Depuis 2012, grâce au travail de l’ONG Plan International, la Journée internationale pour les droits des filles est une réalité. Chaque 11 octobre, les filles se retrouvent au cœur de l’action. L’occasion de les écouter et de prendre en compte leurs recommandations.

Le 11 octobre 2020 avec l’ONG Plan International France : #ElleJoueOnGagne

L’éducation des filles et des adolescentes est au cœur de la mission de l’ONG Plan International pour faire progresser les droits des enfants et l’égalité entre les filles et les garçons. Cette année, pour la Journée internationale des filles, nous poursuivons notre mouvement mondial et célébrons le sport comme un levier fondamental d’éducation non formelle et d’émancipation des filles. Parce que quand une fille joue, c’est toute la société qui gagne !

Kadidiatou Diani, star des Bleues et nouvelle ambassadrice de l’ONG Plan International France

Le football m’a permis de m’affirmer et de prendre davantage confiance en moi !

À l’occasion de la Journée mondiale des filles, Kadidiatou Diani, footballeuse internationale, rejoint l’ONG Plan International France comme nouvelle ambassadrice pour défendre le sport comme levier d’éducation et d’émancipation pour les filles.
C’est une des meilleures joueuses de football dans le monde et un modèle pour de nombreuses filles : Kadidiatou Diani, 25 ans, s’est imposée comme un grand nom du sport.

Attaquante phare du PSG et de l’équipe de France, elle intègre son premier club, l’ES Vitry, à 11 ans alors qu’elle est la seule fille sur le terrain ! À 15 ans, elle rejoint le pôle de Clairefontaine où elle découvre l’existence des équipes féminines : « Je n’avais pas de modèles féminins, mais j’avais des modèles masculins, parce qu’il n’y avait que des garçons qui passaient à la télévision. » Une révélation pour celle qui préfère être appelée Kadi et qui joue pour la première fois uniquement avec des coéquipières.
Championne du monde à 15 ans, d’Europe à 19 ans et sélectionnée dès ses 18 ans en équipe de France A, elle est retenue pour la Coupe du monde l’an passé. 

Joueuse vedette des Bleues, Kadidiatou Diani s’engage également pour les droits des filles et pour leur émancipation, notamment à travers le sport. Sa pratique par les filles, en particulier le football, reste très limitée partout dans le monde : en France, seulement 1 pratiquant·e sur 5 d’un sport collectif est une femme ou une fille. Moins d’1 % des adolescentes jouent au football, contre près de 10 % des garçons du même âge.

« Quand j’étais jeune, je pense qu’il y avait des filles qui n’osaient pas jouer au football ou peut-être que leurs parents ne voulaient pas », explique Kadidiatou qui doit également faire face aux réticences de son père à ces débuts. « Il n’était pas forcément favorable. Pour lui, ce n’était sans doute pas un sport dédié aux filles. »
La joueuse française d’origine malienne rappelle que les mentalités évoluent, notamment grâce aux rôles modèles féminins davantage médiatisés : « De plus en plus de filles jouent au foot : nous regarder à la télévision leur permet d’imaginer ce qu’elles peuvent faire. Elles peuvent également s’identifier à nous. »

Kadidiatou Diani s’engage aux côtés de l’ONG Plan International, afin d’encourager les filles à s’affirmer sur les terrains de sport, comme dans la vie quotidienne : « Vous devez croire en vous et croire en vos rêves. Si vous avez envie de jouer au football : lancez-vous sans hésiter !  »

Vidéos : 

Comment l’ONG Plan International agit sur le terrain, en Afrique et en Amérique latine ?

Le programme Leadership des filles à travers le football au Togo : « Emancipation des filles par le football : elles témoignent »
Quels sont les bienfaits de la pratique du sport pour les filles ? « Le sport : formidable levier d’émancipation des filles »
Le programme Championnes au Bénin, au Togo et en Guinée Conakry : « L’ONG Plan International France présente son programme d’émancipation des filles par le football ».

Violeta, 14 ans, Brésilienne
« Après le projet [League], j’ai appris que j’ai des pouvoirs, qu’il ne faut pas se sentir inférieure aux garçons, qu’il faut être respectée, qu’il appartient à chacune de nous de faire valoir nos droits et de les défendre. J’ai appris ce qu’est l’autonomisation et cela m’a aidée à avoir confiance en moi. »

Zenabou, 16 ans, réfugiée nigériane au Cameroun 
« Pour les filles, le football c’est bien plus qu’un simple jeu. C’est accepter et croire en leurs capacités pour se développer et réaliser leur potentiel. » 

Nouveau rapport de Plan International France : Pékin + 25 : la génération égalité commence par l’éducation des adolescentes

Le sport, les droits des femmes et la fin des stéréotypes de genre ?

Vingt-cinq ans après la 4e Conférence mondiale sur les femmes et l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin (1995) où en est-on de l’égalité de genre ? L’ONG Plan International France, le ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères et l’UNESCO livrent dans leur dernier rapport Pékin + 25 : la génération égalité commence par l’éducation des adolescentes des éléments de réflexion et des recommandations concrètes à cette question.

Depuis 1995, des progrès manifestes ont été accomplis dans l’accès à l’éducation des filles, notamment des adolescentes : la parité dans l’enseignement primaire et secondaire dans le monde a été atteinte en 2009 et 180 millions de filles de plus y étaient inscrites en 2018 par rapport à 1995.

Toutefois, ces progrès masquent des disparités géographiques importantes et des obstacles encore prégnants au niveau secondaire. Plus de 650 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées avant l’âge de 18 ans, soit 1 fille sur 5. Pourtant, on sait qu’il n’existe aucun instrument de développement plus efficace que l’éducation des filles. Une fille qui a accès à une éducation complète et de qualité aura plus de chance de réaliser ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive, de dire non à un mariage d’enfant et d’éviter une grossesse précoce. Mais aussi d’accéder à une formation professionnelle ou à un emploi et de participer aux décisions au sein de sa famille et de sa communauté. 

Parmi les leviers d’éducation non formelle figure le sport. Utilisé comme un moyen pour changer les stéréotypes de genre dans un environnement patriarcal, il a un impact direct sur le renforcement de la confiance en soi, sur la réduction des stéréotypes de genre et de la violence en milieu scolaire. 
C’est le cadre du projet « Olympiades de la jeunesse » au Niger, qui vise à réduire les inégalités de genre en imposant une parfaite mixité filles-garçons dans l’ensemble des activités et en faisant évoluer la représentation de la pratique sportive féminine auprès du grand public. 
Le football en particulier, traditionnellement dévolu aux garçons, peut émanciper les adolescentes. Au Bénin, en Guinée Conakry et au Togo, le programme « Championnes » et au Brésil et au Nicaragua le programme « League » sortent les adolescentes de l’isolement et permettent aux filles de développer des compétences de vie, comme la confiance en soi, l’esprit d’équipe et l’affirmation de soi. Elles ne sont pas les seules bénéficiaires : impliqué·e·s, les communautés, les associations de parents et le corps scolaire font évoluer la notion de masculinité, loin des perceptions habituellement virilistes ou patriarcales.

Mobilisation sur les réseaux sociaux

Ensemble, nous pouvons soutenir l’éducation et l’émancipation des filles par le sport, ainsi que l’égalité filles-garçons. L’ONG Plan International invite chacune et chacun à publier une photo de soi enfant en train de faire du sport à partir du 5 octobre 2020, accompagné du hashtag #ElleJoueOnGagne
Comme notre ambassadrice, la footballeuse internationale Kadidiatou Diani, qui s’engage pour l’émancipation des filles à travers le sport, rejoignez le mouvement #ElleJoueOnGagne 

Plus d’explications en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=VkGGdqYFfIQ

Contact médias :

Julien Beauhaire : julien.beauhaire@plan-international.org 
Bertille Bertinotti-Proust : bertille.bertinotti-proust@plan-international.org
+33 7 86 45 12 10

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