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À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, l’ONG Plan International France souligne l’importance de l’éducation et de l’implication des garçons pour prévenir ces violations graves des droits des filles et des femmes. Tour d’horizon de quelques programmes de l’ONG qui font des filles et des garçons des champion·ne·s du changement en faveur de la lutte contre les violences de genre.

Tout l’année durant, mais ce 25 novembre en particulier, Plan International France rappelle que l’éducation, la formation et l’implication des garçons aux côtés des filles sont essentielles pour lutter contre les violences fondées sur le genre. Car un garçon qui respecte dès l’enfance les droits des filles, c’est potentiellement un homme, devenu adulte, qui respectera les droits des femmes. 
Cette approche se situe au cœur des programmes de lutte contre les violences de genre mis en place par l’ONG. Si la participation des filles et des femmes constitue une composante primordiale de ces projets, les garçons et les hommes doivent également y être intégrés pour se confronter aux relations de pouvoir inégales qu’ils peuvent perpétuer et pour s’engager en tant qu’alliés pour les droits des filles. Voici, par exemple, deux programmes qui valorisent cette approche. 

Le programme « Brigades du changement » en Bolivie : l’engagement des garçons commence dès l’école 

Le programme des brigades du changement en Bolivie est un projet de sensibilisation d’élèves aux droits des filles et à la lutte contre les violences de genre. Ces brigades se composent de 300 jeunes volontaires où filles et garçons engagé·e·s organisent des pièces de théâtre et des événements sportifs dans des écoles situées au sein de zones défavorisées et violentes. Leurs performances soulignent l’importance de respecter les droits des filles et dénoncent toutes formes de violence commises par les garçons envers les filles. 

À l’origine, ce programme souhaitait travailler uniquement avec des filles afin qu’elles transmettent ensuite leurs nouvelles connaissances et compétences à d’autres jeunes, en particulier à leurs proches masculins. Cette idée s’est très vite heurtée à une réalité : les garçons et les hommes sont influencés par une culture viriliste et patriarcale répandue en Bolivie, qui les amène souvent à rejeter toute idée formulée par des filles. Les équipes ont donc décidé d’étendre le projet aux garçons. Une réussite : les jeunes membres des brigades sont perçus par leurs pairs comme une source fiable d’informations et sont aussi identifiés comme des rôles modèles alternatifs de la culture dominante. 

Impliquer les garçons dans les programmes en faveur de l’égalité filles-garçons permet d’influencer positivement leur comportement.

Impliquer les garçons dans les programmes en faveur de l’égalité filles-garçons permet d’influencer positivement leur comportement. Sensibilisés et convaincus, ils deviennent les hommes responsables de demain.

Luciano, 19 ans, participe à un autre programme de Plan International au Brésil qui implique les garçons dans la lutte contre les violences à l’égard des filles et des femmes. Il témoigne de l’importance de sensibiliser les garçons le plus tôt possible : « Si nous voulons mettre fin aux violences faites aux filles et aux femmes, les enfants doivent commencer à apprendre dès leur plus jeune âge pourquoi la violence ne peut pas être tolérée. Cela peut se faire par le biais de l’éducation, de projets sociaux et de discussions. »

Les clubs de garçons en Sierra Leone : un soutien essentiel aux droits des filles dans leurs communautés

L’implication des garçons pour prévenir les violences fondées sur le genre et pour convaincre les communautés est aussi extrêmement importante au-delà de l’école. En Sierra Leone, des clubs de garçons ont été créés et formés en parallèle aux clubs de filles existants. Ensemble, ils sensibilisent leurs communautés, leurs familles et leurs voisins à l’éducation des filles, aux risques de grossesses précoces, de mariages d’enfants et de mutilations génitales féminines. 

Ils ont joué un rôle essentiel pour convaincre de nombreuses familles de permettre à leurs filles de retourner à l’école après la flambée de l’épidémie Ebola en 2014 qui avait contraint le pays à fermer ses écoles pendant 8 mois.

Plus largement, l’ensemble des programmes et des actions de plaidoyer de l’ONG intègre une dimension de genre pour déconstruire les stéréotypes. Nous sensibilisons les filles à leurs droits et les garçons aux droits des filles et à leur respect afin qu’ils et elles fassent entendre leurs voix et deviennent des champion·ne·s du changement. Plan International France intervient également aux côtés d’activistes, comme par exemple en Guinée auprès de militant·e·s engagé·e·s dans la lutte contre les mutilations génitales féminines, afin de faire changer les mentalités et les comportements.  

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