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Depuis un an, la crise alimentaire est devenue critique en Zambie, l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 2 millions de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire après la sécheresse et les inondations qui ont ruiné les récoltes. La famille de Bertha ne peut plus se permettre qu’un seul repas par jour, le dîner.

À l’heure du déjeuner, mon estomac commence à me faire mal

Bertha, 12 ans, avec sa mère Rosemary, 36 ans

« Au moment où j’arrive en classe, j’ai tellement faim. À l’heure du déjeuner, mon estomac commence à me faire mal », raconte Bertha âgée de 12 ans.

Il est 16 heures et Bertha n’a toujours rien mangé de la journée. Son dernier repas remonte à 17 heures la veille. Cela fait donc presque 24 heures. C’était une tasse de bouillie peu copieuse car il n’y a qu’une petite quantité à partager entre Bertha, ses 6 frères et sœurs ainsi que ses parents.

En Zambie, dans la plupart des écoles, les enfants sont désormais fatigués, affamés et faibles à cause de la crise alimentaire. Ils ont du mal à se concentrer et parfois certains s’endorment en classe. Les enseignant.e.s affrontent les mêmes des défis, incapables de maintenir leur niveau d’énergie pendant les cours.

Des conséquences désastreuses pour les filles

Un grand nombre d’enfants et d’enseignant.e.s s sont doivent manquer l’école pour se concentrer sur la recherche de nourriture. Pour les enfants plus âgés, beaucoup quittent l’école en quête de revenus supplémentaires ou pour garder leurs frères et sœurs plus jeunes, pendant que les parents travaillent. Les conséquences pour les filles, en particulier, sont alarmantes.

 « La situation est pire pour les filles qui sont généralement celles qu’on envoi chercher de la nourriture, de l’eau et des emplois complémentaires contrairement aux garçons qui généralement sont uniquement chargés de s’occuper du bétail », explique Mme Mulenga, directrice d’école. 

Dans de telles situations de crise, les filles courent un risque accru de violences sexistes et sexuelles. Pour protéger sa fille, Rosemary vient la chercher à l’école dès qu’elle le peut.

L’éducation des enfants en péril

Bertha espère qu’elle aura un bon repas ce soir, mais rien n’est sûr. Quand il n’y a absolument rien à manger, elle est obligée d’aller dans la brousse pour chercher des fruits et des racines sauvages.

Mais pour ses frères et sœurs, Bertha  est chanceuse car elle peut aller à l’école. Seuls deux de ses sept frères et sœurs y vont aussi.

Selon une récente étude de Plan International, la plupart des parents n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. Tous leurs revenus passent dans l’achat de nourriture pour leur survie.

La mère de Betha, Rosemary, 36 ans, confie : « Je n’ai rien mangé aujourd’hui et mes enfants non plus. Si la situation continue, je ne pourrai plus envoyer Bertha à l’école, je ne pourrai peut-être plus la nourrir, ni elle ni ses frères et sœurs. »

Rosemary, agricultrice avant la sécheresse, prend maintenant tous les petits emplois qu’elle peut trouver pour joindre les deux bouts. Elle espère que ses enfants n’auront à chercher de la nourriture aussi. « Mon mari fait des petits boulots de temps en temps, mais je m’occupe du quotidien. C’est difficile », dit-elle.

Plus que jamais nos actions d’urgence sont indispensables

« Si nous n’agissons pas maintenant, des familles comme celle de Bertha ne survivront pas. »

 « Nous entrons dans la saison de soudure (périodes de transition entre deux récoltes), les mois de novembre à février sont particulièrement difficiles. La plupart des familles ont épuisé leurs réserves alimentaires et n’ont plus rien à manger, car elles dépendent des fruits et des racines sauvages », explique Samantha Deb, responsable des interventions d’urgence de Plan International.

Si nous n’agissons pas maintenant, des familles comme celle de Bertha ne survivront pas. »

Dans le cadre de sa réponse d’urgence, Plan International a mis en œuvre un programme d’alimentation scolaire dans certaines des écoles les plus touchées. Les enfants reçoivent des repas riches en protéines et en énergie pour éviter qu’ils souffrent de malnutrition et pour qu’ils puissent se concentrer et apprendre à l’école.

 « Nous avons la capacité de faire beaucoup plus, mais le manque de financement nous empêche d’aider plus d’enfants », conclut Samantha.

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