Alla, 22 ans, est enseignante au “ Centre de protection et de développement de la petite enfance ” créé par Plan International à Gabu, en Guinée Bissau. Grâce à une bourse d’études de Plan International, elle a pu se former pour devenir enseignante et est maintenant déterminée à aider ses élèves, en particulier les filles, à atteindre leurs objectifs, comme elle-même l’a fait.

Donner le gout d’apprendre aux tout-petits 

Alla est l’une des 3 enseignantes du Centre. Elle anime une classe de 30 enfants âgé·e·s de 2 à 5 ans. Avec ses collègues, elle apprend à ses jeunes élèves à développer leurs aptitudes de base, à comprendre et à communiquer. Ces premières années sont cruciales pour préparer les enfants à leur entrée en primaire. Bien que le Centre ne soit ouvert que depuis 3 ans, les enseignants et les enseignantes de l’école primaire locale ont constaté une nette amélioration. Les enfants qui entrent à l’école aujourd’hui réussissent mieux à se concentrer et sont prêt·e·s à apprendre dès le premier jour.

Une nourriture saine et de l’eau 

Mais les enfants ne bénéficient pas seulement de cet enseignement. Pendant les 3 heures qu’ils passent chaque jour au centre, ils ont accès à de l’eau potable et partagent un repas élaboré à partir de la production du jardin communautaire local, également mis en place avec le soutien de Plan International. Le village y cultive du manioc et des tomates, entre autres cultures. Ainsi, la communauté est devenue autosuffisante et assurée que ses enfants sont bien nourri·e·s et ont suffisamment d’énergie pour apprendre.

L’eau potable provient de la pompe construite il y a 3 ans lors de l’ouverture de l’école primaire. Avant, il n’y avait que des puits dans la région. Maintenant, l’eau arrive au robinet, desservant non seulement le Centre, mais l’ensemble de la communauté, 46 familles au total.

Une bourse de Plan International

En Guinée Bissau, 88 % des filles abandonnent avant la fin de l’école primaire.

Alla aime son travail d’enseignante et il est clair qu’elle occupe un poste très prestigieux et a une place spéciale dans la communauté. Elle se considère chanceuse, elle est restée à l’école pendant 8 ans, ce qui est rare car en Guinée Bissau, 88 % des filles abandonnent leurs études avant la fin de l’école primaire.

A la fin de sa scolarité, Alla a reçu une bourse de Plan International. Elle est partie à Bissau, capitale du pays, pour y recevoir la formation dont elle avait besoin pour devenir enseignante. Elle a appris à aider les enfants, non seulement d’un point de vue purement scolaire, mais également dans les aspects clés de leur développement.

Les filles peuvent réussir aussi bien que les garçons

Alla est bien consciente qu’elle a eu beaucoup de chance. Et elle souhaite donner à ses élèves, en particulier aux filles, l’accès aux mêmes opportunités pour qu’elles puissent se bâtir un avenir meilleur.

« Les filles peuvent réussir aussi bien que les garçons. Elles aussi peuvent devenir médecins et avocates », confie-t-elle. 

Ses convictions ne font que se renforcer quand elle regarde sa fille, Isabelle, qui n’a que 6 mois. La petite donne à Alla toute la motivation dont elle a besoin pour avancer et oublier les stéréotypes sociaux qui freinent les filles.

La mère d’Alla rayonne de fierté en parlant de sa fille qui est son rayon de soleil. Elle sait tout ce qu’Alla a apporté à leur communauté, quelque chose qu’elle n’a encore jamais vu : « Surtout pour les filles », dit-elle. « Si Alla peut le faire, les autres filles le peuvent aussi. »

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