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Survivrons-nous sans nourriture ?

Viviana et sa famille ont été contraint de quitter leur foyer quand les combats ont éclatés au Soudan du Sud. Trop fatigués et affamés pour rejoindre l’Ouganda voisin, ils ont trouvés refuge dans un village abandonné de la région d’Equatoria-Central. Découvrez le témoignage de Viviana.

« Juste un peu plus de feu pour cuisiner le sorgho », dit Eli âgée de quatre ans, alors qu’elle souffle sur les flammes. Il s’agit du seul repas qu’elle recevra de la journée. Une poignée de graines de sorgho bouillit dans le feu.

Le reste de la famille retient son souffle à la vue de la nourriture. Avec cinq frères et sœurs, sa mère – qui allaite actuellement deux jumelles –, sa tante et sa grand-mère à nourrir, cela suffira-t-il ?

« Nous pourrions mourir sur le chemin à cause de la faim, en particulier mes enfants. »

La mère d’Eli s’appelle Vivianna. Elle a 33 ans. Avec ses enfants, sa propre mère et sa sœur enceinte, elle a été contrainte de quitter le foyer quand les combats ont commencé. La famille s’est installée dans un village abandonné en Equatoria-Central (capitale Djouba). Hantée par le souvenir des hommes armés, elle est pourtant trop fatigués et affamée pour marcher jusqu’en Ouganda, où la majorité de leur communauté a fui. « Nous pourrions mourir sur le chemin à cause de la faim, en particulier mes enfants », explique Vivianna.

Peu de temps après leur arrivée, la sœur de Vivianna a fait une fausse couche. « Nous devons rester jusqu’à ce que ma sœur se sente mieux. Ensuite nous déciderons que faire », prévient la jeune femme.

Grâce à la distribution de nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM) et à la distribution d’ustensiles de cuisine de base par Plan International, la famille survit au jour le jour. Mais avec une diminution de la distribution de nourriture et des tensions croissantes dans la région, nul ne sait de quoi demain sera fait. Vivianna se pose quotidiennement la même question : « Survivrons-nous sans nourriture ? Serons-nous en sécurité ? Parviendrons-nous en Ouganda s’il le faut ? »

Mais pour l’heure, ce qui préoccupe principalement Eli c’est le repas de sorgho. La famine a récemment été déclarée dans deux régions du Soudan du Sud à la suite de trois années de guerre civile, d’une crise économique sévère et d’une sécheresse persistante.

Un rapport émanant du gouvernement sud-soudanais et de trois agences des Nations unies estime qu’un million de Sud-Soudanais sont sur le point de mourir de faim si aucune aide internationale ne parvient sur place. 

Plan International intervient pour venir en aide aux réfugiés Sud Soudanais dans la corne de l’Afrique, soutenez nos actions ! 

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