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Cameroun : appui à l'éducation des filles et des garçons

Contribuer à améliorer l'accès, la qualité et la sûreté de l’éducation des enfants, particulièrement des filles, à au Cameroun.

Au Cameroun, la scolarisation des enfants n’est pas toujours une priorité pour les familles, surtout quand les écoles sont peu sécurisées et que les enseignements dispensés sont de faible qualité.  Pour les familles manquant de moyens, il est parfois préférable de garder les enfants à la maison, pour aider aux tâches domestiques, faire de petits travaux et contribuer aux finances de la famille. Les filles souffrent davantage de cette situation, les parents ayant tendance à privilégier la scolarisation des garçons au détriment de leurs sœurs, destinées à se marier et mener une vie d’épouses et de mères.

Soutenir l'accès à une éducation primaire de qualité dans le quartier de la briqueterie

Une étude révélait en 2011 que seulement 44 % des filles, du quartier de la briqueterie dans l'arrondissement de Yaoundé II (la capitale du Cameroun), étaient scolarisées contre 62 % des garçons.

Plan International a donc lancé, dès 2010, un programme en soutien à la scolarisation des filles et des garçons issus des ménages vulnérables, du quartier de la briqueterie dans l'arrondissement de Yaoundé II (la capitale du Cameroun) et visant l’amélioration de la qualité de l’éducation primaire.

Etendre notre acion à tout l'arrondissement de Yaoundé II

En mai 2014, pour la 2e phase de ce programme, Plan International a étendu ses actions à tout l’arrondissement de Yaoundé II, au sein de la capitale, pour promouvoir la scolarisation de tous les enfants, notamment des filles, et leur accès à une éducation de qualité.

Ce programme a notamment pour objectifs de :

  • sensibiliser les communautés à l’importance de l’éducation des filles,
  • renforcer les capacités des enseignant-e-s, et sensibiliser le personnel éducatif aux questions d'égalité de genre et de pédagogie non-violente,
  • soutenir la création d'associations villageoises d'épargne et de crédit,
  • soutenir le lancement d'activités génératrices de revenus pour les femmes en vue d'améliorer leur capacité à financer la scolarisation des filles,
  • encourager la participation des enfants, en particulier celle des filles, aux prises de décisions les concernant.

Quelques exemples d’activités

Dans le cadre des actions de sensibilisation menées par Plan International, des rencontres ciblent les familles (causeries éducatives), les mères (notamment les membres des écoles coraniques), et également les pères de familles (dans les lieux fréquentés par les hommes), car ce sont très souvent eux qui prennent les décisions relatives à l’éducation de leurs enfants.

Des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC) permettent aux femmes d’épargner collectivement de l’argent qui pourra ensuite être prêté aux membres pour faire face à une difficulté financière, payer les frais de scolarité des enfants ou investir dans une activité génératrice de revenus (couture, restauration, transformation de produits agricoles…). L’objectif étant ainsi de lutter contre les freins financiers à la scolarisation de leurs filles, aussi de permettre aux femmes de s’émanciper dans des espaces d’échange et de s’autonomiser financièrement.

Avant d’aller à l’école, je vendais des fruits. J’ai commencé l’école à 12 ans. La première fois que j’ai pu écrire mon nom, je l’ai montré à mes amis. J’étais fière. Maïramou, 17 ans,  ancienne bénéficiaire du programme (phase 1)

Des clubs de jeunes filles ont été créés pour permettre aux filles de discuter de sujets qui les concernent et mener des actions pour défendre leurs droits.

Bénéficiaires

Débuté en mai 2014, la phase 2 de ce programme a notamment bénéficié :

  • à environ 6500 filles et 6300 garçons de 6 à 15 ans des écoles cibles de l'arrondissement de Youndé II,
  • à plus de 4 300 personnes, dont environ 1 700 femmes, 1 300 hommes et 1 300 enfants, sensibilisés sur l'importance de l'éducation des filles, 
  • à 800 élèves (dont 55 % de filles) en difficulté par mois qui ont pu suivre des cours de soutien,dans 8 centres accueillant ces cours, 
  • à 250 enseignant-e-s et directeur-rice-s, et aux membres des associations de parents d'élèves et des conseils d'école, qui ont bénéficié d'un renforcement de leurs compétences pour mieux encadrer les filles. 
  • à 200 femmes pour la création ou le suivi de 21 Associations d'Epargne et de Crédit et/ou d’activités génératrices de revenus,
  • à 11 clubs de jeunes filles.

Découvrez en vidéo nos actions pour l’éducation des filles au Cameroun

Durée :

Phase 1 : novembre 2010 à avril 2014
Phase 2 : de mai 2014 à janvier 2017

Budget :

648 957 € de mai 2014 à janvier 2017 financés grâce aux dons, au fonds de soutien aux droits des filles et au soutien de l'entreprise Cora et du Cabinet Linklaters.

Télécharger le descriptif du projet

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