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Geovana n’a que 20 ans, mais elle aspire déjà à devenir conseillère ou maire de sa municipalité. Se décrivant comme une féministe, elle utilise ses capacités de leadership et d’influence pour briser les stéréotypes et encourager la transformation au sein de sa communauté.

Un accompagnement durable

Pour Geovana, la solidarité contre les comportements sexistes est fondamentale. « Il est temps que les femmes se soutiennent entre elles, car trop souvent la société ne nous soutient pas. », explique-t-elle.

« J’ai commencé à m’engager sur cette voie du leadership depuis que je me suis impliquée dans les activités de Plan International, notamment à travers le programme de parrainage qui m’a aidé pendant près de quatre ans », raconte Geovana. Le programme de parrainage de Plan International touche plus de 700 communautés en Bolivie et soutient environ 40 000 enfants de la naissance à 18 ans. D’autres programmes sont également menés par l’ONG. Geovana a pu notamment participer à la campagne « Girls Get Equal », qui lui a permis d’acquérir des compétences et de renforcer ses capacités de plaidoyer et de leadership.

Pour Geovana, les projets de Plan International ont constitué une étape importante de sa vie et l’ont incitée à lutter pour la transformation de sa communauté. « Il est temps de se mettre au travail », déclare-t-elle.

Inclure les jeunes dans la prise de décision

Se souvenant de la première fois où elle a pris la parole en public, Geovana dit qu’elle ne sait pas où elle a trouvé le courage de lever la main à la réunion de sa communauté locale, mais elle l’a fait. Affrontant sa peur de partager ses idées en public et entourée des autorités et des habitant·e·s de sa ville rurale en Bolivie, elle a demandé que des mesures soient prises pour mettre fin à la pollution.

Dans la ville de Geovana, il est inhabituel pour les jeunes femmes d’exprimer leurs opinions lors de réunions publiques qui sont généralement dominées par les hommes et les adultes.

« Au début, j’avais peur, mais j’ai levé la main et leur ai respectivement donné mon point de vue »

Beaucoup ont été surpris par ses paroles mais ont apprécié ce qu’elle avait à dire. « Nous avons besoin de jeunes comme elle pour nous apporter de nouvelles idées », a déclaré l’un des responsables de la communauté, ce qui a renforcé la confiance de Geovana.

Aussi, le manque de possibilités d’éducation et d’emploi contraint de nombreuses·eux jeunes de la ville de Geovana à migrer vers les villes ou d’autres pays à la recherche d’un travail et d’une vie meilleure.

« On ne voit pas de jeunes dans les réunions, seulement des personnes âgées. La plupart d’entre elles et eux émigrent au Brésil, en Argentine et dans d’autres pays », explique-t-elle. Pour remédier à ce problème, Geovana veut encourager les jeunes à devenir des leaders afin qu’elles et ils puissent lutter pour leurs droits. « Les adultes, les jeunes et les adolescent·e·s ont tous les mêmes objectifs au sein d’une communauté », nous dit-elle.

Geovana, une leader féministe

Se déclarer féministe dans une communauté qui compte tant de tabous autour du genre n’a pas été une décision facile pour Geovana, mais elle le fait avec beaucoup de courage. « Je me considère comme une féministe, depuis que j’ai entendu ce qu’est le féminisme et ce qu’il représente », affirme-t-elle.

Geovana milite particulièrement pour que les adolescentes soient mieux au courant de leurs droits sexuels et reproductifs. Selon elle, le taux élevé de grossesse chez les adolescentes dans sa ville est un problème important car il pousse les filles à abandonner l’école.

La grossesse chez les adolescentes est un défi permanent en Bolivie, qui menace la vie et le bien-être des mères et de leurs enfants. Le taux de maternité adolescente est de 62 pour 1 000 naissances, l’un des plus élevés d’Amérique latine. La situation est pire dans les zones rurales, où les filles sont plus susceptibles de connaître la pauvreté et où une culture machiste et la violence persistent.

Le manque d’informations sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, qui est guidé par les normes sociales et les tabous, notamment au sein des familles, alimente le taux élevé de grossesses chez les adolescentes. « Lorsque j’essaie de parler de ces questions avec certains parents, ils le prennent parfois mal », nous dit Geovana.

Elle affirme que sa vocation est de se battre pour les droits de chacun. « J’aime travailler pour défendre les droits humains. Dans la société dans laquelle nous vivons, il y a beaucoup de violations de nos droits. Même de petites actions peuvent changer les choses, briser les stéréotypes. ».

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