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Il y a deux semaines, quand le cyclone Idai a frappé le Mozambique, Amela, 20 ans, venait de donner naissance à son troisième enfant, une petite fille.

La seule chose à laquelle je pensais, c’était de sauver ma vie et celle de mon bébé

Amela vit à Buzi, une petite ville de la province de Sofala. Lorsque le cyclone frappe Buzi, Amela est chez elle avec son mari, sa belle-sœur et ses deux autres enfants âgés de six et quatre ans. Comme 91 000 autres personnes au Mozambique, la maison d’Amela est totalement détruite et inondée. Elle et sa famille sont alors contraintes de fuir. 

Dans la confusion et la panique générale, les adultes courent dans toutes les directions. Amela se réfugie vers l’arbre le plus proche avec son nouveau-né et perd de vue son mari et ses autres enfants. 

Aujourd’hui, à l’abri dans l’un des refuges d’urgence, elle se rappelle les larmes aux yeux : « Je suis montée au sommet de l’arbre, la seule chose à laquelle je pensais, c’était de sauver ma vie et celle de mon bébé. Je suis restée bloquée au sommet de cet arbre avec mon bébé pendant quatre jours avant de voir arriver un bateau. J’étais tellement fatiguée mais à la fois tellement heureuse de voir de l’aide enfin arriver », nous confie-t-elle. 

Après avoir été secourue par l’un des bateaux à moteur de Plan International, Amela est maintenant en sécurité avec plus de 800 autres personnes dont de nombreux enfants seuls et des femmes enceintes. 

Beaucoup sont traumatisés

Manito Mavilingue, l’un des membres de l’équipe de Plan International au Mozambique à bord des bateaux nous raconte les opérations de sauvetage comme celle d’Amela. 

« Les gens bloqués sur le toit de leurs maisons étaient vraiment désespérés, il y a beaucoup d’enfants seuls et aussi quelques femmes enceintes. Certains d’entre eux sont traumatisés car ils ont vu des membres de leur famille tomber des arbres et des immeubles, être balayés par les crues. Beaucoup sont traumatisés. Pour les personnes qui sont toujours bloquées, l’une des principales difficultés est la faim et le manque d’eau potable. Nous sommes également préoccupés par le risque de contamination par l’eau des maladies telles que le choléra et le typhus. »

Heureusement, les deux autres enfants d’Amela ont tous deux survécu au cyclone. Amela a appris qu’ils étaient soignés par sa belle-sœur qui s’est enfuie chez un membre de sa famille de l’autre côté de la ville. Malheureusement, son mari n’a pas été aussi chanceux. Juste avant de parler de se confier à nous, Amela a appris qu’il s’était noyé dans les inondations.

Que fait Plan International ? 

Plan International intervient au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe pour venir en aide aux enfants et aux familles. Jusqu’à présent plus de 1 000 personnes sont mortes et près de 3 millions de personnes sont affectées dans les trois pays. 

Première organisation à avoir effectué des opérations de recherche et de sauvetage à Buzi, la principale préoccupation de Plan International est désormais de veiller à ce que les personnes déplacées, en particulier les filles et les jeunes femmes, aient accès à de la nourriture, un abri, des vêtements et des couvertures.

En outre, les recherches menées par Plan International montrent que les adolescentes et les jeunes femmes comme Amela sont souvent très exposées aux violences sexistes lors de catastrophes telles que le cyclone Idai. Plan International aide à prévenir de telles violences en sensibilisant les communautés aux risques encourus par les filles et les jeunes femmes et en dispensant une formation pour que tout incident soit rapidement signalé aux autorités.

Depuis le 27 mars, Plan International peut intensifier son aide dans la ville de Buzi car elle est redevenue accessible par la route.

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