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Dioro, 24 ans, collabore avec Plan International depuis de nombreuses années. Grâce à la formation en plaidoyer qu’il a reçu, il utilise ses compétences pour convaincre les communautés d’abandonner des pratiques néfastes comme les mutilations génitales féminines (MGF).

L’action de Dioro a permis d’éviter l’excision d’une jeune fille 

Le Mali reste l’un des derniers pays africains qui n’a pas encore de loi interdisant les mutilations génitales féminines. D’après une estimation, environ 9 filles et femmes sur 10 ont été excisées dans ce pays. Il travaille avec des familles déplacées dans la région de Ségou et a récemment empêché l’excision d’une jeune fille appelée Samira.

 « Forcés de quitter leur village à cause du manque de sécurité dans cette zone, Samira et sa famille vivent actuellement chez une famille d’accueil. Son père, qui a toujours été contre l’excision, a été influencé par la famille, qui elle, approuve cette pratique. Ils leur ont dit que l’islam l’exigeait et que si ce n’était pas fait, ils deviendraient des parias pour la communauté. Convaincu, son père a promis d’exciser Samira durant le prochain rituel avec les autres filles de la communauté », explique Dioro. 

« La mère de Samira a désespérément essayé de convaincre son mari d’abandonner cette idée, mais il ne pouvait pas être convaincu puisqu’il était persuadé que si Samira n’était pas excisée, elle serait entraînée vers la débauche. »

Au Mali, les mutilations génitales féminines sont généralement pratiquées sur les filles de 13-14 ans, pour les préparer au mariage. Les filles sont souvent retirées de l’école et sont excisées comme rite de passage. 

Quand Dioro apprit que Samira allait être coupée, il a contacté les partenaires de Plan International et un Imam qui est membre d’une structure communautaire influente de protection de l’enfance et de la jeunesse. L’Imam a rencontré le père de Samira pour parler du Coran, et pour lui expliquer qu’il ne s’agissait pas d’une pratique religieuse. 

« J’ai ensuite invité son père à un événement public que j’avais organisé avec l’aide d’un gynécologue obstétrique, un autre activiste et deux leaders de la communauté des déplacés internes. Le gynécologue a pu expliquer les conséquences médicales des mutilations génitales féminines et cela a convaincu le père de Samira de ne pas exciser sa fille. Le futur de Samira a radicalement changé. »

Plan International développe son action de sensibilisation à travers la radio

Il reste nécessaire de poursuivre le travail de sensibilisation et d’autres mécanismes qui, je l’espère, contribueront à changer progressivement les croyances des communautés. 

En parallèle de notre travail de proximité, Plan International a récemment lancé une campagne dans les médias pour mettre fin aux MGF au Mali dans le but de promouvoir un changement de comportement. La prise de conscience à travers la radio est un des meilleurs moyens pour communiquer à une large audience puisqu’au Mali la plupart des habitants ont accès à la radio. 

En travaillant avec des jeunes comme Dioro, nous diffusons des programmes de radio publique avec des discussions sur toute une série de sujets, souvent considérés comme tabous dans les communautés locales comme l’excision.

Un de nos objectifs est d’atteindre les populations déplacées à l’intérieur du pays qui sont influencées par les pratiques de leurs hôtes, et en même temps pour informer les gens sur les conséquences médicales des mutilations génitales féminines.
Malgré ce succès pour Samira, Dioro reste conscient que de nombreuses filles continuent de subir ce préjudice.

« Il reste nécessaire de poursuivre le travail de sensibilisation et d’autres mécanismes qui, je l’espère, contribueront à changer progressivement les croyances des communautés. »

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