2 077 morts et plus de 46 000 enfants qui ont besoin d’aide humanitaire selon l’ONU, c’est le terrible bilan suite au séisme dévastateur de 7,4 sur l’échelle de Richter qui a frappé l’île de Célèbes, en Indonésie, le 28 septembre 2018, et déclenché un tsunami. L’ONG Plan International se mobilise sur le terrain auprès des victimes et des déplacé·e·s pour répondre aux besoins urgents des enfants et de leur famille qui ont tout perdu.
Après les séismes successifs qui avaient frappé l’île de Lombok et fait plus 500 morts, c’est une nouvelle catastrophe majeure qui frappe l’Indonésie et qui menace la vie de milliers d’enfants.

mis à jour le 23.10.2018

Des milliers d’enfants à la rue et en état de choc 

Sur l’île des Célèbes, la majorité des bâtiments ont été détruits en une journée. Le vendredi 28 septembre, un tremblement de terre de magnitude 7,4 a frappé cette île de l’archipel indonésien. Aux dégâts immenses du séisme s’ajoutent ceux du tsunami qu’il a déclenché. Des vagues de plus de 6 mètres de haut ont ravagé les côtes de l’île et entraîné des glissements de terrain. 

La ville de Palu, plus grande agglomération de l’île, a été presque entièrement détruite et sera reconstruite sur un autre site, ont annoncé les autorités. Sur toute l’île, près de 70 000 maisons ont été détruites et de nombreuses écoles vont rester fermées. Les infrastructures de transport ont été largement endommagées, rendant particulièrement difficile l’accès aux zones touchées et le travail des secours. De nombreuses personnes, prises au piège dans les bâtiments éffondrés, doivent pourtant encore être secourues d’urgence. Ces dégâts rendent difficile l’approvisionnement en eau et en nourriture.





Le bilan s’élève à 2 077 morts au quel il faut ajourter plus de 1 300 personnes toujours portées disparues. Au total, un million d’habitant·e·s ont été touché·e·s, 190 000 personnes, dont 46 000  enfants, qui vivaient déjà dans situation particulièrement vulnérable, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Sur toute l’île, des milliers d’enfants se retrouvent à la rue ou séparé·e·s de leur famille. 

« Actuellement, les enfants sont encore terrorisé·e·s et en état de choc », explique Dini Widiastuti, la responsable de l’urgence pour Plan International en Indonésie. « Les répliques continuent à faire trembler le sol et à endommager les bâtiments. La majorité des enfants se retrouvent à la rue, ils et elles ont perdu leur maison et sont sans abri face aux intempéries. »

En temps normal, Plan International n’a pas d’activité dans la région touchée, aucun·e enfant parrainé·e n’a donc été directement affecté·e. 

Notre priorité : venir en aide aux enfants

Pour l’ONG Plan International, les besoins des enfants sur place doivent être la priorité. Dans les situations d’urgence, les risques sont démultipliés pour les enfants à la rue : en plus du traumatisme de la catastrophe, ils font face au risque d’épidémie, de violences sexuelles ou d’enlèvement et ne peuvent souvent plus aller à l’école.

Plan International a déjà déployée une équipe de professionnel·le·s spécialistes des situations d’urgence sur l’île. Aux côtés des autorités, des associations locales et des ONG internationales mobilisées, nous pourrons venir en aide aux enfants, notamment grâce à un soutien psychologique et à l’installation de lieux d’accueil spécifiques et sécurisés.

Malgré les difficultés d’accès, notre équipe a pu rejoindre la zone touchée et aller à la rencontre des survivant·e·s pour distribuer de l’eau et de la nourriture et receuillir leurs témoignages. Les dégâts constatés sont déjà immenses. Sur place, notre ONG particpe à l’évaluation des besoins.

Les lieux et les tentes pour tenir à l’abri les familles déplacées par la catastrophe manquent, de même que l’eau potable et l’électricité dont la distribution n’est plus assurée. les besoins d’assistance médicale sont très importants pour venir en aide aux survivant·e·s et pour prévenir les risques d’épidémie.

Des biens de première nécessité, des kits d’hygiène, des toiles de tente et des couvertures sont prêts à être distribués depuis notre entrepôt de Jakarta, dans la capitale. Ils seront répartis en fonction des besoins les plus urgents et dans les zones les plus durement touchées. 

Une attention particulière est portée pour répondre aux besoins spécifiques des filles, les plus exposées aux mauvaises conditions d’hygiène et aux risques de violences sexuelles dans les situations d’urgence.
Pour Dini Widiastuti : « En tant qu’organisation de protection de l’enfance sensible à l’égalité entre les filles et les garçons, notre première préoccupation est de répondre aux besoins urgents en matière de sécurité et de santé des enfants et en particulier des filles et des jeunes femmes, ainsi que des femmes enceintes et des mères de jeunes enfants. 
Notre équipe interviendra en s’assurant que les besoins spécifiques de chaque survivant·e soient pris en compte pour mieux y répondre. »

 

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