Présente à Beyrouth depuis 2017, l’ONG Plan International alerte sur les besoins vitaux de milliers de femmes et d’enfants suite à l’explosion de mardi. Cette double explosion dans la zone portuaire de la ville a laissé environ 300 000 personnes sans abri, selon le gouvernement de Beyrouth.

Avec près de 5 000 blessé.e.s et de nombreux.ses disparu.e.s, l’ONG Plan International est particulièrement soucieuse du bien-être des enfants et des adolescent.e.s qui ont perdu leur famille ou en ont été séparé.e.s. Une telle situation les rend en effet particulièrement vulnérables face aux traumatismes mentaux, à l’exploitation et aux violences sexistes.

Colin Lee, directeur de Plan International Liban, témoigne : « Des rues entières ne sont plus là et des décombres tombent encore des immeubles détruits par l’explosion.
En coordination avec le gouvernement local, les partenaires locaux et d’autres organisations humanitaires au Liban, notre priorité immédiate est de nous assurer que les enfants et les familles puissent se nourrir convenablement. Nous soutenons également les efforts de recherche et de sauvetage et distribuons des produits de première nécessité.

Dans les jours et les semaines à venir, nous nous tiendrons prêt.e.s à aider les familles et à les accompagner pour reconstruire leur vie. Beaucoup d’entre nous sommes encore sous le choc face à une telle dévastation, alors même que nous ne connaissons pas avec exactitude la véritable ampleur des dégâts. Ce que nous savons avec certitude, c’est que les enfants seront marqué.e.s à vie par ce qu’elles et ils ont vécu, et que ces traumatismes auront de profondes conséquences sur leur santé mentale.

Nous sommes particulièrement préoccupé.e.s par l’impact que cette catastrophe aura sur les adolescentes, souvent très vulnérables. Les filles et jeunes femmes déplacées vivent désormais dans des logements partagés ou dans des bâtiments dangereux : la plupart n’ont pas de serrures sur leurs portes, leurs fenêtres sont brisées et les réserves d’électricité et d’eau ont été touchées, ce qui les prive d’électricité la nuit. 

Il est aussi important de rappeler que la pandémie de Covid-19 n’a pas disparu : cette crise humanitaire survient à un moment où le système de santé libanais est déjà débordé par le nombre de malades. L’impact économique, social et psychologique sur une communauté déjà affaiblie sera profond, et beaucoup, en particulier les filles, ne s’en remettront peut-être jamais. Pour éviter ces conséquences dramatiques, un effort concerté est nécessaire, de notre part à tou.te.s. »

Pendant la pandémie de Covid-19, Plan International, en tant qu’ONG de référence pour la défense des droits des enfants, fournissait des services de protections de l’enfance et d’accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, aussi bien pour les réfugié.e.s syrien.ne.s au Liban que pour les communautés d’accueil. Tous ces programmes sont encore en place et viennent s’ajouter à l’aide fournie suite à l’explosion.  

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