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À l’occasion de la Journée mondiale de la population ce 11 juillet, nous rappelons que le conflit en Syrie, qui dure maintenant depuis 7 ans, est à l’origine du plus grand nombre de réfugiés dans le monde, 5,5 millions (ONU). 1 réfugié·e sur 4 est mineur·e. Malgré la trêve instaurée dans de nombreuses villes et villages, les bombardements continuent au sud-ouest à la frontière de la Jordanie, à l’aide de bombes artisanales mortelles, des barils d’explosif TNT remplis de morceaux de métal, poussant plus de 325 000 personnes (ONU 2018) à l’exil ces 2 dernières semaines. Plan International se mobilise pour venir en aide aux enfants victimes de la guerre. 

Des bombardements acharnés pour des négociations difficiles

Ces 10 derniers jours, les hostilités dans le sud de la Syrie ont fortement repris, malgré un cessez-le-feu adopté en juillet 2017 dans la zone par les Etats Unis, la Russie et la Jordanie. 50 000 personnes ont fui en urgence dans la région de Daraa, près de la frontière jordanienne. Les passages par la frontière jordanienne par les réfugié·e·s de guerre syrien·ne·s sont nombreux, bien qu’elle soit officiellement fermée par le gouvernement jordanien. 

•    Les bombardements continuent dans le pays, augmentant le nombre de réfugié·e·s internes, déplacé·e·s de force à 325 000, selon l’ONU. 
•    L’armée syrienne a augmenté le nombre d’attaques aériennes durant la semaine du 2 au 8 juillet sur la ville de Deraa, ville du sud-ouest de la Syrie proche des frontières avec la Jordanie, le Liban et Israël, à l’aide de bombes artisanales mortelles, les « bombes barils » : il s’agit de barils de TNT (un explosif très puissant) remplis de morceaux de métal. Les ravages provoqués par ces bombes artisanales sont inimaginables. Elles provoquent de vastes destructions, laissant des cratères dans la ville. Un large nombre de réfugié·e·s syrien·ne·s fuient en urgence vers les frontières israélienne et jordanienne, malgré les déclarations de ces derniers d’interdiction de passage, et malgré la pression des Etats-Unis sur la Jordanie. 

« On a eu notre part de malheur, mes enfants ont le droit d’être heureux, eux aussi. »

•    Les convois de Jordanie vers la Syrie sont en forte augmentation ces derniers jours dus à l’intense chaleur qui règne dans la zone. Ils assurent les premiers secours aux populations déplacées regroupées à la frontière : eau, vivres et abris sont largement distribués.  
•    Les équipes de Plan International se mobilisent sur le terrain en Jordanie, dans le camps d’Azraq, proche de la frontière avec la Syrie, où une assistance humanitaire est mise en place chaque jour pour les familles et les enfants. 

Layla*, une jeune mère de 2 enfants, témoigne : « Je n’ai même pas les mots pour décrire à quel point je suis heureuse de voir mes enfants jouer joyeusement et apprendre de nouvelles choses au centre éducatif du camp. On a eu notre part de malheur, mes enfants ont le droit d’être heureux, eux aussi. »

Le gouvernement syrien de Bachar El Assad a augmenté le nombre de bombardements en Syrie durant la semaine de 2 au 8 juillet 2018 afin de pousser les groupes rebelles à passer un accord : un passage sûr vers la région d’Itlib, au nord du pays, serait garanti aux rebelles hors des zones assiégées. Au moins 4 civils ont été tués, dimanche 8 juillet, dans des raids aériens du régime syrien visant des secteurs rebelles de la province de Deraa, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Un peu plus tôt, des tirs rebelles sur un convoi du régime avaient fait des morts parmi les militaires. Suite aux bombardements, les rebelles ont consenti à un cessez-le-feu pendant le week-end. 

Au cœur du conflit, des milliers de civils et d’enfants menacés

 Plan International est présent en Jordanie aux cotés des enfants syriens victimes de la guerre pour les aider à retrouver une vie normale. 
Les réfugié·e·s qui traversent la frontière vers la Jordanie se regroupent au camp d’Azraq, à une heure de la capitale. 

« J’adore jouer ici. Je rêve de pouvoir avoir un gros nounours avec lequel je pourrais dormir. » raconte Amira*, 4 ans.

Au total, plus de 54 000 réfugié·e·s syrien·ne·s sont actuellement enregistré·e·s dans le camp d’Azraq. 10 % d’entre eux et d’entre elles ont moins de 5 ans. 
Les équipes locales de Plan International travaillent en collaboration avec des acteurs locaux (ONG, gouvernement local et citoyen·ne·s) pour venir en aide aux familles et aux enfants qui réchappent au périlleux voyage et arrivent physiquement et mentalement épuisés.

En plus de l’aide de première nécessité, notre ONG apporte aux enfants un soutien psychologique, garantit leur protection, et facilite dans un second temps la reprise de l’école grâce à l’organisation de classes et des fourniture scolaires. 

* Les noms ont été changés pour protéger leur identité.  

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