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Retour sur la participation du Plan des Jeunes au Forum 3Zéro

Plan International France organisait le 2 septembre 2021, dans le cadre du Forum Mondial 3Zéro, une table ronde autour de la thématique des figures inspirantes : « Greta, Malala, Hadja… et toi ? » Quels rôles modèles dans la mobilisation des jeunesses ? ». Conviée pour l’événement en qualité de panéliste, aux côtés d’Axelle Jah Njiké, d’Elisabeth Roman, de Joan Valadou et de Romain Le Chéquer, Mathilda, membre du Mouvement des jeunes, a apporté sa contribution à une discussion riche en enseignements. Pour comprendre l’intérêt et les enjeux soulevés par cette problématique, effaçons-nous derrière les mots de Mathilda :

 « J’y ai assisté en tant que panéliste, plus particulièrement jeune rôle modèle ».

Avec d’autres acteurs engagés sur la question de la jeunesse nous avons ainsi été invités à nous exprimer sur la thématique suivante : les rôles modèles.

« Cette table ronde a été pour moi l’occasion de donner mon point de vue sur ce terme par lequel on qualifie aujourd’hui certains de mes semblables. C’était également l’opportunité de soulever divers enjeux auxquels sont confrontés ces jeunes qui endossent très tôt le rôle de figure inspirante. Je tenais tout particulièrement à ce que soit abordée l’idée de protection et de sauvegarde de ces personnes via des politiques respectueuses, comme le fait d’ailleurs très bien Plan International France.

Cela me tenait à cœur puisque derrière ces parcours extraordinaires et ces expériences riches et variées se trouvent des êtres humains, des jeunes et des enfants souvent surmédiatisés, parfois acculés ou instrumentalisés. Entourée par des panélistes bienveillants, j’ai pu m’exprimer librement sur ce sujet complexe qui me concerne et que je trouve extrêmement intéressant et important. »

Ce fut un réel plaisir de pouvoir échanger de cette façon, notamment avec le public.

De plus, je me suis sentie soutenue, écoutée et accompagnée par Plan International France durant chaque étape liée au Forum. Par conséquent, si l’occasion se présente, je serais ravie de participer de nouveau à ce type d’évènement. Je souhaiterais néanmoins être cette fois-ci entourée par plus de jeunes car maintenant, plus que jamais, ces sujets nous concernent. Alors n’hésite pas, engage-toi ! « 

Ce témoignage est une preuve supplémentaire, s’il en était encore besoin, de l’importance d’inclure les jeunesses dans les espaces de discussion. Mais au-delà de l’admiration suscitée par leur position de porte-étendards, les jeunes rôles modèles supportent en filigrane de nombreuses contraintes dont il faut prendre conscience pour les protéger.

Mariama, une autre membre du Mouvement des jeunes, a choisi d’enfiler le costume de jeune reporter lors de cet événement. Lors d’un entretien mené avec Axelle Jah Njiké, militante féministe, elle a choisi d’aborder la question des mamans en tant que figures inspirantes. « Comment s’affirmer face à une figure inspirante telle qu’une maman ? », s’est interrogée Mariama.

Face à cette question, Axelle Jah Njiké appelle à communiquer : « Il faut réussir à faire parler nos mamans. Qu’elles parlent de la jeune fille qu’elles étaient, de l’enfant et de l’adolescente qu’elles étaient. Le but est d’établir la communication et comprendre leurs choix pour nous ; sortir des sentiers battus et s’intéresser à leurs ambitions avant d’être maman. C’est aussi être capables de comprendre cette continuité pour déconstruire leur rôle sacralisé de maman. Challenger ces générations qui n’ont pas connu la liberté de penser, de faire, qu’on a aujourd’hui. Pour ça, il faut être bienveillant∙e∙s- avec ses parents, sa maman ».

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Retour sur la Journée International des filles et l’événement organisé à cette occasion à l’UNESCO

Lors de la journée Internationale des Filles deux membres du Plan des Jeunes se sont entretenues avec deux invitées engagées pour la défense des droits des filles : Emma Camara, Directrice de Emma & Camara Communications et Fatoumata Gassama à l’origine du projet « Ubuntu ».

Emma Camara, qu’avez-vous pensé de cet événement dans sa globalité ?

« L’événement à l’UNESCO a permis de mettre en avant des figures, de femmes et d’hommes qui travaillent sur le terrain. On a pu bénéficier de leurs retours et de leurs expériences très concrètes. J’ai notamment été très touchée par l’intervention et le témoignage de Wahabou, qui a affirmé : « je suis un homme et je suis un féministe ». Je pense que l’égalité hommes-femmes et filles-garçons passe par un combat collectif et par une appropriation commune de ces thématiques. J’ai apprécié ce panel. »

Emma, vous êtes entrepreneuse en communication en Guinée, quel lien faites-vous entre cet événement et ce que vous faites ?

« Le lien premier que je fais est qu’en Guinée j’ai été frappé par des chiffres alarmants au niveau de l’excision, des mariages forcés ou précoces … en bref des violences faites aux femmes.

Spontanément j’ai décidé de faire beaucoup de sensibilisation. D’abord en mettant en valeur celles qui le font déjà très bien, comme le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée. Ensuite, à mon humble niveau, j’essaie de faire un maximum. Pouvoir former des jeunes filles aux métiers du digital, un domaine qu’on réserve plutôt aux hommes alors qu’on sait très bien que les filles aussi peuvent coder, me semble être une manière de lutter contre les inégalités de genre et de permettre aux filles et aux femmes de s’exprimer.

En ce moment, on est en train de réaliser des vidéos qui seront diffusées sur les réseaux sociaux mais aussi via les médias, en particulier les chaines de télé, afin de tirer la sonnette d’alarme. Le but est de démontrer que beaucoup de violences sexistes et sexuelles sont punis par la loi et que même si elles font parties des traditions il faut maintenant passer à la vitesse supérieure.

L’éducation des femmes a non seulement un impact positif sur leur santé mais également sur le développement du pays puisque cela permet de lutter contre la pauvreté notamment, ce que les panelistes ont bien mis en avant d’ailleurs. Donc après la sensibilisation, je pense que la formation est un levier important dans ce combat.

Je crois à la formation, je crois aussi en une justice forte qui doit sévir. En Guinée la loi interdit beaucoup de choses, mais au niveau des mentalités on peine encore à changer les choses. Avec l’Etat et la société civile, on peut y arriver. Le chemin est très long mais je reste optimiste. La justice doit donner des exemples. Mettre au cœur de ce combat, la communication et les hommes».

Fatoumata, comment avez-vous entendu parler de l’événement à l’UNESCO organisé en l’honneur de la Journée internationale des filles. Pourquoi y avez-vous participé ?

« Au départ, il s’agissait d’une invitation de Plan international France. La fondation m’a contacté car elle soutien mon projet « Ubuntu » en lien avec la lutte contre les violences faites aux filles.

Il ne s’agit pas de ma première fois à l’UNESCO, mais aujourd’hui je m’y rends pour un événement qui parle des filles du monde entier et de leurs droits, c’est très important pour moi. Ça a été non seulement très intéressant d’y participer sur un plan personnel mais c’est également essentiel pour mon projet d’assister à ce genre d’événement et de voir comment se structure la défense des droits des filles au niveau international. J’ai pu constater que les mentalités sont vraiment en train de changer et ça me fait plaisir de me dire que j’y participe. »

Parlez-nous de votre projet, quel est le message que vous souhaitez délivrer à travers ce dernier ?

« L’idée de la création du projet UBUNTU a émergée alors que j’avais 19 ans. Je faisais un service civique et j’ai commencé à m’intéresser à la question des mutilations génitales féminines (« MGF ») et notamment à la question de l’excision. Ayant des personnes concernées par ces mutilations dans mon entourage, je connaissais déjà l’existence de ces pratiques mais c’est à ce moment que j’ai décidé d’agir à mon échelle. Le but du projet est d’informer et de sensibiliser les gens sur ces pratiques. J’ai donc crée plusieurs outils. Le premier est une exposition qui explique, de manière très pédagogique, en quoi consiste ces mutilations. Le but ici n’est pas de marquer les esprits en choquant le public, sans quoi l’exposition n’aurait pas pu être utilisée auprès d’un public jeune, cœur de cible de mon projet. L’objectif est d’expliquer aux jeunes, mais aussi aux adultes, en quoi consiste réellement ces mutilations et les conséquences que celles-ci peuvent avoir sur les filles et les femmes qui en sont victimes. Le second outil est un jeu de société qui est actuellement en cours d’élaboration et qui aura pour objectif de pousser les jeunes à la réflexion sur cette thématique. J’interviens partout où je peux intervenir, dans les structures de jeunesse, les lycées et groupes hospitaliers pour faire de la sensibilisation et pour que le message soit entendu. »

Quel est lien que faites-vous entre votre exposition et l’égalité de genre ?

« Le lien le plus évident entre les MGF et les inégalités liées au genre est que contrairement à la circoncision, fréquemment évoqué comme équivalent masculin des MGF, ces pratiques ont un très fort impact sur la santé des femmes et sur leur vie sexuelle. Par ailleurs, l’excision des jeunes filles est souvent liée à la pratique des mariages forcés et précoce, ce qui implique la plupart du temps une déscolarisation à un très jeune âge. Or, si une fille arrête d’étudier trop tôt elle a toute les chances de devenir complétement dépendante d’un homme. Donc selon moi, lutter contre l’excision et les MGF, c’est aussi lutter contre l’arrêt des mariages forcés, pour l’éducation des filles et donc pour l’égalité entre les filles et les garçons. »

Diane Nyessi et Mariama Diallo, membres du Plan des Jeunes

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Journée Internationale des Filles 2017

Le 11 octobre dernier s’est tenue la cinquième journée internationale des filles. Le Plan des Jeunes se trouvait à l’événement organisé par Plan International France et la mairie du IVème arrondissement de Paris. On vous le raconte.

Instaurée en 2012, cette journée a pour but de promouvoir l’égalité de genre, en se focalisant sur le potentiel et les droits des filles à travers le monde. Cette année, c’est tout un sommet international des droits des filles qui s’est même déroulé à Paris. Une
série d’événements et d’actions planifiées sur plusieurs jours a permis de donner la parole à de jeunes activistes venues du monde entier, jusqu’au point culminant : la célébration organisée au sein de la Mairie du 4ème arrondissement de Paris le 11 octobre.

Une mobilisation mondiale

C’est d’abord au travers de multiples événements que s’est manifestée la célébration de cette cinquième journée internationale des filles. A Paris, une délégation de jeunes militantes s’est par exemple rendue au Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Partout dans le monde, 600 takeovers ont eu lieu : l’espace de quelques heures, les filles ont endossé le rôle de personnalités en position de pouvoir, de Premier Ministre, à journaliste ou encore maires et PDG. Le but ? Montrer que les filles peuvent également être des leaders et appeler aux changements politiques et sociaux qui permettraient enfin d’atteindre une égalité de genre.

La célébration du 11 octobre à Paris

C’est au cœur de la Mairie du 4ème arrondissement de Paris que s’est tenu le point culminant du sommet international des droits des filles. Hadja, activiste internationale pour les droits des filles, présidente du Parlement des enfants de Guinée, ouvre l’évènement en annonçant la couleur :

“Je crois au pouvoir des filles parce qu’elles sont audacieuses, intelligentes. »

En Guinée, 97% de filles sont excisées et nombreuses sont celles qui sont mariées précocement et déscolarisées. En cette journée internationale des filles, Hadja rappelle l’importance d’un plaidoyer visant à ce que les filles prennent le pouvoir et à ce que leurs droits soient respectés. Elles aussi doivent pouvoir aspirer aux mêmes rêves que les autres. Pourquoi donc ne pourraient-elles pas devenir présidentes ?

“Oui, je crois au leadership des filles car quand elles participent à la prise de décision environnementale, civique, politique, la société entière progresse. » Marie-Augustine, VP du conseil consultatif pour les enfants et les jeunes du Sénégal, au nom d’Anne Hidalgo, maire de Paris.

Deux panels structurent l’évènement, animés par Mariane Pearl, journaliste et rédactrice en chef de Chime for Change. Les intervenants sont tous impliqués dans la lutte pour l’égalité de genre et les droits des filles à de multiples niveaux. Dans un échange très vivant, Mariane Pearl va les questionner les uns après les autres sur des points précis. Des messages vidéos viennent entrecouper l’échange pour porter dans la salle la parole d’activistes et professionnels du milieu n’ayant pu être présents physiquement en ce jour.

Le premier panel regroupe six intervenantes différentes : Aida, activiste internationale pour les droits de filles de nationalité indonésienne; Yassmin Abdel-Magied, activiste féministe, auteure, présentatrice radio et ingénieure mécanique; Anne-Birgitte Albrectsen, PDG de Plan International; Clara Gayard, cofondatrice de “Raise” et présidente du Forum des Femmes pour l’Économie et la Société; Ingrid Nilsen, star Youtube et ambassadrice de UN Change; et Gabriela Ramos, directrice de cabinet du secréaire général de l’OCDE (Organisation pour la Coopération Économique et le Développement) et Sherpa du G20.

Des obstacles principaux rencontrés par les filles au quotidien aux défis de santé en passant par la définition d’un bon leader et le rôle des médias en matière d’égalité de genre, de multiples sujets sont abordés.

La notion de rôle modèle et de mentors y est particulièrement évoquée. Chacun en a sa définition : une personne qui nous inspire, une personne qui nous soutient, une personne qui nous questionne. On remarque qu’il s’agit souvent d’un proche, d’un membre de la famille qui les a inspiré et poussé en avant.

“Si on est là aujourd’hui, c’est parce qu’à un moment donné, on a cru en nous et nous a soutenu.” – Aïssata

Certains messages sont transmis par différents intervenants de manière transversale. De manière évidente, on invite à faire confiance aux filles comme actrices du changement et à leur donner les moyens de mettre en œuvre leur potentiel. Plus encore, on invite la société entière à s’y mettre : les femmes et les filles ne doivent pas combattre seules les inégalités de genre et les atteintes aux droits des filles.

Les hommes aussi doivent se joindre au mouvement, en épaulant les femmes, en luttant contre les stéréotypes et inégalités, en éduquant leurs amis. Une potentielle égalité ne sera atteinte qu’à travers la collaboration des deux sexes.

La fin de la célébration approche. De jeunes activistes montent sur scène et scandent à l’unisson le message de la fin :

“Alors nous voilà, sur le devant de la scène. Nous demandons et nous exigeons. Croyez en nous, soutenez-nous, investissez en nous et guidez-nous. Toutes les filles devraient être libres de rêver, Et libres de diriger. Rejoignez le mouvement. Il est temps pour les filles de prendre le contrôle !”

Le combat pour faire respecter les droits des filles dans le monde continue.
Rejoignez-nous.

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Hadja, Présidente du Parlement des enfants de Guinée, et Célia, reporter du Plan des Jeunes : It’s time for girls to take over !

 

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Paroles de jeunes activistes pour la Journée Internationale des Filles

Quels sont les principaux obstacles rencontrés par les filles ? – Aïda
Selon Aïda, jeune activiste indonésienne, deux obstacles principaux s’opposent quotidiennement aux filles.

  • Le manque d’éducation. Les enfants ne sont même pas en mesure d’aller jusqu’à l’école. Dans sa communauté, des centaines de milliers de filles ne savent pas lire.
  • Le mariage précoce. 375 filles sont mariées chaque jour, ce qui signifie qu’elles ne travailleront pas et devront uniquement s’occuper de leur foyer, mari et enfants.

Quels sont les défis de santé majeurs rencontrés par les abonnés Youtube d’Ingrid Nilsen?
La majeure partie des personnes qui regardent les vidéos d’Ingrid ont entre 17 et 25 ans. A travers leurs témoignages et son expérience bénévole au Mexique, Ingrid a notamment remarqué les difficultés que rencontraient les filles à se procurer les protections hygiéniques dont elles ont besoin durant leurs règles, ce qui les paralyse durant ces périodes et les empêche de mener leurs activités quotidiennes, comme aller à l’école. Une prise en charge par les pouvoirs publics de ces problèmes est, selon Ingrid, cruciale.

Les trois messages clés pour être un bon leader, par Clara Gayard, cofondatrice de “Raise” :

  • Ne jamais renoncer à ses rêves par peur d’être mal jugé ;
  • Ne jamais se poser en victime ;
  • Ne jamais confondre obstacle et but.

L’appel de Yassmin Abdel-Magied, activiste féministe

“Nous n’avons pas besoin de “réparer” les filles. Les filles n’ont pas besoin qu’on leur dise qu’elles sont fortes et ont du pouvoir, elles le savent déjà. Elles doivent l’être pour survivre. C’est la société que l’on doit changer. L’égalité de genre n’existe dans aucun pays au monde. Il faut remettre en question ce système patriarcal empreint de sexisme.”

Le plaidoyer d’Aïssata, activiste malienne avec Plan International pour les droits des filles et l’égalité de genre.

“Si on est là aujourd’hui, c’est parce que quelqu’un à un moment donné a cru en nous et nous a soutenues. Nous vous invitons à vous joindre au mouvement. Nous sommes capables. Joignez-vous à nous pour soutenir les filles car elles sont toutes libres de rêver et de diriger.”

Question à Hadja, présidente du Parlement des enfants de Guinée: en tant que présidente du PEG à quels obstacles fais-tu face ?

“C’est surtout en ce qui concerne le consentement de la famille que c’est compliqué, en raison de mon jeune âge et des sujets que j‘évoque au sein du Parlement. Ces sujets sont souvent tabous, donc beaucoup pensent que je suis contre les traditions et la religion. Mais avec les autorités, cela se passe bien, ils tiennent compte de nos revendications.”

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