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Tous les jours, Femi une jeune fille parrainée âgée de 13 ans, doit aller chercher l’eau dont toute sa famille a besoin quotidiennement pour vivre : cuisiner, se laver et boire. Dans son petit village natal en Indonésie, sur l’archipel de Nusa Tenggara, depuis des générations entières, ce sont les filles et les femmes qui doivent marcher plus de 6 heures par jour pour ramener l’eau au village.

Aujourd’hui, grâce au programme de parrainage de Plan International, les enfants du village ont accès à un nouveau système d’approvisionnement en eau propre et salubre directement dans leur village.

Je portais 2 bidons d’eau sur ma tête et 2 autres avec mes mains

« Avant, la source d’eau était à plus d’1 kilomètre de chez moi. Je devais, chaque jour, traverser une colline escarpée pour aller chercher l’eau. J’emportais avec moi 4 bidons d’eau, chaque bidon contenait 5 litres d’eau », explique Femi.

« Je portais 2 bidons d’eau sur ma tête et 2 autres avec mes mains. Les 4 bidons ne suffisaient pas toujours aux besoins de ma famille mais je ne pouvais pas en ramener plus. Si je me réveillais tard, je ne pouvais pas prendre de bain. Alors je me lavais juste le visage, enfilais mon uniforme et allais à l’école sans me laver. La saison sèche de juillet à novembre a été la période la plus difficile pour aller chercher de l’eau », confie-t-elle.

« Chaque bidon contenait 5 litres d’eau. »

Avant l’installation du nouveau système d’approvisionnement en eau, les seules sources d’eau disponibles pour Femi et sa famille étaient la rivière ou les étangs. Les eaux de la rivière et des étangs ne sont pas propres et pouvaient entrainer de nombreuses maladies. De plus, le transport de lourdes charges d’eau sur de longues distances entraîne des tensions dans le dos, les épaules et le cou et d’autres blessures si les filles doivent marcher sur un terrain accidenté et escarpé.

En Indonésie, 28 millions de personnes manquent d’eau potable

Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement demeure un grave problème en Indonésie, en particulier dans les zones rurales. Bien que le niveau de revenu moyen ait considérablement augmenté au cours des 20 dernières années, près de 28 millions d’Indonésien·ne·s manquent d’eau potable et 71 millions n’ont pas accès à des installations sanitaires de qualité.

C’est une préoccupation majeure car le manque d’eau potable réduit le niveau d’hygiène dans les communautés, ce qui augmente fortement les risques de maladie. L’approvisionnement en eau potable n’a malheureusement pas encore été considéré comme une priorité de développement, en particulier au niveau du gouvernement de la province.

Les filles, premières victimes du manque d’accès à l’eau

Pour les filles comme Femi, le manque d’accès à l’eau potable a de graves conséquences. La responsabilité d’aller chercher l’eau pour son foyer incombe généralement aux filles et aux femmes, au détriment de leur scolarité, de leurs loisirs et de leur sommeil.

Grâce au parrainage, Femi et sa communauté ont maintenant un accès direct à l’eau potable

150 enfants parrainé·e·s vivent dans la communauté de Femi. Consciente des risques pris par les filles pour aller chercher l’eau, l’ONG Plan International a construit depuis 2017, un système d’eau courante. Ce système utilise la gravité pour propulser l’eau dans un réservoir de stockage situé au cœur du village.

Grâce à ce nouveau système d’eau courante, Femi n’a plus à marcher des heures chaque jour. Le nouveau réservoir d’eau se situe à seulement 15 mètres de sa maison. « Je suis heureuse et libre de passer plus de temps à jouer et à étudier. Je ne m’inquiète plus d’être en retard à l’école, je ne passe plus mes matinées à aller chercher de l’eau. »

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