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Lire est le fondement de tout apprentissage. Pourtant seulement 32% des enfants des provinces de Yunnan, Ningxia et Shaanxi en Chine déclarent lire pendant leur temps libre. Pour donner le goût de la lecture aux enfants issus de milieux ruraux et leur permettre de mieux apprendre, Plan International a mis en place un projet de gestion des bibliothèques scolaires par et pour les enfants.

Trop peu de jeunes lecteurs en milieu rural

J’ai appris beaucoup en lisant !

Une étude conduite par Plan International auprès de 350 enfants de 20 écoles rurales, dans les provinces de Yunnan, Ningxia et Shaanxi, révèle que seul 32% des enfants lisent pendant leur temps libre.
La plupart des écoles ayant pris part à l’étude ont leur propre bibliothèque. Pourtant, 37% des enfants déclarent ne pas en connaître les horaires d’ouverture et 64% d’entre eux n’y ont jamais ou rarement lu un livre.
Beaucoup de ces bibliothèques scolaires rurales ne correspondent pas aux besoins des élèves car elles n’ont que des livres et du matériel d’enseignement dépassé.
Ces écoles manquent également de professeurs avec des compétences en systèmes d’informations pour classer puis gérer les emprunts et retours des livres. 

Faire aimer la lecture aux enfants

Pour résoudre ces problèmes, Plan International a lancé le projet Gestion des bibliothèques par les enfants en coopération avec 1kgbook, une ONG locale.
Grâce entres autres à un logiciel de gestion de livres adapté aux enfants, ce projet va permettre de simplifier les démarches administratives et développer la lecture chez les élèves issus des communautés rurales.
Les enfants vulnérables, plus particulièrement les filles, sont encouragés à y participer bénévolement. 

Hui est issue de la minorité ethnique de Yi dans la province du Yunnan. Elle est bénévole dans la bibliothèque de son école avec 36 autres enfants et apprend à utiliser le logiciel de gestion des livres. Elle est capable de tracer les livres empruntés et rendus, de classer les nouveaux ouvrages et de s’occuper des comptes des jeunes lecteurs.

Mon travail de bénévole est génial. Je ne me sens plus inutile.

 «  C’est incroyable de pouvoir entrer la date d’emprunt d’un livre et de le retracer en utilisant le scanner de code barre », explique Hui avec enthousiasme. « Mon travail de bénévole est génial. Je ne me sens plus inutile. »
Les enfants ont aussi rédigé les conditions d’utilisation de leur bibliothèque avec l’aide de leurs professeurs et de Plan International. Dans chaque école, des sections de lecture ont été intégrées aux programmes scolaires tout comme des activités pour développer la lecture.

Lorsqu’on lui parle de son avenir, Hui est confiante : « L’informatique est important pour moi et sera très utile à mon futur métier. Je peux taper 60 caractères par minute maintenant, et je sais utiliser les moteurs de recherche pour trouver des solutions à mes problèmes. C’était inimaginable avant. »

Dans une école primaire de la région de Ningxia, le projet est en place depuis plus d’un an. Ma Juan est professeure et voit la différence : « Je trouve qu’il y a une influence sur mes élèves. Leurs connaissances sur de nombreux sujets ont augmentées. »

« J’ai appris beaucoup en lisant ! », confie Ni, bénévole.  

Le projet a non seulement augmenté le goût de la lecture chez les enfants mais les a aussi aidés à penser à leur avenir professionnel.
« Quand je serais grand, je veux être bibliothécaire dans une université et développer un grand logiciel pour aider les personnes à lire plus », explique Fang, bénéficiaire du projet.

Une volonté nationale

Conscient de l’importance de la lecture, le gouvernement chinois a mis en place le programme Lecture pour tous en décembre 2016. Il vise prioritairement à donner aux enfants vulnérables les bases de la lecture, qu’ils soient issus de familles pauvres, des communautés rurales du pays ou enfants migrants dans les villes. 

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