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L’exploitation des filles, la barrière persistante à l’éducation

63 millions de filles demeurent astreintes au travail dans le monde. Pour la première fois en 20 ans, les progrès pour éradiquer le travail des enfants sont à l’arrêt. À l’occasion de la Journée internationale des filles et de l’année mondiale pour l’éradication du travail des enfants, l’ONG Plan International France se mobilise contre l’exploitation des filles : un fléau violent et invisible qui les prive d’éducation.

160 millions d’enfants travaillent dans le monde. C’est quasiment l’équivalent de la population du Bangladesh. Entre 2016 et 2020, 8,4 millions d’enfants supplémentaires y ont été astreint·e·s. Des chiffres terrifiants qui reflètent une réalité intolérable : privation d’enfance, mise en danger de la santé et exclusion de l’éducation.

L’exploitation des filles : un fléau toujours plus violent et invisible…

Les filles sont particulièrement affectées par ce fléau. Astreintes aux formes les plus violentes, les plus dangereuses et les plus invisibles du travail, elles demeurent les premières touchées par la traite, l’esclavage domestique, les tâches dans les mines, l’enrôlement dans des groupes armés ou l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. Elles représentent plus des trois quarts des survivant·e·s de l’exploitation sexuelle.

La pandémie de Covid-19 et la hausse du niveau de pauvreté ont des conséquences dévastatrices sur l’exploitation des filles et menacent de mettre brutalement à l’arrêt les progrès réalisés ces 20 dernières années. Au Cambodge par exemple, la traite des filles a presque doublé en 2020 en raison de la pandémie, avec plus de 1 cas détecté tous les 3 jours dans certains villages.

… qui les met en danger et les prive de leur droit à l’éducation

Ce fléau prive ces dernières de leur enfance, de leur potentiel, de leur dignité et de leur éducation. Plus d’une fille sur trois astreinte au travail ne va pas à l’école. Privées du lieu de protection et d’apprentissage que représente l’école, elles sont exposées aux risques d’exploitations domestiques informelles et de violences sexuelles. 

Plan International France agit pour éradiquer l’exploitation des enfants grâce à l’éducation. L’ONG met en place des programmes de prévention, d’intervention et de réinsertion dans la vie normale pour les survivant·e·s de l’exploitation. Alors que l’éducation reste le principal levier d’émancipation, Plan International France accompagne le retour à l’école des survivantes en Tanzanie notamment, avec le programme Child Labor à Geita, au nord-ouest du pays.

Violaine Gagnet, directrice des programmes de Plan International France, explique ce phénomène et les projets de l’ONG sur le terrain pour éradiquer ce fléau :

 

 

 

Téléchargez le dossier de presse L’exploitation des filles toujours plus violente et plus invisible.

Ensemble, libérons le #PotentiELLE des filles. Faites partie du Plan, parrainez une fille ! 

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Trois étudiants collaborent avec Plan International France

Cette année, l’ONG Plan International France s’est associée à l’EDHEC Business School et CITECOM, agence de communication junior, dans le cadre d’un concours étudiant de création publicitaire intitulé Mise en Lumière.

Le concours Mise en Lumière organisé par l’EDHEC Business School

Lors du lancement de ce concours, Plan International France a fourni un brief créatif auquel les étudiants ont dû répondre. Le thème abordé : la lutte contre le travail des enfants. Nous leur avons demandé de proposer une campagne de sensibilisation à destination du grand public à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le travail des enfants, le 12 juin.

Les objectifs de cette campagne :

  • Rappeler que le travail des enfants est encore une réalité partout dans le monde et qu’il est de notre devoir de le combattre.
  • Mettre en avant les actions de Plan International pour lutter contre le travail des enfants. 
  • Augmenter le nombre de parrains et marraines ainsi que les dons ponctuels.

La proposition innovante et créative des gagnants du concours

Les étudiants ont travaillé avec créativité et ingéniosité sur des affiches et des spots vidéos pour communiquer sur le thème choisi. Après des semaines de travail, un jury composé de l’équipe communication de Plan International France ainsi que d’experts en communication s’est réuni pour délibérer sur les affiches et les spots réalisés par les étudiants en communication de toute la France, le 3 avril 2021. Tous se sont accordés sur la qualité indéniable du travail fournit par l’ensemble des étudiants. 

Après délibération, le jury a sélectionné l’affiche du groupe « La Pieuvre » composé de Zélie Monnier, Victoire Rodriguez et Thibaud Renoit, étudiants à Mediaschool Strasbourg. Un travail d’une grande ingéniosité qui a su délivrer un message fort : « Leur travail n’est pas un jeu d’enfant ». En mettant en avant un train en bois sur les rails d’une mine, l’occasion de faire le lien avec notre programme Child Labor qui lutte notamment contre le travail des enfants dans les mines en Tanzanie.

Les étudiants du groupe « La Pieuvre » ont réussi à illustrer le parallèle entre le jeu d’enfant et l’innocence, qui sont remis en question lorsque les enfants doivent travailler.  
Un grand bravo à cette équipe de jeunes étudiants prometteurs qui ont relevé le défi avec brio !

 

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Rencontre avec Franklin Sylvester, responsable de programmes

La pauvreté pousse de nombreuses familles à laisser leurs enfants travailler dès leur plus jeune âge, notamment dans les mines. Le programme « Child Labor » lancé en 2013 a pour but de mettre fin à cette exploitation afin que les enfants puissent avoir accès à l’éducation au lieu de travailler. Rencontre avec Franklin Sylvester, responsable de programmes au sein de l’ONG Plan International France.

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent.

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J’ai échappé à la guerre, mais maintenant je dois travailler

Au Liban, la vie devient de plus en plus difficile pour les jeunes filles syriennes contraintes de fuir leur pays après que le conflit ait embrasé leur patrie. Plan International travaille avec certains de ces enfants qui s’inquiètent chaque jour de la survie de leur famille.

Raghad forcée d’abandonner l’école pour travailler pour la survie de sa famille

Raghad, 12 ans, originaire de Syrie, vit avec sa mère et ses cinq frères et sœurs dans la ville de Tyr, au sud du Liban. Son père a quitté la famille et vit avec une autre femme. Une étude de 2018 sur le travail des enfants au Liban a révélé que les femmes et les filles syriennes supportent un fardeau disproportionné à la suite de la crise. 

Les familles soutenues par des femmes sont plus pauvres que les ménages dirigés par des hommes et elles ont plus de mal à obtenir de la nourriture pour la journée. Les filles vont plus rarement à l’école et sont plus exposées à l’exploitation sur le lieu de travail. 

« Je vais à l’école et je suis en sixième. Mais ma mère m’a dit que je devrais quitter l’école l’année prochaine pour l’aider à gagner de l’argent. Je vais cueillir des oranges et des bananes. C’est vraiment dur et je me demande : « Pourquoi dois-je finir l’école ? » Mes amis vont continuer et je suis vraiment brillante à l’école », dit Raghad.

 » J’ai une petite sœur qui est née prématurément et qui a dû subir une opération du cœur dans un hôpital de Beyrouth. Cela a coûté beaucoup d’argent que nous devons maintenant rembourser. Ma sœur aînée a déjà terminé l’école et travaille maintenant avec ma mère tous les jours. Mon père ne nous soutient pas du tout ».

L’anxiété de Raghad concernant l’avenir est évidente. C’est comme si elle portait un grand poids sur ses fines épaules.  
« Je n’ai parlé à personne de ma situation, je n’ai personne à qui parler. Je suis inquiète pour ma petite sœur et mes frères et sœurs. La maison dans laquelle nous vivons est sur le point de s’effondrer. Des pierres sont tombées sur ma mère et ma grande sœur dans la salle de bains. J’ai peur qu’elle s’effondre sur nous quand nous dormons.  » 

Plan International soutient les enfant réfugiés syriens 

Chaque semaine, Rahgad vient au centre de Tyr pour les enfants réfugiés syriens, qui est géré par l’organisation Amal avec le soutien de Plan International. Les enfants et les jeunes y reçoivent un soutien et ont la possibilité de rencontrer d’autres personnes dans la même situation. 

Ce jour-là, ce sont des filles âgées de 8 à 13 ans qui se sont rassemblées au centre. Les rires résonnent dans tout le bâtiment, tandis que les filles et les travailleurs sociaux se lancent des ballons et se demandent comment elles s’appellent et quel est leur plat préféré. Il s’agit d’apprendre à mieux se connaître.  

« Venir ici me rend heureuse. Le bonheur n’est pas quelque chose que j’ai à la maison », dit Raghad.  

Après avoir entendu parler de la situation de Raghad, le personnel du centre a accepté de parler à sa mère et d’offrir à la famille un soutien pour l’aider à poursuivre ses études. 

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent. 

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Une jeune fille sauvée de l’exploitation et des violences au Togo

Lorsque sa mère s’est remariée, Céline, 14 ans, originaire de Lomé, la capitale du Togo, a été envoyée chez sa grand-mère. Comme elle était au travail la plupart du temps, la tante de Céline a proposé de s’occuper de sa nièce chez elle et a promis qu’elle serait bien traitée et qu’elle paierait pour que Céline suive une formation. Pourtant, la réalité qui attendait Céline était toute autre…

Entre violences et travail : l’éducation remise en question

« J’ai accompagné ma tante chez elle sans imaginer ce qui m’y attendait. Une fois sur place, j’ai trouvé le contraire de ce qu’on m’avait promis », explique Céline. 

Bien que sa tante l’ait inscrite à un cours de couture, Céline n’a pas eu le temps de s’y rendre tant elle était accablée par toutes les tâches ménagères que sa tante lui confiait chaque jour.

« Dès que je me réveillais le matin, j’avais des travaux domestiques et des courses à faire qui me prenaient tellement de temps que j’étais toujours en retard au cours de couture. Malgré cela, ma tante n’était jamais satisfaite de moi ».

« Chaque fois si je faisais une erreur, elle me frappait avec tout ce qu’elle pouvait trouver. Elle m’insultait et me parlait toujours méchamment. Après seulement un mois avec elle, j’avais tellement souffert que je n’avais qu’un seul désir : retourner chez ma mère », raconte Céline.

Un jour, la tante de Céline l’a enfermée dans une pièce et l’a tellement battue que Céline s’est enfuie de la maison. Elle a marché plus de 7 km le long d’une route principale dans l’intention de trouver quelqu’un qui pourrait la ramener chez elle à Lomé. 

Le travail des enfants est encore une pratique largement acceptée au Togo. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, de nombreux enfants sont contraints à la servitude domestique, une pratique qui touche principalement les filles. Connu sous le nom de « confiage », les parents envoient leurs enfants vivre chez des proches qui promettent de les envoyer à l’école en échange d’une aide aux tâches ménagères.

Plan International lutte avec les associations locales pour mettre fin au travail des enfants

Heureusement, Céline a été repérée par un homme qui a contacté l’ONG Programme d’Appui à la Femme et à l’Enfance Déshéritée (PAFED). Elle a été recueillie et est maintenant prise en charge par les services sociaux jusqu’à ce que sa mère puisse venir la chercher.

« La dame qui travaille à l’ONG PAFED m’a dit qu’elle travaillait avec Plan international qui aide les enfants. Avec leur aide, ma mère a été contactée et on lui a demandé de venir me chercher. » 

Le Togo s’est engagé à mettre fin aux pires formes de travail des enfants d’ici 2025 dans le cadre des Objectifs de développement durable de l’ONU, à savoir l’esclavage, la traite et l’exploitation sexuelle. Pour avoir exploité sa nièce, la tante de Céline est poursuivie et sera traduite en justice pour ses actes. 

« Je ne sais pas ce qui me serait arrivé si le PAFED et Plan International n’étaient pas venus à mon secours. J’ai entendu parler de Plan International quand j’étais à Lomé, mais je ne savais pas qu’il se souciait autant des enfants », dit Céline avec gratitude.

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent. 

 

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Luttons ensemble contre le travail des enfants #REVEDENFANT

Les rêves d’enfants sont précieux. Souvent insouciants, parfois loufoques, ces rêves ne connaissent ni la guerre ni les inégalités. Alors que 192 pays ont ratifié la Convention des droits de l’enfant en 1989, encore 1 enfant sur 10 dans le monde travaille et n’a pas la chance de poursuivre son rêve et d’aller à l’école. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le 12 juin, l’ONG Plan International France se mobilise et lance la campagne « Rêve d’enfant » !


Un constat alarmant  

Malgré les progrès des 20 dernières années, on observe en 2021 une recrudescence du travail des enfants en grande partie due à la pandémie de COVID-19. Dans le monde, on estime à 160 millions le nombre d’enfants travailleurs, parmi lesquels 79 millions effectuent un travail dangereux.

Les causes de ce fléau sont pourtant bien connues, la principale étant l’extrême pauvreté des familles qui les poussent à laisser leurs enfants travailler et ce dès le plus jeune âge. 

Le travail des enfants prive les filles et les garçons de leur enfance et les confronte aux risques suivants : épuisement, blessures, exposition à des substances nocives, détresse psychologique, maltraitances, violences de genre et exploitations. Les filles sont particulièrement exposées aux risques d’exploitation sexuelle et domestique.

Cette pratique constitue une violation très grave des droits de l’enfant qui perturbe la scolarité et qui limite l’accès à un emploi décent.

Ce que nous demandons 

  • D’éliminer les pires formes du travail des enfants tels que l’esclavage, l’enrôlement dans des groupes armés, la prostitution et la pornographie.
  • De mettre en œuvre des législations et des sanctions efficaces pour combattre cette pratique.
  • D’accompagner la reprise des études et l’accès à la formation professionnelle des enfants astreint·e·s au travail forcé.

Les actions de Plan International 

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le 12 juin, l’ONG Plan International France se mobilise et lance la campagne « Rêve d’enfant » pour rappeler que le travail n’est pas un jeu ! 

Sur le terrain, grâce aux programmes de parrainage, les équipes luttent quotidiennement contre le travail infantile en sensibilisant les familles mais également les employeurs pour les encourager à respecter les lois en vigueur et adopter les bonnes pratiques. Les enfants travailleurs déscolarisé·e·s sont réinséré·e·s dans le système éducatif et bénéficient d’un soutien psychologique. 

Depuis 2013, Plan International France mène le projet « Child Labor » en Tanzanie pour éradiquer le travail des enfants, notamment dans les mines, et les réintégrer dans le système scolaire. Aujourd’hui, ce sont déjà plus de 20 000 enfants qui ont été rescolarisé·e·s et plus de 5 000 familles qui ont vu leur situation économique s’améliorer.

En parrainant un enfant vous rejoignez la communauté mondiale des marraines et parrains de Plan International qui permet déjà à plus 1,3 million d’enfants de construire leur avenir et de poursuivre leur rêve. 

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent. 

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2021 : Année internationale de l’élimination du travail des enfants

Plan Info n°64

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le 12 juin, votre magazine Plan Info revient sur notre mobilisation pour lutter contre ce fléau. Vous y découvrirez notamment comment notre programme « Child Labor », en Tanzanie, œuvre pour éradiquer le travail forcé.

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Eradiquer le travail des enfants

En Tanzanie, 80 % de la population vit avec moins de 2 $ par jour. La pauvreté pousse de nombreuses familles à laisser leurs enfants travailler dès leur plus jeune âge, notamment dans les mines, premières sources de revenus. Depuis 7 ans, Plan International France en étroite collaboration avec les acteurs et actrices communautaires et l’Agence Française pour le Développement, œuvre à l’éradication du travail forcé. Une nouvelle phase de son programme d’accompagnement éducatif et social, baptisé « Child Labor », vient d’entrer en action : décryptage.

20% des jeunes Tanzanien·e·s sont considéré·e·s comme « enfants travailleurs ». Principalement employé·e·s dans les mines, le secteur de la pêche ou pire encore celui de la prostitution, elles et ils sont souvent exposé·e·s à des violences psychologiques, physiques et sexuelles. 1 fille sur 3 et 1 garçon sur 7 ont subi au moins une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans, mais seules 22 % des filles et 11 % des garçons portent plainte : très peu reçoivent une aide.

Un drame humain auquel Plan International France a souhaité apporter une réponse adaptée en lançant en 2013 le programme « Child Labor » au sein des terri-toires les plus exposés du nord de la Tanzanie, dans les districts miniers de Geita, Nyangwale et Chato.

Lutter contre les causes et conséquences de cette situation

Pour mettre fin à cette exploitation des en-fants, il est nécessaire de changer les condi-tions sociales et économiques des ménages et de favoriser l’accès par tous les moyens à l’éducation. C’est tout le sens de ce pro-gramme, mené en étroite collaboration avec les équipes locales de protection de l’enfance, les organismes gouvernementaux et la société civile, qui a déjà permis de réelles avancées.

  • Plus de 5 900 exploitant·e·s miniers ont été sensibilisé·e·s au respect de la législation du travail des enfants.
  • Plus de 20 000 enfants ont été rescolari-sé·e·s et plus de 5 000 familles ont vu leur situation économique s’améliorer, grâce au développement d’associations d’épargne et la mise en place de programmes de formations professionnelles.
  • Enfin, la connaissance des droits et des mesures de santé sexuelle s’est considéra-blement améliorée, grâce à la formation de 2 140 élèves de 107 clubs de santé à l’école, qui aujourd’hui diffusent l’information auprès de leurs camarades.

Étendre le dispositif pour être plus efficace

La complémentarité des intervenant·e·s fait toute la force du programme « Child Labor ». Mais beaucoup reste à faire pour avoir une  influence durable sur le terrain.

Une 3ème phase vient ainsi d’être lancée pour étendre le dispo-sitif à de nouveaux villages et l’ouvrir au sec-teur de la pêche autour du lac Victoria. D’ici 2023, plus de 2 millions d’euros seront investis pour : 

  • Sensibiliser les communautés et les ac-teur·rice·s économiques afin de faire évoluer les usages.
  • Développer un environnement propice à une scolarisation a long terme.
  • Favoriser l’insertion économique des filles par des formations professionnelles.
  • Mettre en place des programmes d’éducation axés sur la santé et les droits sexuels.

Aujourd’hui, déjà plus de  20 000 enfants de 5 à 18 ans ont été rescolarisé·e·s et plus de  5 000 familles ont amélioré leur situation économique 

Au total, ce seront 1 625 jeunes âgé·e·s de 4 à 17 ans et leurs parents, 30 prestataires de  santé, 270 leaders communautaires, qui se-ront accompagné·e·s. Le moyen d’établir un écosystème vertueux au travers d’un dialogue permanent pour créer les conditions d’une  éradication pérenne du travail des enfants et établir de nouveaux rapports favorables à l’égalité de genre. Une action complétée par un volet environnemental pour réduire l’impact des activités humaines dans une région fragi-lisée par l’exploitation minière et la raréfaction de certaines espèces dans les zones de pêche.

Franklin Sylvester, en charge du projet « Child Labor » chez Plan International France 

« Cette nouvelle phase fait partie d’un cycle qui a commencé  il y a 9 ans , au cours duquel  Plan International France  a étroitement collaboré avec des associations locales. Le projet s’appuie notamment sur l’expertise des associations locales KIVULINI et SEDIT. L’enjeu a été de les préparer et de soutenir leur développement, afin qu’elles puissent pérenniser le modèle qui a émergé de ce projet, notamment le dialogue construit localement, pour continuer à défendre le droit des enfants et ainsi les protéger durablement. »

 

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La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle

La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle

En Tanzanie, l’âge légal minimum pour travailler est fixé à 14 ans, et l’âge moyen pour travailler dans les mines est de 18 ans. Pourtant, plus de 70 % des enfants de 5 à 17 ans travaillent. Plan International intervient auprès des enfants travailleurs pour les sortir de cette situation illégale et les réinsérer à l’école. Découvrez l’histoire de Limi, 11 ans, qui était obligée d’aller travailler dans la mine pour survivre avant d’être aidée par Plan International.

« Je m’appelle Limi. J’ai 11 ans et je vis avec ma maman et mon petit frère Oscar de 2 ans dans la région de Geita. Avant, j’allais travailler à la mine d’or à côté de la maison avec maman. Je travaillais à la mine tous les matins, puis j’allais à l’école l’après-midi. Mais le samedi et le dimanche je travaillais toute la journée à la mine. J’étais très fatiguée quand je finissais ma journée. J’avais souvent mal au dos et parfois même du mal à respirer. Un jour j’ai entendu dire que la mine était dangereuse pour ma santé et celle des autres enfants à cause du mercure que l’on utilise sans être protégés.

Quand je n’étais pas à la mine ou à l’école, je m’occupais de mon petit frère qui tombait souvent malade. Il a même attrapé la malaria un jour. Maman et moi on était très inquiètes. Surtout qu’Oscar restait souvent seul à la maison pendant que nous étions à la mine. Ça me faisait peur de le laisser seul, il pouvait lui arriver quelque chose… mais maman et moi n’avions pas le choix.

J‘étais obligée d’aller à la mine pour aider maman à acheter à manger, à payer l’école, les fournitures scolaires et l’uniforme. Seule, maman n’y arrivait pas, alors je devais l’aider pour elle et pour mon petit frère.

Un jour, Plan International est venu dans notre village pour nous dire que les enfants ne devaient pas aller à la mine parce que c’était trop dangeureux. Ils ont aidé maman à avoir plus d’argent grâce à un groupe d’épargne pour que je ne sois pas obligée d’aller travailler à la mine. Maintenant, je vais à l’école toute la journée ! 

J’ai hâte qu’Oscar grandisse pour qu’il puisse aller à l’école comme moi. C’est vraiment un endroit que j’aime. Je me sens en sécurité là-bas et j’apprends plein de choses ! Grâce à l’école je vais pouvoir réaliser mon rêve : devenir médecin pour pouvoir soigner les gens. Je pourrai gagner plus d’argent et vivre dans une maison plus sûre avec ma famille. La mine m’empêchait de croire en moi mais l’école m’a offert un second souffle. »

En savoir plus sur notre programme de lutte contre le travail des enfants dans les mines d’or en Tanzanie.

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Grâce à Plan International, j’ai abandonné ma pioche pour un crayon

Grâce à Plan International, j’ai abandonné ma pioche pour un crayon

Daudi, 17 ans, a dû travailler pendant de longues années dans une mine d’or en Tanzanie. Grâce aux actions de l’ONG Plan International pour lutter contre le travail des enfants dans la région de Geita, l’adolescent a pu sortir des mines et retourner à l’école. Découvrez le témoignage de ce garçon dont les rêves se sont réalisés.

« Je m’appelle Daudi et j’ai 17 ans. Je vis avec mon frère et ma mère dans une petite maison du village de Mawemeru (province rurale de Nyarugusu, dans la région de Geita, au nord-ouest de la Tanzanie). Depuis le décès de mon père, nous vivons dans la pauvreté. Mon frère et moi avons dû aller travailler au lieu d’aller à l’école pour compléter le maigre salaire de ma mère, ouvrière dans une petite ferme voisine.

Je travaillais avec mon frère dans une mine d’or désaffectée près de chez moi. Selon les jours, je creusais des tunnels, broyais des pierres ou participais à l’extraction du minerai. Je travaillais vraiment dur, parfois même 23 heures d’affilée, de 6h du matin à 5h du matin le surlendemain. Je sais que ce n’est pas normal…

Un jour, j’ai été témoin de plusieurs accidents graves qui ont touché d’autres enfants que je connaissais. Ça a été l’élément déclencheur : j’ai commencé à avoir peur pour moi mais surtout pour mon frère.

« Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. » 

Auparavant, je ne pensais pas trop aux risques que ce genre de travail pouvait avoir sur ma santé, comme les risques pour la peau, les poumons et les muscles, ou encore d’être ensevelis à cause d’un éboulement. Je portais des charges souvent plus lourdes que moi et ça m’a souvent fait souffrir. Nous avions besoin d’argent pour vivre, pour pouvoir acheter de quoi manger alors on ne bronchait pas. On travaillait de longues heures au fond de cette mine sans protection, sans manger, sans boire.

Avant d’être aidé par Plan International France, je ne savais pas que le travail que je faisais était interdit pour les enfants, je le sais maintenant.

Plan International France menait à ce moment-là des actions de sensibilisation dans mon village et aux alentours, sur nos droits et contre l’exploitation des enfants dans les mines d’or dans la région.

Les équipes de l’ONG m’ont aidé à prendre conscience que c’était mon droit de retourner à l’école et d’avoir un meilleur avenir. Au même moment, l’État a décidé de baisser les frais de scolarité pour les écoles primaires et secondaires. Alors, j’ai sauté le pas ! J’ai abandonné ma pioche pour un crayon ! Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. Je ne regrette pas du tout ! J’adore les sciences, les mathématiques et la géographie.

Depuis tout petit, je veux devenir médecin mais avec ce travail très contraignant, ce rêve s’était peu à peu éloigné. Je pensais rester au fond de la mine toute ma vie ! Mais grâce à l’école, je sens que ce rêve est de nouveau à ma portée. En tout cas, je vais tout faire pour ! »

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