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Gift et Loveth, deux sœurs de 23 et 25 ans, sont bien décidées à faire entendre leur voix au sein de la société nigériane !  Avec le soutien de Plan International, elles ont à cœur de défendre les droits des filles et des femmes dans toutes les sphères de la société : l’éducation, le travail et le foyer.

Les inégalités entre les hommes et les femmes sont partout au Nigéria 

« Dans l’armée, les femmes n’ont même pas le droit de tomber enceintes sans l’autorisation des autorités. »

Depuis leur plus jeune âge, toutes deux ont toujours constaté que les filles et les femmes n’étaient pas traitées de la même manière que les garçons et les hommes. Qu’elles étaient traitées comme des objets et qu’elles n’étaient pas libres de décider de leur vie.

 « Il y a beaucoup de pratiques patriarcales que nous devons abandonner au Nigéria », explique Loveth aujourd’hui médecin.

« Par exemple, refuser d’embaucher des filles parce qu’elles sont trop jeunes ou mariées ou encore le manque de congé paternité pour que les pères puissent aident les mères qui viennent d’avoir un bébé. Dans l’armée, les femmes n’ont même pas le droit de tomber enceintes sans l’autorisation des autorités », poursuit-elle.

Nous sommes vues comme des fauteuses de troubles

Loveth pense que « le patriarcat est très ancré au Nigéria ».

« Nous sommes seulement quelques-unes à reconnaître les inégalités, la nécessité du changement et à y travailler. Une majorité de personnes au Nigéria pensent que celles qui militent pour le changement sont des têtues et des fauteuses de troubles. »

Non il n’y a pas de métiers réservés aux hommes !


En tant que jeune femme active, Gift sait à quel point il peut être difficile d’être une femme au travail. Son expérience personnelle a alimenté son désir de défendre le droit des femmes à choisir leur propre carrière.

« Il y a beaucoup de préjugés sur ce qu’une femme devrait ou ne devrait pas faire. Beaucoup d’hommes, mais aussi de femmes, m’ont découragée. Ils pensent que parce que je suis une femme, je dois rester à la maison pour prendre soin de ma famille. »

Récemment mariée, Gift a perdu son travail à cause des traditions patriarcales : « J’ai obtenu un contrat en tant que consultante dans une entreprise mais quand je leur ai dit que je me préparais à me marier, le contrat a été rompu. Ils m’ont dit que la carrière des femmes n’était pas compatible avec le mariage. Ce qui m’a le plus blessée, c’est que ce sont des femmes qui m’ont dit cela. »

Nous avons besoin d’allié·e·s

Les activistes, Loveth et Gift, encouragent d’autres jeunes à les rejoindre et à trouver des solutions concrètes pour lutter contre les violences sexistes dans leurs communautés. Pour cela, les deux sœurs visitent régulièrement leurs écoles de quartier pour apprendre aux jeunes filles et aux jeunes garçons à reconnaître et à signaler les abus sexuels.

« Nous visitons également les marchés locaux pour protester contre le harcèlement et toutes les formes de violences faites aux femmes du marché, » raconte Loveth.

Nous n’arrêterons pas !

« Plan International nous a donné la chance de pouvoir nous exprimer et de faire entendre notre voix. »

« Plan International nous a donné la chance de pouvoir nous exprimer et de faire entendre notre voix. »

Loveth et Gift travaillent actuellement sur la création d’une pétition à remettre à la Commission des affaires corporatives du Nigéria. Cette pétition exigera que toutes les organisations de la société civile au Nigéria se dotent d’une véritable politique contre le harcèlement sexuel.

« Beaucoup de femmes sont agressées sur leurs lieux de travail au Nigéria sans qu’il n’y ait aucune conséquence. La plupart des entreprises n’ont aucune politique interne pour gérer les agressions sexuelles », affirme Gift. 

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