En plus d’être la première personne de sa famille à fréquenter l’université, Saïda, 19 ans, est la première femme de sa communauté Maya du Guatemala à étudier pour devenir avocate. Aujourd’hui en 1e année à l’université, Saida participe également au projet de leadership de Plan International destiné aux filles et jeunes femmes aborigènes.

« J’admire beaucoup ma fille » 

Saida a le plein soutien de ses parents qui sont des petits commerçants et agriculteurs, cultivant des arachides, du maïs, des haricots et des citrons qu’ils vendent sur le marché. 

« C’est extraordinaire que Saïda soit inscrite à l’université ! Car ce n’est pas facile d’aller aussi loin dans les études », dit sa mère. « Son père a à peine terminé la 6e année de l’école primaire et moi-même je ne suis pas allée plus loin que la 4e année. À 19 ans, j’étais déjà mère de 2 enfants après m’être mariée à 17 ans. »

Les effets de la pandémie de COVID-19

L’an dernier, ils ont été les témoins directs des effets de la pandémie de COVID-19 sur leur famille et leur communauté. « Dans ma famille, c’est mon frère Kevin qui a été le plus touché, il a été infecté lors de la première vague », explique Saïda. « Beaucoup de gens se sont retrouvés au chômage, comme les chauffeurs de bus ou les vendeurs des rues, et la pauvreté s’est aggravée. »
Concernant Saïda, la pandémie a changé la façon dont elle interagit avec son entourage. Elle n’a pu assister en présentiel ni à ses cours à l’université, ni aux réunions avec Plan International qui ont été remplacées par des réunions virtuelles.

« Ce qui complique beaucoup la migration vers les plateformes numériques, ce sont les problèmes d’accès à internet, qui perturbent mes cours en ligne et aussi les connections avec Plan International », nous dit Saida. « Mais j’essaie de ne rien manquer ! Ainsi, avant Noël, j’ai assisté à la réunion régionale des jeunes sur Zoom. »

Renforcer son estime de soi grâce à Plan International

Saida attribue à la formation en leadership de Plan International le mérite d’avoir renforcé son estime de soi. Elle l’a aussi aidée à surmonter sa timidité qui l’empêchait de participer pleinement aux réunions familiales, universitaires et communautaires.

La future avocate est désormais capable de s’exprimer avec assurance sur des sujets allant des menstruations aux droits à la santé sexuelle et reproductive, aux stéréotypes de genre et aux différentes formes de violence perpétrées à la maison et dans la société. Elle sait également comment intervenir dans les espaces de prise de décision et de plaidoyer. « J’ai par exemple obtenu des maires et des autorités municipales qu’ils nous communiquent leurs budgets. »

Servir les autres

Saïda a aujourd’hui un petit ami mais elle se considère trop jeune pour se marier : « Ma priorité, c’est l’université ! ». 

Saida a un objectif clair dans la vie : servir les autres. « Je veux ouvrir un bureau dans ma communauté et aider les gens dans leurs démarches, sans leur imposer des frais exagérés comme le font certains avocats dans les villes. »

Ensemble, libérons le #PotentiELLE des filles. Faites partie du Plan, parrainez une fille ! 

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