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Vietnam : lutte contre les violences de genre en milieu scolaire

Eliminer les violences de genre et les discriminations à l’encontre des filles et garçons fréquentant les écoles d’Hanoï.

Le phénomène des violences de genre à l'école

Au Vietnam, les violences de genre et les discriminations sont très présentes, résultant de normes sociales ancrées définissant les rôles masculins et féminins et instituant notamment des relations hiérarchiques entre hommes et femmes. Une étude menée en 2010 au Vietnam montre que 58 % des femmes ont déjà été victimes de violences et 3 % ont été abusées sexuellement avant l’âge de 15 ans.

Le phénomène se reproduit à l’école. Les violences de genre et les discriminations à l'école regroupent toutes les violences qui peuvent être subies par les filles et les garçons : abus sexuels, physiques ou psychologiques, dans le milieu scolaire mais également sur le trajet de l’école.

Les autorités scolaires ne reconnaissent pas formellement les violences de genre et ne dénoncent que très rarement les cas constatés par manque de compréhension des conséquences sur le développement de l’enfant ou par peur d’une couverture médiatique qui nuirait à l’école.

Quelques exemples d’activités

L’objectif du projet est de créer un modèle pilote d’école visant à promouvoir l’égalité filles/garçons, à prévenir et agir contre les violences de genre et les discriminations à l’école. Le but à long terme est de faire adopter ce modèle d'école sans violences de genre par le Département gouvernemental et de le répliquer à toutes les écoles de Hanoi.

Ce modèle est construit autour des acteurs suivants :

  • Les enseignants et autorités scolaires : formation à la violence de genre et aux discriminations en milieu scolaire, mise en place d’un système d'accueil et de soutien des victimes.
  • Les élèves : organisation de sessions de sensibilisation, mise en place de clubs d’enfants chargés de promouvoir les changements de comportements individuels.
  • Les parents et notamment les associations de parents d’élèves : sensibilisation à la violence de genre et aux discriminations dans le système scolaire vietnamien et aux moyens d’y remédier.
  • Les journalistes : sensibilisation sur ces thèmes et appui aux publications, reportages ou articles promouvant le modèle.
  • Les autorités et en particulier le Département de l’Education et de la Formation d’Hanoï, au travers d’activités de plaidoyer sur les bénéfices du modèle et sa duplication dans d’autres écoles de la ville.

Bi, 14 ans, victime de violences à l’école : « J’ai eu une formation sur les violences de genre à l’école et c’est là que je me suis rendu compte que j’étais moi-même une victime.  Mon professeur m'a incitée à parler et à ne pas garder le secret des violences que je subissais. J’ai reçu des conseils qui m’ont rendue plus forte. Je n’ai plus peur d'aller à l'école. »

Bénéficiaires :

  • 30 000 filles et garçons de 11 à 18 ans scolarisés dans les 20 écoles du projet
  • 700 personnels enseignants et non enseignants de ces écoles, dont 489 professeurs formés aux questions d'inégalités filles-garçons, à la sexualité, à la prévention et la gestion
  • 20 conseillers scolaires (1 par école) formés pour fournir un soutien moral et un service d'aide et de conseil aux élèves ayant subi des violences
  • 347 personnes dont 181 filles bénéficiant d'un soutien de la part des conseillers scolaires
  • 6 Départements gouvernementaux
  • 24 journalistes de médias locaux et nationaux
  • 8 000 000 d’habitants sensibilisés aux violences de genre et aux les discriminations à l’école, dont 23 062 parents sensibilisés lors de 498 réunions parents-enseignants, sur le soutien à apporter à leurs enfants pour lutter contre les violences basées sur l'inégalité filles-garçons

Lieu :

Hanoï

Durée :

3 ans (novembre 2013 – décembre 2016)

Budget :

1 035 000 € 

Financé grâce à vos dons, à l'ONU Femmes, la Mairie de Paris et la Fondation Stavros Niarchos.

 

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