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Les jeunes et l’amour, une affaire compliquée

13 février 2015
En ce jour de Saint Valentin, Plan International vous fait découvrir via une nouvelle vidéo l’histoire d’amour de Purity, 16 ans, et Saviour, 18 ans, un jeune couple Zambien marié il y a un an et parents de 2 enfants. En Zambie, alors que les mariages précoces et forcés sont communs, la nécessité d’informer les filles sur la sexualité et la contraception est devenue une priorité pour Plan International. L’objectif ? Leur permettre de rester scolarisées et de devenir des femmes autonomes.

L’histoire de Purity et Saviour

C’est l’histoire de deux adolescents qui se rencontrent, tombent amoureux et se marient. Jusque-là, cette histoire est familière dans tous les pays. Mais les choses nous apparaissent différemment lorsque nous découvrons qu’ils ont été forcés à se marier et à arrêter l’école alors qu’un enfant était sur le point de naître.

Quand Purity tombe enceinte, elle a 15 ans - la pression de la communauté est telle qu’ils sont obligés de se marier – non pas contre leur souhait, car ils étaient très amoureux – mais contre leur désir commun d’indépendance et d’une éducation aboutie. « Je ne savais pas que l’on pouvait tomber enceinte en ayant des relations sexuelles, » affirme Purity. « Je n’avais aucune information à ce sujet – et personne ne m’en avait parlé. Je regrette d’avoir eu des enfants aussi jeune, je voulais continuer à aller à l’école et devenir infirmière. » Aujourd’hui, jour de Saint Valentin qui célèbre l’amour, nous tenions à vous présenter cette histoire et à vous alerter sur le rôle de l’éducation sexuelle et de la promotion des moyens de contraception pour permettre l’autonomisation des filles dans le monde.

Comment Plan International les a aidés ?

Chaque année, environ 15 millions de filles sont forcées à se marier – parfois même dès l’âge de 8 ans – du fait de la pression de leur communauté ou parce qu’elles tombent enceinte. Ces filles sont alors arrachées à leur enfance et sont bien souvent victimes de déscolarisation et de perspectives d’évolution limitées. En Zambie, Purity ne peut plus aller à l’école mais elle a intégré le programme d’autonomisation économique pour les filles mis en place par Plan International, qui leur offre une bourse pour une formation professionnelle, du conseil et des formations en business et entreprenariat, tout en faisant du lobbying pour la mise en pratique leurs droits.

 

« Grâce à ce programme, j’ai découvert que les filles avaient le droit de créer leur business. Désormais, je fais partie de l’équipe d’un magasin et nous sommes régulièrement formées pour pouvoir proposer de plus en plus de choses. » Esther Cumba, Directrice des programmes Plan International en Zambie, nous explique les défis de Plan International dans ces communautés : « Beaucoup de filles tombent enceintes car il y a de réels manques d’information sur la sexualité et la reproduction. C’est un challenge pour nous car ce ne sont pas seulement les chefs de village qui font obstacle au changement des mentalités – c’est surtout à l’intérieur des familles que l’approche du planning familial et l’utilisation de préservatifs est limitée – les gens ont des perceptions très différentes sur ces sujets-là » 

Plan International met en place de nombreux projets pour éduquer les filles à la contraception et la sexualité, informer les communautés des dangers du mariage précoce et forcé, et en leur préconisant des alternatives, afin que ces filles puissent continuer leur éducation et être indépendantes plus tard. Participez aux projets d’autonomisation des filles en faisant un don au Fonds de Soutien aux Droits des Filles