Défendre les droits des enfants et l’égalité filles-garçons grâce à des challenges solidaires

Chaque année, nos partenaires sont nombreu∙ses∙x à s’engager à nos côtés et à réaffirmer leur soutien de différentes manières. Qu’il s’agisse de défis sportifs ou encore de mobilisation en ligne, ils ne manquent pas d’idées de challenges pour défendre les droits des enfants et en particulier ceux des filles.

Des mobilisations solidaires et collaboratives

En 2022, CNP Assurances a renouvelé son soutien à l’ONG Plan International France à travers le challenge sportif « Let’s Move » qui a mobilisé plus de 2 208 collaborateurs et collaboratrices. Cette action, à la fois fédératrice et engageante, consistait à parcourir 280 000 km en 6 semaines pour débloquer des fonds et agir concrètement en faveur de la protection et de l’accès à l’éducation des enfants ukrainiens réfugiés. Le premier objectif ayant été atteint en seulement 3 semaines, CNP Assurances a fixé un second objectif à ses collaborateur.rices, celui de parcourir 384 400 km, soit la distance entre la Terre et la Lune, afin de débloquer des fonds supplémentaires. Quelle motivation !

C’est également à travers l’activité physique que notre partenaire Teleperformance a choisi de mobiliser ses collaborateurs et collaboratrices d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient et des Etats-Unis. Grâce à l’ Xtra Mile Game – son défi caritatif annuel – les efforts sportifs de ces dernierières sont convertis en dons financiers. Depuis 2020, les dons récoltés lors de ce challenge permettent de soutenir nos projets d’éducation en Afrique et en Asie.

Dans un même élan mondial, à l’occasion de l’International Charity Day, plus de 10 000 collaborateurs du groupe Société Générale marchent, courent et pédalent en équipe en faveur de l’éducation et l’insertion professionnelle des jeunes. Les kilomètres ainsi cumulés en 2021 à l’occasion du challenge sportif et solidaire Move For Youth, ont permis d’appuyer financièrement notre programme Championnes, visant à l’émancipation des filles à travers la pratique du football au Togo, en Guinée et au Bénin.

Enfin, à l’occasion du Mois européen de la cybersécurité et dans le cadre de son Challenge Cybervengers organisé en octobre dernier, notre partenaire Axa Group Operations et l’association AXA Atout Cœur reversaient 5 euros à Plan International France pour chaque visite sur le site internet dédié. Cet engagement a permis de financer notre projet Ludobus, pour aider les enfants ukrainiens réfugiés en Moldavie à avoir un accès sécurisé aux cours en ligne.

Ces actions solidaires et dynamiques sont pour nos partenaires une opportunité de renforcer leur démarche RSE, et de fédérer leurs équipes autour d’une cause qui a du sens.

Engagez-vous avec Plan International France et agissez en faveur de l’égalité filles-garçons !

Aujourd’hui, face aux nombreux défis humanitaires, le secteur privé joue un rôle majeur dans la construction d’un monde plus responsable et égalitaire. Soutenir nos projets, c’est permettre à tous les enfants, et aux filles en particulier, de grandir et s’émanciper en faisant valoir leurs droits. En réalisant une opération solidaire, vous fédérez vos équipes autour de ces valeurs transformatrices et vous répondez aux objectifs et aux enjeux sociétaux de votre entreprise.

Vous souhaitez vous mobiliser et organiser un défi solidaire au sein de votre entreprise à l’occasion des fêtes de fin d’année ou à une autre période de l’année ? Contactez Charline Martel ou Carole Bertottilli, en charge des relations partenaires entreprises et fondations. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page Entreprises et Fondations.

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Plan International France dit stop aux violences sexistes et sexuelles !

En amont de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 25 novembre, l’ONG Plan International France a marché à l’appel du collectif féministe #NousToutes pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. L’opportunité de rappeler que les violences de genre commencent dès l’enfance et affectent les filles et les femmes du monde entier.

À la suite de l’appel à manifestation du collectif #NousToutes, l’ONG Plan International France et le Plan des jeunes ont marché au sein du cortège des ONG de solidarité internationale aux côtés de dizaines de milliers de personnes à Paris le samedi 19 novembre.

Plus d’1 femme, de plus de 15 ans, sur 3 est survivante de violences physiques et/ou sexuelles

L’objectif de la mobilisation : défendre le droit fondamental pour les femmes et pour les filles de vivre à l’abri des violences. Pour la première fois, l’ONG Plan International France marche aux côtés d’Action contre la Faim, d’Equipop, de Care France et d’ActionAid pour visibiliser la réalité des violations des droits des filles et des femmes dans le monde. Les ONG demandent le respect de leurs droits en France et dans le monde.

« So, so, solidarité avec les filles et les femmes du monde entier ! », chantent en cœur le cortègereprésentant la solidarité internationale.

« Anéantissons les violences faites aux filles ! »

À cette occasion, Plan International France rappelle que les violences de genre commencent dès l’enfance : 120 millions de filles restent toujours confrontées aux violences sexuelles partout dans le monde. De nombreuses personnalités engagées en faveur de la protection des enfants étaient présentes, comme Arnaud Gallais et Edouard Durand, afin de porter la voix des enfants survivants de violences.

« En France, 56 % des violences sexuelles concernent des personnes de 0 à 18 ans et 81 % des violences sexuelles débutent avant 18 ans », rappelle le Collectif Enfantiste qui regroupe des activites engagé·e·s contre les violences faites aux enfants.

 « Le consentement ça s’apprend » : l’éducation comme vecteur de prévention des violences

Cette cinquième mobilisation rappelle que le respect des droits des filles commence par le respect de leur consentement. La lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes commence dès le plus âge : Plan International France appelle les gouvernements à mettre en œuvre des programmes scolaires d’éducation complets à la sexualité et contre le sexisme.

Le cortège parisien a rassemblé plus de 80 000 personnes selon les organisatrices et des dizaines d’autres manifestations ont eu lieu ailleurs en France.

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Andreína, la jeune militante qui défend les droits des enfants

À 12 ans, Andreína est déjà une jeune leader dans sa communauté qui s’engage à mettre fin aux violences faites aux filles.

Enseigner le respect des droits des filles dès le plus jeune âge

Lorsque Andreína parle, elle le fait avec tout son corps : elle bouge ses mains, sa tête et ses yeux lorsqu’elle demande que « les enfants ne soient plus maltraités ». Quand elle dit que les filles ne devraient pas subir de violence, elle le fait avec fermeté. Pour elle, il ne s’agit pas simplement d’une opinion ou d’un point de vue, mais d’une règle inflexible.

À l’âge de huit ans, Andreína a dû faire face à la séparation de ses parents et a été élevée principalement par ses frères et sœurs ainé∙e∙s. Andreína perd son frère de 20 ans à la suite d’une insuffisance rénale et vit désormais avec son père, sa sœur de 22 ans, son frère jumeau et sa petite nièce qui apprend tout juste à marcher.

Après avoir rejoint le projet « ARRIBA » de Plan International, Andreína a appris à connaître ses droits et à mieux appréhender les inégalités auxquelles les filles et les femmes sont confrontées, notamment en ce qui concerne leur santé sexuelle et reproductive et les violences sexistes. Désireuse de sensibiliser sa communauté, elle a rejoint le groupe des adolescent∙e∙s de sa ville et enseigne désormais leurs droits à d’autres enfants.

« Il est important de souligner le travail qu’elle accomplit, sur la base de ses propres expériences. Elle a dû traverser de nombreuses situations difficiles et a réussi à aller de l’avant malgré toutes les épreuves »

déclare Mariela Fernández, de l’équipe du projet « ARRIBA »

Andreína partage ce qu’elle a appris avec les enfants de son âge, mais aussi avec des adolescent∙e∙s et des jeunes plus âgé∙e∙s qu’elle. Elle sensibilise même les parents, en les encourageant à réfléchir à la manière dont leurs actions ont des conséquences sur le comportement de leurs enfants.

Parfois, lorsqu’Andreína se rend dans une école pour parler de santé sexuelle et reproductive, les garçons rient, mais elle les ignore. « Les filles écoutent », dit-elle fièrement. Seuls trois garçons font partis de son groupe d’adolescents, l’un d’eux étant son frère jumeau.

« Toutes les leçons que je partage sont basées sur mes propres expériences. Mon objectif est de faire respecter les droits des filles, même au-delà de ma communauté. Je veux apprendre aux filles à connaître leurs droits pour qu’elles puissent se défendre »

dit Andreína

À Chuquisaca, où vit Andreína, un grand nombre de jeunes migrent chaque année vers les villes où ils espèrent trouver du travail. Certains partent dès l’âge de 12 ans, souvent avec une méconnaissance quasi totale leurs droits ou des dangers des rapports sexuels non protégés.

Mariela Fernández explique que la plupart des filles qui partent finissent par devenir employées de maison. « Si, à un moment donné, elles migrent, nous voulons qu’elles aient des informations adéquates sur les méthodes contraceptives et les infections sexuellement transmissibles (IST). Et qu’elles ne soient pas exposées à des situations qui interrompent leurs projets de vie. »

« Nous voulons que les filles et les garçons soient des leaders et qu’ils soient autonomes afin qu’ils puissent exercer leurs droits et bénéficier de l’égalité de genre, en particulier dans les espaces qui appartiennent généralement aux enfants. Par exemple, dans de nombreuses familles, les garçons vont à l’école mais pas les filles »

explique Mariela

Le projet « Arriba » en Bolivie : promouvoir la santé sexuelle et les droits sexuels et reproductifs

Le projet « ARRIBA » de Plan International travaille avec des milliers d’adolescent∙e∙s et de femmes en âge de procréer dans les départements de La Paz, Cochabamba, Chuquisaca et Tarija en Bolivie.

En 2022, Chuquisaca a signalé près de 2 000 cas d’IST au Service National d’Information sur la Santé (SNIS). Parmi les personnes touchées, 97,4% sont des femmes et le plus grand nombre de cas concerne les filles et les femmes âgées de 15 à 19 ans. En ce qui concerne les grossesses précoces, le SNIS a enregistré en février 2022, 229 nouveaux cas chez les adolescentes de moins de 19 ans.

Grâce au soutien financier du gouvernement canadien, le projet permet aux jeunes de prendre conscience de leurs droits en matière de sexualité et de procréation afin de pouvoir prendre des décisions éclairées. Il favorise la prévention des grossesses précoces ainsi que la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Le projet « ARRIBA » vise également à éliminer les violences sexistes et à promouvoir l’égalité.

A la demande des adolescent∙e∙s, le projet agit en matière de santé reproductive et sexuelle, en répondant notamment aux défis liés à la fourniture de ces services, à la gouvernance et à la responsabilité communautaire et institutionnelle.

Plan International travaille en collaboration avec l’ONG bolivienne CIES pour mettre en œuvre le projet dans 12 municipalités des départements de La Paz, Cochabamba, Chuquisaca et Tarija.

Le projet « ARRIBA » est devenu un espace de transformation pour Andreína. En tant que jeune militante respectée, elle traite de problématiques qui touchent l’école et la maison, partageant tout ce qu’elle a appris avec sa famille et tous les enfants et les jeunes qui veulent bien l’écouter.

« Plus que tout, je ne veux plus qu’il y ait de mauvais traitements, de violence et d’abus psychologique. Rien de tout cela. Je veux juste que tout le monde apprenne »

conclut Andreína

Ensemble, faisons respecter les droits des filles !

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« 24h de la vie d’une femme » : une exposition immersive dont l’ONG Plan International France est partenaire

Voyage initiatique, performance artistique et projet de sensibilisation : une immersion unique dans les parcours de six femmes. 24h de la vie d’une femme, dont l’ONG Plan International France est partenaire, fait appel aux émotions pour sensibiliser aux droits des femmes.

24h dans la vie d’une femme est un concept original, sensoriel et interactif qui invite le public à se mettre dans la peau des héroïnes. Chaque parcours mis en scène s’inspire d’une histoire vraie et sensibilise aux injustices liées à la condition féminine. Par sa dimension participative, l’exposition fait appel aux émotions des spectatrices et spectateurs. Elle ambitionne d’éveiller les consciences et encourager les mobilisations.

L’ONG Plan International France est fière d’apporter son soutien à une exposition qui met en exergue le parcours de militantes, de leur enfance à leur vie d’adulte. Présente au centre culturel Cap Sciences jusqu’au 6 novembre à Bordeaux, l’expo-spectacle compte s’installer dans différentes villes françaises dans les prochains mois.  

Inauguration de l’exposition

À l’occasion de la journée d’ouverture, Plan International France a eu le plaisir de découvrir en avant-première l’exposition en compagnie d’Hadja, une figure militante que l’ONG accompagne depuis plusieurs années. Fondatrice du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, son parcours est à découvrir à travers le personnage d’Aouda.

Expo 24h vie d'une femme

Survivante de mutilations génitales féminines, elle espère lever le tabou associé à ce sujet, inspirer les filles à s’assumer et à les encourager à dénoncer les auteurs et autrices de ces crimes.

« C’est important aujourd’hui de lever le tabou sur la pratique de l’excision tout en gardant nos valeurs et nos traditions »

Hadja

24h de la vie d’une femme milite, sensibilise et fait découvrir les modes de vie et les normes sociales qui caractérisent les six pays représentés : l’Inde, la Guinée, l’Iran, le Niger, le Guatemala et la France.

Cette exposition contribue à sensibiliser et former les générations à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes.

Pour en savoir plus, téléchargez le dossier pédagogique ici

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« Ludobus » en Moldavie : une ludothèque itinérante pour les enfants

Alors qu’elle claque la porte colorée du bus, Daria se retourne et nous dit qu’aujourd’hui nous sommes là pour apporter de la joie aux enfants ukrainiens et moldaves. Paré de ballons rouges et jaunes, le bus et son incroyable équipe composée de jeunes femmes apportent de la joie aux enfants en Moldavie.

Favoriser l’éducation et l’intégration des enfants grâce à des activités ludiques

Rempli de jeux éducatifs, de livres et de puzzles, le Ludobus est une véritable ludothèque itinérante. Avec son équipe d’animateurs∙rices et de psychologues, il se rend dans différents villages et centres de réfugié∙e∙s en Moldavie pour améliorer le bien-être des enfants et celui de leurs familles, touché∙e∙s par le conflit en Ukraine. Dans le but de créer une véritable atmosphère de fête pour les enfants, le bus est équipé d’un système de sonorisation et est également rempli de jouets en tout genre : machines à bulles, hula hoops, jouets en bois fabriqués à la main…

Après avoir suivi l’équipe sur la route pendant 45 minutes, nous arrivons devant une bibliothèque locale où les réfugiés ukrainiens et les enfants moldaves locaux peuvent venir jouer, créer des amitiés et oublier les horreurs du conflit. En fin de compte, c’est un espace où les enfants peuvent être des enfants.

Sylvia, la psychologue, nous dit que les activités proposées par le Ludobus ont un réel impact sur le développement psychologique des enfants. « Il permet aux enfants d’améliorer leur sociabilité et de dépenser leur énergie. C’est un excellent moyen de vivre de nouvelles expériences et de tisser des liens, notamment pour les enfants ukrainiens qui ont besoin de sociabiliser avec des enfants moldaves. » Le Ludobus crée non seulement une atmosphère joyeuse pour les enfants, mais il offre aussi aux mères la possibilité de se reposer et de regarder leurs enfants s’amuser. Elles ont également la possibilité de laisser leurs enfants dans l’espace sécurisé et de participer à une séance avec Sylvia pour discuter de leurs besoins et d’aborder les problèmes auxquels elles peuvent être confrontées.

« Pour le bon développement des enfants, il est important que les parents puissent se ressourcer. Je suis là pour les soutenir s’ils en ont besoin afin qu’ils puissent aider au mieux leurs enfants à s’adapter à leurs nouvelles vies »

explique Sylvia

Bogdan a 12 ans et est originaire de la région du Donetsk, en Ukraine. Accompagné de sa mère et de sa grand-mère, il explique avoir beaucoup apprécié la session de jeux d’aujourd’hui. « J’aimerais qu’il y ait plus d’activités sportives, du football ou du basket. Mon sport préféré est le sambo (art martial et sport de combat). Quand je vivais en Ukraine, je m’entraînais au Sambo mais j’ai dû abandonner quand je suis arrivé en Moldavie. J’aime la Moldavie, mais je veux rentrer chez moi. Je veux que la guerre se termine. J’essaie de ne pas être bouleversé, j’essaie d’être drôle et positif », explique Bogdan.

Le programme de plan international qui aident les enfants à retrouver le sourire

Le programme « Ludobus for Peace », mis en place par l’ONG Plan International France et l’association partenaire Amici dei Bambini, a pour but d’utiliser l’amusement pour aider les enfants à apprendre et à surmonter les traumatismes. Ce projet de six mois est mis en œuvre dans trois districts de Moldavie et vise à toucher 1 800 enfants réfugiés et enfants des communautés moldaves qui les ont accueillis. Le docteur Unni Krishnan, Directeur Humanitaire de Plan International, observe les activités et reconnait certains des enfants venus d’Ukraine juste après le début du conflit, il y a six mois.

« Beaucoup d’entre eux ont vu et été témoins de choses dont aucun enfant ne devrait jamais être témoin dans sa vie, comme la mort, la destruction, les bombardements et les missiles. Au début, ils ne se mélangeaient pas avec les autres enfants, ils ne leur parlaient pas et restaient toujours très proches de leurs parents. Mais aujourd’hui, je suis très heureux de voir qu’au cours des derniers mois, nous avons pu organiser des activités et aider les enfants à se remettre sur pied. »

A la fin de la journée, l’équipe du Ludobus distribue des friandises aux enfants. Daria nous dit que ce fut une session très enrichissante pour elle et l’équipe. « Grâce à nos activités d’aujourd’hui, nous leur avons apporté de la joie, ils ont pu créer des liens avec des enfants moldaves et j’espère que ce fut un moment formidable et incroyable pour eux », conclut-elle.

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Rencontre avec deux militantes du Bangladesh et du Togo

A l’occasion des 10 ans de la Journée internationale des droits des filles 2022, Plan International France a reçu deux militantes : l’une venant du Bangladesh, l’autres venant du Togo.

Rimi, 17 ans, militante au Bangladesh

S’opposer aux mariages d’enfants est inscrit dans les gênes de Rimi. Le jour où une de ses camarades de classe d’à peine 15 ans quitte l’école pour être mariée de force par sa famille, les parents de Rimi s’indignent et alertent la police.

Au Bangladesh, naître fille, c’est affronter les discriminations liées au genre : 59 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant 18 ans, soit plus de 4,3 millions de filles.

Face à cette situation dramatique, la jeune militante se bat aux côtés de sa mère, institutrice, pour changer les mentalités dans leur communauté. Véritable exemple de militantisme, elle lutte pour que les filles de son école aient accès à des toilettes séparées et qu’elles connaissent leurs droits en matière de sexualité.

« Au Bangladesh, plus des ¾ des filles et des femmes sont confrontées à des violences : je veux agir pour mettre fin à ce fléau. »

Désormais élue au Parlement des enfants du Bangladesh, Rimi présente ses recommandations contre le cyber-harcèlement des enfants et des jeunes filles à la ministre de l’Éducation. Devenue un véritable rôle-modèle pour sa communauté, Rimi montre qu’il est possible de changer les choses à 17 ans.

Découvrez le témoignage de Rimi

Dorcas, 21 ans, activiste du Togo

Dorcas fait partie de cette jeunesse qui influence sa génération. Aînée d’une fratrie de 3 filles, pionnière de l’engagement dans sa famille, elle représente une figure d’inspiration pour ses petites sœurs. Aujourd’hui, c’est avec elles qu’elle milite contre les violences faites aux filles et aux femmes au Togo. Étudiante en médecine, elle se rend compte à l’occasion d’un stage à l’hôpital des violences engendrées par les stéréotypes de genre.

« Chaque victime de violences pourrait être une de mes petites sœurs : pour éviter cela, il faut impérativement changer les mentalités ! »

Élue en 2020 « jeune femme leader du Togo », pays où 25 % des filles sont encore mariées avant l’âge de 18 ans, Dorcas reste convaincue que les mentalités doivent changer à tous les niveaux de la société. Pour cela, elle n’hésite pas à engager le dialogue avec les leaders traditionnels, religieux et politiques.

Animatrice de l’émission télé « Les jeunes en parlent » sur la chaîne SOS Docteur TV, Dorcas veut mettre fin aux tabous et sensibiliser les jeunes femmes aux dangers des mariages d’enfants. Plus tard, elle souhaite devenir oncologue pour mieux soigner et accompagner les femmes atteintes par le cancer.

Découvrez le témoignage de Dorcas

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Plan international France debout aux côtés des filles pour la journée internationale des droits des filles

A l’occasion des 10 ans de la Journée internationale des droits des filles, l’ONG Plan International France a organisé un grand rassemblement ce mardi 11 octobre 2022, place de l’Hôtel de Ville de Paris pour faire entendre la voix des filles et défendre leurs droits fondamentaux.

UN MOMENT FORT DE MOBILISATION METTANT LE CONSENTEMENT SUR LE DEVANT DE LA SCENE

En centrant sa campagne sur la notion de consentement, Plan International France a mis cette problématique au centre des débats afin d’apprendre aux filles qu’elles ont le droit de décider par elles-mêmes et pour elles-mêmes !

Sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, une voix s’élève et apostrophe la foule « Je n’ai pas dit oui ! ». Horoh, membre de l’ONG Plan International France énumère ensuite des situations d’injustices et de violences auxquelles les filles sont encore trop souvent confrontées aujourd’hui. Au même moment, des adolescentes du collège Hector Berlioz à Paris se placent sur les piédestaux devant la scène en levant des pancartes afin de dire « non » aux inégalités et aux violences qu’elles subissent.

Retour sur la 10ème journée internationale des droits des filles

« Parce que faire valoir les droits des femmes commence par respecter les droits des filles. Pour que toutes les filles d’aujourd’hui puissent devenir des femmes libres demain »

explique Julie Gayet, Ambassadrice de la Journée internationale des droits des filles, avant de remercier les nombreuses personnalités venues spécialement pour l’occasion.

De nombreuses personnalités Debout avec Plan International France pour exiger le respect des droits des filles

Pour l’anniversaire des 10 ans de Journée Internationale des filles, l’ONG Plan international France a pu compter sur la présence de nombreuses personnalités, toutes très attachées à la lutte pour les droits des filles et le respect de leur consentement.

Les militantes des associations « HandsAway » et « En Avant toute(s) » étaient aux côtés de l’ONG Plan International France sur le parvis de l’Hôtel de Ville. En se rendant à leurs stands, le public a pu être sensibilisé aux problématiques liées au harcèlement et à l’impact de ce dernier sur les jeunes filles.

Pour représenter la ville de Paris étaient présents Arnaud Ngatcha, Maire-adjoint chargé de l’Europe, des Relations Internationales et de la Francophonie, Hélène Bidard, Maire-adjointe chargée de l’égalité femmes/hommes, de la jeunesse et de l’éducation populaire ainsi que Dominique Versini, Maire-adjointe chargée des droits de l’enfant et de la protection de l’enfance.

Lynn Chinene, Responsable régionale du programme de lutte contre les mariages d’enfants de Plan International Zambie était également présente pour cette journée. Lors de son intervention, Lynn a pu présenter le programme de Plan International « Champions of Change » qui a pour objectif de mettre fin aux mariages des filles et de garantir leur droit à l’éducation.

Juan Arbelaez, chef cuisinier et ambassadeur de l’ONG Plan International France depuis 2020, était lui aussi mobilisé ce mardi 11 octobre place de l’Hôtel de Ville. Aux côtés de Dorcas, jeune militante venue spécialement du Togo pour l’occasion, ils ont lu ensemble les revendications de Plan International pour garantir le respect des droits des filles et le respect de leur consentement.

« Nous demandons qu’il y ait des programmes scolaires d’éducation à la sexualité et contre le sexisme »

déclare Anne Bideau, Directrice Générale de l’ONG Plan International France.

La signature du manifesto : une promesse d’engagement pour les droits des filles

Julie Gayet a appelé ensuite tous les collégien∙ne∙s à la rejoindre sur scène pour un dernier instant de partage et de solidarité avant d’inviter tout le monde à venir signer le manifesto géant afin d’inscrire l’engagement aux côtés des filles en cette journée du 11 octobre.

MANIFESTE POUR LES DROITS DES FILLES

Aujourd’hui, en France comme partout dans le monde, les filles font entendre leurs voix. Contre les violences, contre les inégalités, contre les discriminations, contre les injonctions qui leur sont faites, les filles se tiennent debout et depuis 1993, l’ONG Plan International France est à leurs côtés. Chaque fille a le droit de décider par elle-même et pour elle-même, de décider pour son corps, pour sa sexualité, pour sa vie, pour son avenir.

Toutes et tous ensemble, exigeons le respect de leurs droits fondamentaux. Soyons debout pour garantir leur libre accès à l’éducation, debout pour soutenir leur émancipation, debout pour accompagner leur engagement citoyen.

STOP au harcèlement de rue, STOP aux mariages d’enfants,

STOP au harcèlement en ligne, STOP à l’excision,

STOP à tout ce à quoi on ne peut consentir librement. 

OUI au droit d’aller à l’école,

OUI à une éducation complète à la sexualité et contre le sexisme,

OUI au respect du consentement des filles.

Ce mardi 11 octobre 2022, à l’occasion des 10 ans de la Journée internationale des droits des filles, exigeons le respect de leurs droits.

Les filles sont debout et nous sommes toutes et tous à leurs côtés !

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La lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes passe par l’éducation et par l’implication des garçons

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, l’ONG Plan International France souligne l’importance de l’éducation et de l’implication des garçons pour prévenir ces violations graves des droits des filles et des femmes. Tour d’horizon de quelques programmes de l’ONG qui font des filles et des garçons des champion·ne·s du changement en faveur de la lutte contre les violences de genre.

Tout l’année durant, mais ce 25 novembre en particulier, Plan International France rappelle que l’éducation, la formation et l’implication des garçons aux côtés des filles sont essentielles pour lutter contre les violences fondées sur le genre. Car un garçon qui respecte dès l’enfance les droits des filles, c’est potentiellement un homme, devenu adulte, qui respectera les droits des femmes. 
Cette approche se situe au cœur des programmes de lutte contre les violences de genre mis en place par l’ONG. Si la participation des filles et des femmes constitue une composante primordiale de ces projets, les garçons et les hommes doivent également y être intégrés pour se confronter aux relations de pouvoir inégales qu’ils peuvent perpétuer et pour s’engager en tant qu’alliés pour les droits des filles. Voici, par exemple, deux programmes qui valorisent cette approche. 

Le programme « Brigades du changement » en Bolivie : l’engagement des garçons commence dès l’école 

Le programme des brigades du changement en Bolivie est un projet de sensibilisation d’élèves aux droits des filles et à la lutte contre les violences de genre. Ces brigades se composent de 300 jeunes volontaires où filles et garçons engagé·e·s organisent des pièces de théâtre et des événements sportifs dans des écoles situées au sein de zones défavorisées et violentes. Leurs performances soulignent l’importance de respecter les droits des filles et dénoncent toutes formes de violence commises par les garçons envers les filles. 

À l’origine, ce programme souhaitait travailler uniquement avec des filles afin qu’elles transmettent ensuite leurs nouvelles connaissances et compétences à d’autres jeunes, en particulier à leurs proches masculins. Cette idée s’est très vite heurtée à une réalité : les garçons et les hommes sont influencés par une culture viriliste et patriarcale répandue en Bolivie, qui les amène souvent à rejeter toute idée formulée par des filles. Les équipes ont donc décidé d’étendre le projet aux garçons. Une réussite : les jeunes membres des brigades sont perçus par leurs pairs comme une source fiable d’informations et sont aussi identifiés comme des rôles modèles alternatifs de la culture dominante. 

Impliquer les garçons dans les programmes en faveur de l’égalité filles-garçons permet d’influencer positivement leur comportement.

Impliquer les garçons dans les programmes en faveur de l’égalité filles-garçons permet d’influencer positivement leur comportement. Sensibilisés et convaincus, ils deviennent les hommes responsables de demain.

Luciano, 19 ans, participe à un autre programme de Plan International au Brésil qui implique les garçons dans la lutte contre les violences à l’égard des filles et des femmes. Il témoigne de l’importance de sensibiliser les garçons le plus tôt possible : « Si nous voulons mettre fin aux violences faites aux filles et aux femmes, les enfants doivent commencer à apprendre dès leur plus jeune âge pourquoi la violence ne peut pas être tolérée. Cela peut se faire par le biais de l’éducation, de projets sociaux et de discussions. »

Les clubs de garçons en Sierra Leone : un soutien essentiel aux droits des filles dans leurs communautés

L’implication des garçons pour prévenir les violences fondées sur le genre et pour convaincre les communautés est aussi extrêmement importante au-delà de l’école. En Sierra Leone, des clubs de garçons ont été créés et formés en parallèle aux clubs de filles existants. Ensemble, ils sensibilisent leurs communautés, leurs familles et leurs voisins à l’éducation des filles, aux risques de grossesses précoces, de mariages d’enfants et de mutilations génitales féminines. 

Ils ont joué un rôle essentiel pour convaincre de nombreuses familles de permettre à leurs filles de retourner à l’école après la flambée de l’épidémie Ebola en 2014 qui avait contraint le pays à fermer ses écoles pendant 8 mois.

Plus largement, l’ensemble des programmes et des actions de plaidoyer de l’ONG intègre une dimension de genre pour déconstruire les stéréotypes. Nous sensibilisons les filles à leurs droits et les garçons aux droits des filles et à leur respect afin qu’ils et elles fassent entendre leurs voix et deviennent des champion·ne·s du changement. Plan International France intervient également aux côtés d’activistes, comme par exemple en Guinée auprès de militant·e·s engagé·e·s dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, afin de faire changer les mentalités et les comportements.  

Le Projet « Plan for Girls » au Cameroun : éduquer les garçons à la notion d’égalité

Depuis qu’il a rejoint le projet « Plan for Girls », Adamou, jeune camerounais de 18 ans, est devenu un militant engagé pour les droits des filles dans sa communauté. En développant ses compétences en matière de leadership et de plaidoyer, il a pu gagner en confiance en lui et apprendre à parler en public.

Membre du club « Champions of Change », initié par le projet « Plan for Girls » de Plan International, Adamou a reçu avec ses camarades, une formation sur la masculinité positive, la lutte contre les stéréotypes de genre et toutes les formes de violence. Cela lui a permis de mener plusieurs initiatives autour de la protection des enfants et de l’égalité entre les filles et les garçons dans sa communauté.

Le projet « Plan for Girls » est mis en œuvre par Plan International Cameroun et financé par le ministère canadien des Affaires mondiales, avec le soutien de Plan International Canada. Au cours de l’année 2022, ce projet a formé 11 910 adolescent∙e∙s et jeunes de moins de 24 ans (6 052 filles et 5 858 garçons) en tant que « Champions of Change » pour la promotion des droits des enfants et de l’égalité entre les filles et les garçons.

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Prévention des mariages d’enfants au Cameroun

Au Cameroun, de nombreuses adolescentes sont mariées chaque année par leurs familles. Pour lutter contre le mariage d’enfants, l’ONG Plan International intervient auprès des populations afin de sensibiliser aux dangers de cette pratique.

Les mariages précoces privent les filles d’éducation et d’avenir 

La famille est arrivée au Cameroun en tant que réfugié·e·s de la République Centrafricaine il y a dix ans et vit maintenant dans une petite communauté de Yaoundé, la capitale du pays. Dans sa nouvelle maison, Aminatou vivait paisiblement avec ses parents, sa sœur et son jeune frère jusqu’à ce que les plans pour les mariages des sœurs soient annoncés.

« Je te marie, j’ai besoin d’argent. Il faut qu’on s’occupe de toi. Ton frère doit aller à l’école »

dit Aminatou, en citant les raisons de son père pour lui arranger un mariage précoce à seulement 14 ans.

Aminatou et sa sœur aînée étaient à l’école lorsqu’elles ont appris que leur père souhaitait les marier. « En décembre 2020, mon mari a commencé à parler de marier Aminatou et sa sœur de 15 ans à des hommes de Bertoua en échange d’une énorme somme d’argent, qu’il comptait utiliser pour apprendre à conduire et gagner sa vie », raconte la mère d’Aminatou.

La nouvelle du projet de mariages a brisé les espoirs et les rêves des deux filles.  Elles ont supplié leur mère de raisonner leur père, car elles ne pouvaient pas en discuter directement avec lui, les normes culturelles leur interdisant de défier la volonté de leur père.

L’action de PLAN INTERNATIONAL pour combattre cette pratique

Voulant les aider mais incapable d’affronter son mari, leur mère a décidé de chercher de l’aide pour sauver l’avenir de ses filles. Lors d’une réunion pour les réfugié·e·s organisée par Plan International dans sa communauté, la mère d’Aminatou a contacté un travailleur social qui a accepté de l’aider à essayer de dissuader son mari.

Grâce à des visites régulières à domicile, le père d’Aminatou a été sensibilisé aux droits des enfants, et particulièrement aux droits des filles, notamment aux dangers des mariages précoces et à la responsabilité des parents de protéger leurs enfants. Grâce à ces conseils, le père d’Aminatou a progressivement changer d’avis sur le mariage de ses filles. Avec le soutien de Plan International, les deux sœurs ont pu bénéficier d’un suivi psychologique pendant presque un an et sont aujourd’hui à l’école et se portent bien.  Elles ont également reçu une formation sur l’importance de l’éducation, des droits des enfants ainsi que les moyens de faire respecter leurs droits.

Le programme social de Plan International visant à aider les réfugié·e·s est mis en œuvre en partenariat avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Le projet répond aux besoins éducatifs des réfugiés à Yaoundé en veillant à ce que les enfants des familles déplacées aient accès à l’enseignement primaire et secondaire. Des mécanismes ont également été mis en place pour protéger les enfants et identifier les cas de violences sexistes parmi les réfugié·e·s.

« Grâce à ce programme, mon père a changé d’avis, et ma sœur et moi avons pu poursuivre nos études sans crainte d’être mariées. Je suis reconnaissante pour tout ce que le programme a fait pour nous »

Jusqu’à présent, le projet a identifié et soutenu plus de 110 cas de violences sexistes et sexuelles parmi les enfants réfugiés de République Centrafricaine. Cependant, malgré les nombreuses interventions réussies du projet, il reste encore beaucoup de travail à faire, explique Ntsengue Emeline, responsable du projet.

« Nous sommes reconnaissant·e·s pour les vies que nous changeons chaque jour et nous espérons obtenir des fonds supplémentaires pour soutenir davantage les filles en situation de vulnérabilité et les protéger contre les abus et toutes les formes de violence « , déclare Ntsengue.

Aujourd’hui âgée de 16 ans, Aminatou est très reconnaissante et optimiste quant à son avenir. Elle est déterminée à terminer ses études et à enseigner à ses amis les droits des enfants et l’importance de se battre pour leurs droits.

« Chaque fille devrait pouvoir terminer ses études, avoir un emploi et, seulement le moment venu, se marier et fonder sa propre famille. Ma mission est de me battre pour l’éducation des filles dans ma communauté »

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Événement institutionnel pour la 10ème Journée internationale des droits des filles

À l’occasion du 10ème anniversaire de la Journée internationale des droits des filles le 11 octobre 2022, l’ONG Plan International France et le ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères co-organisent une table ronde sur le thème de l’engagement politique et citoyen des filles, des adolescentes et des jeunes femmes dans le monde.

10 ans après la première Journée internationale des droits des filles, instaurée par l’ONU grâce au travail de Plan International, cette conférence se penche sur la thématique de l’engagement politique et citoyen dans les domaines des droits et santé sexuels et reproductifs et de l’éducation. Cet échange se déroulera en présence de trois jeunes militantes accompagnées par Plan International – Rimi et Dorcas – et de la secrétaire d’État chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou.

La participation des adolescentes et des femmes Dans les prises de décision : une clé du développement

Une enquête mondiale réalisée auprès de 29 000 filles et de femmes âgées de 15 à 24 ans dans 29 pays démontre que les filles et les jeunes femmes font face à d’importantes barrières lorsqu’elles prennent part à des activités politiques. L’étude révèle qu’elles se sentent mal représentées par leurs élu∙e∙s. Plus de 9 filles sur 10 considèrent que leur participation politique reste entravée, en particulier du fait de leur âge ainsi que des stéréotypes et des discriminations fondées sur le genre.

97 % des filles pensent qu’il est important de participer à la vie politique, mais seules 11 % ont déclaré être satisfaites des décisions de leurs dirigeant∙e∙s sur les questions qui leur tiennent à cœur

La participation des filles et des jeunes femmes, un droit reconnu par la Convention internationale des droits de l’enfant, est de plus en plus intégrée par les responsables politiques dans les objectifs d’atteinte d’égalité de genre. Cependant, nombreuses d’entre elles n’osent toujours pas s’engager par manque de soutien, d’accès à une information fiable et d’éducation civique et citoyenne. Les filles et les jeunes femmes demeurent confrontées aux discriminations et à la violence : intimidations, harcèlement, moqueries, dévalorisations…

Peu d’opportunités existent pour leur permettre de développer leur leadership et de participer à des espaces de décision politique sûrs, inclusifs et authentiques : 1 fille sur 3 a le sentiment qu’elle n’a pas sa place dans le monde politique. En contexte de crise politique, humanitaire ou sanitaire, les filles et les jeunes femmes accèdent encore plus difficilement à ces espaces alors qu’elles sont les plus touchées.

Des jeunes militantes du Bangladesh et du Togo prennent la parole !

L’ONG Plan International France appelle à la mise en place de politiques et de stratégies qui facilitent l’engagement politique et citoyen des filles et des jeunes femmes. À l’occasion du 11 octobre, cet événement donne la parole aux premières concernées pour comprendre les facteurs qui entravent la participation politique et citoyenne des filles et des jeunes femmes. L’occasion de mettre en lumière les solutions et les leviers pour soutenir leurs engagements et pour favoriser leur pleine participation. Rimi et Dorcas, deux jeunes activistes accompagnées par Plan International originaires du Bangladesh et du Togo, témoigneront de leur engagement et de leur lutte contre les inégalités et contre les discriminations de genre.

Alors que la France a adopté une diplomatie féministe en 2019 et qu’elle a fait de l’égalité de genre et de la participation des filles des priorités politiques, cette table ronde souhaite dresser un état des lieux des engagements pris. Les différentes réflexions vont nourrir un groupe de travail sur la participation des jeunes à la politique de développement et de solidarité internationale de la France du Conseil national pour le développement et la solidarité internationale (CNDSI).

Cet événement sera présidé par Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux. Il sera modéré par Marie Goasampis, jeune activiste membre du Comité du Plan des Jeunes, le conseil consultatif de jeunes de Plan International France, engagé pour l’égalité de genre dans le monde.

Pour en savoir plus, retrouvez le rapport de Plan international sur la situation des filles dans le monde « Pouvoir égal maintenant, les filles, les jeunes femmes et leur participation à la vie politique » (octobre 2022).

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