Selon la récente étude exclusive de l’ONG Plan International France, 1 fille sur 2 a déjà raté l’école à cause de ses règles en France. Au Népal, c’est jusqu’à 77% de filles et jeunes femmes qui ne vont pas à l’école ou au travail en période de menstruations.

Parce que les règles restent un obstacle majeur à la scolarisation des filles et que la précarité menstruelle est une forme de violence que subissent les filles et jeunes femmes dans le monde, Horoh, lauréate de l’appel à projets de 2022 et membre du Plan des Jeunes, a décidé d’agir contre ces discriminations avec son projet « Changeons les règles ! ».

Son objectif est de sensibiliser des jeunes lycéen·ne·s d’Île-de-France sur l’hygiène et la précarité menstruelle, existante en France et dans le monde.

« Si aujourd’hui j’aborde le sujet de la précarité menstruelle, c’est parce que c’est quelque chose que j’ai vécu et aussi, parce que il y a encore énormément de filles et jeunes femmes qui continuent de le vivre. Pour moi, s’engager sur ce sujet, c’est porter la voix de ces filles et jeunes femmes là, et agir pour réduire les inégalités entre les filles et les garçons, renforcées à cause des règles. », revient Horoh sur ses motivations.

Devant deux classes de seconde du Lycée Polyvalent Van Gogh de Sannois, elle a animé, avec l’aide de Jade, aussi membre du Plan des Jeunes et de deux bénévoles de l’association partenaire du projet La Culotte Rouge deux ateliers de 2 heures chacun.

Grâce à des activités ludiques et collaboratives comme le jeu de cartes éducatif « Sang tabou », ces ateliers ont mis la question des règles sur la table. D’autres activités ont également rythmé l’atelier : l’arbre à préjugés, le message pour l’égalité, le quizz sur les règles en France et dans le monde, etc. Tout ceci a permis de lever les barrières et d’aborder le sujet de façon simple et décontractée avec le public, afin de déconstruire les tabous et préjugés liés aux règles.

Même après la fin de son projet, Horoh compte poursuivre cette expérience parce que participer à cet appel à projets a été pour elle très formateur et enrichissant. « J’ai appris à concevoir un projet, en partant de la réflexion jusqu’à la mise en place. Ça a été pour moi l’occasion de mettre en pratique les connaissances acquises en classe, sur la gestion de projets et bien évidemment, renforcer mes compétences en communication, en rédaction de contenu, en montage vidéo, en prise de parole en public et en techniques d’animation. »

Pour terminer, Horoh nous confie qu’au-delà des connaissances et compétences développées, ces ateliers ont été pour elle un véritable éveil de conscience sur les inégalités entre les filles et les garçons.

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