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L’éducation en Jordanie

Donner accès à une éducation de qualité aux enfants les plus vulnérables est un de nos objectifs prioritaires. Nous intervenons dès la petite enfance et donnons aux enfants l’opportunité d’apprendre en toute sécurité dans des écoles publiques ou non.

La plupart des très jeunes enfants syriens réfugiés en Jordanie après avoir fui la guerre n'ont pas accès à des services d’éveil et de développement de la petite enfance. Comme ils ne sont pas préparés à l’école, ils risquent d’abandonner l'école primaire avant son terme, voire même de ne pas y aller du tout.

En outre, envoyer un enfant à l’école coûte cher pour les parents en raison des longues distances à parcourir à cause du manque d’école à proximité, du prix élevé des transports, des frais de scolarité et du coût des fournitures scolaires.

Qualité de l’éducation

Des structures d’éducation non publiques pourraient permettre de faire la classe aux enfants déscolarisés mais il n’en existe quasiment pas.

La mauvaise qualité de l'éducation en Jordanie est un autre obstacle majeur pour les enfants syriens réfugiés. Beaucoup d’écoles publiques, dans les zones où vivent de nombreux réfugiés, sont surpeuplées, dangereuses et la capacité des enseignants y est trop faible. En conséquence, les enfants, en particulier les filles, sont plus exposé·e·s aux abus verbaux et sexuels, ce qui augmente le risque qu'elles ou qu’ils abandonnent l'école.

Lorsque la qualité de l'éducation est faible, les familles qui luttent pour joindre les deux bouts sont tentées de retirer leurs enfants de l'école pour les obliger à travailler ou pour les marier de force malgré leur jeune âge.

Aider les enfants à apprendre

Plan International travaille avec des partenaires locaux en Jordanie pour fournir des services de soins et de développement de la petite enfance dans les communautés qui accueillent des réfugiés syriens. Nous travaillons également avec les parents et les personnels soignants afin qu'ils puissent aider leurs enfants à bien grandir, y compris grâce à un soutien psychologique pour soigner le traumatisme d’après-guerre.

Nous soutenons également l’action du gouvernement en faveur d’une éducation publique de qualité. Nous plaidons pour que les Syriens puissent obtenir des emplois d’enseignants, d’assistants d'enseignement et des postes dans la direction et l’administratif afin qu'ils puissent jouer un rôle clé dans la prévention des abandons scolaires.

En outre, nous travaillons aux côtés de partenaires locaux pour offrir une éducation non publique, flexible et innovante, aux enfants les plus vulnérables, notamment les filles qui ont été retirées de l'école pour assurer des tâches ménagères, les enfants travailleurs et les enfants handicapés.

Nous travaillons également aux côtés du Groupe de travail sur l'Education pour plaider pour un accès facilité à l'éducation non publique pour les enfants et les jeunes de 8 à 20 ans, en particulier ceux qui ont été contraints de travailler au lieu d’étudier.