

Pour lutter contre la pandémie, des comités dirigés par des jeunes vont de maison en maison pour montrer aux villageois ce qu’ils doivent faire pour se protéger contre le virus.

« On nous enseigne l’hygiène et on nous recommande de pratiquer la distanciation sociale, d’éviter de se serrer la main ou d’établir des contacts corporels. Cependant, je regrette que l’équipe de jeunes ne soit composée que de garçons. Alors que nous, les filles, devrions également faire partie du comité pour enseigner aux femmes et aux filles l’hygiène personnelle », confie-t-elle.

En complément, les responsables de la communauté d’Emma ont fourni des dispositifs pour permettre le lavage des mains dans le centre du village, au marché et dans les toilettes. 

Je vais bénéficier de l’enseignement à distance

Des systèmes de télévisions vont être installés pour diffuser des cours à distance aux enfants. Ainsi, Emma et ses camarades pourront rattraper leur retard sur leurs devoirs.

« J’en suis très heureuse », déclare Emma, « Même si je me demande comment faire si je ne comprends pas quelque chose. »

Après la fermeture de toutes les écoles du Ghana, le président de la République a chargé le gouvernement de déployer l’enseignement à distance au niveau national. Forte de son expérience dans le domaine, l’ONG Plan International participe à la conception des leçons et à leur enregistrement pour la diffusion nationale sur les chaînes de télévision et de radio.

Grâce à une infrastructure d’apprentissage à distance alimentée par l’énergie solaire et par satellite, Plan International prévoit de commencer à offrir des sessions d’apprentissage interactives aux étudiants à partir de la mi-avril 2020.

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