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Burkina Faso : Scolarisation des enfants

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Pour améliorer l’accès à l’éducation des jeunes burkinabé.e.s, Plan International France et Plan International Canada mettent en place le projet BASE (Burkina Faso Accès à la Scolarisation pour Enfants) dans les provinces de Bam, Namentenga et Sanmatenga de la région du Centre Nord du pays.
 

En savoir plus : Contexte

Chiffres clés
2 512
écoles fermées en mars 2020 pour cause d’insécurité
48 %
des enfants ne vont plus à l'école après la primaire
40 %
vit sous le seuil de la pauvreté

Contexte

Le Burkina Faso souffre aujourd’hui d’une grave crise sécuritaire provoquée par la crise du Mali depuis 2012, le développement des groupes armés non-étatiques et le déchaînement du terrorisme depuis les attaques de Ouagadougou en janvier 2016. Les civils sont régulièrement victimes de violence et 780 000 burkinabé.e.s ont choisi de fuir leur foyer, provoquant des déplacements massifs à l’intérieur du pays.
C’est dans ce contexte déjà dramatique qu’est arrivée la pandémie du COVID-19 au mois de mars 2020, dans un pays où le système national de santé manque sévèrement d’efficacité, et où les conditions de vie rendent les règles de distanciation physique presque impossibles à tenir.

Le système éducatif est durement touché par la crise sécuritaire, puisque les groupes terroristes ont fait des écoles et des enseignants leurs cibles privilégiées, rendant impossible la scolarisation des enfants dans certaines régions du Burkina Faso. En mars 2020, 2 512 écoles étaient fermées, touchant 349 909 enfants et 11 219 enseignants.
A cela s’ajoute le manque d’infrastructures et d’enseignants qualifiés qui réduit encore les opportunités de scolarisation et la qualité de l’offre éducative. En 2020, seuls 90,7 % des enfants bénéficient d’une éducation au niveau primaire, et 52 % au niveau post-primaire.
Les enfants qui ont la chance d’aller à l’école ne reçoivent malheureusement qu’une éducation très généraliste, peu professionnalisante et peu adaptée au contexte national et aux besoins du marché de l'emploi. De nombreux jeunes, désœuvrés et frustrés par le manque d’opportunités qui s’offrent à eux se tournent vers les groupes armés non-étatiques locaux, participant à leur tour à l’escalade de violence qui ravage le pays.
Enfin, la crise sécuritaire encourage de nombreuses pratiques néfastes telles que le travail des enfants, l'exploitation liée à la guerre et les mariages précoces forcés, ajoutant un obstacle supplémentaire à la scolarisation des enfants, et des filles en particulier. Aujourd’hui, seules 6 % des femmes adultes ont suivi des études secondaires, contre 12,1 % des hommes.
 

Objectifs 

  • A court terme, garantir un accès continu à une éducation de qualité, sensible au genre et inclusive à plus de 32.050 enfants, dont 26 500 élèves du primaire, 4 200 du post-primaire et 1 350 des programmes d’éducation accélérés. 
  • À moyen terme, permettre aux élèves ayant pris du retard  de retrouver leur niveau de scolarité et de compétences.
  • À plus long terme, renforcer les capacités d'intervention et la résilience du système éducatif et de ses acteurs communautaires.
     

Exemples d’activités

Pour atteindre ces objectifs, le projet BASE :

  • apporte son soutien aux écoles formelles des communautés d'accueil pour permettre à tous les enfants en âge de recevoir une éducation d’en bénéficier, y compris les enfants faisant face à des obstacles physiques et économiques ou ceux déplacés ou vivant avec un handicap ;
  • participe à l’amélioration des infrastructures scolaires en y installant des points d'eau potable et de dispositifs pour lavage de mains dans le cadre de la prévention du COVID-19 ;
  • renforce la capacité des enseignant.e.s à fournir une éducation de qualité à travers la formation et la dotation de matériels d'enseignement de qualité sur la base d’une pédagogie sensible au genre et inclusive ;
  • met en place de programmes d'éducation accélérés, qui se sont déjà révélés très efficaces au Burkina Faso, dans les zones d'insécurité où les écoles sont fermées. Une fois le programme complété, les diplômés seront transférés dans des écoles formelles pour garantir la continuité de leur éducation ;
  • forme les parents d’élèves et les Comités de Gestion des Ecoles (COGES) à l’approche « Safe Schools », pour permettre la mise en place des plans de préparation et de réponse aux urgences dans les écoles sur la base de l’identification locale des risques et de leur mitigation, dans le but de renforcer la résilience du système éducatif.
     

Budget

3 000 000  financés par l'AFD.

Durée 

30 mois.

Lieu 

Les provinces de Bam, Namentenga et Sanmatenga de la région du Centre Nord du Burkina Faso, et plus précisément les communes de Kongoussi, Bourzanga, Barsologho, Pissila, Kaya et Bouroum, choisies pour leur forte concentration des personnes déplacées internes (82% des déplacés internes de la région selon les données du CONASUR), qui comprend de nombreux enfants non scolarisés.
 

Nombre de bénéficiaires

32.050 enfants (dont 26.500 élèves du primaire, 4.200 élèves du post-primaire, et 1.350 élèves des programmes d’éducation accélérés).

Nos partenaires sur le terrain

  • Plan International Burkina Faso ; 
  • La Fondation pour le Développement Communautaire / Burkina Faso (FDC/BF) ;
  • L’Association pour le Renforcement des Compétences des Organisations Paysanne (ARCOP) ;
  • Plan International Canada.

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