Le 6 février, c’est la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF). Ces pratiques sont une violation des droits des filles et des femmes qui engendrent de graves séquelles tout au long de leur vie. Pourtant, des millions de filles y sont encore aujourd’hui exposées. À l’occasion de cette journée, il est urgent de se mobiliser pour protéger les filles et alerter sur cette pratique néfaste.
Quelques chiffres
230 millions
de filles et de femmes dans le monde ont été excisées.
* UNICEF 2024
92 pays
sont concernés par la pratique des MGF
*ONU Femmes 2025
2 millions de filles
subissent chaque année des mutilations génitales féminines dans le monde.
*ONU femmes 2024
5 ans
c’est l’âge moyen auquel les filles sont excisées.
*UNFPA 2025
Une violation brutale des droits des filles
Les mutilations génitales féminines ou excisions désignent l’ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins extérieurs ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.
L’excision constitue une violation brutale des droits humains et de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes qui a des conséquences directes violentes sur leurs vies et peuvent provoquer des séquelles à long terme.
La pression sociale, le tabou autour du sujet, le manque d’information sur ses conséquences pour la santé, les croyances et les superstitions très ancrées dans les communautés etc. font de l’excision une des pratiques traditionnelles néfastes les plus difficiles à éradiquer au monde.
Les conséquences sur la vie des filles sont catastrophiques : problèmes vaginaux, infections, complications lors des grossesses et accouchements etc. L’excision peut entrainer la déscolarisation des filles dans les cas où elle est suivie d’un mariage forcé.
Comme je le dis souvent, les blessures cicatrisent, les cicatrices restent, mais nous rappellent que nous sommes plus fort·es.
Coumba*, survivante de MGF * prénom modifié pour préserver l’identité
Les actions de Plan International pour lutter contre les mutilations génitales féminines
Plan International travaille avec les enfants, les jeunes et leurs parents afin de les sensibiliser face aux effets néfastes des mutilations génitales féminines pour que les jeunes aient aussi accès aux informations, à l’éducation et aux services de santé essentiels. Plan International accompagne également les survivantes via l’accès à des services de santé mentale et de soutien psychosocial.
Plan International continue son travail de sensibilisation auprès des autorités religieuses, des chef·fes de communautés et des autorités gouvernementales pour transformer les comportements et mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes. Plan International s’efforce de mettre fin à l’excision pour que les filles puissent prendre des décisions consenties concernant leur santé, leurs droits à l’autonomie corporelle et leurs droits sexuels et reproductifs.
Il est urgent de mettre fin aux mutilations génitales féminines !
Soutenir les actions de Plan International
En faisant un don à l’ONG Plan International France, vous nous permettez de mettre en œuvre des actions de sensibilisation auprès des communautés et des familles sur les conséquences des mutilations génitales féminines afin de mettre un terme à cette pratique.
Hawa, survivante de mutilations génitales féminines au Mali, témoigne
💬 « Ce qui est sûr, c’est que j’ai été traumatisée et que je reste traumatisée. »
