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Urgence : crise alimentaire mondiale

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Alors que la crise économique et la dévaluation de la monnaie ont entraîné une augmentation de 400 % des prix des denrées alimentaires, les familles libanaises luttent pour survivre. Elles sont incapables de nourrir leurs enfants et sont obligées de prendre des mesures drastiques, notamment de sauter des repas. En réponse à cette crise sans précédent, Plan international distribue des colis alimentaires pour soutenir les familles les plus nécessiteuses. 

Amana veut un toit et de la nourriture pour ses enfants

Amana vit dans le district d’Akkar avec son mari et ses 7 enfants. Personne dans la famille n’a de travail, donc aucun revenu. « Mes enfants pleurent tous les matins parce qu’ils ont faim et qu’il n’y a pas de nourriture pour le petit-déjeuner. Nous ne vivons pas, nous survivons. Nous n’avons rien mangé depuis 3 jours. »  

L’an dernier, la famille a dû quitter sa maison parce qu’elle était si délabrée qu’elle constituait une menace pour leur santé et ne leur offrait aucune protection contre le vent, la poussière ou la pluie. 

Depuis, leur vie n’a fait que se compliquer. Incapables de payer l’électricité, la famille vivent dans une maison froide, humide et sombre. « Je m’inquiète beaucoup pour mes enfants. Je ne veux pas d’argent, je veux un toit sûr au-dessus de leur tête et de quoi les nourrir. »  

La fille d’Amana ne peut terminer sa licence de maths

Bien que ses enfants fréquentent une école voisine financée par le gouvernement, Amana craint de ne pas pouvoir leur fournir la nourriture, les vêtements ou les fournitures scolaires dont ils ont besoin. 

Elle est également désolée que sa fille aînée Siham, 22 ans, ait dû abandonner l’université. Après 2 années de licence en mathématiques, elle a renoncé en raison de l’augmentation des frais de scolarité et de l’incapacité de ses parents à payer les 25 % qui ne sont pas couverts par sa bourse. 

« Ma fille est brillante mais n’a pas pu poursuivre ses études. Elle est maintenant déprimée et ne va pas bien. Je m’en rends bien compte parce que, moi-même, je prends des antidépresseurs depuis l’âge de 27 ans. La vie a été trop dure. Je ne vis que pour mes enfants. » 

Luja aura-t-elle un petit-déjeuner ce matin ? 

« C’est très difficile d’aller à l’école sans avoir pris de petit-déjeuner », explique Luja, 13 ans, qui vit avec ses parents dans le district d’Akkar. 

Lorsqu’on lui demande de décrire une journée type, elle raconte que, lorsqu’elle se réveille, elle ne sait pas si elle aura quelque chose à manger pour le petit-déjeuner. Que ce soit le cas ou non, elle et sa mère se rendent chez sa grand-mère à pied pour lui rendre visite et l’aider aux tâches ménagères. 

Les choses sont devenues de plus en plus difficiles pour les parents de Luja, surtout depuis que son père a perdu son emploi. « Quand mon père travaillait à l’étranger, la vie était plus facile. On avait un petit déjeuner tous les matins, maintenant ce n’est plus le cas. Nous mangions régulièrement de la viande, maintenant nous n’avons que des haricots et des céréales. » 

Luja se dit gênée que sa famille dépende de l’aide alimentaire, mais qu’elle rêve toujours de devenir médecin et espère que la crise ne mettra pas fin à ses études. 

Plan International distribue des colis alimentaires

En réponse à la crise, Plan international a distribué des colis alimentaires dans diverses régions du Liban pour soutenir les familles les plus nécessiteuses. Chaque kit alimentaire contient suffisamment de rations de nourriture sèche pour nourrir une famille de 5 personnes pendant un mois. 

Nous livrons également 17 000 kits éducatifs aux enfants touché·e·s par la crise pour leur permettre de poursuivre leurs études. Ainsi que des kits d’hygiène contenant le nécessaire pour protéger les familles du COVID-19, et aussi des serviettes hygiéniques pour les adolescentes et les femmes.

« Les distributions de nourriture sont essentielles pour nous même si, comme nous sommes 7 dans la maison, les provisions sont vite épuisées. Mais comment vivrions-nous sans ? Il est primordial que cette assistance soit maintenue », insiste Siham.   

Ensemble, faisons reculer la faim pour faire avancer les droits des enfants ! 

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