L’ONG Plan International salue la décision du Soudan d’interdire les mutilations génitales féminines, telles que l’excision.
Fin avril 2020, le Conseil des ministres du Soudan a modifié le droit pénal pour inclure les mutilations génitales féminines comme infraction pénale passible d’une peine de 3 ans d’emprisonnement. C’est une étape historique dans la lutte pour les droits des filles et des femmes.

 

Une lutte de longue haleine 

Au cours des 20 dernières années, l’ONG Plan International a travaillé sans relâche pour mettre fin aux mutilations génitales féminines au Soudan, en collaboration avec des militant.e.s pour les droits des femmes, de l’ONU, des ONG, du Conseil national pour la protection de l’enfance (NCCW) et du Mouvement Saleema.
Pour éradiquer totalement ces pratiques, nous devons poursuivre la lutte pour garantir la mise en œuvre de la loi.

« Ce n’est que le début. Une fois la loi adoptée, le travail qui nous attend est d’assurer sa mise en œuvre. Cela ne pourra se produire que si tous et toutes – les parents, les dirigeants, et les filles – sont informés de cette décision et de ses répercussions » déclare Anika Krstic, directrice de Plan International au Soudan.

L’excision menace la vie des filles

« Nous devons faire changer les comportements afin que l’excision puisse être éliminée. »

Selon l’OMS, plus de 3 millions de filles sont menacées par l’excision chaque année. Plus de 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont été victimes de mutilations génitales féminines à travers le monde.

Ces pratiques sont fondées sur des traditions, des idées reçues et des stéréotypes sexistes préjudiciables qui imposent un contrôle du corps des femmes. Elles ont des conséquences néfastes sur la santé et sur bien d’autres aspects de la vie des filles.

Le Soudan a toujours un taux de prévalence d’excision très élevé : 86,6 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont subi une forme ou une autre de mutilation génitale féminine. 
Bien qu’il existe des preuves que cette pratique diminue chez les filles de moins de 10 ans, trop de filles au Soudan restent menacées.

Plan International demeure implacable dans son engagement à mettre fin aux mutilations génitales féminines au Soudan, en travaillant au niveau national et communautaire.

Nous appelons les responsables du Soudan à poursuivre cet engagement positif et à garantir la protection des droits des femmes, des filles et des enfants.

 « Maintenant que le Soudan est fortement prêt à criminaliser l’excision, nous devons nous préparer à appliquer cette loi par le biais de mécanismes de responsabilité et de suivi clairs et d’une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale. Nous devons faire changer les attitudes et les comportements afin que les mutilations génitales féminines puissent être éliminées pour toujours ! » conclut Anika Krstic.

 

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