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Comment le parrainage permet de briser les stéréotypes de genre et les tabous

Geovana n’a que 20 ans, mais elle aspire déjà à devenir conseillère ou maire de sa municipalité. Se décrivant comme une féministe, elle utilise ses capacités de leadership et d’influence pour briser les stéréotypes et encourager la transformation au sein de sa communauté.

Un accompagnement durable

Pour Geovana, la solidarité contre les comportements sexistes est fondamentale. « Il est temps que les femmes se soutiennent entre elles, car trop souvent la société ne nous soutient pas. », explique-t-elle.

« J’ai commencé à m’engager sur cette voie du leadership depuis que je me suis impliquée dans les activités de Plan International, notamment à travers le programme de parrainage qui m’a aidé pendant près de quatre ans », raconte Geovana. Le programme de parrainage de Plan International touche plus de 700 communautés en Bolivie et soutient environ 40 000 enfants de la naissance à 18 ans. D’autres programmes sont également menés par l’ONG. Geovana a pu notamment participer à la campagne « Girls Get Equal », qui lui a permis d’acquérir des compétences et de renforcer ses capacités de plaidoyer et de leadership.

Pour Geovana, les projets de Plan International ont constitué une étape importante de sa vie et l’ont incitée à lutter pour la transformation de sa communauté. « Il est temps de se mettre au travail », déclare-t-elle.

Inclure les jeunes dans la prise de décision

Se souvenant de la première fois où elle a pris la parole en public, Geovana dit qu’elle ne sait pas où elle a trouvé le courage de lever la main à la réunion de sa communauté locale, mais elle l’a fait. Affrontant sa peur de partager ses idées en public et entourée des autorités et des habitant·e·s de sa ville rurale en Bolivie, elle a demandé que des mesures soient prises pour mettre fin à la pollution.

Dans la ville de Geovana, il est inhabituel pour les jeunes femmes d’exprimer leurs opinions lors de réunions publiques qui sont généralement dominées par les hommes et les adultes.

« Au début, j’avais peur, mais j’ai levé la main et leur ai respectivement donné mon point de vue »

Beaucoup ont été surpris par ses paroles mais ont apprécié ce qu’elle avait à dire. « Nous avons besoin de jeunes comme elle pour nous apporter de nouvelles idées », a déclaré l’un des responsables de la communauté, ce qui a renforcé la confiance de Geovana.

Aussi, le manque de possibilités d’éducation et d’emploi contraint de nombreuses·eux jeunes de la ville de Geovana à migrer vers les villes ou d’autres pays à la recherche d’un travail et d’une vie meilleure.

« On ne voit pas de jeunes dans les réunions, seulement des personnes âgées. La plupart d’entre elles et eux émigrent au Brésil, en Argentine et dans d’autres pays », explique-t-elle. Pour remédier à ce problème, Geovana veut encourager les jeunes à devenir des leaders afin qu’elles et ils puissent lutter pour leurs droits. « Les adultes, les jeunes et les adolescent·e·s ont tous les mêmes objectifs au sein d’une communauté », nous dit-elle.

Geovana, une leader féministe

Se déclarer féministe dans une communauté qui compte tant de tabous autour du genre n’a pas été une décision facile pour Geovana, mais elle le fait avec beaucoup de courage. « Je me considère comme une féministe, depuis que j’ai entendu ce qu’est le féminisme et ce qu’il représente », affirme-t-elle.

Geovana milite particulièrement pour que les adolescentes soient mieux au courant de leurs droits sexuels et reproductifs. Selon elle, le taux élevé de grossesse chez les adolescentes dans sa ville est un problème important car il pousse les filles à abandonner l’école.

La grossesse chez les adolescentes est un défi permanent en Bolivie, qui menace la vie et le bien-être des mères et de leurs enfants. Le taux de maternité adolescente est de 62 pour 1 000 naissances, l’un des plus élevés d’Amérique latine. La situation est pire dans les zones rurales, où les filles sont plus susceptibles de connaître la pauvreté et où une culture machiste et la violence persistent.

Le manque d’informations sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, qui est guidé par les normes sociales et les tabous, notamment au sein des familles, alimente le taux élevé de grossesses chez les adolescentes. « Lorsque j’essaie de parler de ces questions avec certains parents, ils le prennent parfois mal », nous dit Geovana.

Elle affirme que sa vocation est de se battre pour les droits de chacun. « J’aime travailler pour défendre les droits humains. Dans la société dans laquelle nous vivons, il y a beaucoup de violations de nos droits. Même de petites actions peuvent changer les choses, briser les stéréotypes. ».

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Grâce au parrainage, j’ai évité le mariage forcé

Élevée dans une famille disposant de peu de moyens financiers, Adarini n’a pas eu un parcours éducatif facile. Cependant, avec une détermination sans faille et l’accompagnement de Plan International, Adarini est devenue une source d’inspiration pour les autres filles de sa communauté au Bangladesh.

Améliorer les conditions de vie des enfants en les parrainant

Originaires du district de Nilphamari au Bangladesh, Adarini et sa famille vivent dans une maison mise à disposition par le gouvernement dans le cadre d’un programme de construction de maisons pour les familles dans le besoin. Sans terre pour cultiver, la famille lutte pour survivre.

Lorsqu’Adarini a été inscrite au programme de parrainage de Plan International, tout le monde s’est réjoui de ce soutien supplémentaire.

Bien qu’Adarini soit une élève brillante qui excelle dans ses études, lorsqu’elle a terminé ses examens à la fin de la dixième année, ses parents ont décidé de la marier. Heureusement, Adarini est une membre active du forum des enfants de sa communauté mis en place par Plan International et a suffisamment appris sur ses droits pour pouvoir tenir tête à ses parents et faire respecter ses droits.

« Les formations et les ateliers sur les droits de l’enfant, la protection et sur les violences sexistes et sexuelles que j’ai reçus dans le cadre du programme de parrainage et du forum des enfants ont renforcé ma confiance et m’ont aidée à croire en ma propre valeur », explique Adarini.

Scolariser une fille, c’est lui permettre de prendre confiance en elle

Le Bangladesh a l’un des taux de mariage d’enfants les plus élevés au monde : 59 % des filles sont mariées avant leur 18e anniversaire et 22 % avant l’âge de 15 ans. Et ce, malgré le fait que l’âge minimum légal du mariage au Bangladesh est de 18 ans pour les femmes et de 21 ans pour les hommes.

Les parents d’Adarini ont finalement abandonné leur projet de mariage et elle a été autorisée à terminer ses études secondaires. En 2014, elle a commencé un cursus de trois ans pour obtenir son diplôme d’infirmière. Lorsqu’elle a obtenu son diplôme, elle a trouvé un emploi dans un hôpital en tant qu’infirmière principale.

Aujourd’hui, elle a obtenu une place dans l’une des formations d’infirmière les plus compétitives du pays pour obtenir un diplôme de troisième cycle en soins infirmiers de santé publique.

« Je veux poursuivre une carrière d’instructrice dans des établissements de soins infirmiers au Bangladesh et je souhaite aider les filles qui m’entourent à se manifester »

Depuis qu’elle a évité son propre mariage forcé, Adarini mène des campagnes actives contre les mariages d’enfants et la violence envers les femmes et les enfants.

Adarini est désormais la seule membre de sa famille à gagner un salaire, ce qui est très inhabituel dans sa communauté patriarcale traditionnelle. Elle a également assumé la responsabilité de payer l’éducation de son jeune frère.

Pour l’avenir, Adarini espère pouvoir continuer à soutenir sa communauté et à rendre sa famille fière. « Lorsque je prodigue des soins aux gens, j’accorde toujours une attention particulière aux femmes et aux filles. Je fais de mon mieux pour leur assurer les meilleurs soins. ».

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Le parrainage renforce les droits des filles indigènes en Équateur

Ruth, 17 ans, fait partie du programme de parrainage de Plan International depuis l’âge de cinq ans. Elle appartient à la communauté indigène Puruhá, qui fait partie de la nation Kichwa de l’Équateur. Elle attache une grande importance à ses traditions, ses coutumes et ses vêtements et est très fière d’être une jeune femme indigène parlant le kichwa.

Permettre aux enfants de retrouver la motivation

Ruth marche pendant une heure chaque jour pour se rendre à l’école et est actuellement en première année de lycée.

« Mon père est maçon et travaille dans la construction de logements en ville et ma mère est agricultrice, elle cultive des pommes de terre, de l’ulluque et des fèves, et élève également des animaux », explique Ruth.

Pendant son temps libre et les week-ends, Ruth aide sa famille à cultiver des légumes et d’autres produits, ainsi qu’à nourrir les poulets et les cochons d’Inde. Elle sait que l’argent récolté de ces activités génère le revenu nécessaire pour payer son éducation et celle de ses frères et sœurs, ainsi que leurs besoins en matière de santé et de nourriture.

Ruth raconte qu’elle se considère comme une fille sociable et qu’elle aime passer du temps avec ses camarades de classe et ses professeur·e·s.

A la suite d’une expérience difficile, elle a abandonné l’école pendant deux ans, mais avec le soutien de Plan International, Ruth est récemment retournée à l’école.

« Grâce aux conseils des équipes de Plan International, j’y suis retournée pour continuer mes études et maintenant je vais bien », dit Ruth qui assiste maintenant aux cours trois jours par semaine et apprend chez elle les deux autres jours.

Ruth nous dit qu’elle aime étudier, surtout les mathématiques, et qu’à l’avenir, elle veut se consacrer à la médecine pour aider les personnes de sa communauté.

Acquérir de nouvelles compétences

À l’école, Ruth est chargée d’être trésorière de sa classe, ce qui l’aide à avoir des connaissances approfondies en matière de finances. Elle s’occupe du budget de la classe et décide des achats à effectuer pour assurer le bien-être de ses camarades. Après chaque achat, elle rédige un rapport de responsabilité car elle aime être transparente dans toutes ses activités.

Dès son plus jeune âge, Ruth a participé à des ateliers organisés par Plan International, durant lesquels elle a appris à diriger et à communiquer en public. Elle fait également partie du groupe du Mouvement des filles qui aborde les questions liées à l’égalité filles-garçons et aux droits des filles et des femmes.

« Je suis très reconnaissante envers mes parents, car ils m’ont apporté tout le soutien dont j’avais besoin pour assister à tous les ateliers et activités, et pour participer aux initiatives de mon école ou dans le cadre du Mouvement des filles. ».

Cela l’a motivée à en apprendre davantage sur la gestion d’entreprise, sur la façon de calculer les bénéfices et de générer un revenu. « J’espère que toutes les connaissances que j’ai acquises seront également partagées avec d’autres membres de la communauté, en les aidant à s’informer sur la nutrition, le bon traitement des personnes et les droits des filles et des femmes. ».

Lorsqu’on lui demande qui l’inspire, Ruth répond : « J’admire les femmes indigènes comme Dolores Cacuango et Tránsito Amaguaña qui étaient de grandes leaders et des combattantes pour nos droits. Je suis très reconnaissante d’avoir pris part à différentes activités qui visent à atteindre l’égalité des droits pour les femmes. ».

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Urgence Ukraine : les actions menées par Plan International

La crise actuelle en Ukraine a un impact psychologique important sur les enfants et les familles. Des milliers d’enfants ont passé près d’un mois à se cacher dans des abris anti-bombes, des caves, des stations de métro et d’autres zones souterraines, tandis que des millions d’autres ont dû fuir vers les pays voisins, laissant derrière eux tout ce qu’ils connaissaient et aimaient. Plan International déploie toutes ses forces pour garantir leur sécurité et le respect de leurs droits. 

1 personne sur 3 a besoin d’une aide humanitaire vitale

La barre des 5 millions de réfugié·e·s liés à l’offensive russe en Ukraine a été franchie mercredi 20 avril. Le conflit ukrainien figure dorénavant parmi les plus grandes populations de réfugié·e·s au monde en se plaçant juste derrière la guerre civile en Syrie qui a engendré plus de 6,8 millions de réfugié·e·s.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) a confirmé que 2 104 civils ont été tués, dont 170 enfants, tout en alertant que les chiffres réels « sont considérablement » plus élevés.
Plan International appelle à un arrêt immédiat des combats et souhaite une paix et justice à long terme pour le bien de tous les enfants et de tous les jeunes.

« Chaque jour où le conflit en Ukraine se poursuit, d’innombrables vies, de foyers et d’enfances sont perdus. Dans ce conflit, les besoins humanitaires se multiplient d’heure en heure et des millions d’enfants continuent d’être témoins de l’horreur de ce conflit. La violence va faire payer un lourd tribut à la santé mentale des jeunes, et en particulier des adolescentes, car la crise les rend plus vulnérables à la violence sexiste et sexuelle », alerte Stephen Omollo, directeur général de Plan International 

Plan International est préoccupé par la protection et la sécurité des filles et des enfants qui arrivent dans les pays voisins. Plus de 100 000 enfants, dont la moitié étant en situation de handicap, sont encore présents en Ukraine dans des centres spécialisés ou internats et risquent d’être séparés de leurs familles. Des rapports indiquent que des établissements tentent de déplacer des enfants à l’abri du conflit dans des pays voisins ou ailleurs à l’étranger. La protection et la sécurité des enfants en déplacement, en particulier des filles, des enfants handicapés et des enfants non accompagnés, doit être une priorité absolue.

La crise aura des conséquences graves et durables pour les enfants.

« Les enfants sont vulnérables à la violence physique, émotionnelle et sexuelle et à des niveaux élevés de détresse psychosociale », avertit Anita Queirazza, responsable de la protection des enfants en situation d’urgence.

Nos équipes sont également particulièrement inquiètes pour les filles et les jeunes femmes qui sont plus vulnérables à l’exploitation sexuelle et à la traite. Elles sont touchées de manière disproportionnée par les conflits et les progrès réalisés dans le domaine des droits des filles et des femmes sont considérablement retardés lorsque les sociétés s’effondrent. Il est donc important de continuer d’agir sans relâche.

Nos actions pour accompagner les enfants

Plan International travaille en étroite collaboration avec des organisations locales et nationales en Moldavie, Pologne et Roumanie, avec l’ONU et les gouvernements pour répondre aux besoins des enfants réfugiés. 

Nos équipes agissent dans trois secteurs clés : 

PROTECTION  

Plan International s’efforce de renforcer un environnement inclusif et sûr adapté aux enfants. Pour cela, nos équipes sont postées aux frontières, dans les centres de transit et les lieux d’accueil des réfugié·e·s en Moldavie, Roumanie et en Pologne. Cela comprend :

  • La mise à disposition d’équipes mobiles de travailleurs sociaux et de spécialistes psychosociaux pour fournir des soins et un soutien aux enfants non accompagnés. 

« L’un des risques qui nous préoccupent le plus est celui des enfants qui arrivent seuls ou avec d’autres personnes, sans savoir avec qui ils voyagent, et bien sûr le risque de traite. Nous savons que dans cette région, le risque de traite et d’enfants arrivant seuls est déjà assez élevé », explique Micol Alberizzi, conseillère en protection de l’enfance dans les situations d’urgence chez Plan International.

Les enfants et les familles qui ne savent pas où aller sont exposés à un risque élevé de traite.

  • Une orientation vers des services de soutien tels que des services juridiques, de santé avec un focus sur la santé mentale et le soutien psychosocial, l’aide en espèces et en bons d’achat et la distribution de matériel scolaire.
  • La protection de l’enfance et une formation safeguarding du personnel de première ligne, des bénévoles et des agent·e·s de services frontaliers, notamment en ce qui concerne l’identification des enfants non accompagnés et des risques de traite.
  • Une cartographie des services avec un renforcement des mécanismes d’orientation en matière de protection de l’enfance.
  • La sensibilisation à la protection des enfants à risques, des procédures d’asile et des droits en orientant les enfants et les personnes qui s’occupent d’eux vers les services disponibles et par le biais d’informations et de services d’assistance adaptés aux enfants.

SANTE MENTALE ET SOUTIEN PSYCHOSOCIAL

Nos spécialistes travaillent aux côtés d’organisations locales pour fournir des soins psychosociaux aux enfants, aux adolescent·e·s et à leurs parents pour les aider à faire face aux horreurs dont ils ont été témoins et à se remettre de leur détresse. 

En Moldavie, Plan International travaille avec le Centre national pour la prévention des abus envers les enfants afin d’accompagner les familles ukrainiennes nouvellement arrivées. Des unités mobiles composées de psychologues, d’éducateur·rice·s et de travailleur·euse·s sociaux·ales ont été affectées à deux centres d’accueil dans le nord et dans le sud de la Moldavie.

« Nous offrons un large éventail de services. Nous faisons de la thérapie par le chant, le dessin et le modelage avec le matériel dont nous disposons. Le chant est particulièrement utile, car les enfants peuvent se détacher de l’endroit où ils se trouvent et de ce qu’ils ont vécu. Il en va de même pour les parents. Ce type de soutien est ce dont ils ont besoin en ce moment », explique Marina, psychologue de l’unité mobile qui a fui Kharkiv en Ukraine.

« Certains enfants veulent parfois s’asseoir sur nos genoux, juste pour être proches et pour être pris dans les bras. D’autres disent que leur audition a commencé à diminuer. Pour l’instant, nous ne savons pas à quoi cela est lié mais nous remarquons que leur attention baisse rapidement et qu’ils ont du mal à se concentrer sur certaines tâches », avertit Marina. 

Viorica travaille également en tant que psychologue pour l’unité mobile et raconte que beaucoup d’enfants souffrent de traumatismes émotionnel : « Un garçon de trois ans a entendu le son d’une perceuse et il s’est tout de suite affolé car cela lui a remémoré le bruit d’une bombe qui avait explosé devant lui alors qu’il rentrait de l’école maternelle en Ukraine. Il a immédiatement commencé à crier et à chercher sa mère. Ceci est un exemple de ce type de traumatisme. »

En période de crise, les enfants se tournent instinctivement vers les adultes pour obtenir une protection et une compréhension de ce qui leur arrive.

En parallèle, Plan International offre :

  • Des formations aux premiers secours psychologiques pour le personnel de première ligne et les bénévoles accueillant les réfugié·e·s à la frontière et dans les centres d’accueil.
  • Un soutien technique et une formation pour les professionnel·le·s travaillant avec les enfants. Les considérations liées au genre, à l’âge et au handicap permettent d’améliorer l’efficacité de leur travail auprès des enfants.

EDUCATION EN SITUATION D’URGENCE 

Plan International travaille avec les autorités gouvernementales et des organisations en Pologne, Roumanie et Moldavie pour soutenir l’intégration des enfants réfugiés dans les écoles locales. Au-delà de l’apprentissage, l’éducation offre un environnement protecteur et constitue un droit fondamental qui doit être protégé.

En Roumanie, Plan International travaille avec le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) sur le projet SIERCAR qui vise à répondre aux besoins éducatifs immédiats des enfants en créant des espaces d’apprentissage temporaires et, à long terme, facilitera l’intégration des enfants ukrainiens dans le système scolaire roumain en travaillant et en s’engageant auprès du gouvernement national.

Dans le cadre de ce projet, des tablettes tactiles ont été distribuées à une centaine d’enfants ukrainiens dans des espaces d’apprentissage temporaire. Les tablettes ont été installées avec un certain nombre d’applications développées par le gouvernement ukrainien pour permettre aux enfants de suivre le programme scolaire ukrainien, ainsi que des applications visant à promouvoir le bien-être des enfants et des enseignant·e·s ou encore des cours de roumain. 

En Moldavie, plus de 500 enfants ont reçu des sacs à dos contenant des fournitures essentielles telles que des stylos, des cahiers, des crayons de couleur et du matériel d’hygiène. Sur les 500 sacs à dos donnés, 200 contiennent des fournitures pour les élèves du primaire, 200 pour les élèves du secondaire et 100 pour les lycéens. Toutes les fournitures, qui comprennent du matériel de promotion de l’hygiène pour aider à prévenir la propagation du COVID-19, ont été achetées auprès de fournisseurs locaux.

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Les femmes : premières engagées dans la lutte contre la malnutrition

L’augmentation des conflits armés, la détérioration de la sécurité, la pauvreté généralisée et le réchauffement climatique menacent la vie de millions de personnes dans le Sahel central. Au Mali, plus de 80 % de la population rurale est confrontée à l’insécurité alimentaire en raison de sa dépendance à l’agriculture vivrière et à l’élevage.

Permettre aux communautés d’être indépendantes

Le village de Fatoumata, dans le centre du Mali, a été confronté à de nombreuses crises alimentaires. La plupart des enfants de la communauté souffrent de malnutrition, car les difficultés financières auxquelles sont confrontées leurs familles ne leur permettent pas de satisfaire les besoins fondamentaux de leurs enfants.

Pour résoudre certains de ces problèmes et s’assurer que les enfants ont accès à une alimentation équilibrée et saine, Plan International a lancé un projet de nutrition pour accompagner les femmes du village à créer leur propre potager communal.

Les femmes ont reçu une formation, un soutien technique et des semences pour faire pousser une grande variété de fruits et de légumes, notamment des papayes, des gombos, des moringas et des bananes.

2 millions d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition​ !

Découvrez le projet de Plan International pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Une méthode efficace pour combattre la crise alimentaire

Fatoumata ne tarit pas d’éloges sur cette initiative. « Ce jardin a vraiment été bénéfique pour nous. Nous produisons ce que nous consommons en famille et nous en vendons une partie. Depuis que nous avons commencé le jardin, nos enfants mangent bien et sont en bonne santé. », s’enthousiasme-t-elle.

Aissata, 22 ans, produit des laitues, des tomates, des aubergines, des poivrons, des carottes, des betteraves et des pommes de terre. Elle nous dit qu’elle est heureuse qu’il n’y ait plus de cas de malnutrition dans le village grâce à la formation que les mères ont reçue. « En cas de problèmes d’allaitement, nous préparons de la purée de pommes de terre pour le bébé », explique-t-elle.

« Avant, nous ne pouvions même pas donner à nos enfants 50 francs CFA pour un goûter, mais maintenant nous le faisons. Nous ne pouvions pas nous occuper correctement de nos enfants, mais maintenant c’est possible avec l’argent que nous gagnons avec les ventes », nous raconte Aissata avec le sourire.

Un projet inspirant dans toute la région

L’entretien du potager dépend exclusivement des femmes. Elles ont mis en place un groupe de jardinage, avec un système d’épargne auquel chaque femme contribue. « Chaque mois, chaque femme donne 250 francs CFA qui sont mis dans la caisse », explique Aissata.

Le chef du village raconte que le système d’approvisionnement en eau du village est tombé en panne récemment et que les femmes ont utilisé leurs économies pour couvrir les frais de réparation. Cependant, le conflit dans la région menace sérieusement la sécurité économique des femmes. Elles ne peuvent plus se rendre aux foires hebdomadaires pour vendre leurs produits, car si certains villages sont déserts, l’accès aux autres est trop risqué.

Le groupe de jardinage des femmes a construit sa réputation dans la région. En effet, elles sont connues pour vendre les meilleurs produits, surtout hors saison. « Nous avons créé plusieurs associations dans le village grâce au projet et cela a unifié la communauté car toutes les femmes sont là et même quelques hommes aussi », témoigne Fatoumata.

« Le projet de nutrition n’a pas seulement contribué à réduire l’insécurité alimentaire dans la communauté, il a également renforcé la cohésion sociale au sein du village. »

Fatoumata

Elles ont l’ambition d’étendre leur jardin mais ont besoin d’un soutien supplémentaire. « Nous n’avons pas assez d’eau potable, il nous faut un autre système d’approvisionnement en eau, un réservoir de stockage. Pour bien conserver nos produits, nous avons également besoin d’un entrepôt de stockage, d’arrosoirs et de râteaux », explique Fatoumata.

A côté de cela, Fatoumata, mère de trois enfants, a un autre rêve. « Je veux aller à l’école. Nous voulons aussi un espace d’apprentissage pour les femmes elles-mêmes. Cela nous permettra de faire nos propres comptes et de gagner plus d’argent. »

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Lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso

Le monde est en proie à la crise alimentaire la plus dévastatrice depuis des décennies. Elle s’aggrave de jour en jour et ce sont les enfants, en particulier les filles, qui en souffrent le plus.

Selon le Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Burkina Faso pourrait atteindre près de 2,9 millions d’ici juillet. Les personnes déplacées à l’intérieur du pays sont particulièrement touchées en raison de la perte de leurs récoltes et de leurs sources de revenus.

Agir au plus vite

Au Burkina Faso, 3,5 millions de personnes ont actuellement besoin d’aide humanitaire, sur une population estimée à environ 21 millions d’habitants.

En temps de crise, les filles sont les plus durement touchées : elles mangent souvent moins et en dernier. Les filles risquent davantage que les garçons d’être exposées aux mariages forcés, à l’exploitation sexuelle, aux grossesses précoces et aux violences sexistes et sexuelles. De nombreuses familles en situation de pauvreté décident également de retirer leurs filles de l’école pour qu’elles travaillent ou aillent chercher de l’eau.

La déscolarisation : une des conséquences de l’insécurité alimentaire

Rihanata, 19 ans, a dû fuir son village du Centre-Nord du Burkina Faso après qu’elle ait été attaquée par des groupes armés. « Quand nous sommes arrivés ici à Kaya, mon père n’a pu inscrire que cinq personnes pour recevoir l’assistance alimentaire alors que nous sommes dix. Chaque jour, nous ne mangeons que du tô (une pâte faite de farine de céréales et d’eau). On cuisine le soir et on mange les restes le matin quand il y en a. », explique-t-elle.

« Dans notre village, on ne payait rien. Nous cultivions nos propres céréales, nous ramassions du bois et des feuilles pour cuisiner. Ici, nous souffrons de la faim », dit Rihanata qui nous confie qu’elle aimerait retourner à l’école et aussi développer une activité qui lui permettrait d’avoir un revenu pour aider à soutenir sa famille.

La situation est similaire pour Aibata, 17 ans, et sa famille qui est également déplacé à Kaya. « Nous avons perdu tout ce que nous avions : notre bétail, notre maison, c’est-à-dire toute notre vie. C’est un vrai combat pour subvenir aux besoins de mes enfants car je suis veuve et je n’ai pas de travail », explique la mère d’Aibata.

Aibata fréquente un espace mis en place par Plan International où elle rencontre d’autres jeunes mais à cause de la faim, elle n’a pas l’occasion d’en profiter beaucoup. « Nous avons toujours faim car notre principal repas est le tô. C’est difficile pour moi de suivre les jeux et les autres activités quand j’ai faim. Quand je n’ai pas assez à manger, je me sens triste et mon esprit est ailleurs. Je mange les biscuits qu’on nous donne là-bas mais ça ne me satisfait pas », explique l’adolescente.

Plus d’ 1 million d’enfants ont quitté leur foyer pour chercher sécurité et soutien ailleurs dans le pays !

Découvrez l’histoire de Fatima, 17 ans.

Des familles contraintes de se sacrifier pour leurs enfants

Bouama et Françoise sont deux réfugiées qui vivent à Fada N’Gourma, dans la région de l’Est. Bouama est âgée de 24 ans. Elle a dû fuir son village avec son mari et ses deux enfants. « Quand nous étions dans notre village, nous ne savions même pas que certaines choses devaient être payées. Ici, il faut acheter même l’eau. Je ne peux plus dormir, chaque nuit je pense à comment faire manger les enfants. Ce que nous voulons, c’est qu’on nous donne à manger. Je ne suis pas difficile, tout ce qu’on me donne, si c’est de la nourriture, je le prends », raconte Bouama.

« Nous luttons pour avoir assez à manger. Si nous avons deux repas par jour, c’est bien. Tant que les enfants mangent pour aller à l’école, c’est bon. Mes enfants sont la priorité. »

Bouama, 24 ans

Françoise, 26 ans, est celle qui s’inquiète le plus. « Nous n’avons jamais imaginé qu’un jour nous devrions mesurer les céréales ou la farine avant de cuisiner. Depuis que nous sommes à Fada, nous pensons toujours à la manière de nous procurer de la nourriture. Tout ce que je veux c’est qu’on nous aide d’abord à nous nourrir, ensuite nous aider à trouver du travail pour que nous n’ayons pas à attendre tout le temps l’aide des autres. ».

Les actions de Plan International pour lutter contre la crise alimentaire

Les besoins pour les enfants et les filles en particulier au Burkina Faso sont immenses. C’est pourquoi il s’agit d’un des pays d’intervention prioritaire de l’ONG Plan International France depuis des années notamment à travers le programme BASE : un projet d’éducation en situation d’urgence qui permet une offre éducative accélérée aux filles et garçons de populations déplacées internes.

En travaillant avec des partenaires locaux, Plan International peut atteindre les enfants, en particulier les filles, dans les régions éloignées et touchées par les conflits. Les équipes sur place prévoient d’étendre le programme d’alimentation scolaire à davantage d’écoles afin de garantir la scolarisation des filles.

Un autre projet de distribution de nourriture et d’argent en liquide est en cours d’extension pour atteindre davantage de familles dans le besoin et une formation destinée aux femmes sur la culture maraîchère et les activités génératrices de revenus est en train d’être mise en place afin de renforcer leur résilience face au changement climatique.

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L’impact de la sécheresse en Ethiopie sur la sécurité alimentaire

Alors que le monde fait face à une crise alimentaire dévastatrice, la sécheresse qui sévit dans le sud et le sud-est de l’Éthiopie a désormais un impact significatif sur la vie et les moyens de subsistance de 6,8 millions de personnes, dont 2,5 millions d’enfants, selon l’ONU.

La sécheresse : le premier effet visible du changement climatique

À Borena, l’une des zones les plus durement touchées de la région d’Oromia, nous avons rencontré Galamo, 30 ans, qui vient de marcher pendant cinq heures pour obtenir de l’eau et recevoir une aide alimentaire. Elle a cinq enfants et a perdu tout son bétail à cause de la sécheresse, ce qui a laissé la famille sans aucun revenu.

« Il y avait trois vaches dans notre troupeau. Elles sont toutes mortes à cause de la sécheresse. Mon mari est parti au Kenya pour chercher du travail après la mort de nos vaches, car nous dépendions tous d’elles. La sécheresse a fait des ravages dans notre foyer, l’un de mes fils a même dû abandonner l’école à cause d’elle. »

Galamo a dû marcher jusqu’à un district voisin pour trouver de l’eau, elle n’a aucune idée du chemin parcouru. « Je suis obligée de venir ici parce qu’il n’y a pas de source d’eau près de chez nous », explique-t-elle.

« La sécheresse a causé toutes sortes de problèmes dans notre vie. Le bétail n’a pas pu paître car il n’y avait plus de pâturages. Il est également difficile pour nous d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité, ce qui a pour conséquence que nos enfants se couchent le ventre vide. Si les choses restent en l’état, nous risquons de mourir de faim. Nous n’avons reçu aucune aide jusqu’à présent », nous dit Galamo.

Un impact direct sur la scolarisation des enfants

De nombreux enfants ont abandonné l’école pour aider leur famille à gagner un revenu quotidien et à chercher de l’eau et des pâturages. Cela les a rendus particulièrement vulnérables à des risques tels que le mariage forcé, les violences sexistes et sexuelles ou encore les grossesses précoces.

Diramu, 63 ans, est la mère de dix enfants, dont quatre qui ont été forcés de quitter l’école. « Mon fils a abandonné l’école et s’est rendu à Yabello pour chercher du travail. Ma fille a également abandonné l’école et nous aide maintenant dans les tâches ménagères. »

« J’aimerais que la pluie revienne et que notre vie redevienne normale. Nous voulons simplement avoir de l’eau et de la nourriture. Mon fils et ma fille doivent retourner à l’école car leur avenir est en jeu. »

Elema, 18 ans, qui est la fille de Diramu était une élève inscrite dans le cycle secondaire lorsqu’elle a dû arrêter.

« Après avoir perdu notre bétail à cause de la sécheresse, j’ai dû arrêter d’aller à l’école car ma mère avait besoin de mon aide pour les travaux ménagers et la collecte de bois de chauffage et de charbon pour la vente. J’utilise un jerrican pour recueillir l’eau et la transporter à la maison. Je prépare aussi les repas pour ma famille et je m’occupe du dernier de nos bovins. »

Elema, 18 ans

L’action d’urgence de Plan International pour protéger les enfants

Selon l’ONU, quelque 3,5 millions de personnes sont confrontées aux conséquences de la sécheresse dans la région d’Oromia. Les gens vivent dans des conditions désastreuses et il est urgent de mettre en place une réponse spécifique pour l’accès à l’eau.

Afin de lutter contre la sécheresse, les équipes Plan International fournissent des formations sur la production de miel et la culture de colonies d’abeilles, ainsi que des ressources telles que des semences après les inondations. Cela aide les familles à rétablir leurs moyens de subsistance après une urgence et à fournir des aliments pour réduire les problèmes de malnutrition.

La gestion de l’eau et de l’assainissement constitue une part importante de notre soutien dans les situations d’urgence. En Éthiopie, nous veillons à ce que les communautés disposent des ressources appropriées pour faire face aux maladies liées à l’eau et leurs conséquences.

Pour cela, Plan International a établi un partenariat avec 42 membres de la communauté, représentants communautaires et comités de l’eau dans le district de Sahala afin de fournir une formation. Ces communautés ont accès à plus de 78 900 sachets pour traiter l’eau, ainsi qu’à 200 kits de filtres à eau et à du chlore. Nos équipes sont également associées à des communautés pour reconstruire des points d’eau et des toits dans les zones touchées afin de garantir leur avenir à long terme. Cela fait une différence significative dans la vie des enfants des zones touchées.

Plan International s’engage

À soutenir les enfants touchés par des crises naturelles ou d’origine humaine et à renforcer la résilience des familles vulnérables et de leurs enfants.

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La terre est bleue comme une orange : un partenariat de l’ONG Plan International France

Déplacements forcés, déscolarisation, traumatismes psychologiques : les conflits ont un impact dramatique sur les enfants. Le film « La terre est bleue comme une orange », dont l’ONG Plan International France est partenaire, raconte les conséquences des affrontements dans le Donbass sur le quotidien d’une famille.

Donner la parole aux enfants

La réalisatrice ukrainienne Iryna Tsilyk a suivi en 2019 la famille Trofymchuk à Krasnohorivka, ville de 15 000 habitant∙e∙s du Donbass dans l’Est de l’Ukraine. Ce documentaire donne à voir l’histoire de Myroslava qui réalise un film sur la vie dans la région depuis le début des conflits en 2014. Véritable mise en abyme, ce documentaire témoigne du pouvoir thérapeutique de l’art. Il illustre également le quotidien de cette famille qui vit dans une zone affectée par les conflits entre l’Ukraine et la Russie. Un documentaire poignant sur l’impact des combats, sur les enfants en particulier, mais aussi sur la détermination d’une jeune-femme à poursuivre son rêve : devenir réalisatrice.

Plan International France s’associe à ce film qui valorise la parole des enfants victimes collatérales de cette crise. Ce témoignage porte un message de résilience, démontre l’importance de l’éducation et de la formation professionnelle : leviers de l’émancipation des filles et des femmes.

Découvrez en salle dès le 8 juin le film La terre est bleue comme une orange d’Iryna Tsilyk.

Avant-première

L’ONG Plan International France a participé, le 8 juin 2022, à l’avant-première du film organisée au cinéma Le Méliès de Montreuil. Cette projection introduite par un discours de la réalisatrice Iryna Tsilyk, a rappelé au public ému à quel point l’art et le cinéma pouvaient être des échappatoires salvatrices face au conflit. L’équipe de distribution du film Juste Doc ainsi que l’ensemble des autres partenaires du documentaire – Cofrade, France Terre d’Asile, Solidarités International et Vision du monde – étaient également présents.  

« Mon film est une manière de répondre à la question : l’art peut-il changer les choses ? Oui, l’art et le cinéma peuvent être des armes », affirme Iryna Tsilyk en introduction de la soirée. La réalisatrice qui accompagne la famille depuis leur rencontre lors d’un camp de cinéma pour adolescent·e·s ukrainien·ne·s, explique que les Trofymchuk vivent et travaillent aujourd’hui à Vilnius en Lituanie. Le film produit par la famille a même reçu un prix du film des étudiants.

À la question « Pourquoi le titre « La Terre est bleue comme une orange ? » », posée par une spectatrice dans la salle, la cinéaste répond « ce titre surréaliste vient d’un poème de Paul Eluard : il a été choisi pour montrer une situation de vie surréaliste où se côtoient la paix et la guerre ». Dans ce quotidien où le conflit devient la norme, il est fondamental d’accompagner les enfants à surmonter leurs traumatismes et d’assurer la continuité de leur éducation.

Mélangeant documentaire et fiction, ce film en immersion dépeint avec justesse et poésie le quotidien dans le Donbass en 2019, une situation toujours d’actualité en 2022.

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L’impact positif des serviettes hygiéniques réutilisables

On estime qu’une femme utilise et jette en moyenne plus de 10 000 serviettes hygiéniques au cours de sa vie menstruelle, dont la plupart sont composées d’environ 90 % de plastique. En Indonésie, Lia, 27 ans est en train de révolutionner ce secteur. Après avoir participé à une formation de sensibilisation dispensée par Plan International, elle a décidé de créer sa propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables.

À Mataram, la ville où vit Lia, jusqu’à 400 tonnes de déchets sont produites chaque jour, ce qui pose un énorme problème aux autorités municipales qui ne peuvent en gérer qu’environ 75 %.

Pour aider à réduire cette charge, le gouvernement provincial a lancé une campagne environnementale visant à éliminer les déchets de Nusa Tenggara Ouest d’ici 2025.

Lier les enjeux environnementaux et l’hygiène menstruelle

Pour soutenir l’initiative du gouvernement, Plan International a mis en œuvre une série de programmes d’assainissement basés sur l’égalité filles-garçons et l’inclusion sociale.

L’une des activités consiste à apprendre aux jeunes femmes à fabriquer des serviettes hygiéniques respectueuses de l’environnement et à les aider à créer leur propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques destinées à la vente.

L’impact environnemental des produits menstruels jetables est rarement évoqué, mais il a un impact énorme sur notre planète. Les déchets plastiques finissent dans les décharges ou, pire encore, dans les océans, les rivières et les plages.

Le temps qu’il faut à un tampon ou à une serviette pour se dégrader dans une décharge est des siècles plus long que la durée de vie de l’individu qui l’a utilisé.

« Depuis que j’ai participé à la formation, j’ai cessé d’acheter des serviettes hygiéniques jetables. Je ne veux plus contribuer au problème des déchets. De plus, si j’utilise une serviette hygiénique réutilisable que j’ai fabriquée moi-même, il me sera plus facile de vendre ce produit et de convaincre les autres de l’utiliser », explique Lia.

Une initiative bénéfique pour les jeunes femmes du pays

Jusqu’à présent, Lia a vendu plus de 70 de ses serviettes hygiéniques fabriquées à la main.

« Je vends mes serviettes hygiéniques à mes ami·e ·s et à ma famille. J’utilise également les réseaux sociaux pour promouvoir mes serviettes hygiéniques », raconte Lia.

J’ai participé à plusieurs expositions organisées par le département de l’industrie et du commerce de la ville de Mataram.

Lia est maintenant une défenseuse active de l’environnement. Elle fournit des informations et une éducation sur les avantages de l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables à ses réseaux, en particulier aux adolescentes de son quartier. 

Toutefois, il y a encore de nombreux défis à relever. « L’un des problèmes auxquels je suis confrontée est de changer l’état d’esprit des personnes qui ne connaissent pas encore les serviettes hygiéniques réutilisables, et encore moins leur impact positif pour l’environnement. »

Pour Plan International, les jeunes font partie de la solution lorsqu’il s’agit de s’attaquer à certains des principaux problèmes environnementaux auxquels le monde est confronté. 

C’est pourquoi nos équipes soutiennent les jeunes entrepreneuses comme Lia. En renforçant leurs compétences et en mettant en avant leur créativité ainsi que leur sens de l’innovation, ce sont des entreprises prospères et durables pour l’avenir qui se créent. 

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles !                        

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Lutter contre la précarité menstruelle dans le monde

Pour beaucoup, les règles sont un inconvénient mineur dont le sujet ne dépasse pas la sphère privée. Pourtant, des millions de filles et femmes vivent à chaque cycle des périodes d’inégalités et tout particulièrement en milieu scolaire.

1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles

Le 28 mai 2022 pour la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, l’ONG Plan International France lance une nouvelle campagne ayant pour objectif de briser les tabous sur les règles en milieu scolaire. 

A cette occasion, l’ONG souhaite rappeler que l’accès à l’hygiène menstruelle est un droit fondamental. Plan International France réaffirme son engagement en faveur des droits des filles et des jeunes femmes.

Ce rappel est d’autant plus important que l’éducation des filles est, encore aujourd’hui, impactée par la précarité menstruelle et ce partout dans le monde. En effet l’absence d’hygiène, du fait de la difficulté d’obtenir des produits adaptés, peut parfois conduire à la déscolarisation des filles. 

Les chiffres sont encore plus frappant que les mots puisqu’aujourd’hui, encore 2 adolescentes et femmes sur 5 dans le monde, ne vont pas à l’école ou au travail parce qu’elles ont leurs règles. En France 1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles, que ce soit par honte, douleur ou manque de produits d’hygiène. 

Les actions de Plan International France

Dans de nombreux pays, l’impact des idées-reçues sur les menstruations est encore très fort : considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles dérangent. Les mythes et les tabous liés aux normes culturelles, religieuses et patriarcales nuisent aux droits des filles et des femmes et parfois même à leur santé.

Les femmes se retrouvent à vivre dans des conditions extrêmement difficiles : froid, isolement, jugement et exposition à de nombreux autres dangers. 

En Inde et au Népal par exemple, les femmes sont parfois contraintes de quitter leur maison pour toute la durée de leur cycle menstruelle.

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a enfermée dans une hutte à côté de chez moi. Je n’avais pas le droit de voir ni mon père, ni mon frère, car selon la croyance, cela aurait pu les tuer », raconte Swastika, jeune Népalaise de 18 ans.

Plan International France travaille pour briser les tabous autour des règles et offrir aux femmes et aux filles la possibilité de vivre leurs cycles menstruels en sécurité et dans la dignité. 

Pour cela, l’ONG mène plusieurs programmes, notamment en Tanzanie et Bénin, dans lesquels les jeunes filles et garçons sont éduqués à ces sujets afin de déconstruire les idées reçues. Les filles sont également formées à la conception de serviettes hygiéniques réutilisables afin qu’elles aient des solutions adaptées et sans risque pour leur santé.  

Des partenariats engagés pour cette campagne 

Pour mettre à mal les tabous, Plan International France a mis en place plusieurs partenariats avec des marques féministes, qui elles aussi, travaillent à briser les tabous autour des règles et du corps des femmes. 

La marque SistersRepublic, avec qui nous sommes en partenariat depuis plus d’un an, est une marque de lingerie menstruelle écologique et durable. 

Plan international France est fière de pouvoir compter sur le soutien de la marque qui, tous les 28 du mois, reverse 5% de ses bénéfices à l’organisation. A l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée le 28 mai, ce sont 100 % des bénéfices de la vente de leurs produits qui seront reversés à l’ONG.

Pour la première fois cette année, Plan International France s’associe au média Madmoizelle pour créer un podcast intitulé « 4 filles et une culotte tachée ». Chacun des quatre épisodes de ce podcast donne la parole à une fille pour qu’elle raconte ses premières règles. 

Cela permet à l’auditeur∙ice de comprendre leurs quotidiens et comment la culture, la religion ou les normes patriarcales sont influentes au sein de leur pays. 

N’hésitez pas à découvrir ce podcast sur toutes les plateformes d’écoute de Madmoizelle dès le 28 mai 2022 ! 

Rejoignez le mouvement pour en découvrir plus sur nos actions et prendre part à la mobilisation retrouvez toutes nos actions sur nos réseaux sociaux !

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles ! 

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