Chaque année, plus de 15 millions de filles sont mariées de force – parfois dès l’âge de 8 ans – du fait de la pression de leur communauté ou parce qu’elles tombent enceinte. Ces filles voient alors leur droit à l’enfance et à l’éducation volé, et leurs perspectives d’évolution limitées.

Les facteurs des mariages et grossesses précoces

Dans les pays en développement, 1 fille sur 3 est mariée de force avant ses 18 ans.

Ce phénomène s’explique notamment par des traditions culturelles combinées à la pauvreté des familles : le mariage d’une fille permet aux parents d’avoir une bouche en moins à nourrir, de préserver l’honneur de la famille en mariant leur fille avant qu’elle ne soit enceinte, et à créer des alliances stratégiques avec une autre famille.

Un autre facteur est l’absence de certificat de naissance des enfants. En enregistrant la naissance, l’État reconnaît officiellement l’existence de l’enfant et officialise son statut au regard de la loi. Les filles ne possédant aucune identité juridique ne peuvent fournir de preuve de leur âge précoce, qui les préviendrait d’un mariage avant l’âge légal.  Quand bien même un mariage précoce serait dénoncé auprès de la justice locale, cette violation des droits des filles est si répandue que les poursuites sont rares.

Les conséquences des mariages et grossesses précoces

Selon les croyances populaires, les filles mariées ont atteint l’âge adulte et n’ont donc plus besoin d’aller à l’école, la première conséquence de leur mariage est généralement leur déscolarisation.

Les mariages précoces entrainent souvent violences et abus sexuels, ainsi que de gros risques pour la santé des filles : les grossesses précoces sont la première cause de mortalité infantile et maternelle, et les relations sexuelles non protégées les exposent au VIH.

Les mariages précoces maintiennent ainsi les filles dans leur statut inférieur à l’homme et ne leur permettent pas de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays.

L’éducation pour sortir de cette spirale infernale

La scolarisation des filles est souvent considérée comme non prioritaire comparée à celle des garçons. Pourtant, l’éducation est l’une des meilleures armes contre le mariage précoce et les discriminations. En suivant un enseignement de qualité durant 9 ans, les filles peuvent transformer leur destin et celui de leur pays.

De plus, l’éducation des filles engage une spirale positive. Chaque année passée par une fille sur les bancs de l’école augmente son futur revenu de 10 à 20 %. Les filles et les femmes scolarisées sont en meilleure santé, et se marient plus tard. Leurs enfants aussi en profitent : chaque année de scolarisation supplémentaire diminue la mortalité infantile de 5 à 10 %.

Ensemble luttons contre le mariage précoce, en parrainant une fille vous lui donnez la chance de se libérer de ce fléau !

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