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Le Bangladesh a l’un des taux de mariages forcés les plus élevés au monde. Plus de 50 % des femmes qui ont aujourd’hui entre 20 et 30 ans ont été mariées avant leur 18 ans. Avec le programme « Construire un avenir meilleur pour les filles », Plan International met en place des sessions de formation destinées aux filles afin de les mobiliser pour mettre fin à cette pratique.

Permettre aux filles de connaître leurs droits

Le projet « Construire un avenir meilleur pour les filles » est mis en place dans le district de Kurigram avec le soutien financier et technique de l’ambassade de Suède. Le projet accompagne les efforts du gouvernement bangladais pour faire du Bangladesh un pays sans mariage d’enfants d’ici 2041.

Des sessions de formation sont proposées aux filles pour leur permettre d’acquérir des compétences, notamment en matière de protection et de leadership, et pour en apprendre davantage sur les causes profondes du mariage forcé. Elles sont également informées sur la loi en vigueur au Bangladesh qui fixe l’âge minimum du mariage pour les filles à 18 ans. 

Murzia et Ashfia sont deux jeunes femmes qui ont réussi à empêcher leur propre mariage. Elles ont participé au programme de Plan International et sont plus que jamais motivées à sensibiliser leur communauté et leurs camarades de classe aux dangers du mariage forcé.

Deux militantes, un même combat


Lorsque le père de Murzia a décidé de la retirer de l’école et de la marier de force alors qu’elle n’avait que 15 ans, Murzia a refusé et a demandé à ce que ses droits soient respectés, ainsi que son envie de poursuivre ses études.

« Mon père est agriculteur mais il ne possède pas de terre à lui. Pour faire vivre tant bien que mal notre famille, il cultive les terres des autres. Il souhaitait que ses enfants reçoivent une éducation mais lorsque mon frère a décidé de se marier sans sa permission, il a craqué. », explique Murzia. 

Mon père a décidé que je devais moi aussi me marier et abandonner mes études.

Murzia, qui avait été informée des conséquences dangereuses du mariage forcé par le biais du programme de Plan International, a pu réagir à temps. La formation lui a permis de convaincre son père de renoncer à son projet de mariage et de la laisser poursuivre ses études.

Comme Murzia, Ashfia, 17 ans, a utilisé les connaissances acquises au sein des sessions de formation pour empêcher son propre mariage. « Je voulais étudier, aller plus loin », dit-elle. 

« Depuis, je transmets ce que j’ai appris à d’autres, et notamment je sensibilise les autres filles aux conséquences du mariage d’enfants », explique-t-elle. Grâce à son vélo, Ashfia peut se rendre au domicile des filles qui risquent d’être forcées à se marier.

Aujourd’hui, Ashfia a contribué à empêcher 19 autres mariages forcés dans sa communauté.

L’une sera infirmière et l’autre magistrate

En tant que membres actives du club de leur école, Ashfia et Murzia défendent régulièrement la cause de l’abolition du mariage d’enfants auprès des élèves et sont réputées pour leurs talents d’oratrices. 

« Nous avons reçu une formation à l’art oratoire dans le cadre du projet et j’ai remporté le prix de la meilleure débatrice du district », nous annonce fièrement Ashfia.

Déterminées à travailler dur à l’école et à terminer leurs études secondaires, Marzia a pour ambition de devenir infirmière afin de pouvoir aider les personnes dans le besoin, tandis qu’Ashfia espère devenir un jour magistrate. « Je veux travailler pour garantir les droits des filles défavorisées de la société », conclut-elle.                

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