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A Haïti, la pandémie de COVID-19 apparaît comme un défi supplémentaire dans un pays où 6 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté.
Privés d’école depuis le 19 mars, la majorité des jeunes et des enfants de l’île craignent pour leur avenir. C’est le cas de Barbara, 22 ans, habitante de Croix-des-Bouquets et étudiante à l’université.

L’arrivée du COVID-19 dans un contexte déjà difficile

Le 19 mars 2020, les autorités sanitaires ont confirmé les deux premiers cas de COVID-19 sur le territoire haïtien. Le gouvernement a alors décidé de fermer toutes les écoles et les universités du pays, à peine remis de la crise économique et sociale qui a fait rage l’année précédente.
Les pénuries de carburant et la hausse des prix du pétrole avaient en effet provoqué de grandes manifestations et un ralentissement de l’activité économique des villes haïtiennes à la fin de l’année 2019.
Suite à ces événements, les écoles étaient restées fermées de septembre à décembre 2019.

« Pour rester en contact avec mes amis de l’université, nous avons créé un groupe WhatsApp pour échanger nos idées sur les problèmes de notre pays, reprendre nos cours et partager des conseils sur comment rester à la maison en toute sécurité », raconte Barbara. « Mais c’était très difficile de rester en contact, à cause du manque d’électricité et des problèmes de réseau. »

Les difficultés du confinement

Dans la communauté de Barbara, les habitant.e.s bénéficient généralement de quatre heures d’électricité par jour. Barbara vit avec sa grand-mère et sa tante, avec qui elle s’entend très bien. Elles passent le confinement ensemble.

La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur la vie quotidienne de la jeune fille, et plus encore sur son éducation.
« Le jour où j’ai appris que le virus était à Haïti, je revenais de l’université », témoigne-t-elle. « Ma première réaction fut de me demander : « Que m’arrivera-t-il si ma grand-mère et ma tante sont infectées ? ».

« Mes camarades de classe et moi nous essayons de rester en contact via WhatsApp, malgré les difficultés. J’essaye aussi d’étudier à la maison mais c’est compliqué : il m’est difficile de rester concentrée avec tout ce qui se passe dans ma région, entre la pandémie et les problèmes politiques », explique Barbara.

« La situation est vraiment accablante. Même si tu as des projets ou des objectifs, tu ne peux pas les atteindre. C’est comme s’il n’y avait plus rien de certain : ce que tu as prévu, ce que tu veux devenir, plus rien n’est sûr. » déplore Barbara.

La réponse de Plan International

Avant l’arrivée de la pandémie, 40 % de la population souffrait déjà d’insécurité alimentaire, selon l’ONU. Avec la fermeture des classes liée au confinement, près de 300 000 enfants sont privés de leur déjeuner quotidien, ce qui risque de causer des retards de croissance parmi les enfants les plus jeunes.

Pour aider les enfants et leurs familles, l’ONG Plan International a lancé un programme d’urgence :
•    distribution de kits alimentaires aux familles les plus vulnérables ;
•    transmission d’informations nécessaires sur la pandémie, ses symptômes et surtout les mesures à prendre pour éviter sa propagation ;
•    installation de stations de lavage des mains disponibles pour tous les membres des communautés ;
•    lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

En tant que secrétaire adjointe au Conseil Consultatif des Jeunes, Barbara a bénéficié d’une formation sur le leadership et la participation communautaire :
« C’est comme être membre du groupe. Cela me permet de gagner en expérience, en particulier quand je vais dans les communautés », explique-t-elle.

Pour prévenir les violences de genre pendant le confinement, l’ONG Plan International a mis en place une campagne de sensibilisation à la radio et sur les réseaux sociaux.

Nous vivons dans des temps extrêmement difficiles.

Quand on lui demande quels sont les meilleurs moyens pour soutenir et protéger les filles et les femmes pendant la crise du COVID-10, Barbara répond :
« Nos besoins doivent être pris en compte, y compris ceux en lien avec notre santé sexuelle et reproductive et notre santé mentale. Les enfants requièrent une attention particulière. Il faut que quelqu’un leur enseigne ce qu’est le COVID-19 et l’impact qu’il pourrait avoir sur leurs vies et celles de leurs familles ».

Ensemble, nous avons le pouvoir de limiter les conséquences de cette crise et de protéger les plus fragiles.

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