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Lutter contre l’insécurité alimentaire au Burkina Faso

Le monde est en proie à la crise alimentaire la plus dévastatrice depuis des décennies. Elle s’aggrave de jour en jour et ce sont les enfants, en particulier les filles, qui en souffrent le plus.

Selon le Programme alimentaire mondial, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire au Burkina Faso pourrait atteindre près de 2,9 millions d’ici juillet. Les personnes déplacées à l’intérieur du pays sont particulièrement touchées en raison de la perte de leurs récoltes et de leurs sources de revenus.

Agir au plus vite

Au Burkina Faso, 3,5 millions de personnes ont actuellement besoin d’aide humanitaire, sur une population estimée à environ 21 millions d’habitants.

En temps de crise, les filles sont les plus durement touchées : elles mangent souvent moins et en dernier. Les filles risquent davantage que les garçons d’être exposées aux mariages forcés, à l’exploitation sexuelle, aux grossesses précoces et aux violences sexistes et sexuelles. De nombreuses familles en situation de pauvreté décident également de retirer leurs filles de l’école pour qu’elles travaillent ou aillent chercher de l’eau.

La déscolarisation : une des conséquences de l’insécurité alimentaire

Rihanata, 19 ans, a dû fuir son village du Centre-Nord du Burkina Faso après qu’elle ait été attaquée par des groupes armés. « Quand nous sommes arrivés ici à Kaya, mon père n’a pu inscrire que cinq personnes pour recevoir l’assistance alimentaire alors que nous sommes dix. Chaque jour, nous ne mangeons que du tô (une pâte faite de farine de céréales et d’eau). On cuisine le soir et on mange les restes le matin quand il y en a. », explique-t-elle.

« Dans notre village, on ne payait rien. Nous cultivions nos propres céréales, nous ramassions du bois et des feuilles pour cuisiner. Ici, nous souffrons de la faim », dit Rihanata qui nous confie qu’elle aimerait retourner à l’école et aussi développer une activité qui lui permettrait d’avoir un revenu pour aider à soutenir sa famille.

La situation est similaire pour Aibata, 17 ans, et sa famille qui est également déplacé à Kaya. « Nous avons perdu tout ce que nous avions : notre bétail, notre maison, c’est-à-dire toute notre vie. C’est un vrai combat pour subvenir aux besoins de mes enfants car je suis veuve et je n’ai pas de travail », explique la mère d’Aibata.

Aibata fréquente un espace mis en place par Plan International où elle rencontre d’autres jeunes mais à cause de la faim, elle n’a pas l’occasion d’en profiter beaucoup. « Nous avons toujours faim car notre principal repas est le tô. C’est difficile pour moi de suivre les jeux et les autres activités quand j’ai faim. Quand je n’ai pas assez à manger, je me sens triste et mon esprit est ailleurs. Je mange les biscuits qu’on nous donne là-bas mais ça ne me satisfait pas », explique l’adolescente.

Plus d’ 1 million d’enfants ont quitté leur foyer pour chercher sécurité et soutien ailleurs dans le pays !

Découvrez l’histoire de Fatima, 17 ans.

Des familles contraintes de se sacrifier pour leurs enfants

Bouama et Françoise sont deux réfugiées qui vivent à Fada N’Gourma, dans la région de l’Est. Bouama est âgée de 24 ans. Elle a dû fuir son village avec son mari et ses deux enfants. « Quand nous étions dans notre village, nous ne savions même pas que certaines choses devaient être payées. Ici, il faut acheter même l’eau. Je ne peux plus dormir, chaque nuit je pense à comment faire manger les enfants. Ce que nous voulons, c’est qu’on nous donne à manger. Je ne suis pas difficile, tout ce qu’on me donne, si c’est de la nourriture, je le prends », raconte Bouama.

« Nous luttons pour avoir assez à manger. Si nous avons deux repas par jour, c’est bien. Tant que les enfants mangent pour aller à l’école, c’est bon. Mes enfants sont la priorité. »

Bouama, 24 ans

Françoise, 26 ans, est celle qui s’inquiète le plus. « Nous n’avons jamais imaginé qu’un jour nous devrions mesurer les céréales ou la farine avant de cuisiner. Depuis que nous sommes à Fada, nous pensons toujours à la manière de nous procurer de la nourriture. Tout ce que je veux c’est qu’on nous aide d’abord à nous nourrir, ensuite nous aider à trouver du travail pour que nous n’ayons pas à attendre tout le temps l’aide des autres. ».

Les actions de Plan International pour lutter contre la crise alimentaire

Les besoins pour les enfants et les filles en particulier au Burkina Faso sont immenses. C’est pourquoi il s’agit d’un des pays d’intervention prioritaire de l’ONG Plan International France depuis des années notamment à travers le programme BASE : un projet d’éducation en situation d’urgence qui permet une offre éducative accélérée aux filles et garçons de populations déplacées internes.

En travaillant avec des partenaires locaux, Plan International peut atteindre les enfants, en particulier les filles, dans les régions éloignées et touchées par les conflits. Les équipes sur place prévoient d’étendre le programme d’alimentation scolaire à davantage d’écoles afin de garantir la scolarisation des filles.

Un autre projet de distribution de nourriture et d’argent en liquide est en cours d’extension pour atteindre davantage de familles dans le besoin et une formation destinée aux femmes sur la culture maraîchère et les activités génératrices de revenus est en train d’être mise en place afin de renforcer leur résilience face au changement climatique.

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L’impact de la sécheresse en Ethiopie sur la sécurité alimentaire

Alors que le monde fait face à une crise alimentaire dévastatrice, la sécheresse qui sévit dans le sud et le sud-est de l’Éthiopie a désormais un impact significatif sur la vie et les moyens de subsistance de 6,8 millions de personnes, dont 2,5 millions d’enfants, selon l’ONU.

La sécheresse : le premier effet visible du changement climatique

À Borena, l’une des zones les plus durement touchées de la région d’Oromia, nous avons rencontré Galamo, 30 ans, qui vient de marcher pendant cinq heures pour obtenir de l’eau et recevoir une aide alimentaire. Elle a cinq enfants et a perdu tout son bétail à cause de la sécheresse, ce qui a laissé la famille sans aucun revenu.

« Il y avait trois vaches dans notre troupeau. Elles sont toutes mortes à cause de la sécheresse. Mon mari est parti au Kenya pour chercher du travail après la mort de nos vaches, car nous dépendions tous d’elles. La sécheresse a fait des ravages dans notre foyer, l’un de mes fils a même dû abandonner l’école à cause d’elle. »

Galamo a dû marcher jusqu’à un district voisin pour trouver de l’eau, elle n’a aucune idée du chemin parcouru. « Je suis obligée de venir ici parce qu’il n’y a pas de source d’eau près de chez nous », explique-t-elle.

« La sécheresse a causé toutes sortes de problèmes dans notre vie. Le bétail n’a pas pu paître car il n’y avait plus de pâturages. Il est également difficile pour nous d’acheter de la nourriture et d’autres produits de première nécessité, ce qui a pour conséquence que nos enfants se couchent le ventre vide. Si les choses restent en l’état, nous risquons de mourir de faim. Nous n’avons reçu aucune aide jusqu’à présent », nous dit Galamo.

Un impact direct sur la scolarisation des enfants

De nombreux enfants ont abandonné l’école pour aider leur famille à gagner un revenu quotidien et à chercher de l’eau et des pâturages. Cela les a rendus particulièrement vulnérables à des risques tels que le mariage forcé, les violences sexistes et sexuelles ou encore les grossesses précoces.

Diramu, 63 ans, est la mère de dix enfants, dont quatre qui ont été forcés de quitter l’école. « Mon fils a abandonné l’école et s’est rendu à Yabello pour chercher du travail. Ma fille a également abandonné l’école et nous aide maintenant dans les tâches ménagères. »

« J’aimerais que la pluie revienne et que notre vie redevienne normale. Nous voulons simplement avoir de l’eau et de la nourriture. Mon fils et ma fille doivent retourner à l’école car leur avenir est en jeu. »

Elema, 18 ans, qui est la fille de Diramu était une élève inscrite dans le cycle secondaire lorsqu’elle a dû arrêter.

« Après avoir perdu notre bétail à cause de la sécheresse, j’ai dû arrêter d’aller à l’école car ma mère avait besoin de mon aide pour les travaux ménagers et la collecte de bois de chauffage et de charbon pour la vente. J’utilise un jerrican pour recueillir l’eau et la transporter à la maison. Je prépare aussi les repas pour ma famille et je m’occupe du dernier de nos bovins. »

Elema, 18 ans

L’action d’urgence de Plan International pour protéger les enfants

Selon l’ONU, quelque 3,5 millions de personnes sont confrontées aux conséquences de la sécheresse dans la région d’Oromia. Les gens vivent dans des conditions désastreuses et il est urgent de mettre en place une réponse spécifique pour l’accès à l’eau.

Afin de lutter contre la sécheresse, les équipes Plan International fournissent des formations sur la production de miel et la culture de colonies d’abeilles, ainsi que des ressources telles que des semences après les inondations. Cela aide les familles à rétablir leurs moyens de subsistance après une urgence et à fournir des aliments pour réduire les problèmes de malnutrition.

La gestion de l’eau et de l’assainissement constitue une part importante de notre soutien dans les situations d’urgence. En Éthiopie, nous veillons à ce que les communautés disposent des ressources appropriées pour faire face aux maladies liées à l’eau et leurs conséquences.

Pour cela, Plan International a établi un partenariat avec 42 membres de la communauté, représentants communautaires et comités de l’eau dans le district de Sahala afin de fournir une formation. Ces communautés ont accès à plus de 78 900 sachets pour traiter l’eau, ainsi qu’à 200 kits de filtres à eau et à du chlore. Nos équipes sont également associées à des communautés pour reconstruire des points d’eau et des toits dans les zones touchées afin de garantir leur avenir à long terme. Cela fait une différence significative dans la vie des enfants des zones touchées.

Plan International s’engage

À soutenir les enfants touchés par des crises naturelles ou d’origine humaine et à renforcer la résilience des familles vulnérables et de leurs enfants.

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La terre est bleue comme une orange : un partenariat de l’ONG Plan International France

Déplacements forcés, déscolarisation, traumatismes psychologiques : les conflits ont un impact dramatique sur les enfants. Le film « La terre est bleue comme une orange », dont l’ONG Plan International France est partenaire, raconte les conséquences des affrontements dans le Donbass sur le quotidien d’une famille.

Donner la parole aux enfants

La réalisatrice ukrainienne Iryna Tsilyk a suivi en 2019 la famille Trofymchuk à Krasnohorivka, ville de 15 000 habitant∙e∙s du Donbass dans l’Est de l’Ukraine. Ce documentaire donne à voir l’histoire de Myroslava qui réalise un film sur la vie dans la région depuis le début des conflits en 2014. Véritable mise en abyme, ce documentaire témoigne du pouvoir thérapeutique de l’art. Il illustre également le quotidien de cette famille qui vit dans une zone affectée par les conflits entre l’Ukraine et la Russie. Un documentaire poignant sur l’impact des combats, sur les enfants en particulier, mais aussi sur la détermination d’une jeune-femme à poursuivre son rêve : devenir réalisatrice.

Plan International France s’associe à ce film qui valorise la parole des enfants victimes collatérales de cette crise. Ce témoignage porte un message de résilience, démontre l’importance de l’éducation et de la formation professionnelle : leviers de l’émancipation des filles et des femmes.

Découvrez en salle dès le 8 juin le film La terre est bleue comme une orange d’Iryna Tsilyk.

Avant-première

L’ONG Plan International France a participé, le 8 juin 2022, à l’avant-première du film organisée au cinéma Le Méliès de Montreuil. Cette projection introduite par un discours de la réalisatrice Iryna Tsilyk, a rappelé au public ému à quel point l’art et le cinéma pouvaient être des échappatoires salvatrices face au conflit. L’équipe de distribution du film Juste Doc ainsi que l’ensemble des autres partenaires du documentaire – Cofrade, France Terre d’Asile, Solidarités International et Vision du monde – étaient également présents.  

« Mon film est une manière de répondre à la question : l’art peut-il changer les choses ? Oui, l’art et le cinéma peuvent être des armes », affirme Iryna Tsilyk en introduction de la soirée. La réalisatrice qui accompagne la famille depuis leur rencontre lors d’un camp de cinéma pour adolescent·e·s ukrainien·ne·s, explique que les Trofymchuk vivent et travaillent aujourd’hui à Vilnius en Lituanie. Le film produit par la famille a même reçu un prix du film des étudiants.

À la question « Pourquoi le titre « La Terre est bleue comme une orange ? » », posée par une spectatrice dans la salle, la cinéaste répond « ce titre surréaliste vient d’un poème de Paul Eluard : il a été choisi pour montrer une situation de vie surréaliste où se côtoient la paix et la guerre ». Dans ce quotidien où le conflit devient la norme, il est fondamental d’accompagner les enfants à surmonter leurs traumatismes et d’assurer la continuité de leur éducation.

Mélangeant documentaire et fiction, ce film en immersion dépeint avec justesse et poésie le quotidien dans le Donbass en 2019, une situation toujours d’actualité en 2022.

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L’impact positif des serviettes hygiéniques réutilisables

On estime qu’une femme utilise et jette en moyenne plus de 10 000 serviettes hygiéniques au cours de sa vie menstruelle, dont la plupart sont composées d’environ 90 % de plastique. En Indonésie, Lia, 27 ans est en train de révolutionner ce secteur. Après avoir participé à une formation de sensibilisation dispensée par Plan International, elle a décidé de créer sa propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables.

À Mataram, la ville où vit Lia, jusqu’à 400 tonnes de déchets sont produites chaque jour, ce qui pose un énorme problème aux autorités municipales qui ne peuvent en gérer qu’environ 75 %.

Pour aider à réduire cette charge, le gouvernement provincial a lancé une campagne environnementale visant à éliminer les déchets de Nusa Tenggara Ouest d’ici 2025.

Lier les enjeux environnementaux et l’hygiène menstruelle

Pour soutenir l’initiative du gouvernement, Plan International a mis en œuvre une série de programmes d’assainissement basés sur l’égalité filles-garçons et l’inclusion sociale.

L’une des activités consiste à apprendre aux jeunes femmes à fabriquer des serviettes hygiéniques respectueuses de l’environnement et à les aider à créer leur propre entreprise de fabrication de serviettes hygiéniques destinées à la vente.

L’impact environnemental des produits menstruels jetables est rarement évoqué, mais il a un impact énorme sur notre planète. Les déchets plastiques finissent dans les décharges ou, pire encore, dans les océans, les rivières et les plages.

Le temps qu’il faut à un tampon ou à une serviette pour se dégrader dans une décharge est des siècles plus long que la durée de vie de l’individu qui l’a utilisé.

« Depuis que j’ai participé à la formation, j’ai cessé d’acheter des serviettes hygiéniques jetables. Je ne veux plus contribuer au problème des déchets. De plus, si j’utilise une serviette hygiénique réutilisable que j’ai fabriquée moi-même, il me sera plus facile de vendre ce produit et de convaincre les autres de l’utiliser », explique Lia.

Une initiative bénéfique pour les jeunes femmes du pays

Jusqu’à présent, Lia a vendu plus de 70 de ses serviettes hygiéniques fabriquées à la main.

« Je vends mes serviettes hygiéniques à mes ami·e ·s et à ma famille. J’utilise également les réseaux sociaux pour promouvoir mes serviettes hygiéniques », raconte Lia.

J’ai participé à plusieurs expositions organisées par le département de l’industrie et du commerce de la ville de Mataram.

Lia est maintenant une défenseuse active de l’environnement. Elle fournit des informations et une éducation sur les avantages de l’utilisation de serviettes hygiéniques réutilisables à ses réseaux, en particulier aux adolescentes de son quartier. 

Toutefois, il y a encore de nombreux défis à relever. « L’un des problèmes auxquels je suis confrontée est de changer l’état d’esprit des personnes qui ne connaissent pas encore les serviettes hygiéniques réutilisables, et encore moins leur impact positif pour l’environnement. »

Pour Plan International, les jeunes font partie de la solution lorsqu’il s’agit de s’attaquer à certains des principaux problèmes environnementaux auxquels le monde est confronté. 

C’est pourquoi nos équipes soutiennent les jeunes entrepreneuses comme Lia. En renforçant leurs compétences et en mettant en avant leur créativité ainsi que leur sens de l’innovation, ce sont des entreprises prospères et durables pour l’avenir qui se créent. 

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles !                        

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Lutter contre la précarité menstruelle dans le monde

Pour beaucoup, les règles sont un inconvénient mineur dont le sujet ne dépasse pas la sphère privée. Pourtant, des millions de filles et femmes vivent à chaque cycle des périodes d’inégalités et tout particulièrement en milieu scolaire.

1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles

Le 28 mai 2022 pour la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, l’ONG Plan International France lance une nouvelle campagne ayant pour objectif de briser les tabous sur les règles en milieu scolaire. 

A cette occasion, l’ONG souhaite rappeler que l’accès à l’hygiène menstruelle est un droit fondamental. Plan International France réaffirme son engagement en faveur des droits des filles et des jeunes femmes.

Ce rappel est d’autant plus important que l’éducation des filles est, encore aujourd’hui, impactée par la précarité menstruelle et ce partout dans le monde. En effet l’absence d’hygiène, du fait de la difficulté d’obtenir des produits adaptés, peut parfois conduire à la déscolarisation des filles. 

Les chiffres sont encore plus frappant que les mots puisqu’aujourd’hui, encore 2 adolescentes et femmes sur 5 dans le monde, ne vont pas à l’école ou au travail parce qu’elles ont leurs règles. En France 1 fille sur 2 a déjà manqué l’école à cause de ses règles, que ce soit par honte, douleur ou manque de produits d’hygiène. 

Les actions de Plan International France

Dans de nombreux pays, l’impact des idées-reçues sur les menstruations est encore très fort : considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles dérangent. Les mythes et les tabous liés aux normes culturelles, religieuses et patriarcales nuisent aux droits des filles et des femmes et parfois même à leur santé.

Les femmes se retrouvent à vivre dans des conditions extrêmement difficiles : froid, isolement, jugement et exposition à de nombreux autres dangers. 

En Inde et au Népal par exemple, les femmes sont parfois contraintes de quitter leur maison pour toute la durée de leur cycle menstruelle.

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a enfermée dans une hutte à côté de chez moi. Je n’avais pas le droit de voir ni mon père, ni mon frère, car selon la croyance, cela aurait pu les tuer », raconte Swastika, jeune Népalaise de 18 ans.

Plan International France travaille pour briser les tabous autour des règles et offrir aux femmes et aux filles la possibilité de vivre leurs cycles menstruels en sécurité et dans la dignité. 

Pour cela, l’ONG mène plusieurs programmes, notamment en Tanzanie et Bénin, dans lesquels les jeunes filles et garçons sont éduqués à ces sujets afin de déconstruire les idées reçues. Les filles sont également formées à la conception de serviettes hygiéniques réutilisables afin qu’elles aient des solutions adaptées et sans risque pour leur santé.  

Des partenariats engagés pour cette campagne 

Pour mettre à mal les tabous, Plan International France a mis en place plusieurs partenariats avec des marques féministes, qui elles aussi, travaillent à briser les tabous autour des règles et du corps des femmes. 

La marque SistersRepublic, avec qui nous sommes en partenariat depuis plus d’un an, est une marque de lingerie menstruelle écologique et durable. 

Plan international France est fière de pouvoir compter sur le soutien de la marque qui, tous les 28 du mois, reverse 5% de ses bénéfices à l’organisation. A l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée le 28 mai, ce sont 100 % des bénéfices de la vente de leurs produits qui seront reversés à l’ONG.

Pour la première fois cette année, Plan International France s’associe au média Madmoizelle pour créer un podcast intitulé « 4 filles et une culotte tachée ». Chacun des quatre épisodes de ce podcast donne la parole à une fille pour qu’elle raconte ses premières règles. 

Cela permet à l’auditeur∙ice de comprendre leurs quotidiens et comment la culture, la religion ou les normes patriarcales sont influentes au sein de leur pays. 

N’hésitez pas à découvrir ce podcast sur toutes les plateformes d’écoute de Madmoizelle dès le 28 mai 2022 ! 

Rejoignez le mouvement pour en découvrir plus sur nos actions et prendre part à la mobilisation retrouvez toutes nos actions sur nos réseaux sociaux !

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles ! 

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Les tabous liés aux règles : un obstacle majeur à la scolarisation des filles

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le 28 mai 2022, l’ONG Plan International France alerte : les tabous liés aux règles entravent les droits des filles et leur accès à l’éducation.

Fille qui marche de dos

L’ONG Plan International France a mené en avril 2022 une étude inédite en collaboration avec OpinionWay sur l’impact des tabous liés aux règles sur l’éducation des filles. 1002 filles et jeunes femmes en France âgées de 13 à 25 ans ont été interrogées. 

Les croyances sur les règles continuent d’exister

L’étude révèle qu’en France, plus de 2/3 des filles affirment que les règles restent un tabou qui engendre moqueries et humiliations : 35 % des filles interrogées reconnaissent qu’elles ou une de leurs proches en ont déjà été victimes.

Le manque d’informations et les idées reçues persistantes aggravent les discriminations de genre : au Malawi, 82 %  des filles n’avaient jamais entendu parlé des règles avant de les avoir. Considérées comme « impures », « maudites » ou même « dangereuses », les règles demeurent l’objet de mythes et de croyances qui nuisent gravement aux droits des filles. 

Au Népal, la pratique du chaupadi contraint les filles et les femmes menstruées à s’exiler dans des cabanes hors du foyer. Lorsqu’elles ont leurs règles, les filles ne peuvent pas se rendre à l’école. Pourtant interdite en 2005, cette tradition d’exil menstruel perdure : 89 % des jeunes Népalaises subissent toujours une forme d’exclusion ou de restriction pendant leurs menstruations. 

« Quand j’ai eu mes premières règles, on m’a envoyée vivre dans une cabane à 5 minutes de chez moi avec seulement des morceaux d’un vieux sari de ma mère. Je ne savais rien sur les règles et personne ne m’avait expliqué comment me servir de ces lambeaux de tissu », témoigne Swastika, adolescente Népalaise de 18 ans

Le manque de protection hygiéniques : un facteur de déscolarisation des filles

En France, une fille sur deux a déjà raté l’école à cause de ses règles. Dans les pays en développement, l’impact sur la déscolarisation est encore plus grave : tous les mois, les filles manquent en moyenne 5 jours d’école à chaque cycle menstruel. 

La précarité menstruelle et l’absence de toilettes propres et adaptées dans les établissements scolaires aggravent la déscolarisation. Au moins 500 millions de filles et de femmes dans le monde manquent d’installations sanitaires adéquates.

En Ouganda, en Indonésie ou au Bangladesh, la puberté marque souvent l’arrêt total de la scolarité.

Cette déscolarisation brutale menace considérablement les droits des filles : mariages d’enfants, grossesses précoces, travail domestique et exploitation. Dans les zones rurales de l’Inde, 20 % des filles quittent l’école lorsqu’elles ont leurs premières règles, car leur famille considère qu’elles sont prêtes à être mariées.  « Quand j’ai eu mes règles à 14 ans, mes parents ne pouvaient pas m’acheter de protections hygiéniques ni de livres scolaires. Un homme m’a alors proposé de me les offrir en échange de relations sexuelles, j’ai accepté. Peu de temps après, je suis tombée enceinte et j’ai dû arrêter l’école. » Asha, jeune Ougandaise de 16 ans. 

Comment agir en faveur de l’hygiène menstruelle ?

L’étude de Plan International France et OpinionWay révèle qu’en France, plus de 8 filles sur 10 (87 %) sont révoltées face à ces discriminations. 80 % d’entre elles affirment vouloir s’engager pour lutter contre les inégalités subies par les filles à cause de leurs règles.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Plan International France et le Plan des jeunes lancent le projet « Changeons les règles ». À travers des ateliers ludiques et collaboratifs, un groupe de jeunes bénévoles soutenu∙e∙s par l’ONG sensibilisent les lycéens et lycéennes d’Île-de-France sur l’impact des règles sur les droits des filles dans le monde.

Plan International agit également dans les pays en développement pour améliorer l’accès à l’hygiène menstruelle. En Ouganda, en Indonésie et au Bangladesh, l’ONG sensibilise dans les écoles à l’hygiène menstruelle, accompagne la création d’entreprises, la distribution de protections menstruelles et la construction de sanitaires sûrs et adaptés dans les établissements scolaires.  

Ce que Plan International demande 

  • Toutes les filles doivent avoir accès, y compris en situation d’urgence, aux services de santé sexuelle et reproductive et d’hygiène menstruelle et à des informations de qualité.
  • Les gouvernements doivent financer des installations sanitaires adaptées à la gestion de l’hygiène menstruelle dans les espaces publics et plus particulièrement dans les établissements scolaires : un élément essentiel pour garantir la scolarisation et l’assiduité des filles. 

Aucune fille ne doit être privée d’école à cause de ses règles. Ensemble, brisons les tabous autours des règles ! 

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Les pays les plus touchés par une crise alimentaire

Le monde est au cœur d’une crise alimentaire dévastatrice. Dans des pays comme le Mali, le Liban et le Soudan du Sud, les conflits, les chocs climatiques et la pandémie de Covid-19 contribuent à une escalade dramatique de l’insécurité alimentaire.

Filles qui marchent avec des sceaux

La guerre qui sévit actuellement en Ukraine a entraîné une augmentation rapide des prix des denrées alimentaires, ce qui aggrave la situation de la faim dans le monde. Alors que les chaînes d’approvisionnement alimentaire s’effondrent et que les prix grimpent à un rythme jamais vu depuis des décennies, Plan International alerte sur la situation des enfants, et en particulier des filles, qui vivent dans les zones touchées par la faim. 

« La famine frappe littéralement à la porte », déclare le Dr Unni Krishnan, directeur humanitaire mondial de Plan International. « Les récoltes ukrainiennes nourrissent normalement 400 millions de personnes, plus le conflit continue plus nous en ressentons les répercussions à grande échelle. L’augmentation rapide des prix des denrées alimentaires aggrave la situation qui jusqu’ici était déjà extrêmement grave. » 

Selon les Nations unies, quelque 928 millions de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire grave l’année dernière, soit une augmentation de 148 millions par rapport à l’année précédente. Dans ces pays où la faim fait rage, une personne sur huit – dont une majorité de femmes et d’enfants – se couchera affamée ce soir. Les prévisions des Nations unies alertent sur le fait que 300 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour si aucune aide humanitaire coordonnée et rapide est mise en place.

Les pays du continent africain sont les plus impactés

 « La région du Sahel déjà frappée par la faim, est fortement dépendante des importations de blé, dont l’approvisionnement est très perturbé par la crise ukrainienne », ajoute Sven Coppens, directeur de Plan International pour l’Afrique de l’Ouest.« Cette hausse des prix aggrave ainsi la crise alimentaire dans des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger. » 

 

Carte du monde

En 2022, on prévoyait déjà que plus de 61 millions de personnes auraient besoin d’une protection et aide humanitaire dans la région de l’Afrique centrale et de l’Ouest. Plus de 22 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire, un chiffre en hausse par rapport à 2021, année où les besoins humanitaires avaient déjà augmenté au Sahel.  

De l’autre côté du continent, plus de 20 millions de personnes en Éthiopie, au Kenya et en Somalie ont également un besoin urgent de nourriture et d’eau. Des millions de familles ont perdu leurs récoltes, d’autres ont vu leurs animaux d’élevage mourir, alors même que la survie de ces communautés en dépend entièrement.

Depuis de nombreux mois, dans la Corne de l’Afrique, les prix des denrées alimentaires augmentent dramatiquement dans les zones touchées par la sécheresse. Cela s’explique par une combinaison de facteurs : une situation économique fragile et des récoltes inférieures à la moyenne, laissant les familles dans l’incapacité de se procurer les produits de base.

Dans le même temps, de nombreux points d’eau sont à sec, ce qui oblige les femmes et les filles à parcourir de plus longues distances pour accéder à l’eau et augmente le risque qu’elles soient victimes de violences sexistes et sexuelles. 

Des conséquences dévastatrices pour les filles et les femmes

Dans d’autres régions du monde, comme le Guatemala et le Liban, les familles ne peuvent survivre que si elles retirent leurs enfants de l’école pour qu’ils puissent travailler et gagner de l’argent. 

Si les effets de l’insécurité alimentaire se font sentir dans toutes les communautés, les répercussions sur les adolescentes sont souvent méconnues. Les filles sont exposées à de nouveaux risques d’exploitation sexuelle, d’abus, de violence et de harcèlement lors des distributions de nourriture, tout en voyant leur bien-être et leurs perspectives d’avenir mises à mal à cause de la déscolarisation.

 

 

Plan International répond ainsi à la crise de la faim dans 17 zones sensibles du monde. Nos équipes mettent en place des programmes d’alimentation scolaire, d’assistance en espèces et en bons d’achat, de transferts monétaires et de distribution de nourriture.

D’autres projets incluent la restauration des moyens de subsistance en distribuant des semences ou du bétail, notamment des vaches ou des moutons, aux communautés touchées par la sécheresse. En cas d’inondations, des équipements de pêche de remplacement tels que des filets peuvent être distribués, ainsi que des bateaux et d’autres fournitures.  

Ci-dessous, retrouvez les témoignages de filles et de femmes vivant dans certains des endroits les plus affamés de la planète.

Soudan du Sud

  • Plus de la moitié des filles (52%) sont déjà mariées avant leur 18 ans 
  • 1,4 million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë 
  • 2,4 million de personne risquent la malnutrition aiguë si elles ne reçoivent pas d’aide  

Le Soudan du Sud est l’un des endroits les plus affamés de la planète. Des décennies de conflit généralisé, de destruction et de déplacement font que le pays est confronté à une urgence humanitaire.   

« Quand j’ai quitté la maison de mes parents, j’étais encore jeune », raconte Adeng. « Je me suis mariée très tôt, j’ai déménagé dans la maison de mon mari, et maintenant je suis enceinte et nous luttons.»

Au Soudan du Sud, les filles risquent davantage d’être mariées à un jeune âge si elles ne sont pas scolarisées, en particulier lorsque la nourriture est rare.

La pratique des promesses de mariage est très répandue dans certaines communautés du Soudan du Sud. De ce fait, des filles peuvent être promises à un prétendant dès l’âge de cinq ans environ. Les personnes âgées de la communauté disent qu’une fois qu’une fille est considérée comme étant en âge de se marier, généralement à l’âge de 15 ans, son « mari » est autorisé à la prendre comme épouse.   

Gayin, 18 ans, était une jeune mariée, mais elle a réussi à persuader son mari de la laisser reprendre ses études. « Quand la sixième année primaire a commencé, je lui ai demandé de m’aider à retourner à l’école. Il m’a dit, pas de problème, retourne à l’école. J’y suis retournée et j’ai terminé la 8ème année de primaire. Je suis très heureuse ! » 

Le travail de Plan International au Soudan du Sud comprend la distribution de nourriture et de compléments nutritionnels dans certaines des régions les plus reculées du pays, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial, un programme d’alimentation scolaire touchant 92 000 enfants, ainsi que des programmes visant à soutenir les filles à l’école et à leur retour. 

Liban

  • 22% des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire
  • Le Liban est le pays accueillant le plus grand nombre de réfugié·e·s par rapport à sa population nationale, équivalent à au moins 25% de la population totale  

Au Liban, l’aggravation de la crise alimentaire contraint les filles et adolescentes à arrêter l’école. En effet, près de 80 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, les filles et adolescentes doivent ainsi soutenir financièrement leur famille. 

« Mes enfants se réveillent en pleurant, il n’y a pas de petit-déjeuner », explique Amana, mère d’une fille. « Ma fille se réveille affamée et veut manger, mais il n’y a pas de pain. Je cuisine essentiellement avec des légumes : courgettes, gombos et haricots ». 

La fille d’Amana, Hiba, est une jeune artiste et aimerait être styliste de mode. Cependant, Hiba ne peut pas poursuivre son rêve car elle est déscolarisée et aide sa mère à trouver de l’argent depuis le début de la crise économique, sociale et financière. « Elle a cette passion pour la mode depuis qu’elle est petite, et j’aimerais pouvoir investir dans son talent », raconte Amana. « Mon souhait est que ma fille retourne à l’école et qu’elle puisse réaliser pleinement de son droit à l’éducation ». 

Pour l’instant, des milliers de filles comme Hiba restent hors de l’école au lieu de poursuivre leurs rêves. Dans les zones de famine comme le Liban, les programmes de Plan International permettent aux filles et à leurs familles de recevoir de la nourriture et de l’argent, de garantir un environnement sûr et adapté aux enfants, ainsi qu’un accompagnement pour qu’elles puissent reprendre leurs études. 

Zambie

  • 48% de la population n’est pas en mesure de satisfaire ses besoins en calories  
  • Plus d’un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance 

En Zambie, les filles sèchent l’école pour trouver du travail afin de se nourrir et nourrir leur famille. Samira, 14 ans, travaille et étudie pour que ses jeunes frères et sœurs aient de quoi manger. 

« Il a été difficile pour moi de survivre sans nourriture», explique Samira. « Parfois, je manque même l’école pour pouvoir m’occuper de mes sœurs afin de m’assurer qu’elles ont assez à manger. Je me sens très mal parce que je manque beaucoup de choses. J’ai envie de pleurer maintenant, il n’y a rien que je ne puisse faire. »

En dehors de l’école, les filles sont également davantages confrontées à des risques d’exploitation sexuelle, d’abus, de violence et de harcèlement. 

Samira ajoute : « C’est dangereux, certaines filles se prostituent ou tombent enceintes parce qu’elles veulent de l’argent pour trouver de la nourriture. » 

Somalie

  • 5,6 millions de personne sont en situation d’insécurité alimentaire 
  • On estime que 300 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition 

En raison de la crise alimentaire dévastatrice en Somalie, les filles abandonnent rapidement l’école.  

Najma, 11 ans, raconte : « Avant, j’étais à l’école, mais j’ai abandonné pour aider ma mère. C’est une mauvaise situation. Quand je vois des gens affamés et confrontés à des pénuries d’eau, cela me rend triste. Cela nous affecte beaucoup lorsque la sécheresse survient, la plupart des élèves ou des enseignants partent dans d’autres régions. » 

Najma aide désormais sa mère à aller chercher de l’eau et à faire des tâches ménagères. « Je vis avec ma famille dans un camp de réfugiés. Mon rêve est de voir les membres de ma communauté connaître une vie meilleure, pouvoir être éduqué et par l’éducation, changer le monde. » 

Des milliers de filles comme Najma souffrent de la faim et ne sont pas scolarisées. Les programmes de Plan International permettent aux filles et à leur famille de recevoir de la nourriture, de l’argent, de garantir un environnement sûr et adapté aux enfants, ainsi qu’un accompagnement pour qu’elles puissent reprendre leurs études. 

Mali

  • En moyenne, 3,6 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire chaque année
  • 30.4% des enfants de moins de 5 ans sont touchés par un retard de croissance

Au Mali, un projet de jardin communautaire mis en place par Plan International a apporté un approvisionnement alimentaire durable aux femmes vivant près de Mopti. Les femmes reçoivent une formation, un soutien technique et des semences pour les aider à entretenir le jardin. Les produits qui en résultent, notamment des tomates, de la salade et des pommes de terre, contribuent à réduire la malnutrition dans cette zone touchée par le conflit. 

Aissata, l’une des femmes qui travaille au jardin, explique qu’avant l’arrivée du projet, les femmes participantes ne pouvaient même pas donner aux enfants 50 francs malien pour un goûter. 

« Ce que nous cultivons est mangé par nos familles, et nous vendons le reste. Nous préparons même de la purée de pommes de terre pour les bébés. Depuis, nous n’avons plus de malnutrition dans le village. Nous n’avons plus de problèmes pour nourrir nos enfants », s’enthousiasme-t-elle. 

Les femmes ont également mis en place des cotisations mensuelles pour soutenir le jardin. « Nous contribuons toutes à l’entretien du jardin », explique Fatoumata, une autre participante. « Il existe plusieurs groupes d’épargne dans le village, auxquels toutes les femmes ont adhéré ». 

Les prochains objectifs pour Plan International sont d’étendre les systèmes d’approvisionnement en eau, d’organiser des formations sur les bonnes pratiques nutritionnelles et de fournir de nouveaux matériaux pour étendre le jardin.  

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Mes parrains m’ont aidé à terminer l’école

Au Mozambique, 22% des enfants entre 5 et 14 ans travaillent. Le travail domestique devient souvent le quotidien pour des milliers de filles qui ne vont plus à l’école. Pour lutter contre ce fléau, les équipes de Plan International proposent un accompagnement qui peut changer le destin d’un enfant et de sa famille.

La condition des filles au Mozambique

Dans de nombreux pays d’Afrique comme le Mozambique, les filles et les jeunes femmes sont chargées de répondre aux besoins de leur famille, notamment en allant chercher de l’eau, de la nourriture et en s’occupant de leurs petits frères et sœurs ainsi que des membres âgés de leur famille.
Souvent, dans les communautés traditionnelles, on pense que les filles n’ont pas besoin d’aller à l’école car elles sont destinées à devenir des épouses et des mères. Pour les filles, ces normes sociales conduisent souvent au décrochage scolaire, au mariage précoce et à la grossesse à l’adolescence.

Jeune femme souriante

Après le décès soudain de sa mère, Maria est devenue responsable de son foyer. Trois mois plus tard, sa sœur décède à son tour et Maria doit abandonner l’école pour s’occuper du fils de sa sœur, âgé de trois ans.

La place de l’éducation dans leur vie

« C’était difficile de jongler entre aller à l’école et m’occuper de ma famille lorsque ma mère et ma sœur sont décédées, car l’école ne me semblait pas être une priorité. Je ne voulais pas non plus mettre de pression financière sur mon père pour l’achat de mes fournitures scolaires, alors je lui ai dit que j’allais abandonner l’école pour aider à la maison. C’est alors que mon père a contacté Plan International pour voir si l’on pouvait nous aider », explique Maria, qui vit dans la province d’Inhambane.

Le père de Maria, Julio, était l’un des ouvriers du bâtiment qui a participé à la construction d’une école financée par le programme de parrainage de Plan International. Voulant permettre à sa fille de terminer ses études, Julio a contacté un agent communautaire de Plan International qui a accepté d’inscrire Maria au programme de parrainage de l’organisation.

Si ma marraine n’avait pas été là, j’aurais déjà quitté l’école.

« Ma fille était encore une enfant, elle est très intelligente et je ne voulais pas qu’elle souffre à cause de notre situation. Grâce au programme, Maria a reçu des manuels scolaires, des fournitures et des lettres de ses parrains qui l’ont encouragée. C’est ainsi qu’elle a pu terminer sa scolarité », raconte Julio. 

Après avoir terminé l’école secondaire, Maria a décidé de poursuivre ses études et étudie désormais au collège technique. « Je suis très heureuse d’avoir terminé l’école et je me suis déjà inscrite dans une académie en ville afin d’être mieux qualifiée pour travailler. Si je n’avais pas pu obtenir l’aide de mes parrains, j’aurais déjà quitté l’école », déclare Maria, qui a maintenant 19 ans. 

L’action de Plan International au Mozambique

Le programme de parrainage de Plan International permet aux filles du Mozambique de terminer leurs études. Notre objectif est d’étendre notre réseau de parrainage dans le pays afin que davantage de filles comme Maria puissent avoir accès à une éducation, à une formation de qualité et développer leur potentiel.

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Sommet Union africaine-Union européenne : laissons la place aux jeunes !

Le 6ème sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) a eu lieu les 17 et 18 février 2022. L’occasion pour Plan International d’appeler les gouvernements à prendre des engagements forts en faveur de la participation politique des enfants et des jeunes, en particulier des filles et des adolescentes.

Fille qui lit un livre

La société civile – dont les jeunesses -, le secteur privé et les autorités locales d’Afrique et d’Europe se sont réunis en amont du sommet pour échanger autour du nouveau partenariat entre les deux continents. En collaboration avec des réseaux africains de jeunes – Nala Feminist Collective, Afresist et Gender is my Agenda Campaign Young Women Network –, Plan International a organisé un événement conjoint sur la participation politique des jeunes femmes.

L’occasion d’adresser, au travers d’une lettre co-écrite, des recommandations aux chef∙fe∙s d’État et de gouvernement : éducation, accès à l’emploi et autonomie financière et intégration des filles et des femmes à la prise des décisions politiques. 

Encourager le leadership et la participation politique des filles et des jeunes femmes

« Je veux que les filles et les jeunes femmes aient une voix, qu’elles influencent l’agenda », déclare Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la démocratie et de la démographie, lors du webinaire organisé par Plan International et par ses partenaires.

À l’occasion de cet évènement conjoint, Plan International a rappelé aux décideur∙euse∙s de l’UE et de l’UA la nécessité de veiller à ce que les jeunes, et en particulier les jeunes femmes, ne soient pas laissé∙e∙s pour compte dans les espaces de prise de décision.

En tant que jeunes, nous devons nous asseoir à la table et faire entendre notre voix.

« Nous les jeunes, nous devons partager nos expériences, établir des liens avec nos pair∙e∙s, apprendre les un∙e∙s des autres et être prêt∙e∙s à apprendre des personnes qui nous ont précédées », interpelle Ruvarsahe Miti, jeune militante de l’organisation Youth Vibes AfriKa au Zimbabwe.

Serap Altinisik, directrice de bureau européen de Plan International, rappelle quant à elle que les politiques publiques doivent être élaborées avec les jeunes. Il est essentiel que les jeunes soient inclus de façon systématique aux décisions qui les concernent.

Un sommet en demi-teinte : des engagements encore insuffisants

Si l’importance de l’éducation et de l’accès à l’emploi comme leviers d’émancipation des filles et des jeunes femmes a été rappelée par les États, il convient d’aller plus loin. Plan International regrette le manque de transparence et de clarté des engagements financiers qui risquent de ne pas être respectés. Les dirigeant∙e∙s ne doivent pas seulement écouter les jeunesses mais concrétiser leurs aspirations et réellement les impliquer dans la mise en œuvre du nouveau partenariat entre l’UE et l’UA ! 

 

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Changer des vies grâce au parrainage

L’équipe Parrainage de Plan International Equateur se confie et partage ses missions et anecdotes. Les salariées se remémorent des souvenirs forts et touchants, et reviennent sur les bienfaits qu’apportent les programmes de parrainage de Plan International.

Pourquoi choisir le parrainage ? 

Parrainer une fille ou un garçon à l’autre bout du monde, ce n’est pas seulement verser une contribution mensuelle. Beaucoup de marraines et parrains souhaitent aller plus loin et créer un lien fort avec leur filleul.e, en leur partageant des lettres ou des photos.

Les programmes de parrainage de Plan International permettent des avancées durables au sein des communautés d’intervention. Ils permettent aux enfants de prendre pleinement conscience et de devenir eux-mêmes acteurs de changement en sensibilisant leur communauté.

Gladys, María et Vanessa nous racontent leur expérience en tant que membres de l’équipe Parrainage de Plan International.

Des moments forts en émotion

Vanessa Narvaez, Responsable de Parrainage, se remémore les liens entre une filleule, Cindy, et son parrain.

« Depuis mon arrivée à Plan International, elle est toujours restée en contact avec son parrain allemand. C’est beau de les voir échanger autour de leur vie, par exemple en partageant leur amour des chiens. Cindy, qui a maintenant 17 ans, parle de son rêve de devenir vétérinaire. Son parrain lui apporte toujours son soutien et la motive. D’ailleurs, il lui fait toujours savoir que son chien Bongo, lui passe le bonjour ! »

Gladys Riviera est Responsable de Parrainage chez Plan International en Equateur. Elle a travaillé pendant plus de 20 ans pour l’ONG. « C’était merveilleux. Beaucoup pourraient penser que notre travail est monotone et bien que certains jours le soient, la plupart nous confirment que nous pouvons changer des vies, grâce au parrainage. »

Cela a par exemple été le cas il y a quelques semaines. « J’ai reçu un email m’informant du décès d’un parrain. Malheureusement, il nous arrive de recevoir ce type de nouvelle, mais j’ai été particulièrement touchée par celle-ci. Le parrain s’est éteint avec les photos de ses quatre filleul·e·s entre les mains. Il a voulu prendre soin d’eux jusqu’à la fin. Avant son décès, il a demandé à sa famille de faire un don pour couvrir les mensualités de ses parrainages, jusqu’à ce que ses filleul·e·s atteignent la majorité. »

S’émerveiller de l’évolution des enfants parrainés 

« Voir grandir les enfants parrainés est fantastique », explique Gladys.

Au début, les enfants sont souvent timides et n’osent pas parler de ce qui les affectent, mais au fil du temps, ils deviennent autonomes, affirment leurs opinions et demandent le respect de leurs droits. Cela ne pourrait se faire sans les efforts du réseau de Plan International qui apportent une stabilité dans ces communautés. 

Marìa Fernanda Montero, Responsable de parrainage nous raconte : « Lors d’une visite avec un collègue d’Allemagne, j’ai été bouleversée par le témoignage d’une fille parrainée. Elle nous a expliqué que grâce aux ateliers de Plan International, elle a appris à connaître ses droits et aujourd’hui elle sait que ses parents et ses professeurs doivent les respecter. Ses mots m’ont émue, car j’ai pensé à ma fille qui a le même âge. Je ne lui avais jamais vraiment parlé de ses droits, alors ce jour-là, je suis rentrée à la maison pour le faire. »

Le changement ne se fait pas seulement dans la vie des enfants parrainés mais aussi chez les milliers de marraines et parrains qui correspondent avec leurs filleul·e·s. Certains ont leurs photos dans leur salon, ou sur la porte de leur réfrigérateur. De tels détails montrent qu’un véritable lien s’établit avec les enfants.

Un lien unique

« Le parrainage est une façon unique de rapprocher des communautés à travers la vie et les rêves des enfants. »

Certaines marraines et parrains, voyagent à l’autre bout du monde pour rendre visite à leurs filleul·e·s. C’est le cas par exemple d’un jeune couple, qui s’est rendu sur la côté équatorienne, pendant la saison hivernale. L’équipe de Parrainage les a accompagnés dans une communauté isolée de Santa Elena, inaccessible par la route.

« Après avoir traversé une rivière en voiture, nous avons marché pendant deux heures. Ni le soleil, ni la fatigue ne pouvaient saper leur envie de voir le visage de leur filleule, à qui ils avaient écrit pendant des années. Lorsqu’ils se sont enfin rencontrés, leur filleule a partagé sa joie de savoir que d’autres personnes s’intéresse à sa vie et à son parcours », raconte Gladys.