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Je veux éradiquer l’excision de mon village !

Sensibilisée très tôt aux dangers de l’excision grâce à l’ONG Plan International, Amel, à 9 ans, a pu convaincre ses parents de ne pas être excisée. Aujourd’hui, à son jeune âge, elle lutte pour sensibiliser sa communauté et mettre fin à l’excision dans son village d’Egypte. Découvrez son témoignage.

Amel est une petite fille de 9 ans pleine de vie. Elle vit à Tamouh, un village rural de la région de Giza à l’extérieur du Caire. Elle explique que l’excision peut et doit être éradiquée de la société égyptienne.

L’Egypte fait partie des pays qui pratique le plus l’excision à travers le monde, derrière la Guinée et la Somalie, Amel est déterminée à changer les choses.

 « J’ai hâte de voir cette pratique toucher à sa fin ! » confie-t-elle

Fière d’être égyptienne, Amel adore dessiner ses symboles nationaux comme les pyramides, le Sphinx et autres musées et monuments. Comme tous les enfants, elle aime aussi passer du temps avec ses amis. Cependant, Amel fait partie d’une minorité particulière en Egypte : elle a choisi de ne pas être excisée.

« Je ne veux plus que les filles de mon village soient excisées car c’est mauvais pour notre société et notre santé, cela nous blesse ! » s’exclame-t-elle.

Jeune militante pour les droits des filles, Amel déclare impatiemment :

« Je veux participer et mobiliser tous mes amis pour encourager ma communauté à se battre contre l’excision, informer les gens et que le monde entier mette fin à cette pratique ! »

Amel a refusé d’être excisée après qu’une de ses amies soit morte d’une hémorragie suite à son excision. Elle a suivi des sessions d’informations au Centre communautaire de Tamouh organisées par Plan International.

Le but de ce centre est d’informer filles et garçons sur la santé sexuelle et reproductive, l’égalité des sexes et aussi de réduire les mariages précoces et autres pratiques contraire au respect des droits des filles.

Après en avoir appris plus sur l’impact négatif des violences liées au genre, Amel a réussi à convaincre ses parents de la laisser choisir. Malgré tout, elle sait que beaucoup d’autres filles n’ont pas cette chance : « Les sessions d’informations sont très utiles mais en tant que communauté nous devons faire passer le message. Il doit être répété très souvent pour élever le niveau d’information sur cette pratique à travers le monde. »

COMMENT AMEL LUTTE-T-ELLE CONTRE L’EXCISION ?

« Nous essayons d’informer chaque personne et si une de nos amies doit être excisée nous lui conseillons de ne pas le faire. Nous l’informons des effets négatifs et lui demandons d’en informer à son tour ses parents. Ensuite, nous invitons toute la famille à assister aux sessions d’information du centre pour qu’ils en sachent plus sur les dangers de cette pratique pour la santé de leur fille. »

Amel est optimiste de nature et convaincue que cette pratique touchera à sa fin !

« Les effets négatifs de cette pratique vont être de plus en plus connus à travers le monde jusqu’à ce que cette dangereuse coutume soit éradiquée. »

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