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Le taux de scolarisation des filles dans le secondaire est très bas en Ouganda

29 octobre 2014
Le taux de scolarisation des filles dans le secondaire est très bas en Ouganda. Pourtant, l'éducation est un véritable levier pour leur avenir. Découvrez les actions de Plan International dans ce sens.

Des obstacles à la scolarisation des filles, une discrimination au quotidien

Les populations les plus pauvres des zones rurales mènent un combat quotidien pour pouvoir gagner de quoi survivre. Ils doivent ainsi composer entre les diverses dépenses vitales et faire des choix. Malheureusement la scolarisation des enfants n'arrive pas en tête de leurs priorités. Pourtant depuis 2007, le gouvernement ougandais a voté une réforme permettant un accès gratuit au cycle secondaire pour tous les enfants. Pourtant il reste encore de nombreux frais à la charge des parents : achat d’uniformes, de fournitures scolaires et de livres. C’est pourquoi lorsque les ressources financières des familles sont limitées et que tous les enfants ne peuvent aller à l’école, les parents scolarisent en priorité les garçons. Au-delà des obstacles financiers, il y a une réticence culturelle des parents et de la communauté face à la scolarisation des filles. A leurs yeux, elles sont moins importantes que les garçons. Aussi cette discrimination ne s'arrête pas à la scolarisation : les filles, notamment à l'adolescence, souffre de leur condition féminine. En fait, il y a une réelle méconnaissance des filles et de leur corps qui se traduit par de la moquerie et du rejet de la part de leurs congénères masculins.

L’éducation comme moyen vers l’émancipation

L'éducation est une voie vers l'émancipation, permettant aux filles de devenir des citoyennes capables de faire leurs propres choix de vie. L’école réduit aussi les risques que les filles soit sexuellement ou économiquement exploitées. Puis, une fois adultes, elles seront plus susceptibles de gagner de quoi faire subvenir leur famille sans avoir à faire travailler leurs propres enfants qui pourront aller à l'école à leur tour. Grâce à votre générosité, Plan International a pu intervenir dans ces quartiers défavorisés d’Ouganda. En mettant en place des sessions de sensibilisation au sein de la communauté, Plan International essaie de faire changer les mentalités quant à la place des filles, en insistant sur l'importance et les bienfaits de leur scolarisation. Pour pallier aux obstacles financiers de la scolarisation des filles, des uniformes et des fournitures scolaires leur sont distribués. Plan International informent les filles de leurs droits grâce à des cours, dans l'optique de leur redonner confiance en elles. Les enseignants et les élèves sont formés afin de créer un environnement scolaire sûr pour un enseignement de qualité. Enfin, Plan International organise des réunions avec les communautés, les familles, la police et les officiers des gouvernements locaux pour qu’ils supportent le développement d’actions qui encouragent l’éducation des filles et la protection de leurs droits. Plan International s'est également occupé de changer le regard que portaient les garçons sur les filles. Les railleries et la dépréciation que subissaient les jeunes filles à longueur de journée, étaient du fait de la méconnaissance de l'autre sexe. C'est pourquoi nous avons mis en place des comités de discutions entre jeunes de 13 à 19 ans, afin d'aborder tous les sujets qui touchent à l'adolescence : changements physiques, menstruations, maladies sexuellement transmissibles, grossesses précoces ou encore les violences de genre. Les jeunes ayant fait partie du programme admettent que leurs regards sur les filles à changer, et les jeunes filles, elles, ont repris confiance en leur avenir et leur potentiel.