.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col

Plan International salue l’annulation de la condamnation à la peine capitale de Noura, 19 ans, victime de viol qui a tué son mari. Un simple soulagement car l’ONG exhorte le gouvernement du Soudan de protéger les filles, qui comme elle, risquent d’être mariées de force et abusées sexuellement.

La vie de Noura est certes épargnée, mais elle reste condamnée à cinq ans de prison pour avoir tué son mari qui l’avait violée.

Au Soudan, une fille sur trois est mariée de force avant l’âge de 18 ans. Plan International appelle le gouvernement soudanais à œuvrer au plus vite pour protéger toutes les filles du pays contre ces formes de violences.

Mobilisation pour Noura

Noura doit être soutenue pour l’aider à surmonter ce qu’elle a vécu

« Bien que nous saluions la nouvelle de l’annulation de la condamnation, Noura doit être soutenue pour l’aider à surmonter ce qu’elle a vécu. Le viol est un acte de violence terrible qui engendre de graves préjudices physiques, émotionnels et psychologiques, qui peuvent durer toute une vie », réagit Collins Sayang, directeur intérimaire de Plan International Soudan.

« Les normes sociales discriminatoires et les inégalités de pouvoir entre les hommes et les femmes constituent les causes profondes du mariage forcé et précoce et des violences de genre. Ces dernières ne doivent plus être tolérées. Nous demandons au gouvernement de jouer un rôle actif et de mettre un terme à ces comportements enracinés qui normalisent et perpétuent les violences faites aux filles et aux femmes », conclut-il. 

Protéger les victimes de violences sexuelles

Plan International appelle le gouvernement soudanais à réviser la loi qui autorise actuellement les filles à être mariées de force avant l’âge de 18 ans, conformément à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine. L’ONG demande également à ce gouvernement de réviser la loi relative au viol : le viol conjugal doit désormais être considéré comme un crime. 

Le gouvernement et les autres acteurs concernés doivent mettre en place de toute urgence des mesures de protection pour les victimes de violences sexuelles, telles que la création d’hébergements sécurisés, un accès à une contraception d’urgence ainsi qu’un soutien psychosocial.  

 

Suivez-nous

Sur instagram