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La sécheresse au Kenya accentue les violences sexistes et sexuelles

Le gouvernement kenyan a déclaré que la sécheresse qui sévit dans certaines régions du pays était une catastrophe nationale. Le comté de Kilifi est l’une des communautés les plus touchées. Le manque de pâturages a tué des milliers de têtes de bétail et a laissé 2,1 millions de Kenyans aux prises avec la faim et le manque d’eau, un problème qui touche particulièrement les filles et les femmes.

Cette année est la plus difficile de toutes

Jeunes femme debout contre une maison

Halima, 15 ans, vit dans un village avec son père, qui brasse l’alcool traditionnel pour gagner sa vie, et sa mère, qui est femme au foyer. À seulement 15 ans, Halima a tout vu : de la violence domestique à la pauvreté, mais elle affirme que cette année a été la plus difficile de toutes. « De nombreuses familles se sont séparées pendant cette période. Des parents se considèrent mutuellement comme des fardeaux et en arrivent à se rejeter mutuellement la responsabilité de leurs malheurs », explique-t-elle.

Ces dernières années, la crise au Kenya a été aggravée par les faibles précipitations et la pandémie de COVID-19. « Je ne peux me laver qu’une fois par semaine car il n’y a pas d’eau. Pour une fille, cela pose des problèmes d’hygiène qui peuvent avoir des répercussions négatives sur sa santé. », raconte Halima.

Des filles et adolescentes contraintes de se prostituer

La situation est particulièrement alarmante pour les filles et les femmes. Beaucoup ont eu recours à des stratégies de survie extrêmes, comme manger moins ou se prostituer pour obtenir de la nourriture ou de l’argent. « Le manque d’eau et de nourriture pousse certaines filles à se vendre en échange de serviettes hygiéniques, de nourriture et d’eau potable », alerte Halima.

Des filles âgées d’à peine 11 ou 12 ans sont exploitées par des hommes plus âgés.

Les filles et adolescentes sont particulièrement exposées car elles n’ont pas les connaissances nécessaires pour se protéger, et finissent souvent par tomber enceintes ou attraper des maladies.

« Certaines d’entre elles ont abandonné l’école. D’autres, y sont retournées mais ont du mal à se concentrer car elles restent préoccupées par les problèmes du quotidien. D’où de mauvais résultats scolaires. » déplore le directeur d’école d’Halima.

Une aide alimentaire pour les familles et les élèves

Plan International répond à la crise sanitaire et humanitaire dans cinq des comtés les plus touchés. Des colis alimentaires sont distribués à celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

Des programmes d’alimentation scolaire ont également été mis en place afin que les filles et les garçons puissent bénéficier d’au moins un repas par jour et soient encouragé·e·s à rester à l’école et puissent poursuivre leur éducation.

Malgré les nombreux défis auxquels sont confrontées les filles à l’heure actuelle, Halima est optimiste quant à son avenir.  « Quand je finirai l’école, j’aimerais devenir médecin pour pouvoir aider ma communauté et soigner les personnes atteintes de maladies », dit-elle.

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Fatmata, la Malala de sa communauté

En Sierra Leone, un crime sur quatre concerne un viol sur mineur. Les agressions sexuelles et les viols ne cessent d’augmenter depuis ces dernières années. Fatmata, 18 ans, s’est engagée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans son pays et conseille plusieurs de ses amies qui en ont été victimes.

Lutter contre la culture du viol en Sierra Leone

Militante fixant la caméra

Bien qu’elle s’appelle Fatmata, elle est connue pour être « la Malala de sa communauté ». Malala est la célèbre militante pakistanaise qui lutte pour les droits des enfants et principalement pour l’éducation des filles. De son côté, Fatmata se bat pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles, aux mutilations génitales féminines et aux grossesses précoces. 

Son principal objectif est de s’attaquer à la culture du viol en Sierra Leone. « Dans la communauté dans laquelle je vis, la plupart des hommes maltraitent les femmes. Cela est arrivé à mes amies et j’ai failli en être témointe moi-même. J’ai entendu une fille crier mais le temps de la trouver, l’agresseur avait déjà fui. Cette femme était une vendeuse de fruits et elle a été violée par un client. C’est cet événement qui a marqué mon engagement dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. »

Donner la voix aux filles

À l’école, Fatmata est membre d’un groupe exclusivement féminin qui suit une formation animée par l’Alliance pour le plaidoyer en faveur des filles (Girls Advocacy Alliance). Cette alliance, en collaboration avec Plan International Pays-Bas, vise à former les filles à la réalisation de leurs objectifs grâce à des cours de lobbying et d’influence politique.  

Selon Fatmata, les lois actuelles sont efficaces mais c’est leur application qui fait défaut. « Quand une loi est mise en place, toute personne qui l’enfreint devrait être envoyée en prison pour le reste de sa vie. Cela ferait changer les choses », explique-t-elle. Elle estime également que la société doit protéger les femmes contre les agressions et les viols.

Plutôt que de détourner le regard, les gens devraient protéger leurs voisines des violences sexistes et sexuelles.

L’une de ses responsabilités en tant que jeune défenseuse consiste à conseiller les survivantes de viols, en particulier celles qui tombent enceintes. « Lorsqu’une fille découvre qu’elle est enceinte, elle quitte généralement l’école. Et c’est là qu’un autre problème apparaît : non seulement ces filles ont subi des violences sexuelles, mais elles sont ensuite exclues et méprisées par la communauté. Ainsi, mon rôle est de les accompagner et de leur dire qu’elles ont une place primordiale au sein de la communauté », raconte Fatmata.

« J’ai envie de mobiliser les gens pour qu’ils s’unissent et résolvent collectivement les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Arrêtons-les ensemble ! » 

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Suspendons le temps, pas leur vie !

En situation d’urgence, les filles sont encore plus exposées aux risques de famine, de violence et d’exploitation. En raison de la double discrimination liée à leur genre et à leur âge, elles sont plus susceptibles de quitter l’école, davantage exposées aux violences psychologiques et sexuelles, au risque d’être mariées de force, en autres.  

Les filles face au COVID-19

Toutes les 3 secondes une fille est privée d’école 

Depuis mars 2020, la pandémie de COVID-19 impacte le monde, touchant d’autant plus les filles et les jeunes femmes. Ce sont des décennies de progrès en matière de droits des filles et des femmes qui sont mis en péril. 

11,2 millions de filles et de jeunes femmes, de l’enseignement pré-primaire à l’enseignement supérieur, pourraient abandonner ou ne pas avoir accès à l’éducation en 2021 en raison du seul impact économique de la pandémie. Plus de 30 000 par jour, soit une fille toutes les 3 secondes.

Pourtant, l’éducation est un puissant rempart contre les pratiques traditionnelles néfastes (mariages forcés et grossesses précoces), les violences psychologiques et la pauvreté. En situation d’urgence, le maintien des enfants à l’école est important car il est un puissant facteur de résilience et peut fournir des services de bases essentiels, notamment en matière de nutrition, d’hygiène et d’éducation à la santé sexuelle et reproductive. 

« Des vies qui s’arrêtent » : le rapport de Plan International

Depuis un an, Plan International mène des recherches sur l’impact de la COVID-19 sur la vie des filles et des jeunes femmes. L’enquête menée entre juin et juillet 2020 auprès de 7 000 participantes originaires de 14 pays, permet une compréhension plus fine de l’impact spécifique de la pandémie sur leur vie. 

La pandémie exacerbe les inégalités préexistantes qui rendent les filles particulièrement vulnérables. Si l’étude met en avant leur résilience, elle souligne surtout les conséquences négatives de cette année de COVID-19 sur tous les aspects de leur vie. 

En savoir plus : Des vies qui s’arrêtent : la voix des filles et des jeunes femmes sur l’impact de la COVID-19 

Plan International se mobilise contre la déscolarisation des filles 

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les équipes de Plan International ont soutenu des opportunités d’apprentissage et les contenus éducatifs adaptés au contexte et sensibles au genre en s’assurant que les familles avaient accès à des équipements appropriés. 

Capitalisant sur son expérience des crises passées, notamment l’épidémie d’Ebola, l’ONG Plan International a su mettre en place rapidement des solutions pour l’éducation des enfants et particulièrement des filles. La radio solaire a été identifiée comme un moyen simple et efficace pour conserver le lien avec l’école mais également pour diffuser des messages sur la santé, la protection et le bien-être psychosocial. 

Les programmes menés sur le terrain se sont également adaptés à la situation et ont intégré une dimension de sensibilisation aux gestes barrières. 

Notre campagne « Suspendons le temps » 

Plus d’un an après la pandémie, Plan International n’oublie pas les filles ! En lançant la campagne « Suspendons le temps, pas leur vie », nous espérons attirer l’attention du grand public et des autorités sur les effets catastrophiques que la pandémie peut avoir sur la vie de millions de filles partout dans le monde. L’heure est à l’action, il n’y a plus une minute à perdre ! 

En participant à la campagne et en vous engageant à nos côtés, vous faites partie de la solution. Plus nous laissons les filles sans soutien, plus la situation empire. Aidez-nous à suspendre le temps, sans suspendre leur vie #Suspendonsletemps.

Faites partie du Plan, parrainez une fille

En parrainant une fille dès aujourd’hui, vos dons sont mutualisés avec ceux de l’ensemble des marraines et parrains de Plan International afin d’aider les équipes sur le terrain à maintenir le lien avec chaque fille de la communauté de votre filleule. Votre parrainage permet également la mise en place de moyens d’apprentissage innovants en cas d’urgence pour empêcher une déscolarisation massive. 

Ensemble, nous avons le pouvoir de garantir l’éducation et la sécurité des filles, et ce même en temps de crise !   

Suspendons le temps, pas leur vie ! 

 

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COVID-19 : continuons à assurer la protection des filles et des femmes !

La pandémie de COVID-19 a des effets dramatiques sur les filles et les jeunes femmes du monde entier. La hausse rapide des violences contre les filles et les femmes s’annonce catastrophique. Dans de nombreux pays, des rapports font état d’une augmentation considérable des appels aux numéros d’aide aux victimes de violences domestiques, de la demande de lieux d’hébergements sûrs et de signalements de violences à la police.

La maison n’est pas un espace sûr 

Alors des millions de personnes sont confinées chez elles, la maison n’est pas un espace sûr pour de nombreuses filles et femmes. Le stress important lié au confinement peut aggraver les inégalités existantes et provoquer une montée de la violence à la maison. De même que les effets de l’épidémie sur la santé ainsi que des problèmes économiques aigus pour les familles et les communautés contribuent à augmenter les tensions.

Les services de protection ne sont plus prioritaires

Les filles et les femmes rencontrent de grosses difficultés à accéder aux services dédiés aux victimes de violences

Du fait du confinement, les filles et les femmes sont de plus en plus coupées des réseaux sociaux vitaux. Elles rencontrent de grosses difficultés à accéder aux services dédiés aux victimes de violences, tels que des espaces sécurisés et des numéros d’appel d’urgence. Elles peuvent également avoir un accès limité aux services de police et de justice.

Comme c’est souvent le cas lors d’urgences sanitaires, il est à craindre que les missions des services de protection soient détournées pour se concentrer sur la lutte contre la COVID-19. Et notamment les services essentiels aux besoins des filles et des femmes, tels que les prises en charge, les services de santé, de santé mentale et de soutien psychosocial. 

Alors que les pays font face à un nombre croissant de cas de COVID-19 et que les systèmes de soins de santé sont sous tension, le financement et les services d’autres secteurs, comme la protection, ne sont plus prioritaires. 

Des effets dévastateurs à vie

Les recherches de Plan International montrent que, pendant les crises, les adolescentes sont particulièrement vulnérables. Vivre une crise peut impacter tous les aspects de leurs vies tels que l’éducation, la sécurité, la santé, la santé sexuelle et reproductive et les droits y afférant, leurs moyens de subsistance et leur capacité à être des citoyennes actives. 

Comme le montre notre étude suite à la crise d’Ebola de 2014, pendant les crises, les filles et les jeunes femmes sont souvent contraintes de trouver des moyens de subsistance pour leur famille avec parfois pas d’autres choix que la prostitution ou un mariage précoce et forcé. Les filles issues de communautés marginalisées et les handicapées sont particulièrement touchées.

Prendre spécifiquement en compte les filles

Pour protéger les droits de toutes les filles et femmes pendant et après l’épidémie de coronavirus, il est essentiel que les gouvernements veillent à ce que les services de protection soient maintenus dans les dispositifs de lutte contre la pandémie. Ils doivent être reconnus comme des services essentiels et continuer d’être financés à toutes les étapes de l’épidémie. Les préoccupations liées au sexe et à l’âge doivent être prises en compte afin que les besoins spécifiques des filles ne soient pas négligés.

Il est important que ces structures s’adaptent en proposant des services à distance tels que des conseils téléphoniques, des hotlines et des campagnes radiophoniques. Et ce, dans les langues parlées par les filles et via des canaux sûrs pour elles. 

Dans les plans de lutte contre le COVID-19, les filles ne sont pas spécifiquement prises en compte alors qu’elles sont souvent les plus touchées. Les enjeux sont trop importants ! Les filles ne peuvent pas être laissées pour compte, leurs besoins doivent être satisfaits, leurs voix doivent être entendues et leur protection doit être prioritaire.  

En faisant un don pour nos actions de réponse au COVID-19 dans les pays en développement, vous nous permettrez de continuer à protéger la santé des enfants et à lutter pour que les droits des filles et des garçons soient respectés, qu’importe le contexte.

 

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Une survivante de violences de genre se bat pour les droits des filles

Après s’être vu refuser une éducation universitaire par sa famille, avoir enduré un mariage forcé à l’âge de 17 ans et avoir été contrainte de fuir loin de chez elle à l’arrivée de Boko Haram, Aishatu, 24 ans, est déterminée à se battre pour les droits des filles et les femmes, malgré la crise du Covid-19 qui a confiné une grande partie du Nigéria.

« La situation des femmes dans le nord-est du Nigéria est mauvaise, surtout parce qu’elles n’ont pas accès aux opportunités économiques qui leur permettraient de gagner leur vie. Avec le Covid-19, la situation s’est aggravée », explique Aishatu qui se présente d’abord comme une survivante de violences de genre.

6 femmes sur 10 ont déclaré avoir subi une ou plusieurs formes de violence dans le Nord-Est du Nigéria

Selon le Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP), 6 femmes sur 10 ont déclaré avoir subi une ou plusieurs formes de violence de genre dans le Nord-Est du Nigéria, avec une augmentation de 7,7 % depuis le début du conflit avec Boko Haram. Sachant que ce taux est sans aucun doute inférieur à la réalité tant la peur de la stigmatisation et de la discrimination conduit à une sous-déclaration significative des cas.

Agir pour les  jeunes filles

Aishatu a rencontré Plan International dans le cadre de son travail bénévole contre les violences de genre. Elle a contribué, en septembre 2018, au lancement de la campagne #NoToTrafficking et s’est également impliquée dans la campagne Girls Get Equal. Depuis, elle a également participé à diverses sessions de formation. 

« Avec les connaissances et compétences que j’ai acquises lors des formations, je suis en mesure de venir en aide aux jeunes filles et de leur donner accès à ce à quoi elles ont droit », explique Aishatu. « Les jeunes filles que j’encadre s’identifient mieux à moi quand je leur dis que je suis une survivante de violences sexistes et que, comme elles, j’ai été déplacée à l’intérieur du pays. Beaucoup me demandent de les guider car elles disent admirer ce que je fais et voudraient suivre ma voie ». 

A cause du Covid-19, il faut agir par d’autres moyens

Depuis le début de l’épidémie, les activités d’Aishatu ont dû évoluer. Avant, elle et les autres bénévoles se rendaient dans les communautés pour rencontrer des femmes et des adolescentes, mais ce n’est plus possible aujourd’hui. Elles ont dû trouver d’autres moyens de relayer leurs messages. « Nous utilisons les médias sociaux et la radio pour partager les numéros d’assistance téléphonique qui leur permettront d’accéder aux soins et à l’aide nécessaire si elles sont confrontées à de la violence », explique-t-elle.

Plan International lui a aussi offert des opportunités de réseautage. « Je suis en rapport avec d’autres défenseuses passionnées. Ensemble, nous discutons des problèmes et trouvons des moyens pour aider les adolescentes et les femmes à refuser les violences de genre ».

« Grâce à Plan International, je suis maintenant invitée à participer à des débats où des décisions sont prises, et je peux ainsi défendre les droits des femmes et des filles que je représente ». 

Parce que j’ai agi, cette femme a obtenu un emploi

L’engagement d’Aishatu est connu et reconnu. Elle nous donne un exemple. Alors que le gouvernement local organisait des réunions auxquelles les femmes n’étaient pas invitées ou ne les informait pas des opportunités d’emploi, Aishatu a réalisé une publication sur les réseaux sociaux où elle critiquait le gouvernement pour ce manque de prise en compte des femmes. 

« Le message n’a pas reçu de mention J’aime ou de commentaires de la part des politiciens que j’ai tagué mais, à ma grande surprise, on m’a contactée pour me demander si je pouvais recommander une femme pour un emploi ». Et Aishatu a trouvé une candidate qualifiée par l’intermédiaire d’une collègue militante. « Cette femme n’aurait pas eu cette opportunité si je n’avais rien fait », dit Aishatu avec une certaine fierté. 

Aishatu, qui est étudiante de 3e année en communication de masse à l’Université de Maiduguri, est convaincue que personne ne devrait jamais se sentir opprimé à cause de son genre. Son message pour les filles et les femmes : « Faites entendre votre voix. Si vous êtes témoin d’une injustice, de violences ou d’abus, ne gardez jamais le silence ! »

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Les abus et le harcèlement incitent les filles à quitter Facebook, Instagram et Twitter

La plus grande enquête jamais réalisée sur la violence en ligne par Plan International montre qu’une fille sur cinq a quitté ou réduit considérablement son utilisation d’une plateforme de réseaux sociaux après avoir été harcelée, tandis qu’une fille sur dix a changé sa façon de s’exprimer.

58 % des filles de 15 à 25 ans ont déjà été victimes de harcèlement ou d’abus sur les réseaux sociaux

Plan International présente les résultats de sa nouvelle enquête menée auprès de 14 000 filles âgées de 15 à 25 ans dans 22 pays, dont le Brésil, le Bénin, les États-Unis et l’Inde.

Cette étude historique révèle que plus de la moitié (58 %) des filles interrogées ont été victimes de harcèlement ou d’abus en ligne au moins une fois dans leur vie. Les attaques sont plus fréquentes sur Facebook, où 39 % disent avoir été harcelées, mais elles se produisent sur toutes les plateformes incluses dans l’étude mondiale, y compris Instagram (23 %), WhatsApp (14 %), Snapchat (10 %), Twitter (9 %) et TikTok (6 %).

Le type d’attaque le plus courant est l’utilisation de propos abusifs ou insultants, signalée par 59 % des filles qui ont été harcelées. Viennent ensuite la volonté délibérée d’embarrasser (41 %), les critiques visant leur apparence physique (body shaming) et les menaces de violences sexuelles (39 % dans les deux cas).

Ces abus ont de graves conséquences sur la vie des jeunes filles

Les réseaux sociaux représentent une partie importante de la vie des jeunes : ils sont largement utilisés pour des activités de militantisme, de divertissement, pour apprendre et rester en contact avec les ami.e.s et la famille, en particulier en cette période de pandémie COVID-19.

Comme l’explique une jeune femme de 18 ans, originaire du Népal : « Les réseaux sociaux sont très importants de nos jours, et je les utilise souvent pendant trois à quatre heures par jour. »

Le harcèlement a de graves conséquences sur la confiance et le bien-être des filles. 39 % des personnes interrogées déclarent qu’il diminue l’estime de soi, 38 % qu’il crée un stress mental et émotionnel et 18 % qu’il peut être à l’origine de problèmes à l’école.

Anne-Birgitte Albrectsen, directrice générale de Plan International, a indiqué : « Ces attaques ne sont peut-être pas physiques, mais elles sont souvent menaçantes, implacables et limitent la liberté d’expression des filles. Le fait de chasser ainsi les filles des espaces en ligne nuit à leurs capacités d’agir dans un monde de plus en plus numérique, ainsi qu’à leur capacité à être vues, entendues et à devenir des leaders. »

Une forme d’abus difficilement contrôlable

A ce sujet, Anne-Birgitte Albrectsen commente : « Il est décevant de constater que les filles sont laissées seules pour faire face aux violences en ligne, ce qui a de profondes conséquences sur leur confiance et leur bien-être. Avec le COVID-19 qui nous pousse à vivre davantage en ligne et avec l’amélioration de l’accès à Internet dans le monde entier, il est temps que les plateformes numériques prennent des mesures et protègent leurs utilisateurs et utilisatrices. »

Bien qu’un tiers (35 %) des personnes interrogées aient signalé les responsables, les abus persistent parce qu’il leur est toujours possible de créer de nouveaux comptes et qu’un nombre important de personnes doivent signaler les contenus préjudiciables avant que des mesures ne soient prises.

L’action de Plan International et des filles du monde entier

Les filles et les jeunes femmes du monde entier exigent que des mesures urgentes soient prises par les entreprises en charge de ces réseaux sociaux : 44 % des filles interrogées affirment que ces entreprises doivent faire plus pour les protéger.

Au mois d’octobre, Plan International a mené une campagne mondiale au cours de laquelle des filles du monde entier ont écrit une lettre ouverte à Facebook, Instagram, TikTok et Twitter pour leur demander de mettre en place des mesures plus fortes et plus efficaces pour signaler les abus et le harcèlement.

Plan International demande également aux gouvernements de mettre en œuvre des lois spécifiques pour lutter contre les violences fondées sur le genre en ligne et garantir que les filles qui en sont victimes aient accès à la justice. 

Les entreprises de réseaux sociaux ont le pouvoir de faire changer les choses. 

Anne-Birgitte Albrectsen ajoute : « Elles doivent faire davantage pour s’attaquer aux comportements préjudiciables et faire en sorte que leurs plateformes soient des environnements sûrs qui permettent aux filles, aux jeunes femmes, aux jeunes LGBTQI+ et aux autres groupes vulnérables de s’exprimer pleinement et de jouer le rôle qui leur revient de droit pour façonner le monde moderne. »

Pour consulter le rapport : https://plan-international.org/publications/free-to-be-online/

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COVID-19 : Une ligne d’assistance téléphonique pour aider les filles à faire face aux violences sexistes

Alors que des milliers de filles et de femmes de l’Ouganda sont confrontées à des niveaux croissants de violence en cette période de pandémie, la ligne d’assistance téléphonique de Plan International soutient gratuitement les femmes qui risquent de subir des agressions physiques et sexuelles et aide les personnes touchées par le virus à trouver un soutien devenu indispensable.

La ligne d’assistance téléphonique : un moyen de communication à l’échelle nationale en période de confinement

En collaboration avec l’ONG locale Communication for Development Foundation Uganda (CDFU), Plan International offre aux filles et aux femmes des conseils gratuits en lien avec la violence de genre, la santé sexuelle et reproductive, la défense des droits et la protection de l’enfance.
Fondée en 2009, la ligne d’assistance téléphonique est gérée par 14 conseiller.e.s et agent.e.s de santé qui travaillent par roulement afin d’assurer la disponibilité de leurs services 24 heures sur 24. Ces professionnel.le.s sont en mesure de répondre aux appels dans au moins 18 langues locales ainsi qu’en anglais.

Face à la nécessité de sensibiliser la population aux risques du coronavirus, le gouvernement ougandais a collaboré avec le centre d’appel dès le mois de mars 2020. Les principales mesures de précaution ont ainsi pu être encouragées, tout comme l’utilisation de l’éducation pour freiner la propagation du virus, la diffusion de messages de prévention et l’offre d’un soutien psychologique à toute personne touchée par le virus. Les questions soulevées par les appelant.e.s sont communiquées au Ministère de la Santé pour qu’il y réponde et y donne suite le cas échéant.

Julius Ssekinkuse, le chef du centre, explique que la ligne d’assistance téléphonique reçoit en moyenne 100 à 150 appels par jour, dont au moins 20 sont liés à des cas de violence sexiste. « Entre mars et juin 2020, le centre a traité plus de 8 488 appels. Les jeunes qui cherchaient des informations ont trouvé la ligne d’assistance téléphonique très utile, elle les a particulièrement soutenu.e.s pendant le confinement ». 

Améliorer la situation alarmante des femmes et des filles en temps de pandémie : efficacité et utilité de la ligne confirmées 

« Durant cette période, 1 446 filles de moins de 24 ans ont utilisé la ligne pour signaler un problème. Parmi ces appels, 198 contenaient des questions en lien direct avec le virus tandis que les autres concernaient la violence sexiste, la santé sexuelle et reproductive, le planning familial et avaient des questions relatives aux abus et à l’exploitation sexuel.le.s par des membres de la famille. »

En renseignant les appelant.e.s sur leurs droits et leurs responsabilités, Julius affirme que les conseiller.e.s ont la capacité de signaler des cas de violence sexuelle et ainsi prendre des mesures pour dénoncer leurs agresseur.se.s à la police.

Les conseiller.e.s aident les jeunes en leur donnant les coordonnées des principales autorités ou en les mettant en relation avec d’autres structures au sein de leur communauté.

« Les conseiller.e.s procèdent à un suivi des appels pour s’assurer que les appelant.e.s ont reçu un soutien approprié des réseaux à disposition ». 

Cissy Kaamu, responsable du Programme National en charge de la Santé chez Plan International Ouganda, explique que la ligne d’assistance téléphonique a joué un rôle essentiel en fournissant des informations sur la santé sexuelle et reproductive aux jeunes ainsi qu’en les orientant vers des services immédiats. « Le seul fait d’être soutenu.e.s par des agent.e.s de santé anonymes qui ne portent aucun jugement les pousse à utiliser cette ligne. Les jeunes obtiennent une assistance rapide, en particulier les filles qui appellent pour des questions précises et ont besoin d’une aide urgente. »

Jessica*, une jeune femme du district de Tororo, a récemment appelé la ligne suite à une violente dispute avec son mari : il voulait vendre leur unique vache après avoir vendu le riz récolté ensemble. La conseillère du centre d’appel l’a mise en contact avec une fondation qui pourrait offrir au couple une médiation. Son mari s’est par la suite excusé pour son comportement. « Je suis heureuse parce maintenant nous avons trouvé un terrain d’entente », a confié Jessica au personnel du centre lorsqu’elle a appelé pour les remercier de leur aide.

Le père d’une fille de 12 ans habitant à Tororo a également appelé la ligne d’assistance pendant le confinement pour signaler que sa fille avait été violée par son frère et était maintenant enceinte. Il voulait qu’elle se fasse avorter illégalement contre sa volonté pour éviter toute honte à la famille. Après plusieurs discussions, la famille a décidé de ne pas mettre la vie de la fille en danger et elle a été envoyée à l’hôpital régional pour des contrôles prénataux. 
« Malgré ce qu’il s’est passé, je vous remercie de m’avoir aidée à gérer la situation et ne pas avorter comme le voulait mon père », a déclaré la jeune fille à l’un.e de nos conseiller.e.s. 

*Le nom a été modifié pour protéger l’identité de la personne.

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Salvador : Des réseaux de solidarité pour prévenir les violences sexistes

Alors que le Salvador entre dans son troisième mois de confinement, les violences sexistes ne cessent d’augmenter. Pour lutter contre ce phénomène, Dayana, 14 ans, met en place des réseaux de solidarité virtuels pour les filles et les femmes de sa communauté.

L’impact du confinement sur les filles et les femmes

Dayana, 14 ans, est membre de l’école de Plan International pour le leadership féminin au Salvador. Parfaitement consciente de ses droits, elle est déterminée à être traitée comme l’égale de son frère cadet.

Depuis que les écoles ont fermé pour lutter contre la propagation du Covid-19, Dayana et son frère ont beaucoup de temps pour jouer ensemble. C’est comme si la vie avait ralenti dans leur village rural de la région de San Vicente. Dayana passe aussi son temps à participer aux tâches ménagères et au jardinage, à prendre soin de ses lapins et à étudier. 

Alors que le pays entame son troisième mois de confinement, la jeune fille observe la montée du stress et de l’anxiété au sein de sa communauté. Elle s’inquiète pour les filles et des femmes, à qui le confinement fait courir de plus grands risques.

« Il est difficile de nous adapter à cette nouvelle situation. Ce qui m’inquiète le plus est que la violence contre les femmes et les filles a fortement augmenté dans le pays. », témoigne Dayana.

Les études menées par l’ONG Plan International montrent que, en contexte de crise, les adolescentes sont particulièrement vulnérables. Les femmes et les filles ont davantage de risques d’être victimes de violences : forcées de rester chez elles par les mesures de confinement, elles sont de plus en plus isolées et n’ont plus accès à leurs réseaux de solidarité habituels.

Des réseaux de solidarité pour prévenir la violence

Dayana appelle à davantage de soutien pour les femmes et les filles en période de confinement :
« Nous pouvons arrêter la violence, nous pouvons dire NON. Je ne veux plus de féminicides. ».

« Mon corps, avec ou sans habits, ne doit pas être touché ! »

Selon Dayana, l’unité est un mécanisme nécessaire pour prévenir la violence. Il faut que les femmes et les filles travaillent ensemble.
« Les femmes font confiance aux autres femmes, parce que s’il se passe quelque chose. Nous recevrons le soutien des personnes qui nous aiment et nous estiment. Ne restez pas silencieux.ses. ».

Pour soutenir les autres filles en confinement dans sa communauté, Dayana a mis en place des réseaux virtuels, pour rester en contact même en cas d’urgence.
« Les réseaux sont un moyen de rester proche de nos collègues et nos amis malgré la distance physique », explique Dayana. « Nous parlons par WhatsApp, Messenger ou Facebook, parce que nous ne pouvons pas communiquer de vive voix. »

Même s’il n’y a eu aucun cas déclaré de violence sexiste dans sa communauté, Dayana ne baisse pas sa garde. « Ce que nous voulons, c’est l’élimination de tous les types de violence. »  

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Augmentation alarmante des violences sexuelles au Soudan du Sud en période de confinement

L’ONG Plan International lance l’alerte sur l’augmentation dramatique des violences sexuelles au Soudan du Sud, dans un contexte de vulnérabilité accrue pour les filles et les femmes en cette période de pandémie COVID-19.

Hausse des violences sexuelles au sein du foyer

Une série de viols au Soudan du Sud a révélé au grand jour les risques extrêmes auxquels font face les filles et les femmes pendant la pandémie de COVID-19.

Il y a une semaine, la presse locale signalait le viol d’une fille à peine âgée de 8 ans par trois hommes, au sein même de sa maison dans la capitale du pays, Juba.
Ces dernières semaines, au moins 4 femmes ont été victimes de viols collectifs répétés. Ces crimes, perpétrés dans plusieurs régions différentes, laissent craindre une hausse rapide du nombre de violences sexuelles dans un pays à peine remis de la guerre civile la plus longue du continent africain.

Ce phénomène est totalement inacceptable, inhumain, et représente une violation des droits des filles et des femmes

Les rapports montrent que ces actes de violence ont tous eu lieu chez les jeunes filles et femmes.

« Ces crimes horribles prouvent que la pandémie met en danger les filles et les femmes, en les exposant à des risques accrus de violence et d’abus, et ce même au sein de leur propre maison. », s’indigne George Otim, directeur de Plan International au Soudan du Sud.

« La pandémie a exacerbé les inégalités de genre. Les filles et les femmes découvrent qu’elles n’ont personne vers qui se tourner, et nulle part où aller. »

Accès plus difficile aux services de protection

Dans un pays au système de santé déjà fragile, la pandémie de COVID-19 a porté un coup considérable aux filles, qui ont vu se détériorer non seulement leur éducation mais aussi leur santé, leur sécurité et leur protection.

« Celles et ceux qui subissent ou risquent de subir des violences rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux services de protection qui leur sont dus, à cause des mesures d’isolation sociale en place. Le retrait de certains financements, dont ceux liés aux services de santé sexuelle et reproductive, de santé mentale et de soutien psychosocial, rend la situation extrêmement dangereuse pour les filles et les femmes », explique M. Otim.

« Des services visant à intégrer les garçons et les hommes devraient aussi être mis en place, pour qu’ils défient eux aussi les stéréotypes de genre et les normes nocives qui conduisent à des excès de violence. »

L’ONG Plan International appelle le gouvernement à privilégier les services de prévention et de réponse aux actes de violence, jugés essentiels.

« Il faut absolument qu’un financement adéquat soit apporté aux services de protection. Ces services incluent l’assistance téléphonique d’urgence, la gestion des affaires, les espaces sécurisés, les services de santé mentale et psychosociale, le recours au système judiciaire, les services de santé sexuelle et reproductive. » déclare M. Otim.

L’ONG Plan International agit en réponse à la pandémie de COVID-19 dans plus de 50 pays, y compris au Soudan du Sud. La protection des enfants et des communautés vulnérables face aux conséquences de la pandémie s’inscrit au cœur même de cette réponse.

Ensemble, nous avons le pouvoir de limiter les conséquences de cette crise et de protéger les plus fragiles.

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Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Je suis devenue couturière alors que j’étais enfant-soldat !

Fin 2013, des mouvements de rébellion éclatent en République Centrafricaine causant la mort de milliers de personnes et la dislocation de centaines de familles. Les enfants, et les filles, enrôlé.e.s dans les groupes armés de gré ou de force, sont les premières victimes. C’est pourquoi l’ONG Plan International aide des centaines d’anciens enfants-soldats à retrouver une vie normale et à s’en sortir. Découvrez le témoignage de Rosalie, 16 ans, maintenant couturière.

JE SUIS DEVENUE ENFANT-SOLDAT À 13 ANS

« J’avais 13 ans, j’étais vendeuse pour ma mère quand la guerre a éclaté dans notre village. Les rebelles ont tué beaucoup de personnes dont mon père.

Quand les groupes d’auto-défense se sont formés, j’ai intégré l’un d’entre eux à Bouca (à 285 km de la capitale Bangui) pour venger la mort de mon père. Mon frère, mes deux sœurs et moi avons intégré successivement deux groupes armés et nous avons combattu jusqu’à Bangui. Dans le groupe, certaines filles et moi étions chargées de préparer de la nourriture et de faire la lessive pour les autres combattants et les chefs.

J’ai passé plusieurs mois dans des groupes successifs avant d’arriver dans la capitale. Heureusement, je n’ai pas subi d’abus de la part des autres combattants, car notre chef était très strict sur ça. Il avait menacé de sanctionner sévèrement les coupables et tout le monde a eu peur.

« Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir. » 

Arrivés à Bangui, nous avons été cantonnés chez notre Général. Mais notre situation devenait très précaire. Il était de plus en plus difficile de trouver de la nourriture.

Nous étions loin de notre village, nous étions de plus en plus livrés à nous même dans la grande ville, sans ressources et loin de nos familles. Alors, j’ai décidé de travailler comme domestique chez une femme qui a promis de m’inscrire à l’école. Cette femme a réussi à négocier avec le chef pour qu’il me libère. Avant de me lâcher, il m’a conseillé d’être sage avec ma nouvelle maman et de profiter de cette occasion.

UN NOUVEAU MÉTIER ET UNE NOUVELLE VIE

J’ai continué à fréquenter mes anciens collègues combattants. Grâce à eux, j’ai eu la chance de découvrir une association qui travaille avec l’ONG Plan International qui cherchait à recenser les anciens enfants soldats pour les aider à retrouver une vie normale. Grâce à cette rencontre, j’ai bénéficié d’une formation en couture, ils se sont beaucoup occupés de moi et de mes amis. Je travaille maintenant dans un atelier comme aide-tailleur.

La couture rapporte beaucoup. J’espère gagner de l’argent pour m’occuper de ma mère au village et de mes frères et sœurs qui sont abandonnés à eux-mêmes ici dans la capitale et qui n’ont pas eu la même chance que moi.

Je conseille à toutes les filles d’arrêter d’être manipulées et de penser à leur avenir pour devenir des femmes libres et autonomes. Car elles ne vont rien gagner après les combats si ce n’est que de la désolation. Nous pouvons nous occuper de nos parents. Certaines ont perdu leurs pères au cours de cette crise et leurs mères s’occupent d’elles. Elles doivent réussir et gagner leur vie pour aider leurs mères, plutôt que d’être des enfants-soldats. »

Grâce au projet visant à rétablir les services sociaux de base dans le secteur de l’éducation et de la protection des enfants affectés par la guerre en République Centrafricaine, financé par l’Union Européenne, l’ONG Plan International, en partenariat avec une ONG locale, est en train de changer la vie de centaines d’enfants comme Rosalie.

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