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Togo : Lutte contre la traite d'enfants

Contribuer à l’éradication des violences faites aux enfants au Togo, en particulier celles qui prennent la forme et résultent de la traite, à travers le renforcement des capacités des garants et détenteurs de droits.

CONTEXTE D'INTERVENTION DE PLAN INTERNATIONAL

En 2006, l’Organisation Internationale pour les Migrations estimait le nombre d’enfants victimes de traite en Afrique de l’Ouest à 2 millions. Une étude plus ancienne menée par WAO-Afrique en 1997 a révélé que plus de 300 000 togolais âgés de 5 à 15 ans travaillaient dans les zones urbaines du Togo ou dans les pays étrangers et étaient traités comme des esclaves.

Ces chiffres alarmants ne sont que la partie visible de l’iceberg et démontrent un phénomène complexe amenant à des sentiments ambivalents au sein de la population.

2 parents sur 5 et 1 enfant sur 4 pensent que la traite des enfants est un phénomène normal

Ainsi, 2 parents sur 5 et 1 enfant sur 4 pensent que la traite des enfants est un phénomène normal. Ils sont même plus de 85 % à penser que la traite a des avantages car elle permet d’améliorer le niveau de vie de la famille de la victime et de sa communauté.

A côté de cela, les enfants victimes de traite souffrent de violences physiques (sévices corporels, privation de nourriture), psychologiques (injures, menaces de mort, humiliation), d’abus sexuels ou sont obligés d’effectuer des travaux forcés (pressions pour l’exécution de tâches pénibles, dégradantes, épuisantes) lors de leur voyage.

A leur retour au village, les enfants victimes de traite peuvent être marginalisés s’ils sont revenus malades (Sida, autres MST...), ou s’ils connaissent des difficultés de réadaptation au sein de leur communauté.

Si les garçons travaillent majoritairement dans le secteur agricole, les filles elles, sont exploitées pour faire des travaux domestiques, du petit commerce ou de la prostitution.

Les principaux facteurs de la traite des enfants, notamment dans la préfecture de Tchamba sont :

  • la pauvreté des familles
  • l'espoir des enfants pour une vie meilleure
  • l'absence d'alternatives pour ceux qui ont quitté l'école
  • la maltraitance des parents/tuteurs qui pousse les enfants à quitter leur foyer
  • les difficultés rencontrées par les enfants dans leur environnement scolaire et l’absence d’alternatives pour ceux qui ont quitté l’école

Quelques exemples d’activités

  • Sensibilisation auprès des familles et des communautés, à l'échelon local et national sur les droits de l’enfant et le phénomène de la traite, 
  • Identification des enfants vulnérables et orientation sur leur projet de vie
  • Réinsertion scolaire pour les enfants à risque ou victimes de traite
  • Accompagnement des jeunes filles et garçons vulnérables de plus de 15 ans en vue de leur insertion/réinsertion socio-économique
  • L’amélioration de la rétention et des performances scolaires des élèves en difficultés dans les écoles primaires et secondaires (Cours de soutien et tutorat pour les filles et les garçons en difficultés d’apprentissage)
  • Création ou renforcement des clubs scolaires et groupes extrascolaires ;
  • Renforcement des capacités des structures partenaires, des institutions et acteurs déconcentrés et communautaires, garants de la protection et de l’éducation des enfants;
  • Plaidoyer à l'égard des autorités publiques, locales et nationales.

Bénéficiaires :

  • 1 700 enfants à risque ou victimes de traite,
  • 180 groupements villageois d'épargne et de crédit bnéficiant à 3 000 pères et mères et 1 200 jeunes,
  • 350 enseignants des 45 écoles et 11 collèges des 4 cantons, 
  • 62 comités villageaois de protection de l'enfant, regroupant 420 membres,
  • 56 clubs scolaires regroupant 1 300 enfants et 30 clubs extrascolaires de 300 enfants. 

Lieu :

Le projet intervient dans les 62 villages de la Préfecture de Tchamba, dans 4 cantons du centre du Togo.

Durée :

3 ans (juin 2014 à décembre 2017)

Budget :

800 000 €

Télécharger le descriptif du projet   

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